Skip to main content

Full text of "Description generale des monnaies de la Republique Romaine communement appelees medailles consulaires par H. Cohen"

See other formats


Digitized by Google 




» 

f 



description générale 

DBS 

MONNAIES DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE 

COMMDNilIBNT APFELtE* 

MÉDAILLES CONSULAIRES 



TYPOGiRAPH^ db ch. lahukb 

IMfRlIIEOA SD ftiSAT IT DA LA. CODA OS CAtSATlOa 
■Ok D> VAoaauAB, •, a rAsn 


Digitized by Google 


DESCRJPTION GÉNÉRALE 

DBS 

MONNAIES DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE 

VOMlirNeMEM APPELÉES 

MÉDAILLES CONSULAIRES 


PAR U. COBEN 

MKMBRX DI PLD3IKDBS SOCIKTÉS SAVANTES 



PARIS 

Chez M. ROLLIN, rce VniEmE, 12 
LONDRES 

Crei M. CURT, 125, Great-Pobtland-Street, Recent-Street 

1857 



Dioitized bv Google 



Digitized by Google 



PRÉFACE. 


Il est inutile de s’étendre sur le mérite de la suite des médailles consu- 
laires. Elle offre en même temps l’intérêt historique, l’intérêt mytholo- 
gique, la variété des types, et souvent la beauté du style, (.^pendant, de 
toutes les médailles antiques , cette suite est jusqu’à présent celle dont la 
description laisse le plus à désirer, en partie par la négligence que totis 
les auteurs sans exception ont mise à décrire exactement les légendes, les 
types et le métal dans lequel les pièces existent, et en partie par l’extrême 
difficulté de la ranger selon l’ordre chronologique. 

Après les savants ouvrages de Goltzius, ürsino. Patin, Vaillant, Mo- 
rell, Eckhel et M. Riccio, une nouvelle description des monnaies de la 
République romaine doit certainement offrir de grandes difficultés à celui 
qui l’entreprend. Aussi, n’ayant point la prétention de lutter de science 
avec les grands numismates que je viens de nommer, je me bornerai à 
celle que j'espère justiGcr, de donner un ouvrage plus exact sous le rap- 
port de l’intégrité des inscriptions et de l’authenticité des pièces que tous 
ceux qui existent; et dût-on me taxer d’outrecuidance, je dirai que s'il 
est difficile d’écrire un livre de numismatique savant, il l’est peut-être 
encore plus d'en faire un très-exact. Quant à l’ordre chronofogiquc 
et aux éclaircissements historiques, j’emprunterai aux savants écrits de 
^MM. Bc-ghesi et Cavedoni tout ce qui peut ajouter un intérêt de plus à 
mon travail , sans négliger de recueillir les fleurs qu’ont autrefois semées 
sur l'étude des médailles consulaires les illustres Oisino, Havercamp, 
Vaillant et même Goltzius. 

Les oeuvres de M. Cavedoni étant peu répandues en France, et des 
dates précises , ou à peu près , devant souvent se présenter dans le cou- 


Digitized by Google 



11 


PRÉFACE. 


rant de cet ouvrage , Je crois essentiel de donner un aperçu du système 
k la fois ingénieux et savant , à l’aide duquel ce célèbre numismate a su 
6xer l'époque de la fabrication d'un grand nombre de médailles d’une 
série ou régnait sur ce point l’obscurité la plus profonde. Les détails qui 
vont suivre sont empruntés à un de scs ouvrages que j'engage tous les 
amateurs de la suite consulaire à lire et à méditer avec attention; en voici 
le litre : u Ragguaglio storico archeologico de’ prccipui ripostigli antichi 
di medaglie consolari e di famiglie romane d’argento. u Modène, 1854. 

Depuis 1810 jusqu’en 1834, dix grands dépôts de monnaies consu- 
laires furent découverts en Italie. Outre ces dix dépôts, il y en a eu seize 
autres de 1827 à 1854, et cinq trouvailles sont signalées comme ayant 
été faites en 174ü, 1748, 1758, 1787 et 1791. Les seize dépôts de1827 
à 1854, et les cinq du siècle dernier, n’ayant pas à beaucoup près passé 
en entier par les mains de numismates, aucune notice précise n’a pu 
être faite sur les médailles qu’ils contenaient. Mais quant à celles des dix 
premiers dépôts, la presque totalité ayant été recueillie par divers savants 
et amateurs en Italie, entre autres par MM. Borgbesi et Cavedoni, ils 
notèrent avec le plus grand soin toutes les familles , tous les types , le 
nombre de médailles de chaque type, et l’état de conservation , non de 
chaque médaille en particulier, mais de chaque genre de médailles : en 
sorte que par le fait de l’usure de toutes, ou de presque toutes les médailles 
d'un même type , il s’élevait une forte présomption qu’elles avaient plus 
circulé et devaient être plus anciennes que celles d’un type dont tous les 
exemplaires étaient bien conservés. 

Le catalogue des médailles contenues dans chaque trouvaille ayant été 
ainsi dressé, le premier soin des savants que j’ai nommés plus haut 
fut de rechercher celles qui, d’après des données certaines, devaient 
être les plus récentes , afin de hxcr par là l’époque de leur enfouisse- 
ment. Ainsi, par exemple, en 1832 on découvrit à Monte G>druzzo,^ 
en Romagne, un dépôt de 4734 médailles d’argent. M. Borghési, à qui 
tout le dépôt fut présenté, et qui en 6t le catalogue, constata que les 
médailles les plus récentes par le type, la fabrique et les personnages qui 
y étaient mentionnés, étaient celles de C. Valerius Flaccus, proconsul 
dans les Gaules en 671 (83 av. J. C.), de Q. Antonius Balbus, préteur 


Digitized by Google 


PREFACE. 


111 


en Sardaigne en 672 (82), et enfin de C. Anniiis, proconsul en Espagne en 
673 (8 1 av. J. C.). petit nombre de ces trois dernières médailles, dont 
la seule qui s’y soit trouvée de C. Annius était à (leur de coin, et surtout 
l'absence des médailles de Sylla frappées pendant son dictatoriat par 
L. Manlius, proquesieur en 673, et qui sont très-communes d’ailleurs, 
lui fit juger que ce trésor avait été enfoui au commencement de cette 
même année 673. De plus , Monte Codnizzo se trouve précisément sur 
le même territoire où, en 672 et 673, de sanglantes batailles furent 
livrées entre Metfllus et les légions de Marins. 

■Examinons encore la trouvaille faite en 18(0 à (ùidriano, à quatre 
mifles de Bologne , dans laquelle se sont trouvées toutes les médailles de 
Sylla. M. Borgbesi ayant observé que la médaille de Cn. Plancius, qui 
fut édile cimile en 700 (54 av. J. C.), en faisait partie, mais qu’il y man- 
quait toutes celles de Jules César frappées après le commencement de la 
guerre civile, ainsi que celles de Lucius Lentulus et Claudius Marccllus, 
consuls en 705 (49 av. J. C.), qui sont cependant communes, il jugea 
que ce dépôt avait dô être enterré après l'an 700 et avant l’an 705. 

Ce léger aperçu des travaux des savants d’Italie, mais principalenteni 
de MM. Borgbesi et Cavedoni, doit suffire pour montrer avec quelle saga- 
cité ils sont arrivés à fixer approximativement les dates de certaines mé- 
dailles. Mais M. Cavedoni a poussé bien plus loin encore ses investigations 
dans l’admirable ouvrage que j’ai cité plus baut : rien ne lui est échappé 
des plus légers indices qui peuvent servir à tracer des époques. Ainsi , il 
a interrogé les types , la paléographie, les légendes, les signes monétaires 
teb que les lettres, les nombres et les symboles; il a comparé le poids, la 
forme du flan plus ou moins épais des médailles , l’art et le style de tout 
les types divers ; enfin il a consulté jusqu’aux lois qui exigeaient tel ou tel 
Age pour remplir telle ou telle magistrature. Et si, dans cet immense tra- 
vail , M. Cavedoni a pu quelquefois s’aventurer sur le terrain des conjec- 
tures, il est impossible de nier qu’il a poussé jusqu’à ses dernières limites 
les probabilités et même la réalité de la chronologie dans la suite des mé- 
dailles de la République romaiue. 

Il est temps que je consacre quelques lignes au plan que j’ai suivi dans 
mon travail. Ayant reconnu par ma propre expérience, ainsi que par celle 


Digitized by Google 



PRÉFACE. 


d’autres anialetirs , combien les recherches sont longues et fatigantes , 
lorsque, comme dans les ouvrages de Vaillant, de Morell, etc., la partie 
historique est mêlc'e à la partie scientiGquc, j'ai réuni d’abord, en forme 
de catalogue raisonné, toutes les médailles de chaque famille, en suivant 
le plus exactement possible leur ordre chronologique; et ensuite j'ai ré- 
sumé , à peu près comme a fait Orsino, sous le titre A' Éclaircissements, 
tout ce que l’iiistoirc fournit de plus intéressant sur elles. Les notes qui 
se trouvent au bas des pages de la partie descriptive ont toutes rapport 
aux médailles mêmes. Malgré la scrupuleuse attention que j'ai portée à 
rectifier les erreurs des auteurs qui m'ont précédé, et à n’admettre aucune 
médaille sans être sûr de son authenticité , j’ose à peine me flatter d’avoir 
complètement réussi; et si j’en ai laissé subsister quelqu’une, je réclame 
à cet égard l’indulgence du lecteur. En attendant , j’ai cru qu’il serait 
intéressant et utile d’indiquer les cabinets dans lesquels se trouvent la plu- 
part des médailles consulaires en or, si difTiciles à rencontrer, toutes les 
restitutions de Trajan et certaines pièces en argent et en bronze moins 
rares peut-être, mais qui , par des combinaisons assez bizarres, ne se 
voient presque jamais dans le commerce. 

Tous les dessins ont été soigneusement faits sous ma direction par 
M. Dardel, le plus habile artiste de Paris en ce genre, d’après les origi- 
naux, les empreintes que des amateurs d’une expérience reconnue ont bien 
voulu me procurer, et les empreintes électro-ty piques du catalogue de la col- 
lection de M. Riccio. De temps en temps on verra au-dessous de certaines 
médailles le nom de Morell, Fontana ou Riccio entre parenthèses. Ce nom 
indique que n’ayant jamais vu ces médailles, n’en ayant pu obtenir d’em- 
preinte, ne connaissant pas même d’amateur qui les ait jamais vues , j’ai 
fait copier exactement les pièces gravées dans les ouvrages de ces trois 
auteurs, sans pouvoir en garantir l’authenticité, mais sans cependant 
avoir de raison positive pour douter de leur existence*. Quelquefois, sur- 
tout parmi les bronzes, on trouvera des médailles décrites et non gravées ; 


1 . Ceci s’applique surtout il l’argent et è l’or: car ponr le bronze, pour ne pas 
laisser trop de médailles sans dessins, j’ai fait copier des pièces que je n’ai jamaia eu 
l’occasion de voir, mais de l’existence desquelles je suis parfaitement certain. 


Digitized by GoogI 


PRÉFACE. 


ce sont des pièces parfaitement connues, en général , mais que je n'ai pu 
me procurer, ni en nature, ni à l'état d’empreinte. Ne voulant rien in- 
venter, je me suis contenté , pour le moment , de les décrire, me réser- 
vant , si j’ai le bonheur plus tard de pouvoir en faire faire des dessins 
d’après les originaux, de donner soit un supplément à ma description, 
soit même une nouvelle édition. Enfin, voici deux innovations que je me 
suis permises : 1° j’ai séparé sur les planches les médailles consulaires en 
or et en argent des médailles consulaires en bronze, parce qu’il y a des 
amateurs qui recherchent moins cette dernière suite ; 2’ j'ai décrit , dans 
le courant de l’ouvrage , les médailles qui appartiennent en même temps 
à plusieurs familles , autant de fuis qu’elles peuvent se rencontrer ; 
mais je ne 1rs ai fait graver qu’une seule fois, en ayant soin d’indiquer 
dans quelles autres familles elles peuvent se placer. 

Il ne me reste plus qu’à prier MM. les savants et les amateurs qui ont 
bien voulu m’aider dans mon travail , en me donnant d’utiles renseigne- 
ments, en me fournissant des empreintes, et en me confiant même des mé- 
dailles très-précieuses pour les faire dessiner, de recevoir ici les témoignages 
de ma vive reconnaissance. En première ligne, je dois nommer M. le con- 
servateur et MM. les employés du cabinet des médailles, M. Burgon, l’un 
des conservateurs du Musée britannique, M. Prosper Dupré, M. le baron 
d’Ailly, M. Bunbury, de Londres, M. Fénelon-Farez, et enfin M. Rollin, 
qui a bien voulu avoir assez de confiance en moi pour ne pas reculer 
devant les frais considérables que nécessite un ouvrage comme le mien. 


Digilized by Google 



Digitized by Google 


INTRODUCTION. 


PREMIERE DISSERTATION. 

trn LA VALEUR moniétaire et le poids des médailles cohsclairbs. 

Les RoniAins divisaient leur monnaie d’or en denier d’or {aureui) 
et en quinaire d'or; leur monnaie d’argent en denier, quinaire et ses- 
terce; et leur monnaie de cuivre en as, semis, triens, quadrans, sextant 
et once Comme il sera question de l’as et de scs divisions dans un ar- 
ticle spécial , page 349, je n’ai à parler ici que de la monnaie d'or et de 
la monnaie d’argent. 

Voici ce que dit Pline de la monnaie d’or : 

n Aureus nummus post annum LXII percussus est quàm argenteus, ità 
ut scripulum valeret sestertiis vicenis : quod cfTecit in libras, ratione scs- 
tertiorum qui tune erant, sestertios DCCCC. Post hæc, placuit xl. si- 
gnari ex auri libris : paulatimque principes iraminuêre pondus : minu- 
tissimè Nero ad xlv. » 

« La monnaie d'or fut frappée soixante-deux ans après la monnaie d’ar- 
gent, et de manière que le scrupule valût vingt sesterces ; ce qui faisait 
neuf cents sesterces par livre, comme on comptait les sesterces en ce 
temps-là. Ensuite on frappa les deniers d'or à raison de quarante par 

1 . Quant aux autres divisious de l’as , il ne paraît pas qu'on s’en soit servi, excepté 
do qnincunx (hors de Rome), et du bes et du dodrans, qui te rencontrent une seule 
fois parmi les médailles de la famille Castia. 


Digitized by Google 



1 


«III l.NTRODl'CnON. 

livre. Peu à peu Icü empereurs en réduisirent le poids; mais surtout 
Néron, qui en fît frapper à raison de quarante-cinq par livre, u 

Le savant de La Nauze, en commentant ces indications de Pline, a 
cherché, dans un article publié dans les mémoires de l’Académie des In- 
scriptions et Belles-Lettres, tome XXX, à fixer le poids de la livre ro- 
maine ; et en prenant celui de toutes les médailles consulaires en or du 
cabinet des médailles et de celui de Pcmbrok, il est arrivé à établir pour 
la livre romaine le poids de G144 grains de Paris (.324 gr. 27 c.). 

' La base de son raisonnement était celui-ci. Il existe des médailles en 

or marquées xx, xl et lx. Si ces nombres indiquent, tomme cela est pro- 
bable, 20, 40 et 60 sesterce^, la pièce marquée xx est donc un scrupule. 
Le scrupule romain était, comme on sait, de 288 à la livre. La moyenne 
de cinq pièces de vingt, quarante et soixante sesterces ayant donné 
21 j grains, la livre devait donc être de 6144 graius. 

Les cbaugeinents successifs de poids que subit le denier d’or sont di- 
visés en huit époques. 

Première époque : depuis .547 jusque vers 560 (de 207 à 1 94 av. J. C.)*. 

Seconde époque ; depuis 560 jusque vers 620 (de 194 à 134av. J. C.); 
le denier d’or de 48 à la livre ayant pesé 128 grains (6 gr. 79 c.). 

Troisième époque ; depuis 620 jusque vers 635 (de 134 à 119 av. 
J. C.); le denier d’or de ^5 à la livre ayant pesé 136 grains (environ 
7 gr. 24 c.). 

Quatrième époque : depuis environ 635 jusque vers 650 ^de 119 à 
104 av. J. C.^; le denier d’or de 42 à la livre ayant pesé 146 * grains 
(environ 7 gr. 76 c.). 

Cinquième époque : depuis environ 650 jusqu’à 717 (de 104 à 37 av. 
J. C.); le denier d’or de 40 à la livre ayant pesé 153 | grains (8 gr. 13 c.). 

1 , • A celte époque, • dit de La Naïue, • les 288 scrupules de la livre d'or valaient 
liiliO deniers, qui, divisés par les 84 deniers de la livre d’argent, donnent 1 7 ( pour la 
proportion del’or. La proportion diminue depuis en raison de l’abondance del'orqui 
venait de toutes parts à Home, et l’on sent déjà pourquoi Vaareus, demeurant toujours 
fixé à la valeur de 23 deniers , dut augmenter de poids. C'est aussi celte augmentation 
qui est allesiée par les médaillés des époques suivantes. • 


Digitized by Google 


INTRODCCnON. 


IX 


Sixième époque : depuis 717 jusqu'à la mort d’Auguste en 767 (de 37 
av, J. C. à 14 ap. J. C.); le denier d’or de 41 à la livre ayant pesé 
149 J grains (7 gr. 94 c. environ). 

Les deux dernières époques datant de l’empire, je n’en ferai pas men- 
tiou. 

Avant de critiquer les parties défectueuses de ce système, je dois faire 
remarquer qu’il est extrêmement ingénieux, et que s’il n’est pas toujours 
réel, il a au moins toutes les apparences de la réalité. £ckhel le combat 
avec plus d’aigreur que de justesse ; il en attaque la base , en niant que 
les médailles marquées xx , xi, et i.x ( médailles de la première épo(|ue d'- 
de La Nauze), soient des pièces devingt, quarante et soixante sesterces, parce 
qu’elles ne sont point de coin romain ; il prétend ensuite que les médailles 
de sa seconde époque, qui ne sont pas de coin romain non plus fce sont 
les médailles de fabrique campanienne, pl. xtiv, méd. 8 et 9), n’appar- 
tiennent pas plus à la seconde époque qu’à la première; et, de cette 
façon, il arrive peu à peu à contester tout le raisonnement de de Iæ Nauze, 
et à déclarer enfin qu’il est faux que le poids de la livre romaine en or ait 
répondu à 6144 grains. 

Que les médailles marquées xx, t.x et xl ne sont pas de coin romain, 
c’est une chose évidente. Que les médailles en or, pl. xliv, H et 9, sont 
probablement de la même époque , c’est encore évident , puisqu’il est 
à peu près prouvé maintenant que toutes ces monnaies ont été frappées 
à Capoue sous la domination des Romains. Eli bien ! le temps de relie 
domination correspond exactement aux deux premières époques de de I.a 
Nauze ; il ne serait donc pas étonnant que les Romains eussent imposé 
leur système monétaire à un peuple conquis. Ensuite, la première époque 
de de La Nauze ne durant que treize ans, il est injuste, pour ne pas dire 
plus, de chercher chicane à son raisonnement, en prétendant que rien ne 
prouve que les médailles de la seconde époque ne sont pas de la pre- 
mière, surtout lorsqu’il y a signalé une différence marquée de poids. I,es 
limites de cet article ne me permettent pas de suivre Eckhel plus long- 
temps dans son acrimonieuse discussion ; mais voici, en effet, les parties 
faibles du système de de La Nauze , qui , par bonheur, cependant , n’en 
compromettent pas l’ensemble. 

h 


Digitized by Google 


IHTROBUCnOK. 


1* Le poids des pièces de 20, 40 et 60 sesterces qu’il a pesées me pa- 
rait faible; le voici : 

20 sesterces, 20 ) grains ou 1 gr. 08 c. 05 m. ; 

20 sesterces, 20 grains ou 1 gr. 08 c. 07 m. environ; 

40 sesterces, 40 grains ou 2 gr. 16 c. environ ; 

60 sesterces, 62 grains ou 3 gr. 32 c. environ; 

60 sesterces, 64 grains ou 3 gr. 38 c. 

Car je possède ces mêmes pièces à neur de coin, et voici le poids des 
miennes ; 

20 sesterces, I gr. 1 1 c. ; 

40 sesterces, 2 gr. 20 c. 05 lu. ; 

60 sesterces, 3 gr. 34 c. 05 m. 

2* De La Nauze a fait des calculs d’après des pièces qui ne pouvaient 
servir à cet usage : car les médailles de la seconde époque de de La Nauze ont 
été reconnues fausses, à l'exception des campaniennes, pl. xliv, 8 et 9. 
Ce sont : la Servilia, au type des Dioscures, et la Silia ; de même, la Cor- 
nelia blasio, de sa première époque; la Furia, de sa troisième époque 
(et malheureusement c’est la seule de cette époque) ; cn6n la Fufia et l’Æ* 
milia ter bavllvs, de la cinquième, ont été reconnues fausses également. 

3’ Enfin le poids des médailles de sa cinquième époque me paraît trop 
fort; de vingt consulaires en or de cette même époque que j'ai possédées 
ou que je possède encore, et qui toutes sont à fleur de coin ou du moins 
très- belles et nullement usées, la moyenne ne m’a fourni que 8 gr. 1 c. 6 in. 
et la plus lourde de toutes ces médailles, qui était un Marc Antoine de la 
famille Barbatia, ne pesait que 8 gr. 10 c. 

Je le répète, quoique le système de de La Nauze pèche dans quelques dé- 
tails, ainsi que je viens de le démontrer, surtout lorsqu’il s’appuie sur des 
médailles fausses dont le poids ne peut faire autorité, il est très-ingénieuz 
au fond , et paraît se rapprocher autant de la vérité qu’il est possible de 
le faire après tant de siècles écoulés, et surtout en présence du manque 
absolu de documents écrits. 

Je n’ai plus maintenant qu’à parler du poids de certaines médailles 


Digitized by Google 


INTRODUCnOR. 


SI 


consulaires en or appelées monnaies luculliennes, et de celui des mé- 
dailles d’argent. 

Il existe cinq médailles en or qui ont rapport aux triomphes de Syllà 
et dont le poids excède de beaucoup celui dos autres consulaires en or. 
Ce sont : 

Dans la famille Cornelia, les niéd. 17 et 18 de la pl. xv. 

Dans la famille Manlia, les méd. 2 et 3 de la pl. xxv, et la méd. 4 de 
la pl. XXVI, dont le poids moyen est de 10 gr. 85 c.'. 

Il paraît à peu près certain que ces médailles sont du nombre de celles 
dont parle Plutarque dans la Vie de Lucullus, chap. ni, ainsi que de La 
Nauze en avait déjà fait la remarque : 

a Sylla employa toujours Lucullus dans les affaires les plus importantes, 
et en particulier pour la fabrication de la monnaie. Ce fut sous sa direc- 
tion qu’on frappa dans le Péloponèse toute la monnaie dont on se 
servit pour la guerre contre Milhridate. On l’appela de son nom la mon- 
naie lucullienne, et elle eut longtemps cours dans les armées pour les be- 
soins journaliers des soldats, parre que personne ne faisait dilUculté 
de la recevoir. » Et dans le chapitre vu on lit : « Quand Milhri- 
date , après avoir obtenu la paix , se fut retiré dans le Pont et que 
Sylla eut mis sur l’Asie une taxe de vingt mille talents, il chargea T.ii- 
cullus de lever cette contribution et d’en faire frapper de la monnaie au 
coin romain. » 

Le denier d’argent valait dix as ; le quinaire cinq , et le sesterce deux 
et demi. I.a marque du denier est X, X, et quelquefois XVI ; celle du qui- 
naire, V ou Q; et celle du sesterce, IIS. La pesée d’un grand nombre de 
deniers m’a fourni la moyenne de 3 gr. 93 c. ; celle de trente-sept qui- 
naires de ma collection, à types différents, 1 gr. 79 c. 05 ni. et une petite 
fraction ; et enfin la pesée de treize sesterces à types différents, égale- 
ment de ma collection, m’a fourni la moyenne de 87 c. 0) m. et une frac- 
tion ; d’où il s’ensuit que les sesterces et les quinaires sont très-faibles 

1. La Quinctia, pl. xxxv, Quinctia 3, pèse également iO gr. 80 c. M. Fran- 
çois Lenormant, dans son savant article sur le classement de la monnaie d’argent des 
Lagides (Mepue numiimatijué de 18!SS), range ces pièces parmi celles qui ont le poids 
du stalère babylonien è la drachme de S gr. (lO c. 


Digitized by Google 



XII 


WTRODÜCnON. 


par rapport aux deniers. Et ici , il me sera permis de faire observer, 
contre l’opinion de plusieurs savants qui veulent que le poids le plus 
fort de chaque espèce de médailles soit le véritable, que parmi les con- 
sulaires en argent il y a une inégalité de poids si incroyable, même 
parmi celles de la même époqua, que l’on trouve jusqu’à 1 gramme et 
plus de différence entre deux médailles à fleur de coin. Je possède une 
Matia au type des Dioscures qui ne pèse que 2 gr. 97 c. ; une autre 
Matia du même type qui en pèse 3 et 9.5, et une Ælia au type des 
• Dioscures, avec la légende C. AL., qui pèse 4 gr. 27 c. J’ai une Livineia 
qui pèse 4 gr. 30 c. , et une Junia, avec la tête de Brutus (à peu près de la 
même époque), qui ne pèse que 3 gr. 59 c. Toutes ces médailles sont de 
très-belle conservation ; mais ce qu il y a de plus décisif en faveur de 
l’assertion que le poids le plus fort dans les médailles consulaires n’est 
pas le véritable, c’est que j’ai échangé un sesterce de la famille Carisia, de 
très-médiocre conservation , au type du chien, qui pesait 1 gr. 12c., 
contre un autre du même type à fleur de coin qui ne pèse que 77 c. 
Il faut donc conclure de toutes ces observations que les Romains, en fait 
de poids légal, se contentaient de trouver dans un poids donné (soit une 
livre, soit deux livres) toujours le même nombre de pièces. Et cette diffé- 
rence de substance métallique que nous remarquons dans leurs monnaies 
est un grand argument en faveur de leur probité, puisque, dans bien des 
États modernes, le but constant des spéculateurs est de retirer de la cir- 
culation toutes les monnaies fortes, pour n’y laisser que les monnaies 
faibles. 

Il existe une monnaie en argent d’un poids asse^bizarre et assez difü- 
cile à expliquer : c’est le Victoriat, dont on trouve deux espèces : le grand 
Yietoriat, ou l’ancien Victoriat, et le petit Victoriat. 

Voici le poids de six Victoriats que j’ai pesés. 

Baebia (bien conservée) . . 

Giecilia (bien conservée). . 

Matia (à fleur de coin). . . 

Metilia (bien conservée). . 

Vibia (bien conservée). . . 

Incertaine (à fleur de coin) 


2,63 

2,58 

2,81 

2,63 

2,70 

2,21 


moyenne, 2 gr. 76 cent. 


Digifized by Google 


INTRODUCTION. 


MU 


Quant aux petits Victoriats, leur poids rentre tout à fait dans celui des 
quinaires. 

L’ancien Victoriat, dont le tj-pe de la tête et celui du revers sont em- 
pruntes anz médailles osques de Capoue et d'Atella , fut frappé , sui- 
vant Cavedoni et Borghesi, depuis environ l’an 526 (228 av. J. C.) jus- 
que vers le milieu du vi' siècle de Rome. C’est au petit A'ictoriat, qui repré- 
sente de même la tête de Jupiter et une Victoire couronnant un trophée, 
qu’il faut rapporter ce que dit Pline : « Qui nunc Victoriatus appel- 
latur lege Clodiâ percussus est. u Cette loi Clodia fut promulguée par 
Claudius Marcellus, tribun du peuple vers 650 (104 av. J. C.) Le demi- 
Victoriat , qui a le même poids que le petit Victoriat et le quinaire, et 
dont la différence consiste en ce que la tête d’Apollon remplace la tête 
de Jupiter, date probablement de la même loi. 

En terminant cet article , je ne puis m’empêcher de faire remarquer 
qu'il est très-extraordinaire que les Romains ayant donné à leurs mon- 
naies d’argent les noms de biguti, tfuadrigati et i'ictoriati, ils n’en aient 
pas eu pour distinguer les nombreuses pièces au type des Dioscures. 


DEUXIÈME DISSERTATION. 

SUR LES TRIUMVIRS ET LES QUATIJORVIRS MO.V^AItlES. 

On sait que le monnayage , chez les Romains , était conBé à des ma- 
gistrats d’un ordre inférieur, nommés triumvirs monétaires. 

L’institution des triumvirs monétaires date d’environ l’an de Rome 
465 (289 av. J. C.). Cette époque a été déterminée d’après deux passages, 
l’un de Pomponius et l’autre de Tite Live. 

Pomponius dit dans son Origine du droit ' : « On établit en même 

temps des triumvirs monétaires pour frapper le cuivre , l’argent et 

l’or, et des triumvirs capitaux, pour la surveillance des prisons, a Et 
Tite Live, dans son onzième livre : « On créa alors, pour la première fois, 
des triumvirs capitaux.... s laquelle création tombe vers l'année 465. 

1. De Origine jarit, )eg. f. 


Digitized by Google 



XIV 


iifTRODücnori. 


Pline ayant dit que l’argent ne commença à être frappe que août le 
consulat de Quintus Ogulnius Gallus et de Fabius Pictor (en 485) , et 
l’or, que soixante-deux ans après, ce qui répond à l’an de Rome 547 
(207 av. J. C.), il faut en conclure avec Eckliel que, si Pomponius a 
raconté les faits exactement^ l’exécution de la loi , quant à ce qui con- 
cerne l’argent, n’eut lieu que vingt ans apres sa promulgation, et quatre- 
vingt-deux ans après, pour l’or. 

I.e monnayage fut donc l'attribution des triumvirs monétaires , jus- 
qu’au temps de Jules César, qui leur adjoignit un quatrième magistrat; 
et ceux qui étaient chargés de cet emploi prirent, en 709 (45 av. J. C.), 
le titre de (jualuorvirs ou qtiartumvirs. Octave , après avoir maintenu 
cette institution un certain temps, revint à l’ancien usage de n’avoir que 
des triumvirs. Enfin , la coutume de mettre sur les monnaies les noms des 
triumvirs monétaires cessa vers 742 (12 av. J. C.) , ce qui n’empécha 
pas cette charge de oontinuer à être exercée et d’être même confiée il des 
jeunes gens de dix-huit ans, comme le témoigne une inscription rap- 
portée par Muratori', qui nomme un triumvir monétaire mort à cet âge. 
N’oublions pas encore de rappeler qu’avant Jules César, les triumvirs 
monétaires, ou ne mentionnaient pas leur charge sur les monnaies, ou 
se contentaient de l’indiquer par le simple mot de triumvir, comme 
MAN. ACILIVS III. VIR ; P. FONTEIVS P. F. CAPITO III. VIR ; 
et que ce n’est que sous lui qu’ils commencèrent .à spécifier la nature 
de leur triumvirat. Ainsi , C. Cossutius Maridianus, qui a ajouté à la suite 
de son nom les initiales A. A. A. F. F. qu’on a interprétées par Aura, 
argento, aere , flando, feriumlo , est le premier triumvir monétaire 
dont la charge soit clairement énoncée sur les médailles. 

Ces préliminaires indispensables une fois bien établis , je viens , non 
pas pour répandre des lumières sur ce point obscur de la numismatique 
romaine, mais au contraire pour faire surgir des difficultés nouvelles, 
que je laisse à d’autres le soin de débrouiller; le mien se borne à les 
indiquer et à proposer quelques conjectures, qui aideront peut-être de 
plus habiles que moi à éclaircir cette matière, surtout si le bonheur 

1. Pa|;e 7iS, 5. 


Digitized by Google 


irrTROOucnon. 


veut que parmi les ouvrages perdus des anciens auteurs , il s'en découvre 
quelqu'un qui parle plus amplement sur ce sujet que ne l’ont fait les 
auteurs qui nous sont restés. 

Les triumvirs monétaires des premiers temps avaient-ils elTectivc- 
ment le droit de frapper l'or ? Ou bien, les magistrats supérieurs, tels 
que les consuls, les préteurs, les tribuns, les questeurs et les édiles , se 
l'étant réserve, Jules César institua-t-il les quatuorvirs a6n de concentrer 
dans les mêmes mains le droit de frapper tous les métaux ? 

Voici sur quoi je fonde ma question. 

1* Pas un seul des monétaires qui ont désigné leurs attributions par la 
spéciGcation A. A. A. F. F. n'a frappé de monnaies d’or qui soient 
venues jusqu'à nous*. 

2° Les seuls monétaires de cette époque qui aient frappé des monnaies 
d’or venues jusqu'à nous portent le titre de quatuorvirs ; ce sont : 
Livineius Rcgulus , Publius Clodius , Mussidius Longus et Sempronius 
Graccus. Vocouius Vitulus n’a ajouté aucun titre à son nom ; mais 
ayant été désigné questeur de même que Graccus , il est probable qu’il 
était quatuorvir également. 

Avant de tirer des conséquences de ma question , je dois faire observer 
les deux bizarreries suivantes : 1° Cossutius Maridianus, le seul monétaire 
qui ait énoncé sur l’argent son titre de III. VIR A. A. A. F. F., n’a 
point frappé de monnaies de bronze*; 2* Tous les autres monétaires ont 
énoncé ce même titre sur le bronze (titre qui indiquait le droit de frapper 
tous les métaux), et aucun d’eux n’a frappé de monnaies d’argent, excepté 
le seul Sanquinius : car Sempronius Graccus, le, triumvir, n’est pas le 
même que le quatuorvir, à moins qu’ayant été quatuorvir avant qu’ Au- 
guste eût revêtu la puissance suprême, il ne soit devenu triumvir plus 
tard, par le retour aux anciens usages; ce qui n'est pas probable. 

1 . Il faut peut-être en excepter Klaridianus ; mais on peut voir, dans ma disserta- 
tion sur les médailles d’or de Jules César, quelle est mon opinion sur ses médailles 
avec des noms de monétaires. 

S. Il est toujours question des médailles qui nous restent ; car si, dans un sujet de 
eette nature , on ne voulait admettre que ce qui est positif, il n’y aunùt pas de rai- 
toonement possible. 


Digilized by Google 


XTI 


INTRODUCTION. 


Je reprends. 

Ce qui pourrait faire croire que le droit de frapper l’or n'appartenait 
qu'aux quatuorvirs, ce sont les lettres A. P. P. qui suivent la désignation 
de IIII. VIR sur les médailles de Livineius Regulus , de l’ublius Clodius 
et de Mussidius Longus. Ces initiales ont toujours été interprétées par 
Àuro publicè ou pitblico feriundo. Que cette interprétation soit la véri- 
table ou non , toujours est-il que jamais ces trois lettres ne se voient ni 
sur le bronze ni sur l'argent; pas même quand des noms de quatuorvirs 
se rencontrent sur ce dernier métal , comme L. Aemilius Kuca IIII. VIR 
et L. Flaminius IIII. VIR. Et si nous ne voyons point de médailles d'or 
de ces deux quatuorvirs, il ne faut pas en conclure qu'ils n'en ont point 
frappé; mais seulement qu'elles ne sont point venues jusqu'à nous, puis- 
que nous en avons en or et en argent du quatuorvir Tiberius Sempronius 
Graccus. 

Cette dinicultc que j'ai élevée , sans me flatter de l'avoir complètement 
aplanie, est la première ; en voici une bien plus bizarre encore, et encore 
moins susceptible d’explication. C’est le titre de triumvir monétaire 
donné constamment à quatre magistrats nommés ensemble sur les mêmes 
monuaics : Apronius, Sisenna, Messalla et Galus. Étaicnt-ce des qua- 
tuorvirs qui n’auraient pris que le titré de triumvirs, parce qu’ils n’a- 
vaient pas le droit de frapper l’or? Etaient-ils les derniers quatuorvirs 
en fonctions, lorsque Auguste reprit l’ancien usage de n’avoir que 
des triumvirs? Explique qui voudra cette énigme; j’avoue que j’y renonce 
absolument. Et ce n'est pas là la dernière difficulté qui se présente 
dans cette matière ; car les anciens auteurs nous transmettent si peu de 
détails sur ce qui concernait les ateliers et les procédés de leurs moné- 
taires, que nous ne pouvons nous rendre compte, ni de l'immensité de 
médailles de coins différents qui existent; ni delà manière dont quelques- 
uns falsifiaient les monnaies, sans qu’il soit souvent possible, après deux 
mille ans, de découvrir la moindre trace de soudure; ni de la cause qui 
a produit tant de médailles incuses, dont l’empreinte en creux est si 
fortement accusée, qu’il semblerait que ce soit moins le produit d’un acci- 
dent que le fait d’une intention ; ni de la raison pour laquelle ils avaient 
adopté dans un temps l’usage de denteler les bords de leurs monnaies ; 


Digilized by Google 


INTRODUCnON. 


XTir 


ni, enfin, de la nt^gligence inconcevable qu’ils mettaient à entretenir' 
l’égalité de poids dans leurs monnaies d’argent , et à plus forte raison 
dans leurs monnaies de cuivre. 

Toutes ces difficultés demanderaient , pour être discutées ou expli- 
quées, plus d’espace que mon travail ne le comporte. Je me suis borné à 
effleurer le sujet et à l’indiquer aux savants. 


TROISIÈME DISSERTATION. 

SUR LES UÉDAILLES FOÜRRéES. 

On appelle médailles fournies celles dont le corps, d’un métal de 
qualité inférieure, tel que le cuivre, le plomb ou le fer, est revêtu d’une 
feuille d’argent ou très-rarement d’une feuille d'or. 

L’opinion générale des savants a toujours été que les médailles fourrées 
sont l’œuvre des faux-monnayeurs de l'antiquité; mais, dans ces derniers 
temps , cette opinion a été controversée , et l’on s’est demandé si ellet 
n'auraient pas été plutôt de la monnaie légale, autorisée par le gouver- 
nement dans des circonstances difficiles. Sans prétendre toucher .à ce 
débat, je me bornerai à faire observer qu’il y a deux espèces de médailh-s 
ou monnaies fourrées bien distinctes : les monnaies impossibles et dans 
lesquelles la fraude se manifeste instantanément, et celles qui, à l’œil , 
ne diffèrent en rien des monnaies légales; parlons d’abord des monnaies 
impossibles. 

1.68 monnaies impossibles sont celles où des fautes grossières d’ortho- 
graphe , où des revers qui ne peuvent convenir aux têtes et qui appar- 
tiennent évidemment à d’autres familles, où, enfin, un style tout à fait 
inférieur à celui de l'époque , décèlent une origine illégitime. 

Voici quelques-unes de ces médailles : 

(1) Q. METEL. PIVS. Tête laurée et diadémée de Neptune. 

CRAESAR (sie). Énée portant Anchise et le Palladium. (Cab.desméd.) 
{'X) Une médaille que j’ai vue de la famille Nasidia, où la lettre N est , 
tournée à l’envers. 


Digitized by Google 



XTIII 


INTBODUCnON. 


(3) MAG. PIVS IMP. ITER. Tête diadéraée de Neptune , avec un tri- 
dent. 

Il( IMP. TER. Trophée entre une proue de vaisseau et un bouclier. 
(Morcll.) 

Je n’ai point d'observation à faire sur les deux premières; quant à la 
troisième , dont Eckhel avait déjà fait ressortir l’impossibilité , et que 
Riccio a admise malgré cela , le faussaire , qu^ a accolé un revers qui 
appartient à M.irc Antoine à une tête qui ne pouvait appartenir qu’à 
Pompée , ne s’est pas aperçu de l'absurdité qui résultait de la légende 
des deux côtés réunis : Magnus pitts imjKralor iterùm, imperator ter- 
tib, sans qu’il s’y trouvât , au moins, le mot di signatus , pour lui donner 
un sens. 

Quant aux médailles fourrées qui sont d’un style, non-seulement égal 
à celui des médailles d'argent pur, mais, quelquefois même, plus élé- 
gant , rien n’y décèle le faussaire , sauf la falsification matérielle , telle 
que le manque de poids necessaire , ou la présence d’un métal inférieur ; 
mais, ce qui est très-curieux à remarquer dans cette catégorie de pièces, 
c’est que, tandis que certaines médailles ne se rencontrent presque jamais 
fourrées, d'autres le sont fréquemment, d’autres enfin se voient plus souvent 
fourrées que légitimes. Parmi les premières , je citerai comme exemples : 

Les incertaines, de fabrique romaine. 

En général , les anciennes médailles au type des Dioscures. 

T>a famille Tboria. 

I^a famille Accoleia. 

La famille Acilia au revers d’Hygiée. 

Les médailles de Pompée avec ou sans tête, (j’excepte la famille Nasidia, 
qui se rencontre assez souvent fourrée.) 

Ijci médailles de Jules César. 

Les médailles légionnaires de .Marc Antoine. 

Dans ce nombre , il y en a dont je n’ai jamais vu d'exemplaire 
fourré. 

Parmi les médailles qui sont souvent fourrées , je pourrais citer : 

\jt Maria avec la tête de Gérés. 


Digitized by Google 


irrrnoDDcnoii. 


XIX 


Papia au type du grifTon. 

La Roscia. 

La Crepereia. (Cea quatre médailles sont dentelées ; ce qui prouve que 
si la dentelure fut inventée pour empêcher la fraude , c'était un très- 
mauvais moyen.) 

L'Aemilia. b( Aleaandrea. 

La famille Sulpicia au type du trophée naval et à celui des instru- 
ments de sacrifice. 

Enfin , parmi les médailles que l’on rencontre peut-être plus souvent 
fourrées qu'en argent , j'ai observé : 

La famille Sanquiiiia (les deux types). 

La famille Aemilia , au revers de la basilique. 

La famille Cassia, au revers du crabe. 

Ces observations serviront peut-être à mettre en évidence deux faits 
importants pour l'histoire des moeurs romaines : l'un, que dans les pre- 
miers temps de la République, ainsi que dans les derniers, les falsifica- 
tions étaient bien moins fréquentes que dans les vingt dernières années 
du VII* siècle de Rome, période à laquelle se rapportent en même temps 
et la plupart des médailles citées plus haut comme étant souvent fourrées, 
et les agitations politiques les plus violentes ; l'autre , qu’il est probable 
que des fonctionnaires publics infidèles ont souvent employé les coins 
du gouvernement dans un but coupable, tels que Sanquinius, et les mo- 
nétaires qui ont frappé l’-Aemilia au revers de la basilique et la Cassia au 
revers du crabe , puisque ces médailles fourrées , outre qu'elles sont 
aussi belles que les pièces légitimes , sont exactement de la même fa- 
brique : car il répugne de supposer que le peuple romain ait pu ordon- 
ner de frapper de la fausse monnaie pour servir au dehors. 

Le résultat de cette dissertation n'est point , comme on voit , de 
prendre aucun parti sur un sujet aussi ardu. En général , il est très- 
dangereux de poser des principes fixes sur ce qui est passé depuis tant de 
siècles; mon seul objet est d’éveiller l’attention sur certaines matières 
qui n’ont peut-être pas été assez mûrement examinées jusqu'à présent. 
Eckhel et d’autres numismates regardaient toutes les médailles four- 


Digitized by Google 



XX 


INTRODUCTION. 


rées comme fausse monnaie ; Iticcio semble les regarder toutes comme 
monnaie légale'. Je laisse aux savants et aux amateurs à choisir entre 
ces deux manières, diamétralement opposées, d’envisager la question. 
Je conclurai en disant seulement que, si les collectionneurs d'il y a deux 
cents ans préconisaient trop les médailles fourrées, par la fausse persua- 
sion dans laquelle ils étaient qu’un ne pouvait pas les imiter, en général 
les amateurs d'aujourd'hui les regardent avec trop de mépris ; et qu’à 
l’exception de celles qui offrent deux types disparates, des fautes d’or- 
thographe ou une fabrique grossière , les incdaillcs fourrées qui sont 
d’un beau style , qui n’ont point suulTcrt les injures du temps, et qui sont 
la copie exacte de leurs originaux , conservent scion moi de la valeur, et 
méritent fort donc pas être repoussées des collections; c’est d’après cette 
msDiière de voir, que trois médailles fourrées trouveront place dans ma 
description : la famille .^quillia (pl. vi. Aquillia 3); la famille Cassia 
(pl. XI. Cassia 5), et la famille Ilostilia (pl. xix. Ilostilia 4), parce que 
les types de ces trois pièces n’existant d’aucune manière dans toute la 
suite consulaire, il est évident que si elles sont i’ccuvre de faussaires 
anciens, elles ont été copiées sur des originaux qui sont perdus. 

QUATRIÈME DISSERTATION. 

StIB LES MÉOXILLES EN OB DE JULES CÉSKTi. 

Le but que les anciens numismates se proposaient, avant tout, dans 
leurs ouvrages, était d’y insérer le plus grand nombre possible de mé- 
dailles, afin de donner une brillante idée de la richesse numismatique de 
l’antiquité. Pour atteindre ce but, tout leur paraissait bon. 11 leur suf- 
fisait qu’un conservateur de musée, qu’un savant, qu’un simple amateur 
leur indiquât des médailles, sans en déclarer l’origine, sans en donner d'em- 
preinte ni de dessin , sans même offrir la garantie du plus ou moins de 
connaissances pratiques qu’ils possédaient pour savoir distinguer une mé- 
daille fausse d’une vraie, pour qu’ils s’empressassent d’en orner ou d’en 
surcharger leurs ouvrages. De là, les catalogues informes de Goltzius et de 

I . Lrmontte écUr antichr famifUr ili Homa , [lage *. 


Digitized by Google 


IWTBODUCTION. 


S«i 


Mezzabarba , <lont le premier inventait des médailles pour les besoins de 
sa cause, et dont le second acceptait tout sans discernement; de là, la 
funeste confiance des auteurs plus récents qui , sur la foi de leurs prédé- 
cesseurs, hommes d’une science extrêmement remarquable d'ailleurs, 
décrivirent des médailles qui n’ont jamais existé; delà, enfin, les er- 
reurs qui se sont perpétuées jusqu’à nos jours, malgré les louables efforts 
de Morell et d’Eckhel pour purger la numismatique grecque et romaine 
de ces importuns parasites ; et les obstacles presque insurmontables qui 
s’opposent à une description de médailles , réduite strictement à celles 
qui sont authentiques. 

Ce qui ajoute encore à cette difficulté, c’est le nombre de catalogues 
de grandes et célèbres collections, faits avec la meilleure foi du monde, 
mais dont les rédacteurs manquaient de ce coup d’œil qui permet de dis- 
cerner immédiatement l’antique et le moderne , et qui autrefois n’avait 
pas atteint le point de perfection auquel il est parvenu depuis le com- 
mencement de ce siècle. Ainsi, pour ne citer qu’un seul exemple, que 
de médailles décrites comme authentiques par Eckhel et d’autres, par 
l’unique raison qu'elles faisaient partie du cabinet Pcmbrok! Et cepen- 
dant, lorsque la vente de cette célèbre collection eut lieu il y a quelques 
années, combien de ces pièces, interrogées par l'œil exercé et irrécusable 
de M. Rollin père, furent déclarées fausses et bientôt reconnues telles 
par tout le monde I 

Dans la numismatique romaine, certaines époques, certains règnes 
inspiraient plus que d’autres aux auteurs d’ouvrages sur les médailles le 
désir d’en dresser une suite intéressante. D'un autre côté, le métal y en- 
trait aussi pour beaucoup : car le code imposé aux amateurs dès l’ori- 
gine, rédigé plus tard par Patin, et annoté par Jobert , qui leur dé- 
fendait de mêler les métaux et les grandeurs, sous peine Ae gâter leur 
cabinet, <lut donner aux faussaires l’envie de frapper ou de couler en or 
ou en argent les têtes qui n’existent pas, ou qui sont très-rares dans l’un 
de ces métaux. Sous ce rapport, celle de Jules César réunissait le triple 
attrait de commencer la suite impt-riale, d’être indispensable aux amateurs 
qui désiraient réunir les douze Césars en or, et d’être fort rare dans ce 
métal. 11 en est donc résulté d’aborri qu’on a fait des coins faux, etsur- 


Digitized by Google 



XXII 


IMTRODUCTIOW. 


tout qu'on a coulé en or beaucoup de médailles d’argent de Jules César; 
et ensuite que des amateurs et des auteurs comme Goltzius et Mezzabarba 
n'ont pas craint d'en inventer ou d’en donner des descriptions tout à fait 
erronées. ■ 

Mon désir étant, comme je l’ai dit dans ma Préface, de faire l'ouvrage 
le plus exact qui ait encore paru sur les médailles consulaires , à défaut 
de pouvoir faire l’ouvrage le plus savant, il est peu de médailles qui aient 
plus attiré mon attention que celles de Jules César en or. En effet, le 
nombre de ces médailles, citées par Mezzabarba, Vaillant, Eckhel, 
Mionnet et Riccio, est si grand, d celui qu’on rencontre dans les ca- 
binets est si restreint, que j’ai voulu rechercher la cause de cette bizar- 
rerie; et le résultat définitif de mes longues et pénibles investigations 
(et que je dois proclamer, quelque regrettable qu’il soit), est la conviction 
qu’il n’existe pas de monétaires de Jules César en or qui soient authen- 
tiques, c.xccpté peut-être un seul dont il sera parlé plus tard; et que 
quant aux médailles de Jules César, sans nom de monétaire, il n’en 
existe que quatre, sauf les deux restitutions de Trajan ; et encore que 
parmi ces quatre, il y en a une , frappée après sa mort (celle de la famille 
Vipsania), où sa tête, étant représentée jeune et divinisée , offre un mé- 
lange de ses traits et de ceux d'Octave : cc qui, en définitive, permet de 
mettre quelque peu en doute si cette tête est véritablement la sienne. 

Je vais maintenant procéder à l'examen minutieux de toutes les mé- 
dailles de Jules César en or citées par Mionnet, en faisant observer d’a- 
vance que Mionnet ne s’est pas donné la peine de nommer un seul des 
cabinets où ces médailles devraient se trouver. , 

(1) DIVOS IVLIVS Dl\'l F. Têtes affrontées de Jules César et d’Au- 
guste. 

M. AGRIPPA COS. DESIG. dans le champ. 

Cette médaille est dessinée dans l’ouvrage de Morell avec les marques 
AV. ÂR. ; mais dans le texte, le cabinet où elle existait en or n’est point 
cité. Pour ma part, je ne l’ai jamais vue, et aucune des personnes que 
j’ai consultées ne l’a vue non plus. Cette médaille était donc vraisembla- 
blement coulée sur l’argent ou bien un coin faux , comme la Nasidia en 


Digitized by Google 


INTRODUCTION. 


mil 


or égalemeat donaée par Morell , et qui figure dans le catalogue de 
d’Ennery. 

(2) DIWS IVLIVS. tête de César. 

Il( Comme dessus. 

Je n’ai jamais entendu parler de cette médaille ; je suis même persuadé 
qu'elle est faussement décrite avec la légende DIWS IVLIVS, et que 
c'est celle de la famille Vipsania, dont j'ai fait mention plus haut, et qui 
représente la tête de Jules César jeune et divinisé; dans ce cas, la lé- 
gende doit être IMP. DIVI IVLI. F. TER. III. VIR R. P. C. : car cette 
médaille était déjà connue du temps de Mionnet par le catalogue du 
musée Hedervar où elle est gravée, et par un des anciens catalogues des 
médailles appartenant au cabinet de France, d’où elle a dû disparaître en 
1831 ; et Mionnet, qui décrit l’autre, a oublié de mentionner celle-ci, 
dont le cabinet a depuis peu acquis un nouvel exemplaire qui ne s’y trou- 
vait pas de son temps. 

(3) nf M. ANTON. IMP. ‘.Tète de Marc Antoine avec le lituus. 

Bien que je n’aie jamais eu le bonheur de rencontrer celte médaille , 
elle est du nombre de celles que j’admets; en premier lieu, elle a existé 
au Cabinet des médailles avant le vol de 1 831 , et ensuite elle a été vendue 
à I.ondre8, en 1844 , 23 livres 10 shillings (587 francs) à la vente Tho- 
mas , comme provenant de la collection Trattle. 

(4) C. CAESAR. Tête voilée de Jules César. 

Sans légende. Instruments pontificaux. 

Celte médaille existe au cabinet de France. 

(5) Vf. C. CAESAR COS. PONT. AVG. Tête nue d’Auguste. 

Cette médaille est en quelque sorte la seule de Jules César qui se ren- 
contre dans les cabinets; les deux précédentes sont tellement rares, qu’on 
ne les voit jamais. 

(fi) DIVOS IVLIVS. Tête de Jules César entre l'apex et le lituus. 
r( DIVI FILIVS. Tête nue d’Auguste. 

1. Je copie Mionnei ; el lorsque je ne donne que le revers , c'est que Mionnet ii'u 
point déeril ta tête. 


Digitized by Google 



IX IT 


INTROinaiON. 


Eckhcl décrit cette médaille du musc« de Vienne; mais d'après l'em- 
preinte qui m’en a été envoyée, et dont voici le dessin : 



j'ose affirmer que c’est un coin moderne. Rien n’y dénote le style antique; 
et quant au mot FILIVS en entier, il ne se trouve sur aucune autre mé- 
daille d'Octave connue. 

(7) CAESAR DICT. PERPETV'O. Tète voilée de Jules César, 

Bf C. M.ARIDIANVS. Vénus Nieéphore debout ; à ses pieds , un bou- 
clier. 

Sans en avoir la preuve, je crains, pour des raisons que j’expliquerai 
plus tard, de ne pas être dans l’erreur en avançant que cette médaille a 
été coulée sur l’argent. 

(8) »( M. METTIVS. Vénus debout. 

Cette médaille a été gravée dans Mionnet, tom. I, pag. 81. Malgré 
cela, je suis persuadé que c’est une médaille coulée. Certes, je suis loin de 
contester le coup d’œil exercé que possiklait Mionnet ; mais il n’a dit ni 
quelle est l'origine de cette pièce, ni si elle lui avait passé sous les yeux. 
Le revers porte la lettre A, et M. Riccio, <lan$ le catalogue de sa collection, 

• donne l’empreinte d’une autre médaille de la même famille, dont le re- 
vers porte la lettre D. De plus, parmi les médailles fausses du cabinet, il 
s’en trouve une, coulée, avec la lettre I. Or, ces marques monétaires, si 
communes’ sur les consulaires en argent, et que Mettius seul de tous les 
monétaires de Jules César a conservées, n’existent sur aucune médaille 
consulaire ni impériale du Haut-Empire en or ; et sous la République en 
particulier, l’or était trop rare pour que les monétaires pussent avoir be- 
soin d’indiquer leur atelier ou les diverses émissions de monnaies par des 
lettres, des symboles ou des nombres. D’ailleurs Mionnet, malgré son 
expérience, n’a-l-il pas évalué 300 francs une médaille de la famille Ser- 
vilia, en or, sans faire attention que la fausseté de celte pièce est évidente. 


Digitized by Google 


INTRODUCTION. 


xxr 


en ce que l’X qui se trouve derrî6re la tête de Pallas , et qui est le signe 
du denier, a été conservé sur la médaille d’or? 

(9) lit Q. VOCONIVS VrrVLVS. Veau. 

J’ai vu une médaille semblable au musée britannique; elle est suspecte. 

Je ne connais pas celle du musée de Vienne, citée par Eckliel, et qui est 
probablement la même que Mionnet a décrite. 

Voilà toutes les médailles en or de Jules César citées par Mionnet ; 
mais avant de prendre des conclusions , je crois devoir signaler encore 
toutes ses autres médailles en or que j’ai vues ou dont j’ai lu la des* 
criplion. 

(1) DIVVS IVLIVS. Tête laurée de Jules César; derrière, une étoile. 
s. C. Tête nue d’Octave. 

Riccio rapporte cette médaille d’après le catalogue de Pembrok ; c’est 
une de celles qui ont été reconnues fausses. 

(2") DI VI rVLI. Tête laurée de Jules César; au*dessus, une comète. 

H( CAES.\R DIVl F. Tête nue d’Octave. 

Eckbel décrit cette médaille sans dire où elle existe. Je n’en ai jamais 
entendu parler d’ailleurs. 

(3) CAESAR DICT. PERPETVO. Tête laürée de Jules César. 

R( L. BVCA. Caducée et faisceaux en sautoir; eu haut, un globe; des- 
sous, une hacbe; à côté , deux mains jointes. 

J’ai vu cette médaille au musée britannique ; elle est très-suspecte et 
probablement coulée. 

(4) Tête laurée de Jules (^sar entre une branche de laurier et un ca- *• 

ducée ailé. 

L. IJVINEIVS REGVLVS. Bœuf courant 
Celte médaille existe au cabinet de France. Sans vouloir la condam- 
ner entièrement, j’avoue que j’ai peine à la croire antique , et que je la 
soupcj’onnc d’être de coin moderne. Riccio la cite encore du cabinet Bon- 
ghesi cl d’après Licbc. Ce dernier auteur mérite peu de foi. Quant à 
l’exemplaire de Borghesi , s’il est bien authentique , si même il se trouve 
dans sa collection (car malheureusement, comme on ne le verra que trop 

d 


Digitized by Google 



XIVI 


INTRODUCTION 


souvent dans le courant de cet ouvrage, Biccio cite des médailles connue 
existant chez des amateurs qui ne les ont même jamais vues), ce serait le 
seul monétaire en or de Jules César qui dût inspirer quelque confiance. 

(5) CAESAR IMP. Tête lauréede Jules César; derrière, une étoile. 

P. SEPVLLIVS MACER. Vénus Nicéphore debout. 

Cette médaille se trouve dans le catalogue de d'Ennery , où l'on sait 
qu’il y avait plusieurs consulaires en or fausses , telles que la Considia et 
la Nasidia. J'en ai vu un exemplaire au musée britannique ; il est coulé. 

(6) CAESAR PARENS PATRIAE. Tête laurée et voilée de Jules César 

entre l’apex et le lituus. 

Hf C. COSSVTIVS MARIDIANVS A. A. A. F. F. En deux lignes qui se 
croisent. 

J’ai vu cette médaille au musée britannique; elle est fausse, 

Pour résumer maintenant la longue nomenclature des médailles de 
Jules César en or, Mionnet en a décrit neuf, dont trois avec noms de moné- 
taires; à celles-là. J’en ai ajouté six autres, dont quatre monétaires : 
total quinze médailles, dont sept monétaires. 

' Sur les huit médailles de Jules César sans noms de monétaires , je crois 
avoir prouvé suffisamment qu’il n’y en a que quatre qui soient authenti- 
ques; et encore, dans ce nombre, y en a-t-il une (la seconde de Mion- 
net) qui a été mal décrite, et qui n’est pas même incontestablement de 
Jules César. 

Quant aux sept avec noms de monétaires, j’ai examiné moi-même 
celle du cabinet des médailles à Paris et celles du musée britannique. 
La seule qui existe à Paris (celle de la famille Livineia) peut faire naître 
des doutes. Le musée de Ixjndres en possède quatre , dont deux suspec- 
tes et deux indubitablement fausses. A l'égard des cabinets que je n’ai 
point visités, j’ai consulté M. le baron d’Ailly, le juge le plus compétent 
en France en matière de médailles consulaires; comme amateur de tout 
ce qui est beau et rare, j’ai consulté M. Dupré : tous deux m’ont assuré 
n’avoir jamais vu de monétaire de Jules César en or. Comme commer- 
çants, j’ai consulté MM. Rollin et M. Curt. Les premiers m’ont déclaré 


Digitized by Google 


INTRODUCTIOPI. 


«YTII . 


que, pendant leur longue carrière numismatique , il qe leur en était ja- 
mais passé par les mains , et M. Curt, de son côté , n’en a jamais rencon- 
tré dans les rentes qui se sont faites à Londres. Voilà pourquoi je ne puis 
pas être plus persuadé de l’authenticité de la médaille 7, citée plus haut, 
que de celle des autres médailles de Jules César qui portent des noms de 
monétaires. 

Si donc il existe des monétaires de Jules César en or, ils sont de la der- 
nière rareté ; et il m’est impossible , au milieu de la pénurie universelle 
de ces médailles , et lorsque deux cabinets aussi riches que ceux de Paris 
et de Londres en sont totalement privés , ou du moins n’en possèdent que 
des exemplaires qui ne sont pas satisfaisants; il m’est impossible, dis-je, 
d’admettre comme authentiques, jusqu’à ce qu’un juge compétent me 
garantisse leur sincérité, les quatre monétaires en or que M. Riccio a in- 
sérés dans le catalogue de sa collection, et qui appartiennent aux familles 
Livineia, Mettia , Sepullia et Voconia. 

Si malgré tous mes doutes il se présente des amateurs qui me convain- 
quent de mon erreur, loin de leur en vouloir, c’est avec bonheur que je 
rétracterai tout ce que j’ai avancé dans cette dissertation , puisqu’ils au- 
ront contribué à rehausser encore l'éclat de la suite des médailles consu- 
laires, déjà si intéressante en elle-même. 


DES MÉDAILLES RESTITUÉES. 

Plusieurs empereurs , animés du désir de rappeler à leurs contempo- 
rains les hauts faits des Romains d’autrefois, firent frapper de nouveau les 
anciens types en indiquant que ces types étaient , par eux , renouvelés ou 
restitués. 

Voici les noms des empereurs qui ont ordonné ces restitutions et dont 
il nous reste des médailles ; 

Titus. — Domitien. — Trajan. — Marc Àurèle et Lucius Venu'. 

I. Nerva n’a point restitué de médailles consulaires ; Gallien ou un empereur 


’ Digitized by Google 



. XITIU 


INTRODLCnON. 


Ces médailles, t^ui soûl des souvenii-s de l’époque où Rome élait gou- 
vernée par des cousuls , fout , par couséquent , jusqu’à un certain point , 
partie de la suite des médailles consulaires; et en effet, dans la plupart 
des cabinets publics, de même que dans ceux des amateurs, elles y sont 
placées , mais plutôt comme ornement que comme partie intégrante ; 
d’ailleurs , l’une des raisons qui contribuent le plus à engager les posses- 
seurs de collections de consulaires à les y faire entrer, c’est que, de toutes 
les classes de médailles antiques , c’est celle des restitutions de Trajaii 
qui renferme le plus de raietés et les raretés les plus grandes. C'est au 
point que l’on connaît aujourd'hui quarante-ueuf médailles de familles, 
en argent, restituées par Trajan , et deux en or; et, que, dans ce 
nombre, il n’existe peut-être pas dans le monde entier plus de quinze 
à vingt exemplaires des plus communes; que de la plupart des autres 
on n’en pourrait citer que cinq ou six, et que plusieurs sont uniques 
jusqu’à présent. 

Eckbel était d’avis que Trajan avait restitué toutes les médailles consu- 
laires; voici ses expressions* : « Trajan ayant restitué des monnaies de 
familles obscures , comme notamment trois de la famille Rubria , il est 
vraisemblable qu’il a restitué la plupart des médailles consulairc.s, si ce 
n’est toutes, ce qu’il ne nous a pas été permis de vérifier jusqu’à présent. 
Noua en voyons, en effet, le nombre augmenter peu à peu, bien que 
lentement, et il en existe sans doute plusieurs de cachées dans des cabi- 
nets qui nous sont inconnus, n La seule raison qui pourrait faire admettre 
cette opinion est que de temps en temps de nouvelles restitutions surgissent, 
et que le nombre de restitutions connues maintenant est plus du double de 
celles qui l’étaient du temps d'Orsino; mais il me semble que la raison don- 
née par Eckbel est un peu risquée : car, qui oserait se permettre d’assurer 
aujourd'hui que ce même Lucius Rubrius, qui nous est inconnu, mais dont 

quelconque , entre Philippe et Gallien , n’a restitué que les portraits des empereurs ses 
prédécesseurs, sans copier de types. 

1. « Cùni Trajanus obscurarum fainiliarum nnmmos restituent, ut Iluhriae oniiiino 

• très, verisimile est, ab eo illarum plerosque, et forte omnes restitutos, sed quos 

• hartenùs Tidere non licuit. Videmus emiu , eorum numeruiu etsi lenté, sensiin ta- 

• men aiigeri , et haud diibiè compliires in variis museis latent , sed nobis ignoli. s 


Digilized by Google 



INTRODUCTION. 


nxi\ 


Trajan avait jugë la famille digae de l'honneur d'une restitution , ne fut 
pas très-renommé en son temps? En somme , le nombre de types res- 
titués étant comparativement très-faible , je ne puis m’empêcher de , 
penser que Trajan n’en restitua qu'une partie; et ce qui pourrait don- 
ner encore plus de poids à cette opinion , c'est que Marc Aurèle et 
Lucius Ycrus, qui ont restitué la sixième légion de Marc Antoine , sans 
qu’on sache aujourd’hui en quoi cette légion s'était particulièrement dis- 
tinguée, n’en ont pas restitué une seule autre, du moins qui soit par- 
venue jusqu’à nous. 

Les médailles restituées, n’étant citées que très-sommairement dans le 
cours de cet ouvrage , et seulement en note (car, comme je l’ai dit plus 
haut , ce ne sont que des sonvenirs ^e la République, et elles ne font pas 
rigoureusement partie de la suite consulaire), je vais en mettre sous les 
yeux du lecteur la liste générale et détaillée ; et , vu l'excessive rareté 
des restitutions de Trajan , je nommerai le plus possible les cabinets où 
elles se trouvent et, à défaut de celte ressource, les auteurs qui les ont 
citées. 

1* Restitution de Titus. 

En fait de médailles consulaires, Titus n’a restitué que la seule mé- 
daille en moyen brome de la famille Vipsania , qui porte la tête d’A- 
grippa; cette pièce n’est pas rare : je n’en ai pas donné de dessin, parce 
qu’elle entre plus spécialement dans la suite impériale que dans la suite 
consulaire. 

. I 

, 2* Restitution de Domitien. . 

Domitien a restitué celte même méilaille d’Agrippa; elle n’est pas plus 
rare que la restitution de Titus , et je n’en donne pas de dessin pour la 
même raison. . 

3* Restitution de Marc Aurèle et Lucius Férus. * ■ ■ 

\ 

La seule connue est la suivante, qui se rencontre dans toutes les col- 
lections. 

AISTOTÜVS AVGVR III. VIR R. P. C. Galère prétorienne. 

H( AISTONINVS ET VERVS AVG. REST. {Antoninus et Férus ./«- 


Digitized by Google 



XXX 


LNTRODUCTION. 


guslt resütuerunt). Aigle eutre deux enseignes; dans le chemp, 
LEG. VI. [Legionis texlae). AR. 10 fr. PI. xlv. Mëd. 20. 

4“ Restitutions de Trajan. 

La légende ajoutée à celle du revers de la médaille primitive étant 
toujours la suivante : IMP. CAES. TRAÏAN. AVG. GER. DAC. P. P. 
REST. (^Imperator Caesar Trajanus Augustus Gerntanicus Dacicus 
pater palriae restituit) , je me contenterai d’indiquer les types tans ré- 
péter constamment cette légende. 

AEMILIA. 

(1) M. SCAVR. AED. CVR. REX ARETAS EX S. C. Ai-etas à genoux, 

tenant un chameau par la bride, et présentant une branche d'o- 
livier. 

H( P. TIYPSAE AED. CVR. C. HYPSAE COS Jupiter dans un 

quadrige. (Cab. Riccio.) AR. 400 fr. Peut-être unique. PI. XLiv. 
Méd. 21 . 

(2) Tête voilée et laurée de Vesta ou d’une vestale entre le simpule et une 

couronne. 

f( M. IJEPIDVS AIMILIA REF. S. C. Basilique émilienne. AR. 400 fr. 
(Lebeau et cab. Borghesi*.) 

(3) PAVLLVS lEPIDVS CONCORDIA. Tête voilée et diadémée de la 

Concorde. 

l( TER. PAVLLVS. Le triomphe de Paul Émile. AR. 300 fr. (Musée 
Tlieupoli.) 

CAECIUA. 

(4) Tête diadémée de la Piété; devant, une cigogne. 

Q. c. m. P. I. Éléphant sellé. AR. 400 fr. (Morell.) 

Nota. La selle manque sur la médaille originale. 

(5) ROMA. Tête diadémée d’Apollon. 


1 . Je ne donne de dessin que des restitutions que j’ai vues , ou dont j'ai pu me 
procurer des empreintes. 


Digiiized by Gqogle 


INTRODUCTION. 


XXXI 


M. METEf JjVS Q. F. Bouclier inacëdonien , sur lequel est une tête 
d'ëlëphant ; le tout dans une couronne de laurier. AR. 300 fr. (Cab. 
Rorghesi.) 

CARISIA. 

(6) MONETA. Tête nue de Junon Moneta. 

li( CÂRISIVS (sans être précède de T). Instroments de monnayage; le 
tout dans une couronne de laurier, .\R. 350 fr. (Musée Iledervar; 
ma collection.) PI. xliv. Méd. 27. . 

CASSIA. 

(7) Q. CASSIVS VEST. Tête voilée de Vesta. 

fl( Temple de Vesta avec les lettres A. C. AB. 300 fr. (Cab. de France; 
collection de M. 011115017 ; ma collection.) PI. xliv. Méd. 22. 

CLAUDU. 

(8) MARCELLIN VS. Tête nue de Marcellus; derrière , la triquetra. 

»( MARCELLVS COS. QVINQ. Marcellus portant les dépouilles de 
Viridomar dans le temple de Jupiter Férétrien. AR. 300 fr. (Cab. de 
France; ma collection.) PI. xliv. Méd. 24. 

(9) Tête laurée d’Apollon ; derrière , une lyre. 

P. CLODIVS M. F. Diane debout , tenant deux torches. AR. 400 fr. 
Peut-être unique. Médaille inédite. (Ma collection.) PI. xliv. 
Méd. 23. 

CORNELIA. 

(10) FAVSTVS. Tête diadémée de Diane; derrière, le lituus. 

FELIX. Sylla assis ; Bocchus à genoux et Jugurtha les mains liées 
derrière le dos. AR. 400 fr. (Cab. de M. Bunbury'.) 



i . LVmpi-eime de celte médaiDe m'étant venue depuis l'imprrssiou des planches , 
j’en donne ici le dessin sur bols. II en est de même de la .ScriUnia restituée qu’on 
Tfrra d-aprés. 



XTXII 


INTRODlICriO>. 


1) AVGVSTVS. Tvte nue d’Aiigusic. 

Bf COSSVS CN. F. T-ENTVT.VS. Statue équestre. AR. 350 fr. 
(Morell.) 

(12) AVGVSTVS COS. XI. Tête laurée d’Auguste. 

B( M. AGRIPPA COS. TER. COSSVS LENTVLVS. Tête d’Agrippa 
avec la couronne rostrale et murale. AR. 300 fr. (Cab. de France; 
cab. Fontana.) PI. xliv. Med. 25. 

CORNUFICIA. 

(13) Tête de Ccrès à gauche, couronnée d'épis. 

h( Q. CORNVFICI. AA’GVR IMP. Cornuficius couronné par Junon 
Sospita. .\R. .500 fr. Peut-être unique. (Cab. de France.) PI. xuv. 
Méd. 26. 

DECIA. 

(14) DECTA'S MA'^S. Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé; der- 
rière , X. 

R( ROM A. I.ÆS Dioscures à cheval ; en dessous, un bouclier ovale et 
un carnyx en sautoir. AR. 600 fr. Unique. PI. xuv. Méd. 28. 
(Musée danois.) 

DIDIA. 

(15) Le baron de Rimard et Beauvais citent la médaille avec le centurion 
fouettant un soldat. AR. 400 fr. Unique? 

EPPIA. 

(16) SCIPIO IMP. Q. METELL. Tête de l'Afrique; à droite, un épi; 
dessous , une charrue. 

h{ EPPIVS LEG. F. C. Hercule debout. AR. 350. (Riccio, du Musée 
Brera, à Milan.) 

HORATIA. 

(17) COtXES; Tète de Pallas à droite , avec le casque ailé; der- 
rière, X. 

Rf ROMA. Les Dioscures à cheval. AR. 500 fr. (Murell.) 

(18) La même médaille; mais au revers, la tète de Clelie? sous les 


Digitized by Google 


I^TRODUC^ION. 


\ixin 


DioKuret. ÂR. 500 fr. (Cab. Saot-Angelo , à Naples.) PL xuv. 
Méd. 29. 

• JULIA. 

(19) Tête diadémée de Vénus. 

CAESAR.' Énée portant Anchise et le Palladium. AR. 300 fr. 
(Musée danois.) PI. xlv. Méd. 3. 

(20) Instruments de sacrifice. 

8( C,.\ES.\R. Éléphant, foulant aux pieds un serpent. AR. 300 fr. 
(Morell.) 

(21) DIWS TVLIVS. Tête laurée de Jules César. 

Hf Némésis marchant , tenant un caducée ; à ses pieds , un serpent. OR. 
400 fr. (Cab. de France.) PL xlv. Méd. 1*. 

(22) C. IVLIVS CAES. IMP. COS. III. Tête nue de Jules César. 

R( Vénus appuyée contre une colonne, tenant un casque et une haste. 
OR. 500 fr. (Cab. de France.) PL xlv. Méd. 2. 

;^23) CAESAR III. VIR R. P. C. Tète nue d’Octave. 

il( Chaise curnle , sur laquelle est une couronne. AR. 300 fr. (Musée 
“ de Berlin*.) 

JUNIA. 

(24) LIBERTAS. Tête diadémée de la Liberté. 

s( BRVTVS. Procession consulaire. AR. 300 fr. (Cab. de France.) 
PL XLV. Méd. 4. 

LIVINEIA. 

(25) Tête nue de Livincius Regulus. 

8( L. LIVINEIVS REGVLVS. Modius entre deux épis. AR. 350 fr. 
(Musée TheupoIi.J 

1 . L’original de celle médaille et celui de la suivante ne sont pas connus, 
f. Eckhel, qui rapporte cette médaille d'après Lebeau et Rothelin, dit que le re- 
vers dilTcre de la pièce originale, en ce que celle-ci a pour légende CAESAR DIC. 
PER. J’ignore si c’est une erreur de Lebeau, ou si la médaille qui existe au musée 
de Berlin, et que je n’ai point vue , est dans le même cas. 


Digitized by Google 



XXXIV 


IHTHODÜCnOH. 


LUCRETIA. 

(26) Tête radiée du Soleil. 

fCTRTO L, LVCRETI. Croissant entouré de sept étoiles. AR. 300 fr. 
(Cab. de France ; ma collection.) Fl. xlv. Méd. 5. 

(27) Tôle laurée de Neptune, avec le trident. 

L.LYCRETI. trio. Cupidon sur un dauphin. AR. 400fr. (Borghesi, 
comme ayant été autrefois au Vatican.) 

MAMIUA. 


(28) Buste de Mercure, avec un caducée; derrière, la lettre £. 
af C. MAMIL. LIMETAN. Ulysse, un bâton à la main, reconnu par 
son chien. AR. 300 fr. (Cab. de-France; ma collection.) Pi. xlv. 
Héd. 6. 


MARCIA. 


(29) Tète diadémée d’Ancus Marcius ; derrière , le lituus. 

S( PllILIPPVS. Statue équestre sur un pont, entre les arches duquel 
on lit AQVA MARC. AR. 350 fr. (MoreU.) 


MARIA. 

(30) CAPIT. LXXV. TètedcCérès; devant, une fleur. 

B[ C. MARI. C. F. S. C.; dans le champ, LXÜV. AR. 350 fr. (Cab. 
de France.) PI. xlv. Méd. 7. 


MEMMIA. 

(31) C. MEMMI. C. F. QVIRINVS. Tète laurée de Romulus. 
MEMMIVS AED. CERIALIA PREIMVS FECIT. Cérès assise tenant 

des épis et une quenouille; à ses pieds, un serpent. AR. 350 fr. 
(Morell.) . ' 

MINUCIA. 

(32) Tète casquée de Pallas à gauche , avec une palme et une crinière au 
casque. 

iC Q. TIIERM. M. F. Deux soldats combattant ; entre eux , un soldat 
à terre. AR. 400 fr. (Rorghesi, du musée du Vatican.) 



Digilized by Coogle 


IMTRODUCnOR. 


iiir 


• NORBANA. 

(33) C. NORBANVS. Tête diadémcc de Vénus ; derrière, CCIII. 

af Épi, hache avec faisceau et caducée. AR.400 fr. (Lebeau, du cabinet 
Rothelin.) 

NUMONIA. 

(34) C. NVMONIVS VAALA. Tête nue de Kumonius Vaalâ. 

h( VAALA. Soldat attaquant un retranchement défendu par deux autres 
soldats. AR. 400 fr. (Cab. de France.) PI. xlv. Méd. 8. 

POMPEIA. 

(36) MAG. PIVS IMP.ITER. Tête nue de Pompée entre le praefericulum 
et le lituus. 

^ PRAEF. CLAS. ET ORAE MARIT. EX S. C. Type d’Xnapus et 
d’Amphinome. AR. 500 fr. (Cab. Gosseilin.) Médaille unique. 

PORQA. 

(36) M. CATOROMX. Tête de la Liberté coiffée en cheveux. 

i( VICTRIX. La Victoire, assise tenant une palme et une patère. AR. 
400 fr. (Bulletino archeoiogico, 1838, page 100.) Médaille unique. 

. QUINCTIA. 

(37) Buste d’Hercule à gauche , avec la peau de lion et une massue. 

i( TI. Q. Cavalier conduisant denx chevaux; dessous, un rat; i l'exergue, 
D. S. S., et S. dans le champ. AR. 400 fr. (Musée briUnoique.) 
PJ. XLV. Méd. 9. 

RUBRJA. 

(38) DOSSEN. Tête laurée de Jupiter ; derrière, un sceptre, 

l( L. RVBRl. Char à quatre chevaux ; en haut , une Victoire ; sur le 
char, un foudre. AR. 300 fr. (Cabinet de France ; ma collection.) 
PI. XLV. Méd. 10. 

(39) DOS. Tête diadémée et voilée de Junon ; derrière, un sceptre. 

4 Pareil au* précédent. AR. 300 fr. (Cab. de France; ma collection.) 
PI. XLV. Méd. 1 1 . 


Digifized by Google 


XXXYl 


DITRODUCnOH 


(40) DOS. Buste casqué de Pallas, avec l’égide. • 

ll( L. RVBRI. Char à quatre chevaux; en haut, un quadrige conduit 
par une Victoire; sur le char, un oiseau. AR. 300 fr. (Cab. de 
France.) PI. xlv. Méd. 12. * 

SCRIBONIA. 

(41) BON. EVF.NT. LIBO. Tête diadémée de Bonus Eventus. 

PVTEAL. SCRIBON. Margelle de puits à laquelle sont attachées un 

lyre et deux branches de laurier. .AR. 300 fr. (Cab. de M. Bunbury.) 



(42) FLORAL. PRIMVS. Tête de Flore; derrière, le lituus. 

C. SERVEIL. C. F. Deux soldats joignant leurs poignards. AR. 350 fr. 
(Musée danois.) 

SULPICIA. 

(43) S. C. Tête voilée de Vesta. 

h( P. GALB. AE. CVR. Simpule, hache et secespita. AR. 400 fr. (Mu- 
sée britannique.) Médaille inédite, unique? PI. xlv. Méd. 13. 

(44) L. SERVIVS RVFVS. Tête nue de Servius Sulpicius Rufus. 

Les Dioscures debout. AR.350fr. (Cab. de France.) PI. xlv. Méd. 14. 

* 

TITIA. 

(45) Tête barbue avec un diadème ailé. 

R( Q. TITl. Pégase. AR. 300 fr. (Cab. de France; ma collection.; 
PI. XLV. Méd. 15, 

TULLIA. 

(46) ROMA. Tête de Pallas, avec le casque ailé. 

Rf M.TVLLI. Victoire dans un quadrige; en haut, une couronne; sous 
le quadrige, X. AR. 400 fr. (I^ebeau, du musée Rothelin.) 


Digitized by Google 


/ 

# 


IHTRODUCra». 


xxxni 


- . VAIÆRIA. 

(47) Duste ailé de la Mi^ire ; devant , un caducée. (Ce caducée n’cxiste 
pas sur la médaille primitive.) 

1^ C. VAL. FLA. IMPERAT. S. C. Aigle entre deux enseignes militaires. 


Surl’une, H; surljautre, P. AR. 350 fr. (Ma collection ; d’Ennery.) 
PI. ILV. Méd. 16. ' 


(48) ACISCVLVS. Tête radiée d'Apollou; derrière, un marteau. 
il( L. VALERIVS. Diane dans un bige. AR. 300 fr. (Morell.) 

(49) ACISCVLVS. Tête diadémée d’Apollon; dessus, une étoile; der- 
rière, un marteau. • , . 

L. VALERiVS. Europe, sur un taureau. AR. 300 fr. (Musée de 
Vienne.) PI. xlv. Méd. 17. , 


mŒRTAmE. 

(50) ROMA. Tête de Pallas, avec un casque ailé, à crinière; derrière, X. 
Bf Rome assise sur des boucliers; devant, elle, la louve; dans lecliaiiip, 
deux proues de vaisseau. (Sur l'original, ce sont deux Colombes. ).4 R. 
300 fr. (Cab. de France.) PI. xlv. Méd. 18. 


MÉDAILLE DE FABRIQUE CAMPADJEHRE. . , 

(51) Double tête imberbe laurée. 

ROMA. Jupiter et la Victoire dans un «quadrige. ÂR. 350 fr. (Musée 
de Vienne.) PI. xlv. Méd. 19. ... 

. r- . . 1-;. . i; • . ■ ^ 

~ • • ' ■ I 

DES MÉDAILLES DENTELÉES. ' . . . 

Les savants varient beaucoup sur l’époque à laquelle les médailles den- 
telées furent en usage. Eckhel était d’avis qu’elles s’étendent depuis l’an 
de Rome 564 jusqu’à l’année 655 (de 190 à 99 av. J. C.). Borghesi pense 
qu'elles commencèrent dans les premières années du vu* siècle de 
Rome, et qu’elles s’arrêtèrent avant le temps de Sylla. Cavedoni, se fon- 
dant sur les découvertes de dépôts de monnaies antiques, adopte' la nia- 


Digitized by Google 



\ 

% 


nmwDDcnoii. 

nière de voir de Borgliesi quant à leur introduction ; seulement , il en 
étend le règne jusqu’à la Gn du vii* siècle^^ne seule médaille den- 
telée est beaucoup plus ancienne; c’est une incertaine au type des Dios- 
rures, qui a pour symbole une roue. Celle-là date de la £n du y* siècle 
de Rome. 

On ignore la raison positive pour laquelle les Romains dentelaient 
leurs monnaies. Si c’était pour prévenir la fraude , c'était , comme je le 
dis dans ma dissertation sur les médailles fourrées, un très-mauvais 
moyen , parce qu'il existe une immensité de médailles fourrées des fa- 
milles Papia, Roscia, Crepereia , etc., qui sont toutes dentelées. Il faut 
cependant que ces monnaies aient joui d'une fort bonne réputation , 
puisque Tacite, dans son livre sur les mœurs des Germains, dit « qu'ils 
préféraient les monnaies anciennes et qui avaient cours depuis longtemps, 
comme celles qui étaient dentelées et qui représentaient des biges. u Pe- 
cuniam probant veterrm et diù notant , serratos bigatosque. 

Au reste, une chose très-remarquable, c’est qu'il n'existe pas d’exemple 
de types qui* soient tantôt dentelés et tantôt à bords unis : ils le sont 
toujours ou jamais. 

DES MÉDAILLES CO^SULAraES CONTRE -MARQUÉES. 

Il est probable que les contre-marques sur les monnaies antiques ser- 
vaient à faire connaître qu’elles n’étaient pas encore démonétisées ; du 
reste , on n’a aucune certitude à cet égard. 

Vespasien est le seul empereur qui ait contre-marqué des médailles con- 
sulaires propremeat dites qui soient venues jusqu’à nous ; car les moné- 
taires d’Auguste, en brenze, entrent aussi bien (et peut-être même mieux) 
dans la suite impériale que dans la suite consulaire. 

Toutes les médailles consulaires contre-marquées par Vespasien sont en 
argent. Eckhel a observé ou men.tionné les suivantes : 

Antonia. IJEG. XII ANTIQVAE. (Musée de Vienne.) 

Jd. LEG. XX. 

lU. Un Marc Antoine non spéciGe. 


Digilized by Google 


IRTRODCCnOW 


us 11 


CarvUia. (Musée de Vienne.) 

Oaudia. T. MAL. AP. CL. Q. VR. 

Corneiia. L. SCIP. ASI.4G. • ' 

Plancia. (Cabi deaméd.) • -i 

Servilia. RVLLI. 

A ces huit pièces, Borghesi ajoute les suivantes, qu ü a vues lui-ménie » 
Cipia. (Ma collection.) 

Cornclia. Un autre type que celui d’Eckhel , non spécifié. 

Fannia. 

Porcia. VICTRIX. 

Sergia. 

Enfin , on trouve , dans le catalogfte Fontana , la Cornelia BLASIO , et 
dans le catalogue Iledervar la famille Hostilia. 

Toutes ces médailles sont fort rares ; mais comme leur intérêt dépend 
uniquement de leur rareté et de leur curiosité , et qu’elles sont toutes 
mal conservées, il est impossible de leur assigner de prix. 

\ji contre>marque consiste en 


DES MÉDAILLES CONSULAIRES EN PLOMB. 

Plusieurs catalogues donnent des médailles de plomb du module du 
petit bronze avec des noms de famille , tels que IVLIA , OPPIA , 
C. PEDAMI? DOMI (sic), COJCIOY, etc. On en trouve entre autres dans 
le catalogue Fontana et dans celui de la i^llection de M. Riccio. Ijbl mé- 
daille CCOCIOY appartient au Cabinet des médailles. 

Je n’en citerai aucune dans cette description pour deux raisons : la 
première , c’est que les médailles de plomb rentrent dans la classe des 
tessères, et de ce que Eckhel appelait pseudomonetae ; et la seconde , 
que, quoique antiques, elles sont d’une époque fort postérieure à la 
République romaine. 


Digitized by Google 


INTBODUCnON, 


TABLE 


. ) 


DES SURNOMS QUI SE RENCONTRENT SUR LES MÉDAILLES OONSULAIRES, 


ATIG LB BVIfTOI âVX FAMILLU AtTXQUKLLZS HJ APVAKTnnrimrT . 


.Sur»omf. 

Hobi de bnUk. 

SitnioB*. 

Nous dr (sbIIW. 

AcmtuIus. 

Valfhia. 

Censorinus. 

Marcta. 

Agrippa. 

Ll'kia , ViPSAjriA. 

1 Orco. 

Lutatia. 

Ahala. 

SmviMA. 

Cestianas. 

PtARTOaiA. 

Ahenobarbus. 

Domitia. 

Cetbegus. 

COIXELIA. 

AlbÎDus. 

POSTVMIA. 

Chilo , Cilo. 

Fi.AMISIA. 

Antiaticus. 

Makhia. 

Cinna. 

Coaiff'4aiA. 

Aquinus. 

Cascilia? 

Codes. 

Horatia. 

Asiagenes. 

CoaNELIA. 

Cordus. 

M ur.iA. 

Alraünas. 

SaacpaoBiA. a 

Cossas. 

CoaXRLlA. 

Augurinui. 

MirruciA. 

Costa. 

Proaria. 

Bala. 

Aei.ia. 

Corca. 

Aurplia. 

Ralbus. 

Acilia, A^rromA ^ 

Crassipes. 

Fcria. 


Atia , CoairiLiA , 

Crassus. 

LldHIA, Caridia. 


Nabvia, Tbobia. 

Crispinus. 

Quinctia. 

BasAUA. 

Bbtiliua. 

Croio. 

Mrttua. 

BibuJus. 

CALPcamA. ^ • 1 

Dossenut. 

Rübria. 

Blaodus. 

Robixlia. 

Kabatus. 

Roscia. 

Blasio. 

CoanauA. 

Faustus. 

CoaiTRLlA. 

Brocchus. 

FoaiA. 

Félix. 

CoaURLIA. 

Bnitus. 

JumA. 

Flaccus. 

Rutiua, Valpria. 

Boca. 

ArjuLiA. 

Fiavus. 

Decimia. 

Bursio. 

Joua. 

Florus. 

AQItil.LlA. 

Cacicianus. 

CAA<iIA. 

Fostulus. 

PoMPUA. 

Caepio. 

SUTILIA. 

Frugi. 

CxLPiraNiA. 

Caesar. 

Joua. 

Gai.... 

- MuilflA. 

Caldiis. 

COBLIA. 

Galba. 

SOLPtClA. 

Capclla. 

N»»vi». * 

Oalliis. 

Asimia , Camria. 

Capito. 

Fo^fTEiA f Maria , 

Oeniinus. 

.<BOaiA. 


Oppka. 

G«la. 

Hosioii. 

Capitolinvs. 

PaTlLLU. i 

Grac,.,. ou Grag... 

.. AirresTiA. 

Carbo. 

Partau. 

Graccus. 

Smproru. 

Ca^ca. 

Servilia. 

Hernie..., 

Flapia. 

Cato. 

PonciA. 

Hispaniensu. 

Annia. 

CatuUus. 

Valrbia. 

Hypsaeus. 

Pl.AOTIA. 

Celer. 

Cassi a . 

Judex. 

Vettia. 

CeUus. 

Papia 

1 Junianua. 

Liciria. 


1 


Digitized by Google 


INTRODUCTION. 


xu 


Suroofiii. 

IfoiM d« f«aiU«. 

RalcDus. 

Fcru. 

Labeo. 

Fabia. 

Labienus. 

Atia? 

Laeca. 

POBCIA. 

I^mia. 

Aelia. 

Lariscolus. 

Accolbza. 

Lentulus. 

COBXBIOA. 

Lepidus. 

Akmilia. 

Libo. 

MaRCIA, ScaiBONlA, 

Ltcinus. 

PORCIA. 

Limetanus. 

Mamilia. 

Longinus. 

Cassia. 

Longus. 

Mussidia. 

Lucanus. 

TBREfmA. 

Lupercus. 

Gallia. 

Macer. 

LtCtXtA, SxrULLIA. 

Magnus. 

PoHBRlA. 

Malleoius. 

POBLiaA. 

Marcellinus. 

CoaNELIA. 

Marcellus. 

Claudia 

Maridianus. 

Co SS UT LA. 

Maximus. 

Ecbatia , Fabia. 

Blensor. 

Parsulxia. 

Messalla. 

Valiria. 

Metellus. 

Cari:iua. 

Molo. 

PoHBoau. 

Morcus. 

St ATIA. 

Mureoa. 

Licnvu. 

Hua. 

Decia. 

Musa. 

Poxpoau. 

Naso. 

Axia. 

Natta. 

PllfABIA. 

Nerra. 

CoccxiA, Licnru, 
SiLU. 

Nomentaoos. 

Art LIA. 

NoDÎanus. 

CoNSlOIA. 

Otho. 

Saltia. 

Paatns. 

Axlia, Combxdu. 

Palikaotts. 

Lolua. 

Pansa. 

ViatA. 

Paullus. 

Abmiua. 

Philippus. 

Maeoa. 


•turnouM. 

Hocn* d« tamillc. 

Plùlus. 

Foria. 

Pictor. 

Fabia. 

Piso. 

CALPORlflA. 

Pitio. 

Sfjiproxia. 

Pius. 

Cafcilia, Pohpua. 

Plancus. » 

MuaATiA , Pljdtia 

Platorinus. 

SULFICIA. 

Pulchcr. 

Claudia. 

Purpurco. 

Fabia. 

Qainclilianus. 

Nobja. 

Reginus. 

Ajctistia. 

Régulas. 

LtvtaatA. 

Restio. 

Antia. 

Rocus. 

CaxpniEiA. 

Rufus. 

Adbelia. Cobdia, 
Lucilia, Mescitiia, 
Mikucia f Plotia. 
PoMBEU , POMBOaU 

• 

SULPICIA. 

Ruilus. 

Sebviua. 

Rus.... 

Aupidu. 

Sabinus. 

Mibatia , Titüria 
Vettja. 

Sabula. 

CoSSUTIA. 

Salinator. 

Oppia. 

Saranus. 

Atilia. 

Saserna. 

Hostiua. 

Saturninus. 

Appuleia. 

Saxula. 

Clovia. 

Scaeva. 

JUNIA. 

Scarpus. 

PlMAaiA. 

Scaurus. 

Aemilia, Acrblia. 

Scipio. 

CoBNELlA. 

Secandus. 

AaaiA. 

Ser,... 

Maftlia. 

Silanus. 

JuaiA. 

Silianus. 

LlClIflA. 

Silus. 

Skbcia. 

Sisenna. 

CORITELtA. 

Spinther. s« 

CoRNPXU. 

Stolo. 

Licimia. 

Strabo. 

Voi.TEtA. 


r 


m 


t 




Digitized by Google 



KLII 


INTRODUCTION. 


Sunagm^ *' IVos» de famiUr. 


Safenas. 

NojriA. 

Sulla. 

CoRXKLlA. 

Sulpirianus. 

QüiTftrrx*. 

Surdinus. 

Nakvia. 

Talna. 

JcVÜfTlA. 

Taniphfliu. 

Baf-bia. 

Taui'us. 

Statilia. 

Thermus. 

MlMJCtA. 

Tod.... 

»... 

Turqualus. 

Mahlia. 

Trigeminus. 

Ct'lUATlA. 

Trio. 

Lucaetu. 


Suntoou. Kooit de bmillc. 


Trogns. 

Mabia. 

Tubulus. 

Hostilia. 

Tullus. 

Maet:ilu. 

Turc! us. 

PAPIBIA. 

Tnrpilianus. 

PrraoMiA. 

Unimanus. 

0-At‘DlA. 

Vaala. 

Numoxia. 

Varro. 

T«F.>i’nA. 

Varus. 

VlBIA. 

Velus. 

An-nsTiA. 

ViiiiUis, 

VoCOMlA. 

Volusus. 

Valiaia. 


OBSERVATIONS 

Sun LES PRIX ÉTABLIS DANS CET OUVRAGE. 

Une reforme totale Ans l’évaluation des médailles consulaires était de 
^ rigueur. Ia?s prix de Mionnet , et ceux que M. Riccio a établis il y a une 

jl' vingtaine d’années pour Naples, devenaient tous deux de plus en plus in- 

suffisants pour les amateurs de France et d’Angleterre. De plus, il faut 
remarquer que, quoique ces deux auteurs aient donné un certain nombre 
d’évaluations qui, pendant les premières années qui ont suivi la publication 
de leurs ouvrages, ont pu servir aux acquéreurs de médailles consulaires, 
ils en ont l’un et l’autre établi qui jamais ne furent possibles dans aucun 
pays ni à aucune époque. Ainsi, jamais la famille Numitoria en argent 
n’a pu se donner pour 40 fr., ni la Cassia avec le. trépied pour G, ni la 
Junia avec la tête de la Liberté, et le bonnet de Liberté entre deux poi- 
gnards, pour 12 fr. , comme l’a écrit jMionnel. Quant aux estimations 
de M. Riccio, pas plus à Naples qu’à Paris , pas plus il y a vingt an.s 
qu’aujourd’bui, les amateurs ii’ont pu ni ne peuvent se procurer la Nasi- 
dia avec les qu.itrc galères pour 5 piastres (27 fr. environ), la vingt-qua- 
trième légion de Maie Antoine pour quatre piastres, ni le fameux Pom- 
pée en or pour trente piastres (de IGO à 1G5 fr.). J’en passe et des meil- 
leures. 

En conséquence, comme des évaluations évidemment trop faibles ne 


Digitized by Google 


nTRODOCnON. 


xuu 


peuvent servir qu’? dégoûter les amateurs qui se voient toujours obligés 
de payer les médailles énormément au-dessus du tarif indiqué par Mioniiet 
et Riccio, j'ai pris pour base des nouveaux prix que j'ai établis, le com- 
merce actuel de Paris et de Londres; mais comme ces prix sont élevés, 
il faut pour payer les irrédailles consulaires à ce taux qu’elles soient très- 
bien conservées, mais NON À FLEUR DE COIN. Dans le cas de conser- 
vation médiocre ou mauvaise, les prix devront newssairement être ré- 
duits; et dans celui où ces médailles seraient à fleur de coin, il ne faut 
pas s'étonner de les voir doublés , triplés, quelquefois même décuplés. Et 
que l’on ne croie pas que cette augmentation excessive de prix soit un 
vain caprice ou une absurdité; car, pour bien juger du mérite et du tra- 
vail des artistes de l’antiquité , il faut la conservation la plus parfaite pos- 
sible , sans parler de l’importance sous le rapport historique de la parfaite 
intégrité des types et des légendes. En outre , certaines médailles consu- 
laires sont presque toujours belles, d’autres ne le sont presque jamais , 
ou ne sont presque jamais complètes; j’ai dû tenir compte de toutes ces 
particularités que j’expliquerai ici par un seul exemple. J’ai estimé Lépide 
en argent /|0 francs; et en effet ce prix est plutôt modéré qu’élevé pour 
un Lépide très-beau. Il est certain que pour 1 5 ou 20 francs on peut s’eu 
procurer de mauvais, de médiocres ou d'incomplets; mais un Ixipide com- 
plet et à fleur de coin ne sera pas trop payé à 120 francs. 

J’ai dû aussi tenir compte de l’intérêt qu’offrent les médailles consu- 
laires. A rareté égale ou même moindre, une famille indispensable dans 
la suite, telle que la Comuficia, la Statia, etc., est estimée à un plus 
haut prix qu’uu revers dont on peut se passer, tel que le taureau à face 
humaine de la famille Durmia , et le trépied de la famille Cassia. De 
même les médailles à portrait sont évaluées à un prix plus élevé que celles 
qui n’offrent pas ce même intérêt. Ainsi, j’ai estimé la médaille de la 
famille Junia avec la tête de Brutus 350 francs, ce qui est le prix 
du commerce actuel ; et je n’ai estimé que 200 francs la médaille bien 
plus rare de la même famille avec le bonnet de Liberté entre deux poi- 
gnards, mais sur laquelle la tête de Brutus est remplacée par celle de la 
Liberté. 

Quant aux consulaires en bronze, si l’on me reproche la modicité rela- 



Digitized by Google 



»inr 


INTRODÜCTIOH. 


tive de mes estimatioas, je répondrai que la majeure partie des amateurs 
en France et en Angleterre ne les recherchent pas beaucoup; d’autant 
plus qu’un très-grand nombre de ces pièces ne se rencontrant absolu- 
ment qu’en Italie, il leur est impossible de s'en procurer soit à Paris, 
soit à Londres, pour compléter leurs collections. 



EXPLICATION DES SIGNES ET ABRÉVIATIONS. 

^ tigniSe ; rerers. 

G. B. grand bronze. 

M. B. moyen bronze. ’n 

P. B. petit bronzer 

AB. argent. 

C. signifie que la médaille est commune , c'est-i-dire au-dessous de î francs jiour 

l’argent, et de 1 franc pour le bronze. 

Toutes les fois que le prix n’est pas placé à la suite d'une médaille, c’est que j’ai 
quelques doutes sur son authenticité. 


Digitized by Google 


DESCRIPTION 


GÉNÉRALE 

DES MONNAIES 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 



1. ABURIA. 

Fâmille plébéieone. 


( 

(1) GEM. {Geminus). |Téte de Pallas à droite avec le casque ailé; 

devant X. 

M. ABVRI. ROMA (Marcus Àburius Ronut). Le Soleil dans un qua- 
drige au galop à droite tenant un fouet. AR. Denier G Planche i, 
Aburia 1 . 

(2) GEM. (Geminus). Même tête ; devant X. 

G. ABVIU. ROMA (Caius Aburius Rama). Mars casqué dans un 
quadrige au galop à droite tenant un trophée, un bouclier et 
une baste. AR. C. PI. i, Aburia 2. 

1 . Mionnet a décrit ce revers avec la tête du n* 1 de la famille Lucretia , et Riccio 
décrit le même revers avec la tête du n* 7 de la famille Antestia. D’un autre cêté, la 
tête du n* 1 existe dans le cabinet de M. Fénelon Farei i Douai , avec le revers de la 
famille Vargunteia. Il est impossible de donner aucune évaluation à ces sortes de 
médailles résultantes d’erreurs de monétaires, et le plus souvent fourrées, qu’Eclhel 
a nommées médailles hjhrides. Elles ne seront jamais citées dans cet ouvrage qu’en 
note. Quoique chaque pièce , prise individuellement , soit très-rare , peut-être même 

1 


Digitized by Google 



* DESC3UPTI0N GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(3) Tête laiirée de Janus; dessous S. C. (SeruUûs consulto). 

üf C. ABVRI. ROMA {Caius Aburius Roma). Trois proues de vais- 
seau ; à droite 1. G. B. As (catalogue d'Ennery)'. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

c. ABVRI. GEM. ROMA {Caius Aburius Geminus Roma). Proue de 
vaisseau; à droite, quatre points, P. B. Triens. 3 fr. PI. xrvi, 
Aburia 1 . . 

(5) Tête d'Hercule à droite avec une peau de lion et une massue; 

derrière , trois points. 

Pareil au précédent; mais à droite , trois points. P. B. Quadrans. C. 
PI. XLVi, .Aburia 2. 

(6) Même tête. 

Bf GEM. C. .ABVRI. (Geminus Caius Aburius). Proue de vaisseau; à 
droite, trois points. P. B. Quadrans. (Riccio, du musée de Mi- 
lan), 1 0 fr. f 

(7) Tête de Mercure à droite avec le pétase ailé; en haut, deux 

points. 

b[ c. ABVRI. GEM. ROMA (Caius Aburius Geminus Roma). Proue 
de vaisseau; à droite, deux points. P.B. Sextans, 15 fr. 

8) Tête d’Hercule à droite avec une peau de lion et une massue; 
derrière , trois points. 

Ff M. ABVRI. M. F. GEM. ROMA (Marcus Aburius Marci Fiiius 
Gemini Roma). Proue de vaisseau; à droite, trois points. P.B. 
Quadrans. C. PI. xlvi, Aburia 3. 

(9) Tête casquée de Pallas à droite; derrière, un point. 
b( Même revers; mais, à droite, un point. P.B. Once 12 fr. (Riccio 
du cab. Nott.). 

unique, ce genre de médailles n’est pas rare en Ini-méme. Elles ont donc fort peu de 
valeur et fort peu d’interot , étant en général l’œuvre de faussaires, et ne méritent par 
conséquent aucune foi dans l’histoire. 

La très-grande majorité des médailles d’argent étant des deniers, je n’indiquerai 
plus la valeur monétaire des pièces de ce métal que lorsque ce seront des quinaires ou 
des sesterces. 

t. Cet as me fait l’effet d’une Vibia refaite on mal conservée et mal lue. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQÜE ROMAmE. 


3 


Kclaircissements, 

Les Médailles de la famille Aburia datent toutes du commence- 
ment du VII* siècle de Rome et furent probablement frappées par les 
triumvirs monétaires Marcus et Caius Aburius , en l’honneur de 
Marcus Aburius, tribun du peuple en 561 (193 av. J. C.) et préteur 
en 577 (177), et de Caius Aburius son frère jumeau, ainsi que le 
témoigne sur lœ médailles des deux frères le surnom Geminus. Caius 
était tribun du peuple en 569 (185 av. J. C.) ; et en 588 (166) il fut 
l’un des trois députés envoyés à Carthage pour obtenir de Masinissa 
et de cette ville , alors alliée de Rome , des renforts de troujjes et des 
éléphants destinés à entreprendre la conquête de la Macédoine. 

Marcus Aburius , fils du premier Marcus et neveu de Caius , à qui 
pourraient appartenir les monnaies 8 et 9, fut également tribun du 
peuple l’an 598 (156 av. J. C.), et obtint plus tard le commandement 
de la Sardaigne. 

Vaillant pensait que le Soleil qui figure au revers de la première 
médaille fait allusion au nom Aburius , du verbe amburere , brûler. 

2. ACCOLEIA. 

Funillfi iAC4>iinœ. 

(1) P. {Publiits) ACCOLEIVS LARISCOLVS. Buste de Clymène, mère 

de Phaétbon, à droite, coiffée d'un bandeau. 

Il( Clymène et les deux sceurs de Phaétbon se transformant en arbres ; 
la Rgure de droite tient une fleur et celle de gauche une branche 
sèche. AR. 3 fr. PI. i, Accoleia 1 . 

(2) La même, mais les cheveux descendent derrière la tète. AR. 5 fr. 

PI. I, Accoleia 2. 

Éclaircissements, 

La famille Accoleia est absolument inconnue ; on croit cependant 
que Publius Accoleius Lariscolus fut monétaire sous Jules César ; en 
tout cas, d’après l’absence totale de ses médailles dans les dépôts qui 
ne contiennent pas celles des derniers temps de la République , Cave- 


Digitized by Google 



k 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


doui croit pouvoir fixer la fabrication des deux monnaies de cette 
famille vers l’an 71 1 (43 avant J. C.). 

Morell et Vaillant trouvaient de l'analogie entre le surnom Lans- 
colus et le larLc (mélèze ? ou pin) , en lequel furent métamorphosées 
la mère et les sœurs de Phaéthon. Borgliesi et Cavedoni donnent des 
interprétations toutes différentes. Le premier croit que les trois fi- 
gures du revers sont trois nymphes qui présidaient au bois sacré des 
Lares. Le second les regarde comme des cariatides représentant trois 
nymphes lares qui soutiennent une traverse ornée d'arbustes, et pré- 
tend que la tète est celle de la fameuse Acca Larentia , nourrice de 
Romulus et de Rémus, au prénom de laquelle Accoleius ferait allusion, 
tandis que le surnom Lariscolus ferait allusion au revers. Sans clier- 
cher à décider laquelle de ces interprétations est la meilleure, je m'en 
suis tenu à la plus ancienne et la plus poétique. 


3. ACILIA. 


Famille de rang inoeruin. 


(1) BALBVS ROMA. Tête de Pallas à droite avec le casque ailé; de- 

vant ü. Le tout dans une couronne de laurier. 
f[ MAN. ACILI. {Manias AciUus). Quadrige au galop à droite dans 
lequel on voit Jupiter tenant un foudre et une liaste , et la Vic- 
toire tenant un fouet ; dessous, une roue ? ou un bouclier rond. 
AR. 4 fr. PI. I, Acilia 1 . 

(2) Tête laurée de Janus. 

bal. ROMA {Balbus Roma). Proue de vaisseau; à droite 1. G. B. 
As C. PI. xLvi, Acilia 1 . 

(3) Tète laurée de Jupiter à droite ; derrière S. 

Même revers, mais à droite S. M.B. Semis, 2 fr. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

ni Même revers, mais à droite quatre points. M.B. Triens, 2 fr. 

(5) Tête d’Hercule à droite avec une peau de lion ; derrière , trois 

points. 

h[ Même revers, mais à droite, trois points. M.B. Quadrans, 2 fr. 

(6) Tète laurée de Janus avec une proue de vaisseau. 


Digitized by Google 


ooglei 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. B 

n( MAN. ACILI. Q. {Manius Acilius Quaeslor) dans une couronne de 
laurier. P. B. As? 2 fir. PI. xlvi , Acilia 2. 

(7) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière , S. 

Rf M. ACILI. ROMA {Maniiu- Acilius Borna). Proue de vaisseau ; à 
droite S. P. B. Semis, 6 fr. Pl. xlvi, Acilia 3. 

(8) Même tête sans S. 

RfMAN. ACILI. {Manias Acilius). Aigle sur un foudre, M.B. Semis, 
6 fr. PL XLVI, Acilia 4’. 

(9) Tête d’Hercule à droite avec la peau de lion et une massue ; der- 

rière , trois points. 

Bf MAN. ACILI. ROMA {Manias Acilius Borna). Proue de vaisseau; à 
droite, trois points. P. B. Qûadrans C. 

' (10) M. ACILIVS M. F. {Manias Acilius Manii Filius). Tête de 
Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière (La légende est 
entre deux grènetis.) 

r[ ROMA. Hercule dans un quadrige au pas, tenant une massue et un 
trophée. AR. 3 fr. Pl. i, A.cilia 2. 

' (11) SALVTIS. Tête laurée de la Santé à droite. 

l( MAN. ACILIVS III. VIR. VALETV. {Manias Acilius triumvir Fale- 
• ludo). Hygiée debout à gauche appuyée sur une colonne et 
donnant à manger à un serpent. AR. 2 fr. Pl. i, Acilia 3. 

(12) Tête laurée d’Esculape à droite. 

I< MAN. ACILI. {Manias Acilius). Serpent autour d’un bâton. P. B. 
5 fr. ’ PI. XLVI, Acilia 5. 


1 . Celle médaille paraît avoir été frappée à Agrig^nte , car void un moyen bronze 
du cabinet de M. Bunbury, i Londres, qui représente les mêmes types et qui est de 



la même Rdirique. 


Kî-«r^ — f.m 

J. U médaille de brooae d’ Acilius Glabrion rapportée par M 
selon toute apparence, frappée i Corinthe. Elle n’appartient pas 



Digitized by Giioglc 




nESCRIPTION GÉKÉRALE DES MONNAIES 


Ec/dircissements. 

Ia famille Acilia est une des plus anciennes, quoique son rang soit 
incertain. Ses médailles sont d’une inlerprétalion difficile. La prenaière, 
au revers de laquelle Havercamp a cru reconnaître un bouclier macé- 
donien, peut avoir rapport à Manius Âcilius Balbus, consul en 604 
(1 50 av. J. C.), quelques années après la défaite de Persée, roi de 
Macédoine. Le u° 6 est attribué à Manius Acilius Glabrion, questeur 
en 540 (214 av. .1. C.), et qui fut envoyé trois ans après en ambassade 
à Alexandrie auprès de Ptolémée Pbilopator. Le n* 10 rappelle le 
sacrifice que le même Acilius, nommé consul en 563 (191 av. .1. C.), 
offrit à Hercule sur le mont Œta après avoir défait Antiochus III, roi 
de Syrie, aux Tbermopyles, et attaqué Héraclée au pied de cette 
montagne. Ces exploits lui valurent de revenir à Rome avec les 
honneurs du triomphe sur Antiochus et les Étoliens. La médaille 1 1 , 
frappée vers l'an 700 (54 av. J. C.), se rapporte, selon Riccio, d'après un 
passage de Pline, à un des ancêtres de la famille Acilia d'origine grecque, 
qui le premier exerça la médecine à Rome , et qui en récompense re- 
çut le droit de cité romaine. Le mot VAI..ETV. avait été interprété par 
Patin comme abréviation de F aletudinarius , et il expliquait ainsi la 
légende : Manius Acilius triumvir Valétudinaire ^ c’est-à-dire, préposé au 
soin de la santé ptélique. Mais l’existence des triumvirs valétudinaires 
n’étant pas prouvée , Havercamp et Riccio ont simplement lu Valetudo 
et regardé la figure debout comme la statue de la Santé. La tête d’Es- 
culape et le .serpent du n° 1 2 me font présumer que cette dernière 
médaille rappelle le même personnage. Je ferai observer que les 
médailles 7 et 10 prouvent que les Romains désignaient quelquefois 
le prénom Manius par M seul , de même que Marcus. 

4. AELIA ou ALLIA. 

FftiDtUe plébéienne. 

’ (1) Tête de Pallas à droite avec le casque ailé ; derrière' X. 

R' P. PAETVS ROMA (PiJdius Paetus Ronict). I^es Dioscuresà cheval, 
allant à droite. AR. 2 fr. PI. i, Aelia 1 . 


Digitized by Gctogle 



DE LA HÉPÜBUQCE ROMAINE. 


7 


i (2 / Même tête. 

C. AL. Allius) ROMA. Les Dioscures à cheval, allant à 

droite. AR. 30 fr. PI. i, Aelia 2. 

(3; RALA. Tête diadémc'e de Junon Lucine h droite -, dans le champ , 
une leltre alphabétique qui v.irie. 

C. ALLI. (Caius Allius). Diane dans un bige de cerfs à <lroile 
tenant deux torches; sous le bige, un symbole varialde; le tout 
dans une couronne de laurier. AR. C. PI. i, Aelia 3. 

(4) RALA. Poing fermé. 

itf C. ALIO (Cuio AlUo), dans une couronne de laurier. P.R. Once 
20 fr. (Riccio , du musée de Ravenne). PI. xlvi, Aelia i , 

I (5) OR. CIVIS 8ERVATOS. Ckiuronne de chêne entre deux branches 
de laurier. 

*( Q. AELiVS L. F. LAMIA 111. V IR A. A. A. F. F. {Çuintus Aelius 
Lucii filius Lamia triumvir aiiro argento acre flanclo feriiuuid), 
dans le champ S. C. {Senatiis evusuho), G. R. 6 fr. PI. xlvi, 

' ' Aelia 2. 

(6) AVGVSTVS TRIRVNIC. POTF.ST. {Augustiis Iribunicid poUslate),‘ 

dans une couronne de chêne. 

Bf Q. AELIVS LAMIA III. VIR A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. 
[Quinltis Aelius Lamia triumvir aura argento acre flamlo fe- 
riundo Senatiis consulta). M. R. 3 fr. Pl. xlvi, Aelia 

, ' I 

(7) LAMIA SILIVS ANNIVS. Deux mains jointes tenant un ca- 
ducée. 

bJ III. V'IR A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. {Triumviri aura 
argento aere flando feriuntlo Senatiis consulta) P.R. C. Pl. xlvi , 
Aelia 3. 

(8) LAMIA SILIVS ANMVS. Siinpiile et lituus. 

B; Pareil au précédent. P.R. C. PL xlvh, Annia i. 

(9) LAMIA SILIVS ANNIVS. Corne d’abondance; dans le champ S. C. 

{Senatiis consulta). ’ 

IV^ III. V'IR A. A. A. F. F. {Triumviri aura argento aere flando fe- 
riundo.) Enclume. P.R. C. Pl. lxvi, Silia 4. 



8 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Éclaircissements. 

La première monnaie a rapport à Publius Aelius Paetus, consul en 
553 (201 av. J. C.), conjointement avec Cnaeus Cornélius Lentuhis. 
Il fut envoyé dans les Gaules , y ravagea le pays des Boiens (aujour- 
d'hui le Bourbonnais), et revint à Rome après avoir fait alliance avec 
les Liguriens. La simplicité de l'inscription de cette médaille , l'anti- 
quité de Ba fabrique et de la forme des lettres la font remonter aux 
premiers temps du monnayage de l’argent à Rome. Le n' 2 , frappé 
par un Caius Allius ou Aelius inconnu , est encore plus ancien : Cave- 
doni le fait remonter jusqu’à l’an 497 (257 av. J. C.). 

Les savants n’ont pas encore pu expliquer le nom RALA sur les 
médailles 3 et 4. Riccio suppose , non sans raison , que la médaille 3 
fut frappée dans une province : la rudesse de sa fabrique l’indiquerait 
assez, puisque le type n’est plus de la première époque, et que 
d’ailleurs les médailles qui portent des lettres alphabétiques ou numé- 
rales, ou bien des symboles, ne remontent pas, d'après Borghesi , 
au delà du commencement du vu* siècle de Rome. Cavedoni fixe la 
date de celle-ci à l’année 648 (106 av; J. C.). 

Les cinq dernières médailles ont été frappées par Quinlus Aelius 
Lamia , triumvir monétaire sous Auguste , conjointement avec .Silius 
et Annius, pour les détails desquels je renvoie aux familles .Annia et 
Silia. La couronne de chêne ainsi que l’inscription OB CIVIS SER- 
VATOS rappellent qu’Auguste avait mérité la couronne civique pour 
avoir sauvé la vie à d’innombrables citoyens en mettant fin à la guerre 
civile; et les deux branches de laurier ainsi que le titre TRIBVNICIA 
POTESTATE témoignent de sa puissance souveraine. 


5. AEMnJA. 

Famille patricienne. 

(1) Tête laurée de Janus. 

H' M. AIM. ROMA [Marcus Âimilius Roma). Proue de vaisseau à 
droite i, G. B. As 8 fr. PI. xlvi, Aemilia. 

(2) M. SCAVR. AED. CVR. à l’exergue REX. ARETAS dans le champ 
' EX. S. C. [Marcus Scaurus aedilis curuUs ; Rex Aretas ; ex 


Digitized by Geo<^le 




DE LA RÉPUBUQL'E ROMAIHE. » 

Senaiùs consulto). Aretas à genoux tenant un chameau par la 
bride et présentant une branche d’olivier. 

P. H^PSAE. ou iniPSAEV. ou HYPSAEVS AED. C\ R. à l'exergue 
C. HYPSAE.COS. PREIV. ou PREIVE. ou PREIVI ou PREIVER. 
dans le champ CAPT. ou CAPTV. ou CAPTVM. {Puilitu- Hj/mteus 
aeditis curulis. Caius Hjrpsaetts consul Preivernttnt ca/ilani). 
Jupiter dans un quadrige au galop à gauche, tenant un foudre; 
sous le quadrige, le plus souvent on voit un scorpion. AR. c. 

/Vota. Cette médaille est très-rarement complète; un exem- 
plaire où tout se lit vaut au moins 8 fr. ‘. PI. i, Aemilia 1 . 

' (3). La même médaille sans REX ARETAS du côté d' Aretas à genoiu, 
et le plus généralement sans scorpion. AR. C. PI. i, Aemilia 2. 

(4) ROMA. Tête laurée et diadémée de Vénus à droite ; derrière*. 

S( HAN. AEMiLlO. Statue équestre appuyée sur une haste au-dessus 
d’un pont entre les arches duquel ou lit LEP. (A/a/u'o Aemilio 
Lepido). AR. 2 fr.^Pl. i, Aemilia 3. 

(5) Téle laurée et diadémée de Vénus à droite ; tantôt sans symbole ; 
I tantôt avec le simpule devant ; et tantôt avec le simpule devant et 

une couronne derrière. 

M. LEPIDVS {J^larcus Lepidus).%\»lae équestre portant un trophée. 
AR. 10 fr. PI. I, Aemilia 4. 

(6) Même tête , tantôt sans symbole , 'tantôt entre le simpule et une 
( couronne, tantôt avec une palme derrière. 

^ M. LEPIDVS AN. XV. PR. H. O. C. S. {Marcus Upidus annis 
quindecim prætexlatus hustem occidit civem servavit^. Même 
statue. AR. 15 fr. PI. i, Aemilia 5. 

(7) ALEXANDREA, ou plus rarement ALEXSANDREA. Tête tourelée 

^ et diadémée de la ville d’Alexandrie à droite. , 

t . J’ai omis à dessein celte médaiDe avec le quadrige k droite, quoique donnée par 
Morell k la famille Plaotia. C’est évidemment une erreur de gravure dans Patin, 
répétée par Vaillant et par Morell. J’aurai plusieurs fois l’occasion de signaler des 
erreurs semblables qui se sont perpétuées et qui jettent beaucoup de confusion dans les 
ouvrages. — Cette médaille a été restituée par Trajan (Riccio, de son cabinet; . t,0U fr., 
peut-être unique. PI. xuv, méd. il . 

S 


Digilized by Google 


<0 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES ■ 


R[ M. LEPID\S PONTIF. MAX. TVTOK R£G. S. C. {Marcus Lepidus ■ 
Pontifex maximus tutor regis Senatûs consullo). Lapide debout 
posant un diadème sur la tête de Ptolêmée V' enfant, qui tient 
un sceptre surmonté d’un aigle. AR. 20 fr. (La légende peut 
être diversement «lispoaée.) PI. i, Aemilia 6 et 7. 

(8) Tête voilée de Vestale à droite, seule, ou entre une couronne et 
I le simpule. 

Ff M. LEPIDVS AIADLIA REF. S. C. (Marcus Lepidus Aimilid re- 
fectd Senatiis consulta). Basilique Émilienne. AR. 80 fr. '. PI. i, 
Aemilia 8. 

(9) PAVULVS LEPIDVS COISCORDIA. Tête diadémée et voilée de 

la Concorde à droite. 

ter. PAA'LLVS. Paul Émile attachant un trophée à un arbre 
devant lequel on voit Persée , les mains, lices derrière le dos et 
ses deux enfants. AR. G. *, PI. i, Aemilia 9. 

(10) PAVLLVS LEPIDVS COXCORD. (Concardia). Meme tête. 

PVTEAL SCIUBON. LIBO {Puteal Scribonius Ubo). Margelle de 

puits à laquelle sont attachées deux lyres et deux branches de 
laurier ; sur le bas de la mar|;elle , un marteau , des tenailles ou 
un coin. (Ce dernier symbole est assez rare.) AR. 2 fr. PI. i, 
Aemilia 10. 

(11) La même en OR (musée dè Vienne). 600 fr. PI. i. Ibid, (authen- 
tique?) 

(12) L. BVCA {iMcius Buai). Tête diadémée de Vénus à droite. 

F( Sylla couché sur l’herbe, Voy.mt en songe la VicUiire debout , qui 
< j tient une longue palme, et Diane assise, tenant une écharpe. AR. 

100 fr. PI. I, .Aemilia 11. 

(13) Tête de Diane à droite avec un croissant. 

Bf L. AEVIILIA'S BVCA {Lucius Acmilius Buca). Étoile. AR. Ses- 
terce. (Riccio et ma collection) 80 fr. PI. n . Aemilia 1 2. 

(14) PAX.S. Tête de la Paix à droite. 

1 . Cetle médaille a été i-e»tituce par Trajan (Riccio, cab. Borghesi), 400 fr. 

2. Cette médaille a été restituée par Trajan (Musée Theupoli), 300 fr. 


Digitized by Google 



DE LA RÉPUBUQL'E ROIkUINE. 


il 


L. AIMILIVS BVGA lUl. VIR. {^Lucius jdimilius liuca quotuort>ir). 
Deux mains jointes. AR. Quinaire 60 fr. PI. u, Aemilia 13. 

(15) CAESAR IM. P. M. {Ctiesar irnperator pontifex maxirnus). Tête 
Jaurée de Jules César à droite; derrière , un croissant. 

R; L. AKMILIVS BVCA (Jmcîus AemiUus £uca). Vénus debout à gauche 
tenant une petite Victoire et la liastc pure. AR. 12 fr. PI. n, 
Aemilia 14. 

(16) CAESAR DICT. PERPETVO {Caesar diclator perpetub). Tête lau- 
rée de Jules César à droite. 

if L. BVCA (Lucius Bued). Même type. AR. 10 fr. PI. ii, Aemi- 
lia 15. 

(17) Même tête et même légende. (Cette légende peut être diverse- 
ment disposée.) 

L. BVCA (^Lucius Buca), Vénus assise à droite, tenant une petite 
Victoire et la haste pure. AR. 20 fr. Pl. il, Aemilia 16. 

(18) CAESAR DICT.’ PERPETVO {Caesar dicuuor perpetub). Tête 
laurée de Jules César à droite. 

E. BVCA {Lucius Buca). Caducée et faisceaux en sautoir; en haut, 
un globe; dessous, une hache; à c6té, deux mains jointes. AR. 
25 fr. Pl. II. Aemilia 17. 

(19) La même en OR? (Eckhel du musée de Vienne). 

(20) M. LEP. IMP. {Marcus Lepidus irnperator). Simpule, aspersoir, 
hache et apex. 

Rf M. ANTO. IMP. {Marcus Antonius irnperator). Lituus, præfericu- 
lum et corbeau. AR. Quinaire, 3 fr. Pl. iv, Antonia 13. 

(21) LEPIDVS-POST. MAX. III. VIR. R. P. C. {Lepidus pontifex 

maxirmts triumvir Reipublicae constituendaé)^ Tête nue de Lépide 
à droite. • • 

f( caesar IMP. III. VIR. R. P. C. {Caesar irnperator triumvir Beipu 
blicae constitueruiae). Tête nue d’Octave à droite. AR. 40 fr. Pl. ii, 
Aemilia 18. 

(22) La même en OR (Pellerin, Hionnet), 1000 fr. Pl. ii.dbiâ. 



Jî DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(23) La mêmp en AR. module du quinaire'. (Riccio, du musée Tom- 
roasini),.100 fr. 

Éclaircisstmen ts . 

11 est peu de familles consulaires dont toutes les médailles offrent plus 
d’intérêt historique que la famille .Aemilia. Il faut remarquer en gé- 
néral que cet intérêt s’accroît à mesure que les médailles de bronze y 
sont en plus petit nombre, celles-là étant le plus souvent nulles pour 
l’art et de peu de valeur pour rhistoire. 

Riccio suppose que la première médaille a pu être frappée par 
Marcus Aeiuilius Lepidus en ô68 (189 av, J. C.). I>a seconde et la 
troisième rappellent la soumission que Marcus Scaurus força Aretas, roi 
d’.Arabie, à faire à Pompée en 692(62av. J.C.), pouravoirpris part aux 
discussions entre Àristobule et Ilircan pour la possession de la Judée ; 
Scaurus lui imposa de plus un tribut de trois cents talents : quant aux 
faits consignés sur le revers de ces médailles , ils seront expliqués à 
la famille Plautia. Le numéro 4 rappelle le fameux pont Sublicius , 
bâti en bois par Ancus Marcius et qu’un des membres de la famille 
Aemilia Ht plus tard reconstruire en pierre. Ce pont fut nommé depuis 
le pont /iemilius. Selon Havercamp , la statue qui y est représentée 
est plutôt celle d’Ancus Marcius que celle d’.Aemilius Lepidus. Cave- 


1. Je soupçonne ce cpiinairc d’ètre plutôt un denier d’un module inférieur, comme 
U s’en rencontre fréquemment de Lépide ; seulement la médaille en question ponvait 
être plus petite qu’en général. 

S. A CCS médailles de la famille Aemilia , il faut ajouter les suivantes, qui sont 
suspectes ou du moins d’une authenticité moins certaine que les autres. 

(1) PAVLLVS LEPIDVS CONCORD. Tête diadémée et voilée de la Concorde 
it droite. 

^ CLEMENTIAE. S. C. Buste de la Clémence sur un bouclier. (Horell.) 

(3) CAESAR ou CESAR IMP. Tête laurée de Jules César à droite. 

^ L. AEMILIVS BVCA IDI. VIH. Deux mains jointes. (Morell.) 

(3) CAESAR DICT. PERPETVO. Tête laurée de Jules César à ganche. 

L. BVCA. Caducée et faisceaux en sautoir; en haut, un globe; dessons, une 
hache; à côté, deux mains jointes. (Il est probable que la tète de Jules César 4 
gauche, copiée dans Patin par Horell, est une faute de dessin.) 


Digilized by Googlf 


1 » 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


doni asûgne pour date à cette médaille l’an 647 (107 av. J. C,). Le» 
numéros 5, 6 et 7 furent frappés en 693 (61 av. J. C.) par le trium- 
vir Lépide , qui fut préteur en 705 et probablement monétaire vers 
686 (68), en l’honneur des ancêtres qui avaient le plus honoré sa 
famille. C’est d’abord un Lépide qui, d’après la médaille numéro 6 
(dont les lettres H. O. C. S. ont été expliquées par Valère Maxime) , 
âgé de quinze ans et revêtu encore de la prétexte , tua un ennemi et 
sauva un citoyen. C'est ensuite Marcus Lépide, deux fois consul, 
grand prêtre, censeur avec Marcus Fulvius Nobilior, et prince du 
Sénat , qui , envoyé par son ordre à Alexandrie pour servir de tuteur 
à Ptolémée Épiphane , mérita plus tard, vers l’an 579 (175 av. J. C.) 
qu’on lui érigeât une statue é<|uestre , après avoir triomphé des Ligu- 
riens et des Gaulois. Le numéro 8, d’après Cavedoni, a été frappé 
également en 693 (61 av. .1. C.), en mémoire d’Aemiliqs Lepidus, 
consul en 676 (78 av. J. C.), qui embellit la basilique Émilienne ; l’o- 
pinion d’Havercamp et d’Eckhel que cette médaille aurait été -frappée 
en 740 (14av. J. C.) n’est pas soutenable. La tête de femme voilée 
est, selon Borghesi, celle de la Vestale Hhea Silvia, nommée Emilia 
par quelques auteurs, le monétaire ayant voulu flatter par cette allu- 
sion l’origine de l’antique famille Aemilia. La médaille numéro 9 , 
frappée vers 700 (54 av. J. C.), rappelle la défaite de Persée, dernier 
roi de Macédoine, en 587 (1 67) ; Paul Emile le mena avec ses deux 
fils à la suite de son char de triomphe. Iji tête de la Concorde, qu’on 
y voit ainsi que sur les trois suivantes , est le souvenir d’un temple 
dédié à cette déesse par quelque membre de la famille Aemilia. Je 
dois dire en piassant que la légende TER PAVLLVS n’a jamais été 
expliquée jusqu’à présent d’une manière satisfaisante , puisque ni 
Plutarque , ni Tite Live ni Aurelius Victor ne font mention de plus 
de deux triomphes de Paul Émile. Cependant Schuiz , l’auteur de 
Y Histoire Romaine éclaircie par les médailles ^ croit pouvoir déduire 
le troisième triomphe de ce général, de Tite Live même. Cet 
auteur ayant dit que Paul Émile remporta une victoire considé- 
rable sur les Liguriens et sur les Igauniens , pendant son premier 
consulat , et que l’on célébra à cette occasion un jour de fête extra- 
ordinaire à Rome , Schuiz pense que ce fut là le premier triomphe 


1 


Digüized by Google 


I(| DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

de Paul Émile ; que le second fut celui qu'il obtint étant pro- 
consul, après avoir fini son premier consulat; et le troisième, le 
triomphe dans lequel figura Persëe. On trouvera à la famille Scribonia 
des détails sur le puteal du numéro 1 1 . Les médailles suivantes , de- 
puis 12 jusqu’à 19, ont été frappées par un ou plusieurs monétaires 
de la famille Aemilia, du nom de Buca. Le revers de la médaille 12 
représente le songe que fit Sylla en G71 (83 av. J. C.) pendant son 
retour de la Campanie pour la capitale , où une déesse lui apparut , 
lui ordonnant d’aller exterminer ses ennemis. Diane Tifatine ayant 
été regardée par Sylla comme sa protectrice , l’imagination du moné- 
taire aura embelli ce songe en y faisant figurer Diane et la Victoire. 
Toutes les pièces suivantes, ainsi que les trois dernières où l’on voit 
la tête de Lépide, portent leur explication en elles-mêmes et ne de- 
mandent point de commentaire. Je ferai seulement observer que 
AIMILIVS , ALEXSANDREA et PAXS , sont écrits d’après l'ancienne 
orthographe. 

6. AFRANIA. 

Famille plébéienne. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière X. 

r[ s. AFRA. RO.MA {Spurius Àfranius Romd). Victoire dans un 
bige au galop à droite, tenant un fouet. AR. 3 fr. PI. u, 
Afrania. 

(2) Tête laurée de Janus. 

S. AFRA. ROMA (Spurius Afranius Roma). Proue de vaisseau; à 
droite un dauphin. GB. As C. PI. xlvi, Afrania 1. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière S. 

If Même revers. MB. Semis 5 fr. PI. ilvii, Afrania 2. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut, quatre points. 

It[ Même revers. MB. Triens 3 fr. PI. xlvii, Afrania 3. 

(5) Tête d’HercuIe à droite avec la peau de lion ; derrière, trois 

points. 

R( Même revers avec ou sans dauphin. PB. Quadrans. 2 fr. PI. xlvii. 
Afrania 4. 


Oigilized by Google 


•DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. IS 

> 

(fi) Tête de Mercure à droite avec le pétase ailé -, en haut , deux points. 
Même revers. PB. Sextans. 10 fr.’. PI. xlvii. Afrania 5. 


Éclmrcissemeiits. 


Spurius Al'ranius qui , d'après Cavedoni , aurait frappé la première 
médaille en 555 (199 av. J. i'..), est inconnu dans l'iiistnire. La con- 
stance avec laquelle le dauphin parait sur toutes les monnaies de 
bronze de la famille Afrania, donne à présumer que la médaille con- 
sulaire incertaine au type des Dioscures , qui a un dauphin pour sym- 
bole , se rapporte à cette famille. 


7. ALLIENA. 

FAmillc plébéienne. 

(1) C. CAESAR IMP. LOS. ITER. (Caius Caesar impcralor cunsut 
itcrùnî). Tète diadémée de Vénus à droite. 

Rf A. ALLIE^VS PRO. COS. (^Autus Allienus proconsur). Homme nu, 
debout , le bras gauche enveloppé d’un manteau, tenant la tri- 
quetra de la main droite et |Kisant le pied sur une proue de vais- 
seau. AR. 80 fr. PI. II. AUiena. 


Éclaircissements . 

Par suite de la désinence peu habituelle de celte famille , Eckhel 
avait cru que ALLIRN\'S était un surnom ; et Borghesi , d’après une 
ancienne inscription , a suppbsé qu’il pouvait appartenir à la famille 
Papinia ; mais depuis la découverte d’un tombeau romain, faite par le 
chevalier Campana et publiée à Rome en 1 840, il paraîtrait, d’après les 
inscriptions qui s’y trouvaient, et que Riccio a données en entier, que 
ALLfENVS est un nom de famille. Quoi qu’il en soit, la médaille ci- 
dessus fut frappée en 707 (47 av. J. C.) par Aulus Allienus,' proconsul 

1 . Eckhcl cite la médaille suivante en argent du musée de Vienne , qui appartient 
à cette famille. Cavedoni prétend que c’est une médaille hybride à demi barbare. 

S renversé (sic) C. Tète laurée de Jupiter à droite. 

^ M. AFRA. Victoire dans un trige à droite, en haut XXXXIIl. Med. dentelée. 



i$ DESCRIPTION GI^NÉRALE DES MONNAIES 

de Jules César en Sicile. La triquetra est l’emldènie de cette contrée. 
La pose de la figure du revers est exactement celle .de Neptune sur la 
médaille bien connue de Pompée , sauf que Neptune y tient Vacrosto- 
lium et la figure en question la triquetra. Du reste, comme ici cette 
figure est imberbe , on pourrait y voir Siculus , fils de Neptune, pjutôt 
que Neptune lui-méme. 

8. ANiMA. 


Fsoûlle plébéienne. 

(1) C. ANNl. T. F. T. N. PRO. COS. EX S. C. {Caius .4nnius Titi filius, 
Titi nejios, proconsul , ex Senatûs consulta). Tête diadémée de 
Junon Muneta à droite , entre un caducée et des balances. 

I^ ( à l’exergue) L. F.ABI. L. F. HISP. (dans le champ) Q. {Lucius 
Fabius Lucii filius Hispaniensis quaestor). Victoire dans un qua- 
diige au galop à droite , tenant une longue palme. (11 y a souvent 
des symboles ou des lettres sous la tête ou des lettres isolées au 
revers.) AR. 3 Cr. PI. ii. Annia 1 . 

' (2) Même tête et même légende sans caducée ni balances ; le tout en- • 
I touré d’une couronne de fleurs. 

Pareil au précédent. (Il y a des variétés de lettres.) AR. 6 fr. PI. ii. 
Annia 2. 

(3) C. ANNIVS T. F. T. N. PRO. COS. EX S. C. (Caius Annius , Titi 

filius , Titi nepos-, proconsul, ex Senatûs consulta.) Tête diadémée 
de Junon Moneta à droite; devant, des balances. 

*( (à l’exergue) L. FABI. L. F. HISP. (dans le champ) Q. {Lucius 
Fabius ImcU filius Hispaniensis quaestor). Victoire dans un qua- 
drige au pas à droite, tenant une palme. AR. 15 fr. PI. II. Annia 3. 

(4) Même tête, le plus souvent avec des balances ; derrière, une lettre 

qui varie. 

«f (à l’exei^c) L. FABI. L. F. (en haut) HISP. Q. (Lucius Fabius Lucii 
filius Hisjtanicnsis qiutestor). Victoire dans uii quadrige au pas à 
droite, tenant une longue palme. AR. 10 fr. PI. ii. Annia 4. 

(5) Même tête ; devant , des balances. 

q. TARQVITI. P. F. Q. (Quintus Tarquitius Publii filius quaestor). 


Digilized by Google 


17 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 

^'ictoire dans un bige au galop à droite ; dans le champ , un 
nombre variable. AR. 15 fr. PI. xxxviii. Tarquitia. 

(6) ANNIVS LAMIA SILIVS. Simpule et lituu.s. 

«f III. VIR. A. A. A. T. F. {Triumviri aura, argenta, aere,flando,fe- 
riundo) dans le champ S. C. {Senatds consulta). P. B. C. PI. xi-vn. 
Annia 1 . 

(7) ANNIVS LAMIA SILIVS. Deux mains jointes tenant un caducée. 

III. VIR. A. A. A. F. F. dans le champ S. C. {Triumviri aura, ar- 
genta, aere, flando, feriundo, Senatûs consulta'). P. B. C. PI. xlti. 
Aelia 3. 

(8) ANNIVS LAMIA SILIVS. Corne d’abondance , dans le champ S. C. 

{Senatûs consulta). 

III. VIR. A. A. A. F. F. {Triumviri aura, argenta, aere, flando, fe- 
riundo). Enclume. P. B. C. PI. lxvi. Sili^ 4. 

Éclaircissements. 

Malgré les conjectures d'Havercamp et des autres anciens numis- 
mates, il est impossible de décider quel est le personnage en 
l'honneur de qui furent frappées les six premières monnaies de cette 
famille, ni en quelle occasion elles l’ont pu être. Cavedoni assigne à 
leur fabrication l’an 673 (81 av. J. C.) , et croit que la tête est celle 
de la nymphe Anna Perenna, très-vénérée des Romains, par allusion 
au nom de la famille. L’Annius nommé sur les trois dernières mé- 
dailles fut triumvir monétaire d’Auguste avec Quintus Aelius Lamia et 
Silius. 

9. ANTESTIA ou ANTISTIA. 

^ Famille plébéienne. 

(1) c. ANTESTI. {Caius dnteslius). Tête de Pallas à droite avec le 
casque ailé ; devant X. 

ROMA. Les Dioscures à cheval; dessous, un chien. AR. C. PI. ii. 
Antestia 1 . 

3 


Digitized by Google 


«« ~ DESCRIPTIOÎI GÉNÉHALK DES MONNAIES 

Tét« de l’allas à droite avec le cas^iue aild ; devant, X ; derrière, un 
chien, représenté tantôt montant, tantôt descendant. 

8f C. ANTESTI. ROMA(Cn/itf Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. C. PI. ii. Antestia 2. . 

(3) Tête laurée de Janus. 

it[ C. AXTESTI. RO.MA {Caius Anlêstius Roma). Proue de vaisseau; à 
droite, 1; en haut, un chien. G. B. As, 1 fr. PI. xdvii. Antestial. 

(4) Tête laurée de Jupiter, à droite; derrière S» ^ ^ 

.Même revers; ruais à droite, S. M.B. ^mis, 3 fr. PI. xi.vii. An- 
testia 2. ' , 

(5) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. i. 

Meme revers, mais à droite, <[uatre points. P. B. Triens, 8 fr. 

(G) Tête d'Hercule à droite avec la peau de lion; derrière ,’ trois 
points. 

^ Même revers, mais à droite, trois points. P. B. Quadrans , 3 fr. 
PI. xLvii. Antestia 3. 

(7) GRAG. Tête de Pallas à droite avec le casque ailé; devant, X. 

L. ANTES. ROMA {Litcius Anlêstius Roma). Jupiter dans un qua- 
drige au galop à droite , tenant un sceptre et lançant la fondra. 
AR. C. PI. II. Antestia 3. :! i 

(8) GRAG. Tête casquée de Pallas à droite; deiTière, quatre points. 
L. ANTES. ROMA {Lucius Anlêstius Roma). Proue de vaisseau, sur 

laquelle on voit une corneille ; à droite, quatre points. P.B. Triens, 
1.5 fr. PI. xLvii. Antestia 4. 

(9) GRAG. Tête d’Hercule à droite avec la dépouille du liou. 

Même revers, sans points. P.B. Quadrans, 15 fr. (Cab. de M. Bun- 
bury , à Londres.) PI. xlvii. Antestia 5. 

(1 0) Tête de Mercure à droite avec le pélase ailé ; en haut , deux 
points. 

if Même revers, sans corneille ; à droite, deux points. P.B. Sextans, 
15 fr. 

. » . ' 

(11) C. ANTISTI. VET\’S lU. VIR. {Caius Antistius VetUs triumvir). 
Buste ailé de la Victoire à droite. 


Digitized by Google 


DE RÉPÜBUQUE ROMAISE. 19 

B( PRO VALETVDINE CAESARIS S. P. Q. R. (Senatiu popuUuqwt 
Romanus). Prêtre voilé, sacrifiant devant un autel allumé et 
tenant une patère ; un victimaire lui amène un taureau. (Musée 
de Vienne.) OR. lOOOfr. PI. ii. Antestia 4. 

(12) IMP. CAESAR AVGVS. TR. POT. IIX. {JmperatorCoesar Auputus 
Iribunicid poteslate oc/ui’ô). Tête liue d’OcIave Auguste à droite. 

G. ANTISTI. VEÏVS 111. VIR. {Caius Antistius Velus triumvir), dans 
le champ , APOLLIM ; à l'exergue , ÂCTIO. A^llon debout sur 
une estrade ornée de proues de vaisseau et d’ancres, tenant une 
lyre et sacrifiant auprès d’un aute). AR. 150 Fr. PI. ii. Antestia 5. 

(13) IMP. CAES. A^ GV"S. TR. POT. Vlll. {Jmperator Caesar Augustus 

fribuniciil poteslate octai>ô). Tête nue d’Auguste à droite. ’ . 

< C. ANTIST. VETVS FOED. P. R. CVM GABINIS (Caius Antistius 
Vêtus focilus populi Romani cttm Gabinis). Deux prêtres voilés f 
' sacrifiant un porc sur un autel allumé. AR. 150 fr. PI. ii. An> 
testia 6. ' ‘ , 

(14) Même tête et même légende. 

ÿ C. ANTIST. VETA'SFOEDVS P. R. QVM GARINIS. Même type. AR. 
150 fr. PI. II. Antestia 7. >" )■ 

(15) CAESAR AVGVSTV’S. Tête laurée d’Auguste à droite, 

C. ANTIST. REGIX. FOEDVS P. R. QVM GABINIS (Caius Antistiiù 
Reginus foedus populi Romani asm Gabinis). Type du nimiéro I.T. 
OR (caliHset de M. Wigan .à Londres.) 1000 Fr. unique. PI. ii, 
> Antestia 8. ,■ • 

(f6) C. ANT1STIV8 VETVS III. VIR. (Caius Antistius Vêtus triumvir). 

' Tète diadéraée de Vénus à drohe. 

IMP. CAESAR AVGV. dans le champ; au-dessus, COS. , en dessous, XI 
(Imperator Caesar Augustus consul undecimb). Simpale, litnas ', 
trépied et patère. AR. 20 fr. PI. iii. Antestia 9. 

(17) CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite. 

C. ANTISnVS REGINVS III. VIR. (Caius Antistius Reginus trium. 
vir). Simpiile, lituus, trépied et patère. .AR. 6 fr. PI. ni. An- 
testia 1(). 



DESCRlPnOU GÉNÉRALE DES MONNAIES 


(18) S. C. (Senatiis consuho). Tête de femme à droite. 
r( REG. {Reginus?) Homme eu loge; dans le champ, le lituus. AR. 
Quinaire , 30 fr. (Riccio , du cabinet d'Antonio Benedetti de 
Fermo'). PI. iii. Antestia 11. 

Eclaircissements. 

La plupart des numismates ont fait de l’Antestia et de l'Aiitistia 
deux familles distinctes. Eckhel les a réunies, et, quoique Riccio en 
ait de nouveau fait la séparation , les raisons que donne Eckhel me 
paraissent si plausibles , que je crois devoir en présenter la sulMlance. 

« Je réunis , dit-il, ces familles , plébéiennes l’une et l’autre, parce 
qu’il semble peu douteux qu’elles n’en formaient qu’une seule, avec 
une variante dans le nom. Déjà, d’après une ancienne inscription. Or- 
sino l’avait soupçonné, de même que Pigh et V’aillant ; mais Havcrcamp 
a repoussé leur conjecture , par la raison que du temps d'Auguste il 
y avait des Antistiiis et des Antestius ; le premier nom se trouvant sur 
des médailles d’argent avec sa tête , et le second , sur celles de Cala- 
gurris, également avec sa tête. Oderic qui, dans une savante disser- 
tation , défend l’opinion d’Orsino , oppose à celle d’Havercamp qu’il 
ne faut pas confondre les familles municipales avec les familles ro- 
maines, bien qu’elles tirassent leur origine de celles-ci : de sorte qu’il 
est très-possible que les Antestius aient été appelés plus tard Autistius , 
et que les Espagnols aient néanmoins retenu leur ancien nom. Tite 
Live appelle constamment Antistius ceux-là mêmes que Mavercamp 
appelle Antestius. Mais enfin , si nous voulons bien accorder que les 
Antestius et les Antistius étaient vraiment distincts les ans des autres , 
il ne s'ensuit pas que ce fussent deux familles distinctes , Muais plutôt 
deux branches de la même famille, comme la Claudia et la Clodia , la 
Plautia et la Plotia , etc. » i 

I . Riccio, qui decrit celle muilaillc, la place à la famille Livineia, interprétant HEG. 
par REGVLVS. i’ai cru mieux faire, peut-être, en lisant REGINVS. C'esi le lituus qui 
m'en a donné l'idée. Fn elTet, toutes les médailles de l'époque impériale de la famille 
Antestia rappellent la religion, tandis que ses emblèmes ne se rencontrent jur aucune 
de celles de la famille Livineia. En tout cas, l'attribution de ce quinaire est incertaine. 


Digitized by Google 


11 


OE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

Il serait difficile de décider à quels personnages de la famille Antestia 
se rapportent les dix premières médailles. Le cliien était sans doute 
le symbole de cette famille ; il est par conséquent assez probable que 
le quinaire incertain qui représente une Victoire couronnant un tro- 
phée , et au milieu un chien , ainsi que le denier sans nom de 
famille, où l’on voit les Dioscures, et en dessous un chien, lui 
appartiennent. Le nom GRAC ou GRAG (car les Romains confondaient 
fréquemment le C et le G) n'a pas été expliqué d'une manière satisfai- 
sante. Borghesi, l’interprétant par Gragiilus, y trouve une allusion au • 
croassement de la corneille , qui est représentée sur les numéros 8 et 9. 
Mais s'il faut lire Graculus (geai) , comme le propose Eckhel , non- 
seulement l’opinion de Borghesi tombe d’elle-méme , mais encore ce 
n'est pas une corneille , mais un geai qu’il faut voir sur le triens et le 
quadrans. J'aurai plus d'une fois l’occasion de faire remarquer comme 
ces conjectures , fondées sur un dessin plus ou moins exact , ou sur 
une prétendue ressemblance de nom , peuvent exposer ceux qui les 
forment à des conclusions indignes d’hommes sérieux. 

Antistius Vêtus et Antistius Reginus furent monétaires d’Auguste. 
Les médailles 12, 13, 14, 15 et 16, furent frappées en 738 (16 av. 

J. C.), comme le témoignent le consulat et la puissance tribiinitienne 
d’Auguste , qui y sont mentionnés. L’analogie de la médaille 1 7 avec 
la médaille 16 doit faire supposer qu’elle date de la même année. 
Quant à la médaille 1 1 , qui représente un sacrifice offert par le S^nat 
et le peuple romain [mtr la santé de César, elle peut se rapporter à la 
même année , ou à toutes celles où Auguste étant absent de Rome , il 
y eut des vœux adressés pour son retour. Ou pourrait également la 
dater de 729 (25 av. J. C.), où Auguste fut malade à Tarracone , ou 
même la faire remonter jusqu’en 725 (29), où le Sénat décréta qu’il 
serait offert pour sa santé des sacrifices publics et particuliers. 

Le temple qu’Augiiste dédia à Apollon Actien est célébré sur la mé- 
daille 12. Sur les numéros 13 et 14, Antistius Vêtus a voulu rappeler 
le trait d’histoire suivant, relatif à sa famille, qui était originaire de 
Gabies, ancienne ville du Latium. Sous le règne deTarquin le Superbe, 
Antistius Petro, que Denys d’Halicamasse appelle le plus illustre des 
Gabiens, fut assassiné traîtreusement par Sextus Tarquin, et sa ville 


li 


UESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


livrée au roi. Mais , plus tard , la concorde ayant été rétablie , Rome 
• fit un traité avec les Gabiens , lequel traité , écrit sur la peau du boeuf 
même qui avait été immolé en cette occasion , se voyait encore à 
Rome pins de cinq cents ans après, dans un temple de Jupiter. Au lieu 
du bœuf, la médaille représente un porc. 

Borghesi a ingénieusement expliqué les quatre Symboles exprimés 
sur les médailles 4 6 et 1 7 par les (|uatre ministères religieux d’Auguste, 
qui fut pontife , augure , scptemvir épulon , et qiiindécimvir des rites 
sacrés. 

Terminons en disant que le mot QL’M est écrit d’après l’ancienne 
ortiiograplie. 


10. ANTIA. 

Kimiilt:* plfbéifnn^. 

(1) DEl PENATES. Têtes accolées des Dieux Pénates diadémés à 
droite. 

C. ANTIV'S C. F. {Caius Antius Caii filiui). Hercule nu debout, 
tenant une massue , uti trophée et la dépouille du lion de Némée< 
AR. 1 0 fr. PI. ni. Antia 1 . 

(2) RESTIO. Tête nue d’.Antius Restion à droite. 

Pareil au précédent. AR. 10 fr. PI. ni. Antia 2. 

(3) C. ANTIVS {Caius Antius). Tête de bœuf de face, ornée de guir- 
landes. 

I^ RESTIO. Autel paré et allumé. AR. Sesterce, 80 fr.'. PI. iti. Antia 3. 

(4) C. ANTIVS {Caius Antius). Buste de Diane à droite avec arc et 

carquois. 

Rf RESTIO. Cerf orné de guirlandes, AR. Quinaire, 100 fr. PI. in. 
Antia 4*. 

1 . C'est à tort que Mionoet a décrit et évalué cette médaille dans le module du 
denier et <lu quinaire. Ce type n’e.st connu que sur les sesterces. 

2. La médaillé gravée dans Vouvrage de Riccio [xirtc le nom RESTIO I la lèle, et 
le nom C. ANTIVS au revers. Il est possible qu’il ait eu sous les yen* une médaille 
dirierente de celles que j'ai vues ; je crois néanmoins que son dessin est inexact. 


Digitized by Google 


■O 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. *3 

(5) RESTIO. Cliouetie sur un bouclier. 

Rf C. ANTIVS {Caius Àntitu). Casque. AR. Sesterce, 60 fr. PI. ni. 
.\titin 5. 

(6) RESTIO. CLouelte sur un bouclier. ^ 

b( C. ANTIV'S {Caius ^/ntius). La Piété debout, tenant une corne d’a- 
bondance et un gouvernail. AR. Sesterce (Riccio d’après Avelliim). 
100 fr. PI. ni. Aniia 6. 

Éclaircissemen ts . 

» 

La tête forte et énergique que représente % séeonde des médailles 
décrites ci-dessus est celle d'Antius Restioii , tribun du peuple , qui fit, 
vers l’an 680 de Rome (74 av. J. (^), une loi somptuaire en faveur du 
peuple : loin d’avoir du succès, elle lui suscita des persécutions qui 
l'obligèrent à se retirer à Laviniiim. Cette monnaie, ainsi que les autres, 
fut frappée en 706 (48 av. J. C.), par son fils, le même peut-être, selon 
Eckhel , qui , proscrit injustement par les triumvirs , fut sauvé par un 
de ses esclaves. Le type d’Uercule vaini{ueur fait allusion à l'origine 
de sa famille, qui prétendait descendre d’Antiade, fils d'Hercule; et 
l’autel représente celui de Parium , en Mysie , dont certaines médailles 
offrent également d'un côté une tète de bœuf et de l’autre un autel 
orné de guirlandes. 

II. ANTONIA. 

Famille patrideone. 

(1) Tête laurée de Jupiter ü droite; derrière, S. C. (Senatiis consullo). 
R( Q. A\T0. BALB. PR. {Qwntiis Antonius Balbus praetor). Vicloii-e 

dans un quadrige au galop à droite , tenant une couronne et une 
longue palme. (Il y a des variétés de lettres à la tète ou au revers; 
très-rarement des deux côtés à la fois.) Médaille dentelée. AR. C. 
PI. III. Antonia 1 . 

An de Rome 711 (aveDI J. C. ki). 

(2) M. ANTON. IMP. {Marcus Antonius imperator). Tète nue barbue 

de Marc Antoine à droite ; derrière, le liluus. 


Digilized by Google 



<4 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

Hf CAESAR DIC. {Caesar dictator). Télé laurëe de Jules César à droite; 

derrière , le praefericulum. AR. 10 fr. PI. iii. Antonia 2. 

(3) La même en OR. (Vente Thomas à Londres.) 500 fr. PI. iii. Ibid. 

' (4) Mr ANTON. IMP. R. P. C. (^Marcus A nlonius imjierator Reipublicae 
constiUundaé). Tête nue barbue de Marc Antoine à droite ; der< 
rière , le lituus. 

CAESAR DIC. {Caesar dictator). Tête laurée de Jules César à droite; 
derrière , le praefericulum. AR. 10 fir. PI. tu. Antonia 3. 

*(5)M. ANTON. IMP. III. VIR. P. C. {Marcus Antonius imperator ■ 
triumvir Rjeipuhlicaé^onstituendaé). Tête nue de Marc Antoine à 
droite ; dessous une étoile ou le lituus. (Ce dernier symbole est 
plus rare.) 

CAES.4R IMP. III. VIR. R. P. C. {Caesar imperator triumvir Reipu^ 
blicae constituendae). Tête nue dlOctave à droite. AR. 8 fr.'. PI. iii. 
Antonia 4. 

(6) M. ANTON. IMP. III. VIR. R. P. C. AVG. {Marciu Antonius im- 

perator triumvir Reipublicae constituendae augur). Tête nue de 
Marc Antoine à droite. 

*f CAESAR IMP. PONT. III. VIR. R. P. C. (Caesar imperator pontifsx 
triumvir Reipublicae constituendae). Tête nue d’Octave à droite. 
AR. Gfr.'Pl. III. Antonia 5. 

(7) M. ANTONIVS IMP. III. VIR. R. P. C. AVG. {Marcus Antonius 

imperator triumvir Reipublicae constituendae augur). Tête nue 
barbue de Marc Antoine à droite. 

C. CAESAR IMP. III. MR. R. P. C. PONT. AVG. {Caius Caesar im- 
perator triumvir Reipublicae constituendae pontifex augur). Tête 
nue barbue d’Octave à droite. OR. (Musée Britannique.) 250 fr. 
PI. III. Antonia 6. 

(8) ANTONIVS IMP. {Antonius imperator). Tête nue de Marc Antoine 

à droite. 

t. Rircioa confondu toutes ces légendes. 1* Lorsqu’il y a le liluus sous la tète de 
Marc Antoine, il n’y a jamais PONT, à la télé d’Octave; 2* lorsque Marc Antoine a le 
litre AVG., il y a toujours PONT, à la tète d’Octave; 3° ce n’est ;>as la médaille S qui 
existe en or, c’esi la médaille 7, dont il ne donne pas la légende. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


iS 

sf CAESAR IMP. {Caesar imperator], Tétp nue Jjarbiie d’Octave à 
droite. OR. 200 fr. Pl. ni. Antonia 7. ' ■ 

(9) A^TOMVS IMP. [Jritonius im/terator). Tcle nue de Marc Antoine 

à droite. 

Hf CAESAR IMP. {Caesar imperator). Caducée ailé. AR. 6 fr. PI iii. 
Antonia 8. 

I 

(10) III. VIR\ R. P. C. {Triumvir Reipublicac conslituendae). Tête 
voilée et diadéniéc de la Concorde à droite. 

^ M. ANTON. C. CAEISAR {Marcuf Antonius^ Cnins Caesar). Deux 
mains jointes tenant un caducée. AR'. Quinaire 4 fr.'. PI. ni. 
Antonia 9. 

(11) CAESAR IMP. {Caesar imperator). Tète nue d’Octave à droite. 
H( ANTONIVS LMP, {AtUonius imperator). Caducée ailé. AR. 6 fr. 

PI. XXI. Julia 28. 

(12) Tête nue de Marc Antoine à droite; derrière, le lituus. 

b[ M. ANT. IMP. 111. VIR R. P. C. {Marcus Anlonius imperator 
triumvir ReipuMicae constituenJae). Caducée sur un globe entre 
deux cornes d'abondance. AR. 40 fr. PI. ni. Antonia 10. 

(13) M. ANTOMVS III. VIR R. P. C. {Marcus Antonius triumvir Rei- 
publicac constituenJae). Tête nue de Marc Antoine à droite; de- 
vant, le lituus. 

Bf LEPIDA S III. VIR R. P. C. {Marcus Lepidus triumvir Rei- 
publicac constituenJae). Tête nue de laîpide à droite; derrière, 
le simpule et l’aspersoir. OR. 1200 fr. (Cab. des méd. et Musée 
britannique)'. PI. m. Antonia 11. 

(14) M. ANTON. IMP. {Marcus Antonius imperator). lâtuus, prae- 
fericulum et corbeau. 

M. LEP. ou LEPID, IMP. {Marcus LepiJus imperator). Simpule, 
aspersoir, hache et apex. AR. 30 fr. PI. ni. .Antonia 12. 

1 . Morell donne aussi ce revers avec la télé d'Oclave; cette médaille n’est connue 
nulle part. Ne serait-ce pas une médaille Goltzienne? 

S. Mionnet et Riccio ont cité & tort cette médaille en argent; elle n'existe qu’en or. 
Quant à Morell , c’est par une faute du graveur qu’on lit AR au lieu de AV. 

4 


1£ 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 




(15) M. ANT. ou ANTO. IMP. {Marcus Antonius imperator). 

H( M. LEP. IMP. {Marcus Lepidus im/jerator^. 

Mêmes types des deux côtés. AR. Quinaire 3 fr. J’I. iv. 
Antonia 13. 

(16) M. ANTOW. IMP. {Marcus A ntoruus im/terator), 

H( M. LEPID. COS. IMP. {Marcus Lepidus consul imperator). 

Mêmes ly|>es des deux côtés. AR. (ma collectiou)^ 30 fr. PI. iv. 
.\ntoiiia 14. 

(47) M. ANTONL COS. LMP. {Murcus Antonius consul imperator). 

b(M. LEP. COS. IMP. {Marcus Lepidus consul im/serator'). 

Mêmes ty{)cs des deux côtés. AR. 40 Ir. PI. iv. Antonia 15. 

(18) M. ANT. IMP. {Marcus dntonius imperator). Lituus, praeferi- 
cukim et corbeau. 

si Victoire couronnant un trophée. AR. Quinaire 3 fr. PI. rv. An- 
tonia 16. 

(49) Tête voilée barbue de Marc .Antoine à droite entre le lituus et 
le praefericuluin. 

P. SEPVLLIVS MACER {Publias Sepullius Macer). Cavalier avec un 
bonnet , conduisant deux chevaux à droite et tenant un fouet ; 
dans le champ, une palme et une couronne. AR. 10 fr. PI. xxxvii. 
Sepullia 1 1 . 

(20) M. ANTONTVS III. VIR R. P. C. {Marcus Antonius triurAvir 
Reipublicae constituendac). Tête nue barbue de .Marc Antoine 
à droite. 

ni. L. MVS.S1D1VS T. F. LONGVSIIII. VIRA.P. F. {Ltwius Mussidius 
Titi filius longus quatuorvir aura publico feriundoj. Mars casqué 
debout, nu, le pied sur un c.isque, tenant une baste et un 
parazoniuni. OR. 300 fr. (Celte légende peut être diversement 
disposée. Sur l’exemplaire du cabinet des médailles, le nom 
-AIV.SSIDIVS contient un monogramme.) PI. xxix. Mussidia 10. 

(21) M. ANT. III. VIR R. P. C. {Marcus Antonius triumvir Rei- 
publicae constituendac). Tête nue barbue de Marc Antoine à 
droite. 


Digitized by Google 


•i. 


0E tA RÉPi;BUQnE ROMAINE. 

b[ P. CLODIVS M. F. (Puhlius CloiUtis Marci fUhts). Mars casqué 
debout , nu , tenant une haste et un parazoniimi. AR. 40 fr. • 
PI. XII. Claudia 9. 

(22) Tête nue barbue de Marc Antoine a droite. 

rT C. VIBIVS VARVS {Caius Fibius Fariis). Femnae debout, tenant une 
petite Victoire et une corne d'abondance. AR. 6 fr. PI. xlu. 
Vibia 22. 

(23) M. A^TONIV.S fil. VIR R. P. C. (iVr;mw Àntonius triumvir Kei- 
publicne constituerulae). Tête mie de Marc Antoine à droite. 

Bf L. RF.GVLVS IIII. VIR A. P. F. (jMcius Régulas quatuorvir tutro • 
publico feriu/ulo)., Antcon à moitié couvert d’une peau de lion , 
assis, tenant une haste et appuyé sur un bouclier. OR. âOO fr. 
(Cal), de M. Wigan à Londres). PI. xxv. Livineia 8. 

(24) M. ANTONI. IMP. (quelquefois avec un monogramme, Marcus 
Antotiius imperator). Tête nue barbue de Marc .Antoine à droite. 

B[ III. VIR R. P. C. {l’riumvir Reipublicae coustituendae). Tête radiée 
du Soleil de face dans un temple à deux colonnes. .AR. 5 fr. PI. iv. 
Autonia 17. 

(25) Tête nue barbue de Marc Antoine à droite; derrière, le lituus. 

Il( M. ANTOMVS III. VIR R. P. C. {Marcus dntonius triumvir Rei- 
publicae constilueiuLte). Tête radiée du Soleil à droite. AR. 6 fr. 
PI. IV. .Antonia 18. 

(26) La même en OR. 300 fr. (Eokbel, musée de Vienne). PI. iv. Ibid. 

(27) IMP. {ImiJerator). Tête nue barbue de Marc Antoine è droite; 
derrière , le lituus. 

4 Pareil aux deux précédents. AR. 10 fr. PI. rv. Antonia 19. 

(28) Buste ailé de la Victoire à droite, sous les traits d’Octavie? 

b( LVGVDVNI. Lion marchant à droite; dans le champ A. XL. 
{Anna xl). AR. Quinaire 4 fr. (Cette médaille et la suiv.ante doi- 
vent, d’après Eckbel, avoir été frappées au plus tôt en 711 , et au 
plus tard en 714). Pl> iv. Antonia 20. 

(29) III. VIR R. P. C. ( Triumvir Reipublicae conslituendae). Buste ailé 
de la Victoire à droite , sous les traits d’Octavie ? 


Digitized by Google 


*8 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

nf. ANTOM. IMP. [^ntonius imperator). Lion marchant à droite; 
dans le champ A. XLI. (^Anno xli). AR. Quinaire 4 fr. PI. iv. An- 
tonia 21 . 

An de Rome 7tl (avant J. C. 42). 

(30) C. AXTOMVS M. F. PRO. COS. (jCaius Antonius Marci filius 
proi-onsitl). Tête jeune à droite (plutôt de femme), avec un cha- 
peau à larges bords. 

R; PONTIFEX. Deux simpules et une hache. AR. 300 fr. PI. iv. An- 
tonia 22. 

An de Rome 713 (avant J. C. lit). 

(31) .M. ANT. IMI*. AVG. III. VIR R. P. C. M. XERVA PROQ. P. 

(Hfarctis Anlonius imperator augur triumi’ir ReipuMicae con- 
stituendae. Marcus iVerva protjuaeslor provincialis). Tête nue de 
Marc Antoine à droite. 

l( L. ANTONIVS COS. [Liwius Antonius consul). Tête nue de Lucius 
Antoine à droite. AR. 40 fr. PI. xiit. Cocceia 1 . 

(32) ANT. AVG. IMP. lil. V. R. P. C. {Antonius augur imperator 
triumvir Reipublicae constituendae). Tête nue de Marc Antoine à 
droite. 

b(. PIETA.S cos. [Pictas consul, écrit circulairement à l’exergue). 
Femme debout, tenant une corne d'abondance et un gouvernail ; 
à ses pieds, une cigogne. AR. 15 fr. PI. iv. Antonia 23. 

(33) Le même en OR. 300 fr. (Cabinet des méd.) PL rv. Ibid. 

(34) Même tête. 

PIETAS (quelquefois avec un monogramme) COS. {Pietas consulj , 
écrit dans le champ. Femme debout, tenant un autel allumé et 
une corne d’abondance sur laquelle sont deux cigognes. OR. 
200 fr. PI. IV. Antonia 24. 

(35) La même en ARGENT. 10 fr. PI. rv. Ibid. 

(36) M. ANT. IMP. AVG. III. VIR R. P. C. M. BARB.AT. Q. P. {Marcus 
Antonius imperator augur triumvir Reipublicae cons ti tue rulae. 
Marcus Rarbatius quaestor provincialis). Tête nue de Marc An- 
toine à droite. 


Digitized by Google 


CE LA RÉPCBUQUE ROMALNE. tO 

Hf C4ESAR IMP. PONT. III. VIR R. P. C. (Caesar imperator pontifex 
triumvir Reipublicae constituendae). AR. 3 fr. PI. viii. Barbatia I. 

(37) La même en OR. 200 fr. PI. vin. Ibid. 

(38) M. ANT. IMP. AVG. III. VIR R. P. C. L. GELL. Q. P. {Marcus 
Antonius imperator augur triumvir Reipublicae constituendae. 
Lucius Gellius quaestor provincialis'). Tête nue de Marc Antoine 
à droite ; derrière, le praerericulum. 

Rf CAESAR IMP. PONT. III. VIR R. P. C. {Caesar imperator pontifex 
triumvir Reipublicae constituendae'). Tête nue d’Octave à droite ; 
derrière, le litiius. AR. 20 fr. PI. xix. Gellia 2. 

(39) La même en OR. 300 fr. (Cabinet des médailles). PI. xix. Ibid. 

An de Rome 71 4 (avant J. C. tiO). 

(40) .ANT. IMP. III. VIR R. P. C. {Antonius imperator triumvir Rei- 
publicae constituendae.) Tête nue de Marc Antoine à droite; der- 
rière , le lituus. 

Rf CN. DOMIT. AllENOBARBVS I^P. {Cnaeus Domilius Ahenobarbus 
imperator.) Proue de vaisseau; dessus, un astre. AR. 25 fr. 
PI. XVI. Domitia 6. 

(41) La même en OR. 400 fr. (Cabinet de M. Wigan à Londres). 

PI. XVI. Ibid. 

Ans de Rome 715 k 717 (avant J, C. 39 à 37). 

(42) M. ANTONIVS IMP. COS. DES. ITER. ET TERT. {Marcus An- 
tonius imperator consul designatus ilerùm et terlib). Tète de Marc 
Antoine à droite , couronnée de lierre ; le tout dans une cou- 
ronne de lierre et de raisins. 

r( III. VIR R. P. C. {Triumvir Reipublicae constituendae). Deux ser- 
pents entrelacés autour d’un arc et de deux flèches; à gauche, 
un trident; à droite, un caducée. AR. Médaillon (Morell). 
PI. IV. Antonia 25. 

(43) Même tète ; sous la tête , le lituus. 

R( III. VIR R. P. C. {Triumvir Reipublicae constiluendae).Téle A'Oc- 


Digitized by Google 



10 DESCniPTIOK GÉNÉRALE DES MONNAIES 

ta vie à droite, sur la ciste mystique, afolour de laquelle sont deux 
serpents entrelacés. .\R. Médaillon. 35 fr. PI. iv. Antonia ‘26. 

(44) M. AiNTONlVS IMP. COS. DESIG. ITER. ET TEHT. {Marcus 
AnUinius irnperator consul desij'natus iterùm et tertio). Têtes 
accolées à droite de Marc Ânluine, couronné de lierre, et d’Oc- 
tavie ooifTée en cheveux. 

III. VIR R. P. G. ( Triumvir Reipuhlicae constituendae). Bacchiis 
debout, en habit de femme, tenant un thyrse et un vase, sur 
la ciste mystique autour de laquelle sont deux serpents entrelacés. 
AR. Médaillon. 35 fr. PI. iv. Antonia 27. 

(45) M. ANT. IMP. COS. DES. ITER. ET TER. {Marcus Antonius im- 
l>erator consul designatus iterùm et terltii). Têtes accolées de 
Marc Antoine et d’Octavie à droite. 

Hf .. FONTEIVSCAPITO PRO. PR ’. Galère à la voile. MB. 50 fr. 

PI. Lv. Konteia 6. 

(46) M. ANT. IMP. COS. DESIG. ITER. ET TER. {Mnreus Antonius 
imi>erator consul designatus iterùm et tertio). Têtes accolées de 
Marc Antoine et d’Octavie à droite. 

Rf M. OPPIVS CAPITO PRO. PR. PRAEF. CLASS. F. C. {Marcus Op~ 
/nus Ca/nto /iropraetor /traefectus classis flandum curavit). Galère 
à la voile ; dessous A, et la triquetra avec la tête de Méduse. 
PB. 40 fr. PI. Lxi. Oppia 5. 

(47) Tête nue de Marc Antoine à droite. 

Rf C. SOSIV.S IMP. {Cnius Sosius im/terator). Trophée entre deux 
captifs. PB. 100 fr. PI. lxvii. Sosia 2. 

(48) M. .ANT. IMP. III. VIR R. P. C. ( Marcus Antonius im/wator 
triumvir Rei/mblicae constituendae). Tête nue de Marc Antoine à 
droite; derrière, le lituus. 

h( P. VENTIDI. PONT. IMP. {Publias Pentidius /xtntifex im/ierator). 
Soldat debout, presque nu, tenant une haste et une branche 
d'olivier. AR. 500 fr. PI. xl. Ventidia. 

1 . Je n'ai jamais pu me procurer la légende complète de cette médaille. Du reste, aux 

familles Caipumia, Fonteia, Oppia et Sempronia, on trourera plus de détails sur ces 

médailles très>rare$ et presque toujours mal conservées. 


Digitized by Google 


Dlî LA RÉPUBLIQUE RO>IAI?iE. SI 

(49) M. ANTOmVS M. F, M. N. AVG. IMF. ITE. {Marcus /intomus 
Marci fUius Marci nepos augiir imperator iterùni). Marc Antoine 
debout, avec une cuirasse , le jiied appuyé sur une proue de 

' vaisseau, tenant une haste et un parazonium. 

Rf m. VIR R. 1». C. COS. DESIG. ITER. ET TERT. {Triumvir Rei/ni- 
blicac constiluendae consul designatus ilerùrn et tertidj. Lion te- 
nant une épée; en haut, une étoile. OR. 600 fr. (Moreli, d’après 
le cabinet des médailles où cette pièce a existé avant le vol 
de 1831). PI. IV. Antonia 28. 

An de Home 7t8 (avant J. C. 36). 

’(60> III. VIR R. P. C. COS. DKSIG. ITER. ET TER. {Triumvir Rei- 
publicae constiluendae consul designatus iterùm et tertni). Tête 
radiée du Soleil à droite. 

- .M. ANTO.MVS M. F. M. N. AVGVR IMP. TER. {Marcus Antonius 

Marci films Marci nepos mtgur imperator tertiii). Marc Antoine 
debout , en habit de prêtre , voilé et tenant le lituus. AR. 4 fr. 
PI. IV. Antonia 29. 

(51) La même, en OR. 500 fr. (Mionnet, , d’après Vaillant.) PI. iv. 
Ibid. 

(52) M. ANT. IMP. TER. COS. DES. H ER. ET TER. III. VIR R. P. C. 
{Marcus Antonius imperator terlià consul designatus iterùm et 
teriii) triumvir Reipublicae cons li tue ndae). Têtes nues en regard de 
Marc Antoine et d’Octavie. 

b( L. ATRATINVS AVGVR PRAEF. CEiS. F. C. {Luoius Atratinus 
augur praefectus classis flatulum ciiravit ). Un homme et une 
femme debout dans un quadrige d'hippocampes ; à gauche, 
HS.; dessous, A et un autel. GB. 100 fr. PI. lxvi. Sein- 
pronia 6. 

(53) M. AMT. DU>. TER. COS. DF.S. ITER. ET TER. lU. VIR R. P. C. 
{Marcus Antonius imperator tertià consul designatus iterùm et 
tertià triumvir Reipublieae constitue ndaè). Tête nue de Marc An- 
toine à droite. 


Digitized by Google 


3* 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Rf L. RIBVLVS M. F. PR. DESIG. {Lucius Bibulus Marci fWus praetor 
designatus). Galère sans voile. MB. 30 fr. PI. l. Caipumia 7. 

(54) AMONIVS.WGVR COS. DES. ITER. ETTERT. {Antomus augur 
cou.tul designatus ilerùm et tertio). Tète nue de Marc Antoine à 
droite. 

I^ IMP. TERTIO III. MR R. P. C. {Impcrator tertib triumvir Reipu- 
blicae constituendaé). Tiare avec arc et flèche en sautoir. AR, 
30 fr. PI. IV. Anlonia 30. 

(55) M. ANT. AVGVR III. A IR. R. P. C. {Marcus Antonius augur 
triumvir Rcipublicae cunstituendue). Tête nue de Marc Autoine à 
droite. 

IMP. TER. {Jmfierator tertib). Trophée avec une épée et un bouclier; 
au bas, deux boucliers ronds et deux javelots. AR. 8 fr. PI. iv. 
Antonia 31 . 

(56) ANT. AVGV. 111. VIR. R. P. C. {Antonius Augur triumvir Reipu- 
blicne constituendaé). Tête nue de Marc Antoine à droite. 

I^ IMP. TER. {Imj>erator ferfoô). Trophée avec une épée et un bouclier; 
au bas, une proue de vaisseau et un bouclier rond. AR. 8 fr. 
PI. IV. Antonia 32. . 

(57) M. ANT. AVGVR III. VIR. R. P. C. {Marcus Antonius augur 
triumvir Rcipublicae constituciulaé). Tète nue de Marc Antoine a 
droite. 

lÿ LMP. TER. {Imperator tertib). 'XroY>hée avec deux boucliers; au bas, 
deux boucliers ronds et deux javelots. -AR. 12 fr. (Cab. des mé- 
dailles.) PI. IV. Antonia 33. 

(58) M. ANTOMVS M. F. M. N. AVGVR IMP. TERT. {Marcus Anto- 
nius Marci Jiliits Marci nepos augur impcrator tertib). Tête nue 
de Marc Antoine à droite. 

I< COS DF.SIG. ITER. ET TERT. 111. MR R. P. C. {Consul designatus 
itcriim et tertib triumvir Rcipublicae constituendaé). Tête nue 
d’Octavie à droite. OR. 1500 fr. (Cab. des méd.). La médaille 
citée par Eckbel a pour légende COS. DIISIG. ITllR. UT. TIIRT. 
etc. PI. V. Antonia 34. 


Digitized by Google 


DE LA RftPUBLIQL'E ROM UNE. 


33 


An de Rome 719 ou 740 (avant J. 0. 33 ou 3<»). 

(59) M. ANTON. IMP. AVG. III. VIR. R. F. C, [.Varcus .-Intonius im- 
. perator aiigur triumvir Reipuhlicae constituendaé) . Üluus et prae- 

fericulum. 

1^ L. PL.ANCVSIMP. ITER. {^Lucius Plancus imperator iterttm).¥o\iAre 
ailë, praefericulum et caducée ailé. AR. 40 fr. PI. xxviii. Mu- 
natia 5. 

(60) ANTON. AVG. IMP. III. COS. DES. III. III. V. R. P. t;. 

nius augur imperator tertib consul désignants tertio triumvir 
Reipuhlicae constitue/tdtie). Tête nue de Marc Antoine à droite'. 
»f M. SILANVS AVG. Q. PRO. COS. {Marcus Silanus augur quaestor 
proconsul). En deux lignes dans le champ. AR. G fr. PI. xxiv. 
Junia 19. 

(61) ANTON. AVG. IMP. III. COS. DES. III. III. V. R. P. C. k.4>i- 
tonius augur imperator tertib consul designalus tertih triumvir 
Reipuhlicae constituendae). Tête nue de Marc Antoine à droite. 

ANTONIVS AVG. IMP. III. {Antonius augur imperator tertib). En 
deux lignes dans le champ. AR. 6 fr. PI. v. Antouia 35. 

(62) Même tête. ^ 

»( M. ANTONIVS M. F. {Marcus Antonius Marci fdius). Tête nue 
de Marc Antoine 61s à droite. OR. 2000 fr. Morell rapporte cette 
médaille d'après le cabinet de Paris où elle a existé. l.e 
dessin que je donne est fait d'après l'exemplaire de Vienne ; 
mais Eckhel le regardait comme suspect et assurait que les 
deux se ressemblaient comme deux gouttes ieau (Textuel). Il 
manque quelque chose à la légende après M. F. ou M. E. PI. v. 
Anionia 36. 

(63) ANTONI ARMEMA DEVICfA. Tête nue de Marc Antoine à droite; 
derrière, une tiare. 

1 . Morell donne encore les légendes de tète suivantes : 1* ANTONIVS AVGVR COS. 
DES. UER. ET TER. *• ANTON. AVG. IMP. III. COS. ITER DI. VIR R. P. C. 
3* ANTONIVS AVGVR COS. DES. ITER. ET TER avec le lituus derrière la tête. Ces 
trois légendes ne se trouvent avec le revers du n* 60 dans aucun cabinet que j'aie vu. 

.•I 


Digitized by Coogle 



UËSCRIPTION GÉKÉRALR DES MONNAIES 


%U 

b( CLEOl’AT. ou CLEOPATR.AE KEGIN.AE ^ou plus raremeut SESlîNAF, ) 
REGA M EILIORA'M REGVM. Tète diadémée de Cléopâtre à 
droite; dessous, une proue de vaisseau. AR. 40 fr. PI. v. An- 
tonia 37. (Une très-belle Cléopâtre vaut au moins 80 fr.) 

Ad de Rome 723 (avant J. C. 31}. 

(64' M. ANTO. COS. 111. IMP. 1111. (Afarciis .-tntonius consul lertiô 
irnperator /juartii). Tête de Jupiter .Ammon à droite. 

r( antonio AVG. SCARPVS l.MP. [Antonio aiiguri Scarpus im/ierii- 
tor). Victoire tenant une couronne. AR. 12 fr. (Cette légende 
peut être diversement disposée.) PI. xxxn. Pinaria 3. 

(65) Même tête. 

t( SC.ARPVS IMP. LEG. A III. (Scarpus imperntor legionis octaï uc). 
Aigle entre deux enseignes militaires (cab. de .AI. Bunbury à 
Londres). AR. 200 fr. PI. xxxn. Pinaria 4. 

(66) M. ANTOMVS AVG. IMP. 1111. COS. TERT. III. V, R. P. C. 
[Marcus Anlonius augiir im/>erator quartb consul tertio triumvir 
Reipublicae conslituendue). Tête nue de Alarc .Antoine à droite. 

D. TA’R. [Decimus Turillius). A'ictoire debout à gauche tenant une 
palme et une couronna à laquelle sont attachés des rubans ; le 
tout dans une couronne de laurier. AR. 50 fr. PI. xxjux. Turillia. 

(67) Alême tête. 

r[ .Même revers sans légende. AR. 50 fr. PI. v. .Antonia 38. 

Époque indéterminée parmi les dernières années de Marc .Antoine. 

(68i ANT. AVG. 111. VTR. R. P. C. (Antonius augur triumvir Reipu- 
blicae conslituentlae). Galère prétorienne*. 

i( LEG. I. [Legionis priniae). Aigle entre deux enseigne» nilUaires. 
AR. (Eckhel, du musée de Vienne). 250 fr. 

(69) LEG. II. [Legionis secutulue). AR, C. PL v. Antonia 39. 

t . Ce type cl celte légende , ainsi que le type du revers , se reproduisent sur les 

38 médailles suivantes. La répétilioD des memes mate à cliaqne médaille serait tesd- 

dieuse et inutile. 


Digitized by Coogle 


DE L\ RÉPUBIJQUE ROMAINE. 3K 

• 

(70) LEG. III. [Legionis tertiae). AR. C. PI. v. Antonia 40. 

(71) LEG. 1111. {Legionis quartae). AR. 3 fr. PI. v. Antunia 41. 

(72) LEG. IV. {Legionis quartae). AR. C. PI. v. Antonia 4‘2. * 

(73) 1^ même en OR (Mionnet). 600 fr. PI. y. Ibid. 

(74) LEG. V. {Legionis quiniae). AR. C. PI. v. Antonia 43. 

(75) LEG. VI. {Legionis sextae)'. AR. C. PI. v. Antonia 44. 

(76) LEG. VII. {Legionis septimaè). AR. C. PL v. Antonia 45. 

(77) LEG. V'III. {Legionis octavae). AR. C. PL v. .Antonia 46. 

(78) LEG. V'IIII. {Legionis nonue), AR. 3 fr. PL v. Antonia 47. 

(79) LEG. IX. {Legionis nonae). AR. C. PL v. Antonia 48. 

(80) LEG. X. {Legionis decimae). ,AR. C. PL v. Antonia 49. 

(81) LEG. XL {Legionis undecimae). .AR. C. PL v. Antonia .50. 

(82) LEG. XII. AMTIQVAE. {Legionis dnodecimae antiquae). AR. 6 fr. 
PL V. Antonia 51. 

(83) LEG. XII. {Legionis duodeciniae). AR. C. PL v. Antonia 52. 

(84) LEG. XIII. {Legionis tredecimae). AR. C. PL v. Antonia 53. 

(85) LEG. XUII. {Legionis quartae decimae). AR. 6 fr. PL v. An- 
tonia 54. 

t. 

(86) LEG. XIV. {Legionis quartae decimae). AR. 3 fr. PL v. .Antonia 55. 

(87) LEG. XV. {Legionis quintae decimae). AR. C. PL v. Antonia 56. 

(88) LEG. XV'I. {Legionis sextae decimae). AR. C. PL y. Antonia 57. 
' (89) LEG. XVII. {Legionis septimae decimae). AR. C. PL v. Anto- 
nia 58. 

(90) LEG. XVII. CLASSICAE. {Legionis septimae decimae c/assicae), 
AR. 6 fr. PL V. Anlopia 59. 

(91) LEG. XVlll. {Legionis octavae decimae). AR. 3 fr. PL y. Anto- 
nia 60. 

(92) LEG. XIIX. {Legionis octacae decitnae). .AR. 15 fr. (Morell.) 

1 , Cettn médulle a été restituée par Marc Aurèle et Lucius Venu AR. iO fr. 


Digilized by Google 


36 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


(93) LEG. XVIII. l.IBYGAE. {Ijeÿonis ocla^’oe decimae Libjvae). AR. 
12 fr. 1*1. V. Antonia 61, 

(94) LEG. XVIIII. {Legionis nonae decimae). AR. (ma collection). 
10 fr. 1*1. V. Antonia 62. 

(95) LEG. XIX. [Legionis nonae decimae'). AR. C. PI. v. Antonia 63> 

(96) La même en OR (Mionnet). 606 fr. PI. v. Ibid. 

(97) LEG. XX. (Legionis cigesimae). AR. C. Pi. v. Antonia 64. 

(98) LEG. XXL {Legionit cigesimae jmirnac). AR. C. PI. v. Anto- 
nia 65. 

(99) LEG. XXII. [Legionis vigesimae secundae). AR. 3 fr. PI. v. An- 
tonia 66. 

(100; LEG. XXlll. {Legionis vigesimae terliae). AR. 6 fr. PI. v. An- 
tonia 67. 

(101) \Æ.(j. \X\\ . (^Ijtfgionis vigesimae quartae). AR. (Cab. de M. le 
baron d’Ailly). 200 fr. PI. v. Antonia 68. 

(102) LEG. XXV. ÇLegionis vigesimae quintae). AR. (Fontana, de son 
cabinet), 200 fr. PI. v. Antonia 69. 

(103) LEG. XXVI. {Legionis vigesimae sextae). AR. (Eckhel, musée de 
Vienne,) 200 fr. 

(104) LEG. XXX. (Legionis Irigesimae). AR. (Eckhel et musée britan- 
nique). 200 fr. Pi. VI. Antonia 70. 

(105) CHORTIVM PR.AETORIARVM. AR. 6 fr. PI. vi. Antonia 71. 

(106) La même en OR. (Mionnet.) 600 fr. PI. vi. Ibid. 

(107) ANT. AVG. III. VIR. R. P. C. Galère prélorieime. 

R,'. CHORTLS .SPECVLATORVM. Trois enseignes militaires sur clia- 
cune desquelles se trouvent deux couronnes , un bouclier et une 
proue de vaisseau. AR. 6 fr. PI. vi. Antonia 72. 

Éclaircissements. 

A l’exceplion de la première médaille de cette famille , frappée en 

670 (82 av. J. C.) par Quinius Antonius Balbus, préteur de Marius en 


Digilized by Google 


87 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

Espagne pendant la giierre civile entre lui fit Sylla , toutes appartiens 
nent au déclin de la République, et peuvent se placer à volonté dans 
la série des consulaires et dans la série des impériales. Leur nombre 
eu étant trèsK;onsid érable, et la date de leur fabrication n’étant pas 
conjecturale, mais positive, j’ai cru devoir les ranger d’après l’ordre 
chronologique le plus rigoti|gux. 

L’histoire de Marc Antoine, pettt-fils de Marc Antoine l’orateur, et 
fils de Marcus Antouius Creticus , comme il est dit, entre autres sur la 
médaille 50 , Marci fîlius, Marci nepos, est trop connue pour qu’il soit 
nécessaire de la donner dans cet ouvrage. Je me bornerai à en rappe- 
ler les particularités qui se rattachent aux médailles de la famille An- 
tonia. Nommé maître de la cavalerie en 706 (48 av. J, C.j par Jules 
César pendant ses expéditions en Asie et en Égypte, et consul en 710 
(44), Marc Antoine souleva le peuple contre les meurtriers de ce grand 
homme , après la funeste journée des ides de Mars , et fut envoyé par 
le sénat, avec Octave, Hirtius et Pansa, pour combattre Décimus 
Brutus. Ayant été vaincu, il se réfugia dans la Gaule Narbonnaise au- 
près de lapide, et forma peu après, avec ce dernier et Octave, le 
fameux triumvirat mentionné sur la plupart de ses médailles. I.e titre 
de triumvir, qu’il ne prit qu’en 711 (42 av. J. C.), prouve, outre les 
raisons qu’en donne Eckbel, que les médailles où il est représenté 
avec Jules César ne peuvent avoir été frappées qu’après la mort du 
dictateur. Le titre A' imfjeralor (général,' lui avait été accordé en 710 
(44 av. J. C.). Quant à la barbe qu’on lui voit ainsi qu’à Octave sur 
plusieurs des premières médailles de cette famille , c’était une inanjue 
de deuil chez les Romains. 

La tète de la Concorde et les mains jointes représentées sur la mé- 
daille 10 sont les emblèmes de l’unioii qui régnait à cette époque 
entre Marc Antoine et Octave , dont les tètes sont si .souvent réunies 
sur les mêmes pièces. 11 en est de même de la réunion de son nom ou 
de son portrait avec celui de Lépidesur lesn°*13, 14, 15, 16 et 17. Sur 
ces dernières médailles , le nom de Marc Antoine est accompagné des 
emblèmes de la dignité d’augure, qu’il avait obtenue en 705 (49 avant 
J. C.j, et celui de Lépide de ceux de la dignité de grand prêtre; le 
corbeau , oiseau consacré à Apollon , est le symbole de la prescience. 


J» 




Digitized by Google 



M DESCRIPTION G^^LE DBS MONNAIES 

La tête du Soleil, qu’on yoit sur les médailles 24, 25, 26 et 27, parait 
faire allusion au titre d’augure. 

Sepullius Macer, Mussidius Longus, Clodkis, Vibius Varus et Li- 
vineius Régu^s , qui avaient été tous monétaires de Jules César (à 
l'exception pi)ut-étre de Vibius Varus, dont il n’existe aucune mé- 
daille à son eff^ie), le furent également^ Marc Antoine. 

Les quinaires 28 et 29 furent frappés à Lyon en l’honneur de Marc 
Antoine , lorsque p^r ordre du sénat une colonie y fut envoyée avec 
Huuatius Plancus, et placée quelques mois après sous le commande- 
ment de Marc Antoine. Les nombres XL et XLl qu’on y rencontre sont 
les dates d'une ère qui n’a pu encore être clairement déterminée. 
D'après la coiffure du buste de la Victoire , qui ressemble en effet à 
celle d’Octavie, sur les médailles 43, 44 et 58, feu M. Duchalais a cru 
que ce buste représentait la Victoire sous les traits d'Octavie. Cette 
conjecture mériterait un plus ample examen pour être adoptée. 

Sur le n° 30 , nous trouvons le nom de Caius Antoine , frère de 
Marc Antoine, proconsul de la Macédoine et grand prêtre. La tête, 
suivant Morell , est celle du génie de la Macédoine qui est figuré sur 
des médailles d'Hadrien avec le même genre de chapeau ou piieus. Les 
cinq médailles suivantes sont de Lucius Antoine , autre frère de Marc 
Antoine, tribun du peuple en 71 0 (44 av. J. C.), et consul en 713 (41 
av. J. C.), <|ui avait pris le surnom de Pietas à cause de l'amour qu'il 
portait à son frère. Xerva , Barbatius et Gellius , qui ont frappé la plu- 
part des médailles qui datent de 713 (41 av. J. C.), étaient questeurs 
ou proquesteurs provinciaux de Marc Antoine. L’année suivante , Do- 
mitius Alienobarbus, son ennemi, se rangea de son parti : je donnerai 
d’autres détails à ce sujet à la famille Domitia. 

Les médailles 42 , 43 et 44, frappées dans quelque ville d’Asie, 
sont du genre des pièces appelées cistophores. Marc Antoine y est re- 
présenté en Bacebus, d’après une de ses fantaisies qui consistait i se 
faire passer pour un second Bacclius et à se faire honorer comme tel; 
et la tête de femme réunie à la siemie, que les anciens numismates 
avaient prise pour celle de Cléopâtre , parait indubitablement, ainsi 
que celle des médailles 45 et 46 , être celle de son épouse Octavie, vu 
la ressemblance de ses traits avec ceux de son frère Octave. Fonteius , 


J 




Digitized by Google 


DE LA RËPUILIQOR ROMAINE. 


3 » 


Oppus f Soalus et Vcntidius étaient des généraux et des préfets de la 
iotlc d’Antoine; c’est à leurs familles respectives que l’on trouvera de 
plus amples détails sur eux. Le titre d'imperator pour la seconde fois, 
qu’on rencontre sur le n° 49 , parait lui avoir été donné après sa vic- 
toire sur les Partliesen 715 (39 av. J. C.). Quant aux exploits qui lui 
méritèrent ce titre pour la troisième et la quatrième fois , rien n’a été 
découvert de positif jusqu’ici, et nléme on n’a pas su fixer l’année de 
son troisième généralat. Le quatrième, étant joint à l’énonciation de 
son troisième consulat, date de 723 (31 av. J. C.). 

Parmi les médailles frappées en 718 (36 av. ,î. C.), nous trouvons 
encore les noms de deux des préfets de sa flotte, Atratinus et Bibulus, 
dont il sera question aux familles Sempronia et Calpumia. La tiare qui 
orne le revers de la médaille 54, regardée par Eckhel comme tiare 
arménienne relative à la conquête de l’Arménie, est, selon Borgliesi , 
une tiare pailhe , et indique la défaite de Pacorus , fils d’Orode , sous 
les ordres de Ventidiirs, l’arc et la flèche étant les armes spéciales des 
Parthes. Les trophées des n" 55, 56 et 57 n’ont pas été interprétés 
d’une manière absolue, (.es médailles suivantes, qui offrent les por- 
traits d'Octavie, de Cléopâtre et de Marc Antoine fils, n’exigent point 
d’explication. Quant à celles qui portent les noms de Silanus , de Plan- 
cus, de Scarpus et de Turillius , je me réserve à eu parler aux familles 
Junia, Munatia , Pinaria et Turillia. 

Il ne me reste plus qu’à dire un mot des médailles des légions de 
Marc Antoine, dont la première, la vingt-quatrième, la vingt-cin- 
quième , la vingt-sixième et la trentième sont d’une rareté telle que 
presque tous les numismates en ont mis l’existence en doute. L'ne 
légion se composait, selon Végèce, de 7484 fantassins et 924 cava- 
liers , plus ou moins selon les temps, et chaque légion était divisée en 
douze cohortes. Ces médailles légionnaires datent toutes des dernières 
années de Marc Antoine. I.« but qu'il s’était proposé en les faisant 
frapper parait avoir été premièrement de donner une idée pompeuse 
des forces dont il pouvait disposer, et ensuite de capter la bienveil- 
lance de ses soldats en inscrivant séparément chaque légion avec 
l’indication de son nombre. Rien dans l’Ioistoice n’explique pourquoi 
la douzième, la dix-septième et la dix-huilième légions avaient reçu les 


Digitized by Google 



40 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


surnoms à' Aniiquae, de Classicae et de Enfin, à ces médailles 

des légions viennent se joindre, comme on a pu le voir, celle des 
cohortes prétoriennes et celle de la cohorte des éclaireurs. 


VI. APPULEIA. 

Famille plébéienne. 


(1 ) Tête laurée de Janus. 

R( L. AP. ROM A. {Lucius Appuleius Ronia). Proue de vaisseau; à 
droite 1. G. B. As. 1 fr. PI. xlvii. Appuleia 1. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

itf Meme revers, mais à droite, S. M.B. Semis. (Riccio, de sa collec- 
tion). 10 fr. 

(3) Télé catcjuée de Pallas adroite; en haut, quatre points. 

1 ^ Même revers, mais à droite, quatre points. M. B Triens. (Cab. des 
méd.) 15 fr. PI. xtvii. Appuleia 2. 

(4) Tête d’Hercule à droite, avec une peau de lion ; derrière, trois 

points. 

r( Même revers, mais à droite, trois points. M.B. Quadrans. 5 fr. 
PI. XLVII. Appuleia 3. 

(5) Tête de .Mercure à droite avec le pétase ailé ; eu haut , deux 
points. 

Il( Même revers, mais à droite, deux points. P. B. Sextans. (Riccio, 
de sa collection). 20 fr. PI. xlvii. Appuleia 4. 

(6) Tête laurée de Janus. 

I^ L. AP. {Lucius Appuleius) dans une couronne de laurier. M.B. As. 
(Riccio, de sa collection). 1 5 fr. PI. xLvn. Appuleia 5. 

(7) L. SAT. {Lucius Saturninus). Tête de Pallas à gauche avecle casque 

ailé. 

Tête de Pallas à gauche avec le casque ailé; derrière, une lettre 
qui varie. AR. 30 fr. PI. vi. Appuleia 1 . 

(8) Tête de Pallas à gauche avec le casque ailé. 

L. SATVRN. {iMcius Saturninus). dans un quadrige au 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


(>1 


galop à droite, tenant une faux; dans le champ, une lettre qui 
varie. .\E\. C. PI. vi. Appuleia 2. 

(9) L. SATVRN. (Luc/us Saturninus). Saturne dans un quadrige au 
galop à droite, tenant une faux ; sous le quadrige, une lettre 
qui varie. 

1^ ROMA. Même type de Saturne. .AR. 50 fr. '. PI. vi. Appuleia 3. 
Éclaircissements. 

L’auteur des cinq premières médailles est inconnu ; en l’absence 
de tout indice historique, Riccio présume, d’après la brièveté de leurs 
inscriptions et le poids de l’as , qui est de près de deux onces , que 
c’est Lucius Appuleius Saturninus, préteur en 586 (168 av. J. C.), qui 
les a frappées. Quant à la sixième, qui est un as d’une demi-once , 
elle doit appartenir aux derniers temps de la République. Les trois 
dernières médailles, attribuées sans certitude à la famille Sentia par 
tous les anciens auteurs, sauf Patin qui a émis des doutes sur cette 
attribution , paraissent plutôt appartenir au turbulent tribun du 
peuple, Lucius Appuleius Saturuinus, et avoir été frappées quelques 
années avant son tribu nat , dont il e.verça la dignité pendant les 
années 652 et 654 (102 et 100 av. J. C.). 

13. APRONIA. 

(1) APROMVS MESS.ALLA IIF. VIR. {Triumeiri). Enclume. 

G.VLVS SISENNA A. A. .A. F. F. dans le champ. S. C. {Galas Si- 

senna aura, argenlo, acre flamlo, feriundo Senatûs consullo). 
P. B. 3 fr. PL xi.vn. Apronia. 

(2) APROMVS MESSALLA III. VIR. Enclume. 

ttf SISEMSA GALVS A. A. A. F. F. dans le champ. S.C. {Siseniui 
.Galas aura, argenta, acre flando, feriundo Senatûs consulta). 
P. B. (Cab. de M. Fénelon-Farez). 3 fr. 

1. I.e» ninlailtes à deux quadriges qui portent des deux côtes L. SATVRS. et qui 
sont gravées dans MoretI, étaient ou des pièces fourrées ou des médailles htrbrides. 

G 


Digitized by Google 



4Î DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(3) APRONIVS SISENNA III. VIR. Enclume. 

■ BfGALVS .MES.SALLA A. A. A. F. F. S. C. P.B. 3 fr. 

(4) APROMVS SISENNA III. VIR. Enclume. 

MESSALLA GALVS A. A. A. F. F. S. C. P. B, (Cabinet de M. le 
baron d’Ailly)- 3 fr. 

Kcluircissements. 

I^ fabrique de ces médailles étant exactement la même que celle 
d’.\elius Lamia, qui fut monétaire sous Auguste, il est plus pro- 
bable qu'Apronius fut monétaire d'Auguste que de Jules César; car 
U n’est pas connu autrement. Une difTiculté qui a embarrassé tous 
les savants et qui n'a jamais été résolue, c’est la présence de 
quatre noms différents, avec le titre de triumvirs monétaires, au lieu 
de quatuorvirs. Je ne chercherai pas à débrouiller ce chaos. 

14. AQÜILLLV. 

FaniUe patrlci.'nm', et plrb^ame avec le •urnoni de FLORUS. 

(1 j Tète radiée d’Apollon à droite ; devant, X. 

MAN. AQYII,. ROMA {^Manias A quillius Romd). Diane dans un 
bige au galop à droite , avec un croissant près de la tête , et 
entourée de quatre étoiles. AR. 3 fr. PI. vi. Aquillia 1 . 

(2) VIRT\'S III. VIR. Q’irtus triumvir). Tête casquée de la A'ertn à 
droite. 

r( .MAN. AQVTU. MAN. F. MAN. N. à l’exergue SICIL. (Afanius 
y^quillius, Aliinii filins, Manii nepos, Siciliit). Soldat debout, armé 
d’un bouclier, relevant une femme à genoux. AR. 2 fr. Médaille 
dentelée. PI. vi. Aquillia 2. 

(3j L. AQ\ ILU VS FLORVS III. VIR. [^Licius Aquillius Florus triumvir). 
Buste casqué de la Vertu à droite. 

r( CAESAR ni\T F. ARMINIA («c) CAPfA. {Caesar divi filius Ar- 
menid caphi). Arménien debout, tenant une haste et un bouclier. 
AR. (Ma collection). 200 fr. PI. vi. Aquillia 3‘. 

I. Cette médaille ( peut-être unique) est ruurrée. Elle est une des trais médailles 


Digitized by Google 


43 


DE LA RÉPL’BUQUE BOMADVE. 

(4) Même tête et même légende, 
nf CiVESAR DI\ I F. ARME. CAPTA. {^Caesar dh'i filiux Arntenid 

capUi). Femme à genoux à droite , couronnée de la tiare et 
tendant les mains. AR. 30 fr. PI. vi. Aquillia 4. 

(5) Même tête et même légende. 

AVGVSTVS CAESAR. L’emjjereur dans un bige d'élépliants à 
gauche , tenant un sceptre et une palme. AR. 20 fr. PI. vi. 
Aquillia 5. 

(6) Même tête et même légende. 

iÿ CAESAR AVGV'STVS. Double couronne de laurier entre deux 
branches de laurier ; sur la couronne ou lit OB CIVIS SER. 
{pb civis serrntos). OR. (Morell). 500 fr. PI. vi. Aquillia G. 

(7) Même tête et même légende. 

CAESAR AVGVSTVS SIGN. RECE. (Caesar Auffislus signis receptis). 
Parthe à genoux à droite, présentant une enseigne. AR. (Morell). 
PI. VI. Aquillia 7. 

(8) L. AQVILLI VS FLORV'S lll. VIR. [Lucius AquUlius Florus triumeir). 

Tête radiée du Soleil à droite. 

Même revers. AR. 25 fr. PI. vi. Aquillia 8. 

(9) Même tête et même légende. 

Rf CAESAR AVGVSTVS, à l’exergue S.C. (Senatiis consulta). Quadrige 
au pas à droite sur lequel est une fleur. AR. 25 fr. PI. vi. Aquillia 9. 

(10) L. AQVILLIVS FLORVS. [Jjicius AquiUius l'hrus). La triquetra. 
CAEiS.AR AVGVSTVS. Couronne entre deux branches de laurier ; 

dans la couronne, O. C.S. [Ob cives servatas). OR. 500 fr. (Musée 
de Vienne). PI. vi. Aquillia 10. 

fourrées que j’admets dans ce recueil comme présentant des types qui n’existent |>as 
ailleurs , et dont probablet^ent les originaux en argent pur ont existé. Au surplus , on 
peut lire au commencement de cet ouvrage mes observations sur les monnaies fourrées. 
Je ferai observer que je crois le dessin de Riccio incorrect ; car ma pièce, qui est très* 
probablement la même que celle qu'il cite du musée Bellini (lequel a été vendu k 
Paris) provient de la vente du cabinet de M. le chevalier Musgrave, qui a eu lieu à 
Londres il y a quelques mois, et où cette pièce était indiquée comme ayant fait partie 
de la collection Sainte-Croix. 


Digitized by Google 


DESCRIPT10^ GÉ^ÉRALE DES MONNAIES 


kk 

(11 ,1 CAESAR AVGVSTNS. Tête nue d'Au^ste à droite. 

L. AQMLLIVS FLORVSIH. VIR. A l’exergue, SICIL. {Imcuis Àquil- 
lim Florus triunwir Sicr/ia). Soldat debout, armé d'un bouclier, 
relevant une femme à genoux. AR. 25 fr. PI. vi. Aquilliall. 

(12) Même tête et même légende. 

L. AQVILLIVS FLORVS III. VIR. {^Lucius Àquillius Florus 
triumvir). Scorpion OR ou AR. (Vaillant en AR. Morell en OR. 
Mionnet en AR. Riccio en OR et en AR. ‘.) PI. vi, Aquillia 12. 

(13) Même tête et même légende. 

h( L. AQVILLIVS FI -OR VS III. VIR. (Ijicius Àquillius Florus trium- 
vir). Fleur. AR. 30 fr. PI. vi. Aquillia 13. 

(14) CAESAR AVGVSTV'S. Tête laurée d’Auguste à droite. 

iÇ Même revers. OR. 300 fr. (Cab. des méd. de la trouvaille d’Am- 
benay). PI. vi. Aquillia 14. 

(15) AVGVSTVS. Tête laurée d’Auguste .adroite. 

h( L. AQVILLIVS FLORVS III. VIR. {Lucius Àquillius Florus trium- 
vir). Partbe à genoux à droite, présentant une enseigne. AR. 
(Morell). PI. VI. Aquillia 15. 

Éclaircissements. 

I>es diverses interprétations de la première médaille de cette famille 
données par Vaillant, Eckbel et Cavedoni, sont trop vagues et trop 
incertaines pour devoir trouver place dans cette description. Le n° 2 
rappelle les glorieux exploits de Manius Aquillius, consul en G53 (101 
av. J. C.) avec Marius , consul pour la cinquième fois. Envoyé en 
Sicile pour terminer la guen'e des esclaves , il leur livra une grande 

1 . J’aurais désiré donner le dessin de cette pièce importante d’après un original et 
indiquer exactement dans cpiel métal elle existe; mais voiui ce queM. le baron d’Aillv, 
k qui j’ai demandé des renseignements à cet égard, m’a fait l'honneur de me ré- 
pondre : 

« Quant à l’aurens de l’Aquillia, au revers du Scorpion , je ne l’ai jamais rencontré 
dans aucun musée. Plusieurs auteurs anciens , suivis probablement par les modernes 
comme Borghesi et Riccio, ont donné cette médaille, tantét en or, tantôt en argent. Le 
bit est que je ne sais aucun musée où on puisse la trouver. > 


Digitized by Google 


PF, LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. AS 

bataille, tua leur roi Athëuion de sa propre main, quoique blessé à 
la tête , dispersa toute l'armée et revint à Rome avec les honneurs de 
l’ovation. Ce même fait a été rappelé sur le n* 11 par Âquillius Florus, 
triumvir monétaire d’Auguste, en 734 (20 av. J. C.), qui remit égale- 
ment sur ses monnaies les images du Soleil et de la Vertu ; par où il 
faut supposer que la famille Aquillia s’était placée en tout temps sous 
la protection de ces deux divinités. l.a Sicile est encore représentée 
sur le n° 10. 

D’autres médailles de cette famille , frappées par Aquillius Florus , 
ont trait aux victoires d’Auguste sur les Parthes et sur les Arméniens, 
et à son triomphe sur Crassus et Marc Antoine. Les mêmes types 
se trouvent aux familles Durmia et Petronia. J'entrerai dans plus de 
détails à ce sujet en rapportant les médailles de ces deux familles. 
Le scorpion représenté sur le n” 1 2 fait allusion au royaume de Com- 
magène, qu’Auguste fit rendre au jeune Milliridate II ; le scorpion était 
l’emblème de cette contrée. Le n" 6 rappelle les palmes et la couronne 
civique que le sénat lui décerna pour avoir sauvé la patrie dans 
la guerre contre les Partîtes; et la fleur qu'on voit sur les n** 13 et 14 
fait allusion au surnom FLORUS. 


15. ARRIA. 

FâDÙUe plAéienoe. 


(1) -\L ARRIVS SECVNDVS. Tête diadémée de la Fortune à droite; 

en haut, F. P. R. {Marcus Arrius Secundus. Fortunae populi 
Romani). 

Rf Haste entre une couronne et une phalère (décoration militaire). OR. 
500 fr. PI. VII. Arria 1 . 

(2) M. ARRIVS SECVNDVS. {Marcus Arrius Secundus). Tête nue de 

Quintus Arrius à droite. 

Rf Même revers. AR. 120 fr. PI. vu. Arria 2. 

1. Riccio a rapporté celte médaille en argent. Crst une erreur; elle n’existe 
«pi’en or. 


Digilized by Google 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


U6 

(3) M. ARRIVS. (^Marcus Àrrius). Tète nue de Quintus Arrius à droite. 
r[ SECVNDVS. Deux soldats niarcliaiit; l'un tient une baste et l’autre 
deux enseignes militaires. (Musée de Bologne). AR. 300 fr. PI. vu. 
Arria 3. 

Eclaircissements. 

Avant d’expliquer les médailles de cette famille, je crois qu’il est 
pres<jue superflu de faire remarquer que la tête qui y est représentée 
n’est point celle d’Auguste, comme le voulait Havercamp; elle ne lui 
ressemble nullement. Selon toute probabilité, c’est celle du préteur 
Quintus Arrius, qui défît Crixus, l’un des compagnons de Spartacus 
dans la guerre des gladiateurs ; et les trois médailles de cette famille 
auront été frappées en sa mémoire par son fîls Marcus Arrius, mo- 
nétaire vers 708 (46 av. J. C.). Borghesi ajoute que, suivant les bis- 
toriens, après avoir remporté une victoire complète et détruit 30 000 
ennemis , il reçut en récompense la baste pure , une couronne d'or 
et une autre marque d’bonneur, qui serait la pbalère ou décoration mi- 
litaire que l’on voit sur les deux premières de ces médailles. Selon le 
même auteur, le revers du n” 3 représente le préteur Arrius se pré- 
parant à jeter une enseigne militaire parmi les ennemis pour exciter 
ses soldats à la reconquérir. Quant à la tête de la Fortune, c’est un 
hommage rendu au bonbeur qui accom|)agnait partout les armes ro- 
maines ; et Cavedoni regarde le surnom de Secundus comme faisant 
allusion à la prospérité qui suivait Arrius dans ses entreprises. Cette 
dernière interprétation est possible ; mais il faut bien se garder de 
tomber dans l’affectation en eberebant à expliquer tous les surnoms. 
Ainsi le surnom d’.Vrrius a très-bien pu être Secundus , de même que 
celui de Pline l’Ancien, sans qu’il y ait eu pour cela de raison parti- 
culière. 

16. ASINIA. 

Famille plébéicnoe. 

(1) OB CIVIS SERVATOS. Couronne de cbêne entre deux brandies 
de laurier. 

I<. C. ASINIVS C. F. G.ALLVS 111. VIR A. A. A. F. F, dans le cbamp. 


Digilized by Google 


DE LA RÉPUBUQÜE ROMAINE. (.7 

S. C. (^Caius Asinius Caii filiits Gallus triumvir aura, argenlo, 
aere flando, fcriiindo Senatiis consulto). G. B. 6 fr. Pl. xlvii. 
Asinia 1. 

(2) WGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. (y/ugustus tribunicid potestate) 

dans une couronne de chêne. 

Bf C. ASIMVS G.VLLVS III. VIR A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. 
(Coins yisinius Gallus triumvir aura , argento , aere flamlo, fe- 
riumlo Senatiis consulta). M.B. 2 fr. Pl. xi-viii. Asinia 2. 

(3) CAF.SAR AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. {Caesur lugustus tri- 

bunicid jiotestate). Tète nue d’Auguste à droite, 
sf Pareil au précédent. M.B. 2 fr. Pl. xlviii. Asinia 3. 

(4) GALVS APRONIVS III. VIR. Enclume. 

FfMESSALL.A SISENNA A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. P.B. 
(Cab. de M. d’.Ailly). 3 fr. 

(5) GALVS APRONIA S III. VIR. Enclume. 

Bf SISENNA MESSALLA A. A. A. F. F. dans le champ. S.C. P.B. 
(Cab. de M. d’Ailly). 3 fr. 

(6) GALVS MESSALLA III. MR. Enclume. 

Bf APRONIVS SISENNA A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. P B. 
(Cab. de M. d’Ailly). 3 fr. 

(7) GALVS MESSALLA III. VIR. Enclume. 

Bf SISENNA APRONIVS A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. P.B. C. 

(8) GALVS SISENNA III. VIR. Enclume. 

Bf APRONIVS MESSALLA A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. P.B. 
(Cab. de M. d’Ailly). 3 fr. 

(9) GALVS SISENNA UI. VIR. Enclume. 

l( MESS/VLL.A APRONIVS A. A. A. F. F. dans le champ. S. C. P.B. C. 
Pl. xLVJii. Asinia 4. 


Éclaircissements. 

Ces médailles ont été frappées par Caius Asinius Gallus, fils du 
célèbre Pollion qui fut si aimé d’Auguste, et qui, le premier à Rome, 
mit sa bibliothèque à la disposition du public. Le monétaire Gallus 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

reçut le consulat en 746 (8 av. J. C.), et prit pour femme Vipsanie 
Agrippine, que Tibère avait répudiée. 

Les couronnes de chêne sont celles que le sénat avait décernées à 
Auguste. 

17. ATIA. 

Famille plébéienne. 

(1) Q. LABIENVS PARTHICVS IMP. {Quinfus Labienus Parthkus 

imjyerator). Tête nue de Labienus à droite, 
ni Cheval sellé et bridé. AR. 400 fr. PI. vu. Atia. 

(2) La même en OR. ( Mionnet , du cabinet d’Orville à Londres). 

1500 fr. PI. VII. Ibid. 

(3) M. ATI\'S RALBVS PR. (^Marcus Atius Balbus praetor). Tête nue 

d’Atius Balbus à gauche. 

SARD. P.VTER. {Sardtts pater). Tête virile à droite, coiffée avec des 
plumes; derrière la tête, un sceptre. M.B. 20 fr. PI. xlviii. Atia. 

Eclaircissements. 

Atius Balbus, représenté sur la troisième des médailles précédentes, 
épousa Julie, sœur de Jules César. Leur f)lle Atia donna plus tard le 
jour à Octave Auguste. Atius fut préteur en Sardaigne où cette médaille 
de fabrique très-barbare a été frappée. La tête étrange que Ton voit 
au revers est celle de Sardus , fils d’Hcrcule, père ou premier intro- 
ducteur de la civilisation dans cette lie '. 

Il n’est rien moins que prouvé que Quintus Labienus appartint à la 
famille .Atia ; mais les numismates qui sont venus après Orsino ayant 
adopté cette manière de voir, je me suis conformé à Tusage général. 
Quoi qu’il eu soit, ce Labienus, lieutenant de Jules César dans les 
Gaules, déserta traîtreusement son parti lorsque éclata la guerre civile 
entre lui et Pompée ; combattit dans les rangs de ce dernier avec son 

1 . De l’avis de la plupart des numismates, celle médaille fut frappée par les habi- 
tants de la Sardaigne sous le règne d'Auguste ; pour gagner ses bonnes grâces , ils y 
placèrent le portrait de son aïeul en meme temps que celui du fondateur de leur 
pairie. 


Digitized by Google 



DE LA. RÉPDBUQUE ROMAINE. 4» 

père Titus Labienus, fonda Ja ville de Cingulum dans le Picenum, et 
enfin fut contraint de fuir après la bataille de Pharsale; Pompée 
étant mort, il suivit le parti de Brutus, qui l’envoya demander des 
secours à Orode, roi des Partbes. \ la nouvelle de la catastrophe de 
Philippes , désespérant de recevoir son pardon de Marc Antoine qui 
était alors en Égypte , il excita les Partbes contre les Romains; et Orode 
l’ayant nommé général en chef de ses armées, son fils Pacorus conquit 
sous ses ordres la Palestine , la Phénicie, la Syrie, la Cilicie et la Carie. 
0 prit alors le titre fastueux et blessant de Parthiciu, et, à l’exemple 
de Jules César et de Brutus, fit battre monnaie avec son portrait. Il 
fut enfin vaincu et fait prisonnier par Ventidius, que Marc Antoine 
envoya pour le combattre en 715 (39 av. J. C.). 

Le cheval que l’on voit au revers des médailles de I.abienus fait 
allusion à l’étude spéciale que les Parthes consacraient à l'éducation 
de cet animal. 


18. ATILIA. 


Famille plébéienne et patncteone. 


(1) Tête laurée de Janus ; dessus, I. 

h( M. ATILI. ROMA. {Marcus Atilius Romd). Proue de vaisseau; à 
droite, I. G. B. As. 1 fr. PI. xlvui. Atilia 1. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

nf Même revers ; mais à droite, S. M.B. Semis. 1 0 Ir. PI. xlviii, Atilia 2. 

(3) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut, quatre points. 

I( Même revers ; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 3 fr. (Riccio). 

(4) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 
R( Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 15 fr. 

(Cab. de M. Fénelon-Farez). PI. lxviu. Atilia 3. 

1 1 

(5) SARAN. (Saranus). Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; de- 

vant, X. (Le nom SARAN. est écrit tantôt en montant , tantôt en 
descendant). 

üf M. ATIL. ROHA {Marcus Atilius Borna). Les Dioscures à cheval, 
allant à droite. AR. 3 fr. PI. vu. Atilia 1 . 

7 


Digitized by Google 



80 


DESCBIFTION GÉNIALE DES MONHAIES 


(6) SARAN. [Saramu). THie do PaUas à droite, avec le <^sqae aU^; 

vani, X. (Le nom SARAN. est toujours écrit en descendant). 

M. ATILI. RO.HA {Marcus Atilius Romd). Les Dioseures à cheval, 
allant à droite. AR. 3 fr. (La fabrique de cette pièce parait un peu 
moins ancienne que celle de la précédente). PI. vu. Atilia 2. 

(7) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

t( SAR: (quelcpiefois avec un monogramme) ROMA {Saranus Rorrui). 
*/, Victoire dans un bige au galop à droite, tenant un fouet. AR. 
* "Sfr. PL. vu. Atilia 3. 

(8) Tête lauréè^de Janu.s. 

a( SAR. ROMA [Saranus Rorna). Proue de vaisseau. G. B. As. 3 fr. 
PI. XLviii. Atilia 4. 

(9) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

ll( Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 5 fr. (Riccio). 

(10) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

El Même revers ; mais à droite , quatre points. P. B. Triens. (Cab. 
des méd.) 15 fr. PI. xLviii. Atilia 5. 

(11) Tête d’Hercule à droite, avec une peau de lion; derrière, trois 
points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 15 fr. 
PI. xLvni. Atilia 6. 

(1 2) Tête de femme à droite ; derrière , un point. 

al SAR. {Saranus). Éléphant à gauche. P. B. Once. (Riccio). 1 5 ir. 
PI. SLviu. Atilia 7. 

(13) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière, XVI. 

L. ATIIJ. NOM. {Lucius Atilius Nomentanus). Victoire dans uu 
bige au galop à droite, tenant un fouet. AR. 50 fr. PI. vu. Atilia 4. 

Éclaircissements. 

L« onze premières médailles, qu'il est difficile d’attribuer avec cer- 
titude à un membre de la famille Atilia plutôt qu’à un autre, semblent 
par leur fabrique et le poids des as dater d’a^ez longtemps avant 
Sylla. Cavedoni assigne pour date aux médaUlea d’argent, de l’an 550 


Digitized by Gc'Ogle 


>1 


DE LA aÉPnBLIQÜE ROMAINE. 

à l'an 553 (204 à 201 av. J. C.). La douzième parait d’une époque 
plus récente. Quant à la treizième, sur laquelle Morell avait lu ROMA, 
au lieu de NOM., Borghesi l’attribue à Alilius, qui fil la guerre en Ma- 
cédoine en 586 (168 av. J. C.). L’augmentation de valeur du denier, 
porté de dix as à seize, correspond à celte époque. 

19. AUFIDIA. 

Famillr plébéieniie. 

(Il RVS. (Rusticus ?).Téte de Pallas à droite, avec le casque ailé; der- 
rière, XVI. 

ut M. AVF. RO.MA {Marcus Aufidius Rorna). Jupiter dans un qua- 
drige au galop à droite , tenant un sceptre et lançant la foudre. 
AR. 60 fr. PI. vil. AuOdia. 

(2) Tète lauréede Jupiter .à droite; derrière, S. 

f( .M. AVF. (en monogramme) ROMA {Marcus Aufidius Roma'\. Proue 
de vaisseau. P. B. Semis. 8 fr. PI. xlviii. Aufidia 1. 

(3) Tète casquée de Pallas à droite ; dessus , quatre points. ' 

Hf M. AVF. ROMA. Proue de vaisseau ; à droite, (piatre points. P. B. 
Triens. 8 fr. PI. xlviii. Aufidia 2. 

Eclaircissements. 

Ces médailles ont été attribuées par Vaillant à Marcus Aufidius 
Rusticus? monétaire vers l'an 534 (220 av. J. C.). C’est sous la dicta- 
ture de Quintus Fabius Maximus que le denier fut porté à seize as , 
comme l'indique celui de cette famille (que Cavedoni croit cependant 
n'avoir été frappé que vers 370, 184 av. J. C.), et que l'as fut réduit 
au poids de deux onces par suite des frais énormes occasionnés par la 
guerre entre les Romains et Hannibal. 

20. AURELIA. 

Famille plébéienne. 

I 

(1 ) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

R( AVR. (en monogramme) ROMA {Aurelius Roma). Les Dioscures à 


Digitized by Google 



DESaUPnOM GÉRÉRALE DES HOIfNAIES 


ÜS 

cheval, allant à droite. AR. (Mtis^e britannique et cabinet de 
M. Buubury.) 50 fr. PI. vu. Aurélia 1. 

(2) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , V. 

1 ^ Même revers. AR. Quinaire. 25 fr. (Ma collection.) PI. vu. Au- 
rélia 2. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

Hf AVR. ROMA (Aurelius Ronid). Proue de vaisseau. M.B. Semis. 
3fr. 

(4) Tête de Mercure à droite, avec le pêtase ailé; en haut, deux 

points. 

Même revers; mais en dessous, deux points. P. B. Sextans. 2 fr. 
PI. xux. Aurélia \ . 

« 

(5) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

lÿ AV. ROMA {Aurelius Roma). Diane dans un bige au galop à droite, 
un croissant sur la tête. AR.'. 3 (r. PI. vu. Aurélia 3. 

(6) Tète laurée de Janus ; en haut, I. 

AV. ROMA {Aurelius Roma). Proue de .vaisseau. G. B. As. 3 fr. 
PI. xux. Aurélia 2. 

(7) Tète laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

üf Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 3 fr.* 

(8) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

al Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. (Riccio, du 
cabinet Borghesi.) 12 fr. 

(9) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; en haut, deux 

points. 

al Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sextans. (Riccio, 
collection Nott.) 15 fr. 

(10) Tête barbue à droite. 

a( C. AV. {('mus Aurelius?). Figure dans un bige à gauche, conduit 


t . C'est ce croisuni, un peu éloigné de la télé de Diane et assez rapproché des let- 
tres AT., qui aura fait croire li Morell qu'il fallait lire C. AV., comme on voit sur son 
dessin^ 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROUAIKE. S3 

par UD papillon. P. B. (Cab. de M. Fénelon-Farez.) 15 fr. Attribu* 
tion incertaine. PI. xlix. Aurélia 3. Méd. inédite. 

(11) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X . 

■( .AV. RVF. ROMA (^Àurelius Rufus Borna). Jupiter dans un qua- 
drige au galop à droite , tenant un sceptre et lançant la foudre. 
AR. 3 fr. PI. vil. Aurélia 4. 

(12) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

Bf M. AVRELI. ROMA (Marcus Àurelius Borna). Proue de vaisseau; 
adroite, S. M.B. Semis. (Riccio, de sa collection.) 12 fr. 

(13) M. AVRELI. ROMA (Marci Aurelii /fowrt).Téte de Pallas à droite, 
avec le casque ailé ; derrière , X. 

SCAVRI L. Lie. CN. DOM. (Scauri, Lucio Licinio, Cnaeo Domitio). 
Mars nu, debout dans un bige au galop à droite, tenant un bou- 
clier et un camyx et lançant un javelot. AR. G. Médaille dentelée. 
Pl. VII. Aurélia 5. 

(14) COTA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 
l( M. AVRELI. ROMA (Marcits Aurelius Borna). Hercule debout avec 

une massue dans un bige de centaures ù droite, qui tiennent 
chacun une branche d’arbre. AR. G fr. Pl. vu. Aurélia G. 

(1 5) Tête de Vulcain à droite, avec un bonnet lauré ; derrière , X et des 
tenailles ; le tout dans une couronne de laurier. 

n( L. COT. (Lucius Cotta'). Aigle sur un foudre ; le tout dans une 
couronne de laurier. (11 y a des variétés de lettres à la tête ou au 
revers.) AR. 2 fr. Médaille dentelée. Pl. vu. Aurélia 7. 

Éclaircissements . 

Il est impossible de décider à quels membres de la famille .Aurélia 
appartiennent les douze premières médailles. Le numéro 13 a été 
frappé par Marcus Aurelius Scaurus, fils du consul Scaurus , pendant 
la censure (ou questure ?) de Cnaeus Domitius Abenobarbus et de 
Lucius Licinius Crassus, en 662 (92 av. J. C.). I.a manière dont j’ai 
expliqué la légende pourra paraître extraordinaire; cependant le génitif 
SCAVRI exige également les génitifs Marc/ AVRELIi. Or, Scaurus 


Digitized by Google 



DESCaiPnON GÉRÉRALE DES MONNAIES 


SA 

n'était que monétaire, tandis que Lâcinius et Doroitius étaient censeurs. 
D est donc très-}n-obable qu’il faut lire à l'ablatif les noms de ces deux 
derniers, sans quoi , les trois noms réunis auraient fait l’eflet d’étie 
ceux de trois triumvirs monétaires. . 

J'explique donc comme suit la légende des deux côtés de cette 
médaille : 

H (Denanus) M.\RC1 AVREUI SC.WRI ; LVCIO LICINIO, 
CNAEO DOMITIO Censoribus. (sous-entendu). 

Cette même observation devra s'appliquer aux médailles analogues 
des familles Cosconia, Poblicia , Pomponia et Porcia. 

La médaille 14 est d’une interprétation obscure, tant pour le nom 
du monétaire que pour les centaures du revers. Cavedoni explique le 
numéro 1 5 en disant que Caius Aurelius Colta , consul en 502 (252 av. 
J. C.), attaqua et prit l’île de Lipari; et que Lucius Cotta, qui a frappé 
cette médaille, crut devoir, pour rappeler la gloire de son ancêtre, y 
offrir l'image de Vulcain , divinité spéciale de cette lie, avec les te- 
nailles qui sont son attribut. Quant à l’aigle, il tient dans ses serres le 
foudre forgé par Vulcain. D’après les calculs faits sur les dépôts de 
médailles antiques qui ont été découverts, Cavedoni fixe à l’an 670 
(b4 av. J. C.) l’époque des fonctions monétaires de Lucius Aurelitis 
Cotta, qui fut plus tard consul en 689 (65). 

21. AUTRONIA. 

Fanillc d’ordr« iooeruin. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

Hf AVTR. (en monogramme) RO.VIA {.ïutroiu'us Roma). Les Dioscures 
à cheval, allant à droite. AR. 80 fr. PI. vu. Autrouia. 

(2) Tête laurée de Janus. 

K AVTR. (en monogramme) RO.>LL Ç4utronius Roma). Proue de 
vaisseau; à droite, 1. G.B. As. (Riccio , sa collection.) 15 fr. 
PL XI.IX. Autronia. 


Digilized by Google 


DE LA RÉPDBUQtJE ROMAIRE. 


SS 


Éclaircissements. 

Ces deux médailles sont d’une époque recalée. Aucun Autronius 
n’étant mentionné par les historiens avant celui qui fut consul en 688 
(66 av. J. C.), elles ne peuvent convenir qu’à un membre de cette 
famille inconnu aujourd’hui. Cavedoni fixe la fabrication de la pre- 
mière vers 530 (224 av. J. C.). 

Morell, ayant mal lu le monogramme et l'ayant expliqué par ATfiA. 
{Âtratinus\ avait donné le numéro 1 à la famille Sempronia. 

Vaillant est le premier qui en ait découvert la vraie signification. 


22. AXIA. 

pléb^ieoDe. 

(4) NASO. Tête jeune à droite, avec un casque orné de deux plumes; 
devant, S. C. (Senatüs consulta); derrière, un nombre variable 
de I à IX inclusivement. 

t( L. AXSIVS L. F. {Lucius Axsius Lucii filius). Diane debout dans 
un bige de cerfs suivi de deux chiens et précédé d’un autre ; dans 
le champ, un nombre qui est le même que celui de la tête. AR. 
30 fr. PI. vu. Axsia I . 


(2) NASO. Tête jeune à droite, avec un casque à crinière; devant 

S. C. {Senatils consulta); derrière, un nombre variable de X en 
avant. 

Ri Même revers ; dans le champ , le même nombre que du cèté de la 
tête. AR. 30 fr. Fl. vu. Axsia 2. 

(3) Tête laurée de Janus. 

r( NASO. dans une couronne de laurier. M.B. As. 3 Gr. PL xux. 
Axsia 1 . 

(4) Tête laurée de Jupiter à gauche. 

Rf Même revers. P.B. Semis. 3 fr. PI. xux. Axsia 2. 

(5) Tête de femme voilée et diadémée à gauche. 

Ri Même revers. P.B. (Riccio, de sa collection.) 5 fr. PI. xux. 
Axsia 3. 



S6 DESCRIPnO» GÉNÉRALE DES MONNAIES' . 

(6) Tête laurée de Jupiter à gaucfie. 

n( NASO. Soldat debout, tenant une haste et un sceptre ; derrière, un 
bouclier. P. B. 2fr. (Cette médaille ne serait-elle pas de Panorme?) 
PI. XLix. Axsia 4. 

Éclaircissements. 

Toutes les médailles précédentes sont attribuées à Lucius Axius Na- 
son, qui fut proscrit par les triumvirs pendant la dernière guerre civile. 
Le nom Axius est écrit AXSIVS d’après l’ancienne orthographe. 

L'allusion des trois chiens que l’on voit au revers des n** 1 et 2 au 
surnom N.ASO, parce que le chien se distingue par son odorat, est 
une interprétation donnée par Cavedoni, mais elle n’est digne ni de sa 
science ni de sa réputation. 0 est surprenant que Riccio prétende que, 
selon Eckhel, toutes ces médailles ont été frappées hors de Rome, et 
notamment en Sicile. Exkhel dit précisément Iq contraire pour les mé- 
dailles d’argent , et n’attribue à Panorme que le n° 6. 

23. BAEBIA. 

FamUle plrbéienne. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

Les Dioscures à cheval, allant à droite; en haut, TAMP. (en mono- 
gramme, Tamphilus)', à l’exergue ROMA. AR. 10 fr. PI. vu. 
Raebia 1 . 

(2) Même tête. 

n( I.«s Dioscures à cheval, allant à droite; sous*les Dioscures, TAMP. 
(Tamphilus) ; à l’exergue, ROMA. AR. 30 fr. PI. vu. Baebia 2. 

(3) la même, AR. Quinaire. (Cabinet de M. le baron d’Ailly.) 60 fr. 

Médaille inédite. PI. vni. Baebia 3. 

(4) Tête laurée de Jupiter à droite. 

B( Victoire couronnant un trophée; dans le champ, TAMP. {Tamphi- 
lus); à l’exergue, ROMA. AR. Victoriat 25 fr. PI. viii. Baebia 4. (Rio- 
cio cite une médaille semblable avec le monogramme à rebours.) 

(5) Tête laurée de Janus; en haut, I. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. ST 

4 TAMP. ROMA {TampMlus Romd). Proue de vaisseau ; à droite, I. 
G. B. 12 fr. PI. xux. Baebial. 

(6) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

flf Même revers ; mais à droite, S. M.B. Semis. 12 fr. PI. uix. Bae- 
bia 2. 

(7) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut, quatre points. ' 

Même revers; mais à droite, quatre points. M. B. Triens. (Riccio, 

du cabinet Borgbesi). 12 fr. 

(8) Tête d'Hercule à droite, avec une peau de lion; derrière, trois 

points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. (Cab. de 
M. Bunbury à Londres). 12 fr. PI. xlix. Baebia 3. 

(9) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; à droite, deux points. 
Hf Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sextans. (Riccio, 

d’après Borgbesi). 15 fr. 

(1 0) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , un point. 

ti Même revers; mais à droite, un point. P. B. Once. (Riccio). 25 fr. 

(11) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

Femme dans un bige au galop à droite; en haut, T.AMP. {Tant- 

philus). A l'exergue, ROMA. AR. (Cab. de M. le baron d’Ailly). 
80 fr. Médaille inédite. PI. vui. Baebia 5. 

(12) TAMPIL. (Tamphilus). Tête de Pallas à gauche, avec le casque 
ailé ; devant , X. 

4 ROM.A M. BAEBI. Q. F. {Roma Marcus Baebius Çutnli fi-lius). 
■ Apollon dans un quadrige au galop à droite, tenant un rameau , 
un arc et une flèche. AR. 2. fr.'. Pl. vin. Baebia 6. 

(13) Tête laurée de Janus. 

1 . Morell donne encore la médaille suivante : 

Tète laurée de Janus; en haut, I. 

M. BAEBI. ROMA, trois proues de vaisseau, G. B. As. 

Je crains que cette médaille ne soit l’as de la Vibia refait, ou mal eonservé et 
mal lu. 



98 


DESCRIPTION GÉNltRALE DES MONNAIES 


Q. b. (Quintus Baebius?). Dans une couronne de laurier. M.B. .\s. 

(Cab. des méd.). 1 5 fr. PI. xux. Baebia 4. 

Kclairciisements, 

Les quatre premières médailles en argetit de celte famille doivent , 
par leur fabrique, leurs types et la brièveté de leurs inscriptioiis , 
avoir été frappées dans les premiers temps du monnayage de l'argent 
à Rome ; et les six en bronze qui suivent, accusent par leur poids le 
même degré d'antiquité. Elles peuvent se rapporter à Quintus Baebius 
Tampliilus , envoyé deux fuis en ambassade auprès des Carthaginois, 
en 534 (220 avant J. C.), et avoir été frappées par Cnaeus Bae- 
bius Tampliilus, tribun du peuple en 550 (204 av. J. C.), et préteur 
en 554 (200). Le n° 4 est une de ces monnaies qui, à cause de leur 
type, ont été appelées yictoriati. (Voy. dans l’introduction, l’article 
sur la valeur monétaire et le poids des médailles consulaires). l.a 
médaille 12 fut frappée par Marcus Baebius Tampliilus, fils de Quin- 
tus, consul, quoique plébéien, en 573 (181 avant .T. C.), avec Pu- 
blius Cornélius Céthégus. Le type d’zVpollon dans un quadrige, arme 
d’un arc et d’une flèche, se rapporte à l’horrible peste qui désola Rome 
cette année et la suivante.* Cette allégorie est empruntée aux Grecs; 
car sur une des médailles de Sélinonte, ville où la peste régnait habi- 
tuellement par suite des émanations des marais, et qui en fut délivrée 
par Apollon ou Empédocle, au moyen d’un écoulement convenable 
donné aux eaux , Apollon est représenté dans un char, lançant des 
traits comme symbole de la peste qu’il lançait contre les habitants ;,.et 
Diane, debout auprès du dieu irrité, arrête les flèches qu'il se prépare 
à lancer encore. 


24. BARBATIA. 

Famille plcb^mae. 

(1) M. A^T. IMP. A VG. III. VIR R. P. C. M. BARBAT. Q. P. {Mm vus ' 
4nlonius imi>crator augur triumvir Reipublicae constituendite. 
Marcus Barbatius quaestor provincia/is). Tête nue de Marc An- 
toine à droite. 


Digilized by Google 


59 


> DE LA RÉPD8LIQUE ROMAINE. 

Bf CAES.\R IMF. PONT. III. VIR R. F. C. {Caesar im/jerator pon- 
tifex triumvir Reipuhlicae constituendtie\. Tête nue d'Octave à 
droite. AR. 3 fr. Fl. vin. Barhatia 1. 

(2) La même en OR. 200 fr. .Fl. vni. Ibid, 

(3) Même tête de Marc Antoine et même légende. 

a( L. ANTOMVS COS. {Lucius Àntonius consul). Tête nue de Lucius 
Antoine .à droite. AR. (Cab. de M. le baron d’Ailly). 100 fr. 
Fl. VIII. Barbatia 2. 

Eclaircissements. 

1 ’ 

Jusqu’à Borghesi les antiquaires h4|itaient sur la famille à laquelle 
ils devaient attribuer ces médailles. Les uns expliquaient BARBAT, par 
Barbatus et les donnaient à la famille Valeria ; Havercamp balançait 
entre Barbatus et Barbatius. Enfin Borghesi leur a assigné leur vraie 
place. Marcus Barbatius Fhilippus fut questeur provincial de Marc 
Antoine et frappa ces pièces en 713 (41 av. J. C.), en y plaçant l’effigie 
des deux triumvirs les plus influents , Octave et Marc Antoine , ainsi 
que celle du frère de ce dernier, Lucius Antoine, qui périt l’année sui- 
vante au siège de Pérouse. 

25. BETILIENA. 

Famille ineoniuie. 

(1) P. BETILIENVS BASSVS. Dans le cliamp, S. C.(Puhlius Beùlienus 
Bossus Senatàs consulta). 

Hf III. VIR A. A. A. F. F. [Trùunvir, aura, argento, aereflando, 
^feriwulo). Enclume. P.B. C. Fl. xlix. Betiliena. 

Éclaircissemen ts. 

♦ 

Betilienus, qui parait être un nom de famille à cause du prénom 
Publius et du surnom Bassus, n’est connu que par cette seule médaille, 
qui apprend qu’il a été triumvir monétaire sous Auguste. 


Digitized by Google 



60 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


26. CAECILU. 


Famille d'abord patricieone, et eiumite plébéteoDe. 


(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailë ; derrière , X. 

Rf ME. ROMA iJUetellus Roma). Les Dioscures à cheval allant à droite. 
AR. 15 fr. PI. VIII. Caecilia 1. 

(2) Tète laurëe de Jupiter à droite. 

i< Victoire couronnant un trophëe; dans le champ, ME. {Metellus)-, 
à l'exergue, ROMA. AR. Victoriat. 4 fr. PI. vin. Caecilia 2. 

(3) Tête laurëe de Janus; en hJht, I. 

Rf ME. ROHLV {Metellus Roma). Proue de vaisseau ; à droite, I. G. B. 
As. 2 fr. PI. aux. Caecilia 1. 

(4) Tête laurëe de Jupiter à droite ; derrière , S. 

R( Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 5 fr. 

(5) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

Rf Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 10 fr. 

(6) Tête d'Hercule à droite, avec une peau de lion ; derrière, trois 

points. 

Rf Même revers; mais à droite , trois points. P. B. Quadrans. 10 fr. 

(7) Tête de Mercure à droite, avec le pëtase ailë ; en haut, deux 

points. 

Ilf Même revers ; mais à droite, deux points. P. B. Sextans. 15 fr. 

(8) Tête laurëe de Janus;. en haut, I. 

itf ME. ROMA {Metellus Roma). Proue de vaisseau ; en haut , un 
bouclier macédonien; à droite, I. G. B. .\s. 15 fr. PI. xlix. 
(iaecilia 2. 

Tête laurëe de Jupiter à droite; derrière, S. 

Rf Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 15 fr. 

(10) Même tête. 

h( MET. ROMA (Metellus Roma). Proue do vaisseau ; en haut, un 
bouclier macédonien ; à droite, 1. M.B. Semis. 15fr. 


Digilized by Gooqk 


61 


DE LA RÉPDBUQUE ROMAINE. 

(H) Tête casquée de Pallas à droite ; m haut , quatre pointa. 

Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 4 (ir. 

(12) Tête d’Hercule à droite; derrière, trois points. 

Même revers ; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 12 fr. 

(13) Q. METE. {Çuintus Metellus). Tête de Pallas à droite, avec le cas- 
que ailé; devant, 

af ROMA. Jupiter dans un quadrige au pas adroite, tenant un foudre 
et un rameau. AR. C. PI. vni. Caecilia 3. 

(14) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

Q. METE. {Quintus Metellus). Proue de vaisseau ; à cfroite, S. M.B. 
Semis C. PI. l. Caecilia 3. 

(1 5) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , quatre points. 

Même revers; mais à droite, quatre p»oinls. M.B. Triens. 1 fr. 

(16) Tète d’Hercule à droite, avec la dépouille du lion ; derrière, trois 
points. 

i^ Même revers ; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. C. Pi. l. 
(Caecilia 4. 

(17) Tête casquée de Palfeis à droite ; derrière, un point. 

Q. MET. dans une couronne de chêne; dessous, ROM.A {Quintus 
Metellus Roma). P. B. Once. (Riccio, du musée de Ravenne). 30 fr. 
PI. L. Caecilia 5. 

(1 8) RO.M.A. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; devant, K. 

r( M. C.ALID. q. MET. CN. F. {Marcus Calidius, Quintus Metellus, 
Cnaeus Fulvius). V'ictoire dans un bige au galop à droite , tenant 
une couronne. AR. C. PI. viii. Calidia. 

(19) Même tête. 

sf C^. FOVL. M. CAL. Q. MET. {Cnaeus Foulvius, Marcus Calidius, 
Quintus Metellus). Victoire dans un bige au galop à droite , te- 
nant une couronne. AR. C. PI. svni. Fulvia. 

I 

(20) L. METEL. A. ALB. S. F. {Lucius Metellus, Aulus Albinus Spurii 
filius). Tête laurée d’Apollon à droite ; dessous , une étoile , ou un 
croissant , ou ^ , ou aucune marque. 

C. MALL. ROMA (Caius Malleolus Roma). Victoire debout, cou- 


Digitized by Google 



flî DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

ronnant une figure assise à gauche sur des boucliers , et qui tient 
une Iiaste et un parazonium. AR. 2 fr. PI. viii. Caecilia 4. 

(21) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, 

r( ko ma. Femme dans un bige au galop à droite, tenant une palme 
et une haste; sous le bige, une tête d'éléphant avec ime clochette 
au cou. AR. C. PI. viii. Caecilia 5. 

(22) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

ROMA. Proue de vaisseau; à droite, S. En haut, une tête d'élé- 
phant avec une clochette au cou. M.B. Semis. 1 fr. PI. l. Cae- 
cilia 6. * 

(23) Tête ca,s<{uée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

Hf Même revers ; mais à droite , quatre points. P. B. Triens. 1 2 fr. 

(24) Tête d'Hercule à droite , avec une peau de lion ; derrière , trois 
points. 

iÿ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 1 fr. 
PI. L. Caecilia 7. 

(25) ROMA. Tête de Pallas, à droite, avec le casque ailé; devant, 

M. METELLVS Q. F. (^Marcus Metel/us ^Quinti filins). Bouclier 

macédonien sur lequel est une tête d'éléphant ; le tout dans une 
couronne de laurier. AR. 2 fr. PI. vni. Caecilia C. 

(26) ROMA. Tête diadémce d’Apollon à droite; devant, X- 
Même revers. AR. 2 fr.‘. PI. vin. Caecilia 7. 

(27) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

R( M. METELLVS. Sur une proue de vaisseau. (^Marcus Metellus) \ à 
l’exergue, ROMA. En haut, un bouclier macédonien ; adroite, S. 
M. B. Semis C. PL l. Caecilia 8. 

(28) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 15 Gr. 
PI. L. Caecilia 9. 

(29) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; en haut, trois points. 


i. Cette mcdaiUe a été restituée par Trajan (lUccio, du cabinet Borghesi). 
%Q0 fr. 


Digilized by Google 


03 


< DE LA RÉPUBUQUE ROMAIKE. 

i(. Même revers; mais à droite, trois points. P*fi. Qiiadrans. 1 fr. 
PI. h. CaeciiialO. 

(30) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant, 

ti C. METELLVS {Caius Metellus). Figure couronnée par la Victoire, 
dans une big d'éléphants à gauche , dont l’un a une clochette au 
cou. AR. 3 fr. PI. viu. Caecilia 8. 

(31) Tête laurée de Jupiter à droite; devant, ROMA ; derrière, S. 

Hf C. METELLVS {Caius MeteUus). Sur une proue de vaisseau; en 
haut , une télé d'éléphant avec une clochette au cou ; à droite, S. 
M.U. Semis. 2 fr. 

(32) Tète d’Hercule à droite, avec la dépouille du lion ; derrière, trois 
points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P.Ü. Quadrans. 15 fr. 
(Musée danois.) 

(33) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

■i C. METE. ROMA {Caius Metellus Roma). Proue de vaisseau ; à 
droite, S. M.B. Semis. 15 fr. (Musée danois.) 

(34) Tête d'Hercule à droite, avec la dépouille du lion; derrière, trois 
points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P.B. Quadrans. 15 fr. 
(Musée danois). 

(35) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

Q. MET. eu liant; PIVS à droite; ROM;V à l’exergue {Quintus Me- 
tellus pius Roma). Proue de vaisseau. M.B. Semis. 20 fr. (Morell.) 

(36) Q. METEL. PIVS {Quintus Metellus pius). Tête laurée et diadé- 
mée de Neptune? à droite. 

^ SCIPIO IMP. {Scipio Imperator). Éléphant marchant à droite AR. 
C fr. *. PI. VIII. Caecilia 9. 

(37) SCIPIO IMP. Q. METEL, {Scipio Imperator. Quintus Metellus). 

t . Morell donne avec la tête de cette médaille le revers de la famille Jnlia : CA£SAR 
avec Énée portant Anchise. Une médaille fourrée à peu près semblable existe au cabi- 
net des médailles i Paris ; au lieu de CAESAR on lit CRAESAR. Toutes ces pièces 
fourrées ou hybrides n’offrent aucun intérêt. 


Digilized by Google 



64 'description GÉNÉRALE DES MONNAIES 

Tête de l’Afrique à droite, avec la peau d'éléphant ; à droite , un 
épi; dessous, une charrue. 

B( EPPIVS LEG. F. C. (Eppius legatus fUmdum curavil). Hercule 
au repos, debout avec une massue et la peau de lion. AR. 15 fir. 
PI. XVII. Eppia. 

(38) Tête diadémée de la’ Piété à droite; devant, une cigogne. 

Q. C. M. P. I. {Quinlas Caecilitis Metellus pius irnperator). Élé- 
phant tourné à gauche. AR. 4 fr. '. PI. vin. Caecilia 10. 

(39) Même tête. 

I^ IMPER. {Irnperator). Præfericulum et lituus;' le tout dans une 
couronne de laurier. AR. 2 fr. PI. viii. Caecilia 11. 

(40) METEL. PIVS SCIP. IMP. {Metellus pius. Scipio Irnperator). Tête 
barbue de Jupiter en Terme à droite ; dessous, une tête d’aigle et 
un sceptre. 

I^. CRASS. IVN. LEG. PRO. PR. {Crassus Junianus legatus pro- 
praetor). Chaise curule; à droite, une main tenant une pièce de 
monnaie ; à gauche , un épi ; en haut , une balance et une corne 
d’abondance. AR. 25 fr. PI. viii. Caecilia 12. 

(41) La même en or. (Cabinet des médailles.) 800 fr. PI. viii. IbUL. 

(42) Q. METEL. PIVS SCIPIO IMP. En haut, G. T. A. {Qidntus MeteU 
lus pius. Scipio irnperator. Genio tutelari Aegypti). Femme debout 
de face, avec une tête de lion surmontée d’un globe, tenant de la 
main droite un nilomètre , la main gauche sur la poitrine. 

P. CRASSVS IVN. LEG. PRO. PR. {Publias Crassus Junianus 
legatus propraetor). Victoire debout, tenant un caducée et un bou- 
clier. AR. 25 fr. PL vin. Caecilia 13. 

(43) CRASS. IVN. LEG. PRO. PR. Crassus Junianus legatus proprae- 
tor). Tète tourelée de femme à droite, entre un épi et un caducée ; 
dessous, une proue de vaisseau; dessus, un symbole inconnu; 
le tout dans un collier. 

s( SCIP. IMP. METEL. PIVS {Scipio irnperator. Metellus pius).1to- 


t . Cette médaille a été restituée par Trsjao (Morell ), 400 fr. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQDE ROMAU^. C8 

phée entre le lituus et le praefericulum. AR. 25 fr. PI. xxiv, Li- 
ciuia 8. 

Éclaircissements. 

La famille Caecilia est une preuve frappante de ce que j’ai avancé 
plus haut dans les éclaircissements sur la famille Aemilia , savoir que 
l’intérêt historique s’accroît à mesure que les médailles de bronze se 
trouvent en moins grand nombre. Ainsi , sur les vingt-cinq bronzes 
que contient la famille Caecilia , à peine s’eu trouve-t-il un seul que 
l’on puisse, avec une entière certitude, donner plutôt à un membre 
de cette famille qu’à un autre. Obligé en conséquence d’adopter les 
conjectures qui offrent le plus d’apparence de réalité, je vais, à l’aide 
des savantes recherches de Havercamp, Eckhel, Borghesi, Riccio, etc., 
tâcher de soulever le voile d’obscurité qui plane sur la plu(>art des 
nombreuses médailles de cette famille. 

Les sept premières peuvent avoir été frappées par Marcus Caecilius 
Hetellus , consul en 548 (206 av. J. C.). Les numéros 1 8 et 19, frap- 
pés vers 594 (160 av. J. C.), appartiennent à Quintus Caecilius Me- 
tellus, surnommé plus tard le Macédonien pour avoir triomphé en 
608 (146 av. J. C.) de Philippe Andriscus, roi de Macédoine. Les 
médailles 8, 9, 10, 11 et 12, quoique ayant rapport au même, sont 
nécessairement plus récentes, puisque le bouclier rond qui y est repré- 
senté fait allusion à ses faits d’armes ; elles doivent avoir été battues 
vers 625 (1 29 av. J. C.), par l’un de ses fils Marcus ou Caius Caecilius 
Metellus , dont le premier a frappé les numéros 25 , 26 , 27, 28 et 29 , 
et le second, les numéros 30, 31 , 32, 33 et 34. Borghesi donne à 
Quintus Metellus Balearicus les médailles 13, 14, 15, 16et17, et 
Cavedoiii fixe la fabrication du numéro 13 vers l’an 616 (138 av. J. C.). 
Le numéro 20 , d’après Boi^hesi , a été frappé par les triumvirs moné- 
taires, Caius Poblicius Malleolus, Aulus Postumius Albiuus et Lucius 
Caecilius Metellus , consul en 686 (68 av. J. C.). Le type du revers 
ayant été imité par les monétaires de la guerre sociale , la fabrication 
doit en être antérieure à 665 (89 av. J. C.). I>es numéros 21 , 22 , 23 et 
24 sont attribués par Borghesi à Quintus Metellus , consul en 674 (80 
av. J. C.), et il regarde la femme dans le bige du numéro 21 , comme 

9 


Digilized by Google 



«6 


DESCRlPnOK GÉNÉRALE DES MONNAIES 




^lant la Piété, par allusion au surnom de PIVS qu’il obtint pour sa 
piété filiale envers son père, Metellus le Numidique, qui , grâce à ses 
incessantes démarches , fut rappelé de l’exil en 655 (99 av. J. C.). 
Toutes les monnaies qui suivent , depuis 36 jusqu’à la fin , sont rela- 
tives aux faits glorieux de Scipion, adopté par Quintus Caecilius Me- 
tellus Plus, grand prêtre, fils du Numidique, et ayant de cette bçon 
passé de la famille Cornelia dans la famille Caecilia. Sans clierclier à 
expliquer absolument les types des quatre dernières médailles , qu’il 
suffise de savoir qu’elles rappellent les exploits de Scipion contre 
Jules César en Afrique ; ce que dénotent les symboles de la fertilité de 
ce pays , tek que les épis , la charrue , la corne d’abondance , les ba- 
lances, etc., et les faits glorieux de ses ancêtres ou de lui-méme , 
exprimés par les éléphants , le trophée et la proue de vaisseau. La 
femme à tête de lion est supposée être Isis j mais il n’y a aucune certi- 
tude à cet égard. Les détails sur Eppius et Junianus seront donnés 
dans leurs familles respectives. 


27. CAECINA. 

FamlUe de rang incertain. 


(1 ) Tête laurée de Janus ; en haut , I. 

Hf A. CAE. ROMA (^Aulus Caecina Roma). Proue de vaisseau; à 
droite, 1. G. B. As. C. PI. l. Caecina 1. 

(2) Tète laurée de Jupiter à droite; derrière , S. 

Rf Même revers ; mais à droite, S. M.B. Semis. 10 fr. 

(3) Tète casquée de Pallas à droite ; eu haut , quatre points. 

R( Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 2 fir. PI. l. 
Caecina 2. 

(4) Tète d'Hercule à droite avec ime peau de lion ; derrière , trois 

points. 

Même revers; mais adroite, trois points. P. B. Quadrans C. 

^5) Tète de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; en haut, deux points. 
Rf Même revers; mais à droite, deux points. P.B. Sextans. 15 fr. 
(Riccio, cab. fiorghesi.) 


Digitized by Google 


DE LA RÉFUBUQUE ROMAIHE. RT 

Éclaircissements. 

Aulus Caecina qui a fait frapper ces médailles est absolument in- 
connu ; on ignore même si Caecina est un nom de famille ou un 
surnom ; tout ce qu’on peut avancer avec certitude , c'est que d’après 
le poids de l’as qui surpasse l'once , le numéro 1 doit dater du 
milieu du vu* siècle de Rome, la loi Papiria qui réduisit l’as au 
' poids d’une once n’ayant été promulguée que vers l’an 680 (74 av. 
J. C.). Du reste, Borgliesi, à ce qu’assure Riccio, a fait coiinaitre par 
une lettre particulière que c’est par erreur que ces médailles ont été 
attribuées jusqu’à présent à Aulus Caecina , puisque cette famille 
n’était pas encore parvenue aux honneurs du temps de Cicéron ; et 
qu'il est plus probable qu’elles appartiennent à Aulus Caecilius, édile 
du peuple en 565(1 89 av. J. C.). 

28. CAESIA. 

Famille plébéienne. 

(1 ) Buste diadémé d’Apollon à gauche , lançant un triple javelot ; der- 
rière, AP (en monogramme) (y^/w//o? ou Argentum publicum?) 

L. CAEISI. (Lucius Caesius). Deux hgures viriles assises , le manteau 
sur les jambes , tenant chacune une haste ; entre elles , un chien ; 
en haut, la tête de Vulcain et des tenailles ; à gauche, LA, à droite, 
RE (Lares). AR. 3 fr. PI. vui. Caesia. 

Eclaircissements. 

Cette belle médaille, attribuée par Riccio à un triumvir monétaire du 
nom de Lucius Caesius, qui aurait été frère de Marcus Caesius, préteur 
en 679 (75 av. J. C.), paraît, d’après les dépôts observés par Cavedoni. 
avoir été frappée bien antérieurement à cette époque et remonter vers 
l’an 635 (119av. J. C.). 

Les figures assises au revers sont des dieux Lares. Le chien fait allu- 
sion à la garde constante que les Lares devaient avoir de la maison ; le 
manteau qu'ils ont sur les jambes est probablement une peau de chien 


Digitized by Google 



68 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


dont Plutarque raconte qu’ils étaient vêtus ; et la tête de Vulcain avec 
son attribut, les tenailles, est réunie aux dieux Lares, parce que les 
Lares étaient regardés comme présidant au foyer. 


29. CALIDIA. 

Famille plébéienne. 

A 

(1) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant , X. 

M. CALID. Q. met. CN. fl. (Marcus Calidius, Quintas Metellas, 

Cnneus Fulcius). Victoire dans un bige au galop à droite , tenant 
une couronne. AR. G. PL viii. Calidia. 

(2) Môme tête. 

ff CN. FOVL. M. CAL. Q. MET. (Cnaeus Fulcius, Marcus Calidius, 
Quintus Metellus). Victoire dans un bige au galop à droite, tenant 
une couronne. AR. C. PL xviii. Fulvia. 


Éclaircisscmen ts . 

Ces deux médailles ont déjà été décrites à la famille Caecilia , et j’y 
ai fait l’observation que, sauf les noms des triumvirs monétaires qui y 
sont mentionnés , la plus grande incertitude règne sur les |>ersonnages 
mêmes. La très-ancienne fabrique de ces pièces les reporte vers l’an 
594(160 av. J. C.). 

30. CALPURNIA. 

Famille plébéienoe. 

(1) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

Vf CN. CALP. ROMA {Cnaeus Calpurnius Rotna). Les Dioscures à 
cheval, allant à droite. AR. 5 fr. PI. ix. Calpurnia 1. 

(2) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

P. C ALP. ROMA {Publias Calpurnius Rotna). Femme dans un bige 
au galop à droite, couronnée par la Victoire. AR. 3 fr.'. PI. ix. 
Calpurnia 2. 

t . Cette medaitte, restituée aujourd’hui à la familte Calpurnia, a été classée par tous 


Digitized by Googk 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE (îft 

(3) Télé laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

R( P. CALP. {Publias Ca/purnius). Proue de vaisseau sur laquelle on 
voit une Victoire debout , tenant une couronne , et un pilote 
tenant le gouvernail; au bas de la proue, ROMA. à droite, S. 
dessous, un dauphin. M.B. Semis. 5 ir. PI. l. Calpurnia t. 

(4) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois points. 
Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 3 fr. 

PI. L. Calpurnia 2. 

(5) Tête laurèe d’Apollon à droite ; derrière , un symbole variable. 

bJ L. PISO (à gauche), FRVGI (à l’exergue). {Lucius Piso Frugi.) Vic- 
toire debout tenant une couronne et une palme. AR. Quinaire. 
3 iir. PI. IX. Calpurnia 3. 

(6) Même tête avec un symbole. 

1^ L. PISO (à droite), FRVGI (à gauche). {Lucius Pis» Frugi.) Même 
type. AR. Quinaire. 3 fr. Pl. ix. Calpurnia 4. 

(?) Même tête avec un symbole ou une lettre, 
fif L. PISO (dans le champ), FRVGI (à l’exergue). {Lucius Piso Frugi.) 

Même type. AR. Quinaire. 3 fr. Pl. ix. Calpurnia 5. 

(8) Tête laurée d’Apollon à droite. 

b( FRVGI (à l’exergue), E. L. P. (en haut). {Ex lege Papiriâ.) Cheval 
libre courant à droite. AR. Sesterce. (Cabinet 'des méd.) 80 fr.' 
Pl. IX. Calpurnia.^. (Le dessin représente par erreur un cavalier.) 
(8) PISO. Tête laurée d’Apollon à droite. 

Pareil au précédent. AR. Sesterce. (Cab. de M. le baron d’Ailly.) 
80 fr. Pl. IX. Calpurnia 7. 

(10) Tête laurée d’Apollon à droite; derrière, une chouette. Devant, X. 
Le tout dans un collier* * 

si PISO FRVGI. Cavalie^ courant à gauche et tenant une torche ; au- 


le> andens autenrX' dans les ramilles Coelia ou Snipicia pour avoir lu CAU). ou 
GALB. 

t. Je crois que le denier gravé dans Morell., tab. I, n* v, n’est autre que ce ses- 
terce mal représenté; car cette médaille n’est connue nulle part. 

%. Sans chercher i donner tous les symboles comme l’a tenté Morell, ce qui est une 


Digitized by Google 



70 


DESCRIPTIOH GËNÉfULE DES HOIfHAIES 


dessus, une télé de femme avec un chignon. (Norell a cru voir 
une double tête disposée comme celle de Janus.) AR. 10 fr. 
PI. IX. Calpurnia 8. 

(11) Tète laurée d’Apollon à droite; derrière, un praefericuliim ; de- 
vant, 91. 

li PISO FRV'GI ROMA. Cavalier courant à gauche, tenant une torche; 
au-dessus, un lituus. (Médaille inédite de ma collection.) AR. 
10 fr. PI. IX. Calpurnia 9. 

(12) Tête laurée d'Apollon à droite. 

L. PISO FRV. ou FRVG. ou FRVGI. Cavalier courant à droite et 
tenant uue palme. (Il y a une immense quantité de variétés de 
symboles, de lettres ou de nombres, soit à la tête, soit au revers.) 
AR. C. PI. IX. Calpurnia 10. 

(13) Tête laurée d'Apollon à droite. 

Vf L. PISO FRV. ou FRVG. ou FRVGI ROMA. Cavalier courant à 
droite et tenant un fouet ou une palme. (Outre les nombreuses 
variétés de symboles , lettres et nombres, le nom ROMA est quel- 
quefois écrit eu monogramme.) AR. C. PI. ix. Calpurnia 1 1 . 

(14) Tête laurée d’Apollon à droite ; le tout dans un collier. 

Bf L. PISO FRVG. ou FRVGI ROMA. Cavalier courant à gauche; il 
tient quelquefois une palme ou une hache. (Il y a des variétés.) 
AR. 6 fr. PI. IX. Calpurnia 12. 

(15) Tête laurée d’Apollon à droite; devant, 91; derrière, un symbole; 
le tout dans un collier. 

af L. PISO L. F. FRVGI (Lucius Piso Lucii filius Frugi). Cavalier 
courant à gauche et tenant un trident ou un glaive ; dans le champ, 
un symbole. (Cab. des médf et ma«collection.) AR. 20 fr. PI. ix. 
Calpurnia 13. 

» 

cotrepriM impossible , ni à réduire outre mesure les types du cavelrâr, cooune a fait 

Riccio, je crois avoir réussi i séparer t peu prés toutes les médailles de ce type qui of. 

frent quelque difTérence réelle. Je n’ai décrit les symboles que sur les médailles asses 

rares pour qu’il ne soit pas certain qu’il y en ait des variétés. Telles sont celles qui 

portent les n” iO, 11, 16 et 28. 


Digitized by Gdoglc 


71 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAIME. 

(16) FRVGI. Télé laurée d’Apollon à droite; devant, un bonnet de 
Uioscure ; le tout dans un collier. 

1^ PISO L. F. {Piso Lucii filius). Cavalier courant à gauche et tenant 
une torche; dessous, H; en haut, un foudre. Alt. (Cab. Fontana.) 
20 fr. PI. IX. Calpurnia 14. 

(17) Tête laurée de Janus; en haut, 1. 

t(. L. PISO FRVGI (jMcius Piso Frugi). Victoire sur une proue de 
vaisseau, tenant une palme. H. B. As. C. PI. h, Calpurnia 3. 

(18) Tête laurée de Janus; en haut, !•. 

i( ROMA L. PISO FRVGI. Deux vaisseaux. M. B. As. (Riccio, du musée 
Olivieri.) 15 fr. PI. l. Calpurnia 4. 

(1 9) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

ti L. PISO FRVGI. Proue de vaisseau. M.B. Semis. C. PI. l. Calpiir- 
nia 5. 

(20) Tête laurée d’Apollon à droite ; derrière , trois points. 

«[ L. PISO {Lucius Piso). Gouvernail et ancre en sautoir. P. B. Qua- 
drans. (Cab. des médailles.) 15 fr. PI. l. Calpurnia 6. 

(21) Même tête. 

L. PISO FRVGI. Proue de vaisseau. P. B. Quadrans. 12 fr. 

(22) Tête laurée d'Apollon à droite. 

>( C. PISO L. F. FRV. ou FRVG. ou FRVGI {Caius Piso Lucii filius 
Frugi). Cavalier coürant à droite, la main libre, ou tenant une 
palme ou un fouet. (Le cavalier a quelquefois la tête couverte 
d’un bonnet ; et parmi les nombreuses variétés de cette médaille, 
soit comme symboles, lettres ou nombres , la palme est quelque- 
fois ornée de rubans.) AR. C. PI. ix. Calpurnia 15. 

(23) Tête diadémée d’Apollon à droite. 

af C. PISO L. F. FR. ou FRV. ou FRVG. ou FRVGI. Cavalier courant 
à droite et tenant le plus souvent une palme. (Variétés nom- 
breuses.) AR. C. PI. IX. Calpurnia 16. 

(24) Même tête. 

af C. PISO L. F. FRV. ou FRVG. ou FRVGI [Caius Piso Lucii filius 
Frugi). Génie ailé à cheval courant à gauche, la tête couverte 


D.igiüzed by Google 



Ti ' DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

d'uD bonnet, tenant un fouet. (Sur une médaille de ma collec- 
tion, il tient une boule.) Ab. C. PI. ix. Calpurnia 17. 

(25) Même tête. 

il[ C. PISO L. F. FR. ou FRV. ou FR VG. Cavalier courant à gauche 
et tenant un fouet ou une torche. AR. C. PI. ix. Calpurnia 18. 

(26) Tête diadémée d’Apollon à gauche. 

sf C. PISO L. F. FRV. ou FRVG. Cavalier courant à droite, la main 
libre ou tenant une palme. (La palme est quelquefois ornée de 
rubans.) ÀR. 3 fr. PI. ix. Calpurnia 19. 

(27) Tête diadémée d’Apollon k gauche; derrière, une lettre. 

C. PISO L. F. FHVGl {Caiiis Piso Lucii filius Frugi). Génie à cheval 
en course k gauche, tenant une torche. AR. 10 fr. PI. ix, Cal- 
purnia 20. 

(28) Buste lauré d’A|>olIon k gauche, avec un arc et un carquois (ma 
collection), ou un trident (Cab. des méd.). 

B( C. PISO L. F. FRV. {Caius Piso Lucii filius Frugi). Cavalier en 
course k gauche, tenant une torche; dessous, un symbole. AR. 

10 fr. Pl. IX. Calpurnia 21. 

(29) Terme entre une couronne et un vase. 

si M. PISO M. F. FlWGl [Marcus Piso Marci filius Frugi). Patère et , 
secespita; le tout dans une couronne de laurier. AR. 40 fr. Pl. x. 
Calpurnia 22. 

(30) Tête jeune en Terme k droite, avec un diadème ailé; derrière, un 
astre et une couronne ; devant , le simpule. 

Pareil au précédent. AR. 25 fr. Pl. x. Calpurnia 23. 

, 31 ) PISO CAEPIO Q. {Piso Caepio quaestores). Tête laurée de Saturne 
à droite; derrière, une faux et un symbole qui varie. 

H( AD FRV. EMV. EX S.C. {Ad frumentum emumliun ex Senatûs 
consulto). I.«s fjuesteurs Pison et Cépion assis entre deux épis. 
AR. 3 fr. Pl. X. Calpurnia 24. 

(32) CN. PISO PROQ. {Cnaeus Piso proquaestor). Tête de Numa 
Pompilius à droite, avec un diadème sur lequel on lit NVMA. 

a( MAGN. PRO. COS. {Magnus proconsul). Proue de vaisseau. AR. 

15 fr. Pl. X. Calpurnia 25. 


Digilized by Google 


DE LA. RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


73 


(33) M. ANT. IMP. TER. COS. DES. ITER. ET TER. III. VIR R. P. C. 
(^Marcus ^ntonius imperator tertio consul Jesignatus ilerùm et 
tertio triurm’ir Reipublicae constituendae). Tête nue de Marc An- 
toine à droite. 

I^ L. BIBVLVS M. F. PR. D^IG. {^Lucius Bibulus Marci filius praetor 
designatus'). Galère prétorienne à la voile. M.B. 30 fr. 

(34) Même tête et même légende. 

Kf L. BIBVLVS M. F. PRAEF. CIASS. F. C. {Lucius Bibidw! Marci 
filius praefectus classis flandum curavit). Galère prétorienne sans 
voile. .M.B. 30 fr. PI. l. Calpurnia 7. 

(35) CAESAR DIVl F. AVGVST. (Caesar divi filius dugustus). Tête nue 
d’Auguste à droite. 

CN. PISO. L. SVRDIN. C. PLOT. R\T. {Cnaeus Piso, Lucius Sur- 
dinus, Caius Plotius Rufus). Tête diadéinée de Numa à droite. 
M.B. (Médaille inédite et unique? du cabinet de M. Buiiburv' à 
Londres'.) 200 fr. PI. li. Calpurnia 8. 

(36) OB. CIVIS SERV.ATOS dans une couronne de chêne entre deux 
branches de laurier. 

h[ CN. PLSO CN. F. III. VIRA. A. A. F. F. Dans le champ, S.C. (Cnaeus 
Piso Cnaei filius triumvir, aura, argento , ære , flando feriundo 
Senatùs consulta). G. B. 5 fr. PI. li. Calpurnia 9. 

(37) AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. {Tribunicid fiotestate). Dans 
une couronne de chêne. 

H( Pareil au précédent. M.B. C. PL li. Calpurnia 10. 

(38) CAESAR AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. Tête nue d’Auguste 
à droite. 

I\(. Pareil aux deu.t précédents. M.B. C. PI. u. Calpurnia 11. 

• Eclaircissements. 

La plupart des monnaies de la famille Calpurnia reçoivent peu d’é- 
claircissements de l'histoire. Cette famille tirait, ou prétendait tirer son 

origine de Calpus, fils de Numa Pompilius. C’est pour cela que l’on 

1 . Celle lucdaitle paraît avoir été gravée dans Orsino et Morell, mais incorrectement. 

10 


Digitized by Google 



7fc DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

voit la tête de Nutna sur la médaille 32, frappée par Cnaeus Calpumius 
PisoD, proquesteur du grand Pompée, lorsqu’il n’était encore que pro- 
consul , et qu’il fut chargé de la tâche glorieuse de détruire les pirates ; 
la proue de vaisseau fait allusion à celte expédition. 

La première médaille de cette famille n’offre aucune attribution 
certaine; Cavedoni en fixe la fabrication vers 550 (204 av. J. C.). Bor- 
ghesi croit pouvoir donner les trois suivantes à Puhiius Calpurnius 
Lanarus, qui aurait été monétaire vers le milieu du vu* siècle de 
Rome, et regarde le revers des médailles 3 et 4 comme faisant allu- 
sion à la victoire navale remportée par Marc Antoine l’orateur sur les 
pirates en 631 (103 av. J. C.). 

Les trois quinaires 5 , 6 et 7, et les monnaies suivantes jusqu’au 
numéro 21 , rappellent Calpurnius Pison , consul en 620 (1 34 av. J. C.), 
surnommé pour son intégrité Fritgi, c’est-à-dire homme de bien , et 
furent frappées vers l’an 665 (89 av. J. C.), par Lucius Pison , préteur 
en 680 (74) avec Verrès. 11 se pourrait cependant que les numéros 15 
et 1 6 , extrêmement rares d’ailleurs , et dont la légende porte : Lucius 
Piso Lucii filius, fussent d’un frère du même personnage. (I.a fabrique 
de ces médailles est trop semblable aux autres pour permettre de 
supposer qu’elles puissent être de son fils.) Au contraire, les médailles 
suivantes de 22 à 28 , dont le beau style décèle l’œuvre d’un artiste 
grec, sont probablement d’un fils du meme Lucius Pison, qui fil frap- 
per les précédentes. Le cavalier en course que l’on voit au revers de 
toutes ces pièces, et peut-être même la Victoire portant une palme et 
une couronne qui se rencontre sur les quinaires , font allusion à des 
jeux donnés au peuple par Pison le consul. 

Les médailles 29 et 30 sont attribuées à Marcus Pison , préteur de 
Jules César en 709 (45 av. J. C.), et par conséquent, monétaire quelques 
années auparavant. 

Pison et Cépion, questeurs en 654 (100 av. J. C;^, pendant la 
guerre des esclaves en Sicile , achetèrent du blé pour être distribué 
au jjeuple romain, comme nous voyons d’après la médaille 31. Les 
numéros 33 et 34 furent frappés par Bibulus , fils du rival de Jules 
César et son collègue dans le consulat en 695 (59 av. J. C.j. Proscrit 
d'abord par les triumvirs pour avoir suivi son beau-père Brulus en 


Digitized by Google 



DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. IS 

Macédoine et en Asie, il se donna ensuite à Marc Antoine (qui le 6t 
préfet de sa flotte et le désigna préteur), et plus tard, à Octave; ces 
médailles datent donc environ de 71 8 (36 av. J. C.). 

Les quatre dernières monnaies ont été frappées par Cnaeus Calpur* 
nius Pison , triumvir monétaire sous Auguste, le même qui, plus tard, 
étant consul sous Tibère , exécuta ses ordres en empoisonnant Gerroa- 
nicus. Le numéro 35 , qui appartient à M. Bunbury et qui est d’une 
authenticité incontestable , porte la contre-marque de l’ancien cabinet 
des ducs de Mantoue. Cette médaille extraordinaire offre le seul 
exemple connu de trois triumvirs monétaires réunis sur le même c6té 
d’une médaille avec leurs prénoms et surnoms. 


31. CANIDIA. 

Famille plébéienne. 


(1) CRAS. (Crassus). Proue de vaisseau. 

fl( Crocodile sur une base. M.B. 12 fr. PI. u. Canidia 1 . 

(2) Tète laurée d’Apollon à droite. 

r( CRA. (Crassus). Faisceaux avec hache. M.B. (Cab. desméd.) 50 fr. 
PI. U. Canidia 2. 

Eclaircissements. 

Ces médailles ont été frappées en Égypte. Elles sont attribuées à 
Publius Canidius Crassus, général de Marc Antoine. Le crocodile est 
l’emblème de l’Égypte. 


32. CANINIA. 

Famille plébéienne. 

(1 ) AVGVSTVS. Tète nue d’Auguste à droite. 

I( L. CANINIVSGALLVS 111. VIR AVGVSTVS. dans lechamp.TR.POT. 
(Lucius Caninius Gallus triumeir. Augustus tribunicid potestate). 
Sceptre sur une chaise curule. AR. 100 fr. PI. x. Caninia 1. 

(2) AVGVSTA’S. Tète nue d’Auguste à droite. 

h( L. CAISINIVS GALLVS lU. VTR (Lucius Caninius Gallus triumvir). 



76 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Partbe à genoux, présentant une enseigne. AR. 15 fr. PI. x. Ca- 
ninia 2. 

(3) Même tête et même légende. 

L. CANJNIVS GALLVS III. VIR. Cippe sur lequel on lit C. C. 
AVGVSTI (Lticiiis Ctminius Gallus triumvir Caii Caesaris Au- 
gusti). AR. (Morell et d’Ennery.) 200 fr. PI. x. Caninia 3. 

(4) Même tête et même légende. 

if L. CA.MNIVS GALLVS III. VIR OB C. S. {Lucius Caninius Gallus 
triumvir ob cives servatos). Ckmronne sur un autel entre deux 
branches de laurier. (Eckbel dit, au lieu d’autel, Porte de mai- 
son.) OR. 500 fr. (Morell.) PL x. Caninia 4. 

Éclaircissements. 

Caninius Gallus fut triumvir monétaire d’Auguste en 734 (20 av. 
J. C.). I.es quatre médailles précédentes font allusion à la souveraine 
puissance d’Auguste, aux honneurs civiques que le Sénat lui décerna 
et à ses victoires sur les Partbes. 


33. CARISIA. 

Famille inconnue quant à «on rang. 

(1 ) Buste ailé de la Victoire à droite ; derrière , S. C. [Senatüs con- 
sulta). 

nf T. CARISI. {Titus Carisius). Victoire dans un quadrige au galop à 
droite, tenant une couronne. AR. 2 fr. PL x. Carisia 1. 

(2) Buste ailé de la Victoire à droite. 

if T. GARISI. {Titus Carisius). Victoire dans un bige au galop à 
droite, tenant une couronne. AR. 2 fr. PL x. Carisia 2. 

(3) RCRlLV. Tête de Pallas à droite, avec un casque orné d’une plume. 

T. CARIS, ou CARISI. {Titus Carisius). Sceptre , globe, corne d’a- 
bondance et gouvernail ; le tout dans une couronne de laurier. 
AR. 2 fr. PL X. Carisia 3. 

(4) Buste ailé de la Victoire à droite, portant une palme. 


Digilized by Google 


77 


DR LA RÉFUBUQTTE ROMAIIHE. 

n( T. CARISI. {Titus Carisius). Rome casquée, assise sur des boucliers, 
tenant un parazonium et une haste. AR. Quinaire. 80 fr. PI. z. 
Carisia 4. 

(5) Buste de Diane à droite en cheveux , avec arc et carquois. 
r( T. CjVR. {Titut Carisius), en haut, dans le champ. Chien courant. 
AR. Sesterce 30 ir. Pi. x. Carisia .5. 
f6) Même huste. 

T. CA. {Titus Carisius), à l’exergue. Chien courant. AR. Sesterce. 
30 fr. PI. X. Carisia 6. 

(7) MO^F.Ti. Tête nue de Junon Moneta à droite. 

nf T. C.ARISIVS {Titus Carisius). Tenailles, coin , enclume et marteau ; 
le tout dans une couronne de laurier. AR. 3 fr. ’. PI. x. Ca- 
risia 7. 

(8) Tête de Sibylle à droite, coifTce de fleurs et de bandeaux. 

T. CARISIV. ou T. CARISIVS III. VIR. {Titus Carisius triumvir). 
Sphinx assis. (Le nom CARISIVS est tantôt à droite, tantôt en 
haut.) AR. 5 fr. Pl. x. Carisia 8. 

(9) T. CARISI. {Titus Carisius.) Tête barbue de Silène à droite. 

Ff III. VTR {Triumvir). Paiitlière tenant un thyrse. AR. Sesterce. 
100 fr. Pl. X. Carisia 9. 

(10) IMP. CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite. 

P. CARISIVS LEG. PRO. PR. {Publias Carisius legatus propraetor). 
Épée recourbée, bouclier et fer de lance. AR. 18 fr. Pl. x. Ca- 
risia 10. 

(11) LMP. CAES.AR AVGVST. {Imperator Caesar Augustus). Tête nue 
d’Auguste à gauche. 

P. CARISIVS LEG. PRO. PR. ( Publias Carisius legatus pro- 


1 . Cette médaille est décrite à tort par Morell et Mionnet comme denier. 

2. Cette médaille a été restituée par Trajan. AR. 350 fr. (ma collection). — La 
médaille analogue gravée dam Patin, Morell et Vaillant, avec la légende SALVTARIS 
au lieu de T. CARISIVS ( cl non de MONETA, comme l'a dit Slionnet qui l’a estimée 
2b francs), existe au cabinet des médailles i Paris; mais c'est nne pièce refaite, 
SALVTARIS avant été habilement substitué i T. CARISIVS. 


Digilized by Google 



78 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

praetor). Trophée sur un monceau de boucliers et d’armes es- 
pagnoles. AR. 15 fr. PI. X. Carisia 11. 

(12) IMP. CAESAR AVGVSTVS {Imperator Caesar Àugustus). Tête 
nue d'Auguste à droite. 

lÿ Pareil au précédent. AR. 18 fr. PI. x. Carisia 12. 

(13) IMP. CAESAR AVG^'ST. (Imperator Caesar Augustus). Tête nue 
d’Auguste à droite. 

a( P. CARISIVS LEG. PRO. PR. (Publias Carisius legatus propraetor). 
Trophée avec des armes espagnoles , au-dessous duquel est un 
captif à genoux, les mains liées derrière le dos. AR. 40 fr. PI. x. 
Carisia 13. 

(14) IMP. CAES.AR AVGVST. (Imperator Caesar Augustus), Tête nue 
d’Auguste à gauche. 

a( P. CARISIVS LEG. PRO. PR. (Publias Carisius legatus propraetor'). 
Épée courte, casque et bipenne. AR. 30 fr. PI. xi. Carisia 14. 

(1 5) IMP. CAESAR AVGVST. ou AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à 
droite. 

if P. CARISIVS LEG. PRO. PR. (Publias Carisius legatus propraetor). 
Épée courte, casque et bipenne. AR. 35 fr. (Ha collection.) PI. xi. 
Carisia 15. 

'(16) IMP. CAESAR AVGVST. ou AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à 
droite. 

I^ P. CARISIVS LEG. PRO. PR. (Publias Carisius legatus propraetor). 
Porte de ville sur laquelle on lit EMERITA (Sur les pièces de fa- 
brique plus barbare on lit quelquefois IMIRITA ou IMIIRITA). 
AR. 10 fr. PI. XI. Carisia 16. 

(17) IMP. CAESAR AVGVST. (Imperator Caesar A ugustus). Tête nue 
d’Auguste à gauche. 

fl( Pareil au précédent. AR. 10 fr. PL xi. Carisia 17. 

(18) .AVGVST. TRIB. POTEST. (Augustus tribunicid potestaté). Tête 
nue d’Auguste à droite. 

Hf P.r.ARISIVS LEG. PRO. PR. (Publias Carisius legatus propraetor). 
Porte de la ville d’Émerita, sur laquelle on lit AVGVSTA EHE- 
RITA. M.B. 30 fr. (Gab. desméd.) PI. u. Carisia 1. 


DIgitIzed 


79 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAL\E. 

(19) AVGVST. TRIB. POTEST. Tête nue d’Auguste à gauche. 

t( Pareil au précédent. M.B. (Cab. des méd.) 30 fr. PI. li. Carisia 2. 

(20) CAESAR AVG. TR. ou TR4B. ou TRIBVN. POTEST. Tête nue 
d’Auguste à droite. 

4 P. CARISIVS LEG. .AVGVSTI. (JPuLlius Carisius legatiu jéugusti). 
En trois lignes dans le champ. M.B. 8 fr. PI. li. Carisia 3. 

(21) CAESAR AVGV. TRIBV.N. POTES. {Caesar Augusm tribunicid 
poteslalé). Tête nue d’Auguste à gauche. 

Bf Pareil au précédent. M.B. (Cab. des méd.) 15 fr. PI. li. Carisia 4. 

(22) AVGVST. (Augusttu). Tête nue d’Auguste à droite. 

R( P. C.AR1S1. LEG. (Publias Carisius legalus). Victoire couronnant 
un trophée. AR. Quinaire. 3 fr. PI. ii. Carisia 18. 

(23) AVGVST. Tête nue d’Auguste à gauche. 

IV Pareil au précédent. AR. Quinaire. 3 fr. PI. u. Carisia 19. 

Eclaircissements. 


Les neuf premières médailles de cette famille ont toutes été frappées 
en 705 ou 706 (49 ou 48 av. J. C.), par Titus Carisius, monétaire de 
Jules César. Les types des revers sont assez peu explicites. Toutes les 
médailles suivantes , depuis le n* 1 0 jusqu’à la fin , frappées depuis 
729 jusqu’en 732 (de 25 à 22 av. J. C.), par Publius Carisius, qui fut 
revêtu par Auguste de la dignité de propréteur en Espagne, font allu- 
sion à la guerre dans laquelle il défit les Cantabrcs et les Asturiens, 
et à la colonie d’Émerita qu’il fonda plus tard , et qui devint la 
capitale de la Lusitanie. 

34. CARVILIA. , . , 

Fâinille plâtéienne. 

(1) Tête laurée de Jupiter jeune à droite; dessous, un foudre. 

BÎ GAR. OCVX,. \ER. (Carcilius? Oguliiius, Fergilius). Jupiter daii.s 
un quadrige au galop à droite, lançant la foudre; dans le champ, 
une lettre alphabétique. AR. 50 fr. PI. xi. Carvilia 1. 


Digitized by Google 



80 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(2) Même tête. 

Bf GAR. VER. OCVL. (Carvilius ? Vergilius , O^ilnius). Même type. 
AR. (Cab. desmêd.j 6ü fr. PI. xi. Carvilia 2. 

(3) Même tête. 

Éf Même revers sans légende. AR. C. PI. xi. Carvilia 3. 

(4) Tête laurée de Janus. 

Rf GAR. OGV'L. VER. {Carvilius ? Ogulnius , Fergilius). Proue de 
vaisseau. G.B. As. 5 fr. PI. li. Carvilia 1. 

(5) Même tête. 

GAR. VER. OCVL. {Carvilius? Vergilius, Ogulmus). Proue de 
vaisseau. GB. As. (Cab. des méd.) 6 fr. PI. li. Carvilia 2. 

Éclaircissements . 

Je n’ai pas cru devoir m’écarter des anciens auteurs , quoique Bor- 
ghesi ait supprimé la famille Carvilia pour mettre à sa place la famille 
Garcilia ou Gargilia. (Cavedoni propose même la famille Gargonîa.) 
Ce changement, fondé uniquement sur le G, que l’oil trouve le {dps 
souvent au lieu du C, n’est pas suffisamment motivé : car on ren- 
contre également CAR, quoique bien plus rarement. Du reste, il est 
probable que les Romains confondaient le c et le j^, comme faisaient 
évidemment leurs graveurs , et comme font encore aujourd’hui les 
Italiens, en disant G>EO pourCNEO, et indifféremment 'segreto ou 
secretOy lacrime an lagrime ; témoin Eckliel, tom. V, page 57, qui cite 
une médaille d’Osca en Espagne, où on lit G. CAESAR, et le tombeau 
des Scipions, où CN.AIO est écrit GN.AIVOD. Et si sur une base aussi 
légère on veut fonder une nouvelle attribution , le nom d’Ogulnius 
écrit constamment OCVL. doit exciter également les recherches des 
savants , pour lui substituer un nom plus en harmonie avec l’ortho- 
graphe des médailles. D’ailleurs, outre le nom bien connu de Carvi- 
lius , on trouve dans Muratori ceux de M. et de P. Gargilius , de 
Carcilia , de (2arconia , de Sex. Cargonius ; et de plus , on y rencontre 
un Callius Crispinus et un Gallius Crispinus , un L. Callonius et un 
L. Gallonius, etc. 

En somme, je regarde la transformation de la famille Carvilia en 


Digilized by Google 



81 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

Garcilia comme une ionovation peu heureuse et en tout cas hasardée. . 
Mais si , pour avoir repoussé un progrès aussi important que celui de 
la découverte d’une famille Garcilia dont aucun historien n’a parlé , je 
dois indisposer contre moi les savants, et me faire traiter d'arriéré et 
de suranné , je préfère laisser le champ libre à tous ceux qui voudront 
choisir parmi les noms commençant par GAR celui qui leur convien- 
dra le mieux , et retirer celui de Carvilius , quoique consacré par 
Vaillant , Havercamp et Eckhel. 

Ces médailles ont été frappées, selon Cavedoni, vers 670 (84 avant 
J. C.). 

35. CASSIA. 

Fâmille d'abord patrid«i)De , et ensuite plébéienne. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, -x- et un vase. 

C. CASSI. ROMA (Ca/i/s Cassius Roma). I.a Liberté dans un quadrige 

au galop adroite, tenant unehaste et un bonnet. ÂR.C. Pl.xi.Cassial . 

(2) Tête laurée de Janus. 

C. CASSI. ROMA (Cnius Cassius Roma). Proue de vaisseau; à 
droite, I. G. B. AS. 3 fr. ^ 

(3) Tète laurée de Janus surmontée d’un croissant. 

C. CASSI. L. SAUN. ou C. CASSIVS L. SALINA. {Caius Cassius 
Lucius Salinator). Proue de vaisseau sur laquelle on lit D. S. S. 
(/>e Senatiis sententid). M.B. As. 6 fr. PI. lu. Cassia 1. 

(4) Tête de Vulcain à droite, avec un bonnet lauré; derrière, des te- 

nailles et :. 

B( c. CASSI. ROM.A {Caius Cassius Roma). Proue de vaisseau ; à 
droite. S:. M.B. Dodrans. 6 fr. PI. ui. Cassia 2. 

(5) Tête de Vénus à droite, coiffée en cheveux avec des fleurs; à 

droite, S:. 

b( Même revers; mais à droite. S: M.B. Bes. 10 fr. PI. ui. Cassia 3. 

(6) CAEICIAN. {Caeicianus). Tête de Cérès à gauche, couronnée d’épis ; 

derrière, une lettre alphabétique. 

Hf L. CASSI. (Luc/WCo.fj/uj). Deux bœufs attelés; en haut, une lettre'. 
AR. 2 fr. PI. XI. Cassia 2. 

1 . Une particnlarité des lettres alphabétiques de cette médaille , c’est que les pre- 

11 


Digitized by Google 



DESOiUFnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


8S 

(7) Tête de Bacchns à' droite, cooroBnée de lierre; derrière, un thyise. 
L. CASSI. Q. F. {Lucius Cussius Quinti filius). Télé de Proserpine 

à gauche, couronnée de pampre. AR. 3 fr. PI. xi. Caasia 3. 

(8) Télé voilée et diadémëe de Vesta à gauche; derrière, «le '«impule; 

devant , une lettre. 

LONGIN.'III. V. {Longinus triumvir). 'Sénateuren togcdéboilt, te- 
nant une tablette sur laquelle ou lit V'. {Votum? ou Veto?)', à ses 
pieds, un panier. AR. 2 fr. PI. xi. Cassia 4. 

(9) Tête voilée et diadéinée de Vesta à droite; derrière, le siinpule; 

devant, S. 

LONGIN. 111. (sic). Même revers. Médaille fourrée (Cab. des méd.)‘. 
PI. XI. Cassia 5. 

(10) Tète nue d’Apollon; derrière, un sceptre. 

Q. CASSIVS. {QiùntusCassius).fLi^c sur un foudre entre le lituus et 
le praefericulum. .AR. 2 fr. PI. xi. Cassia 6. 

(11) Q. CASSIVS LIBERT. {Quinlus Cassius Liber tas). Tète nue de la 
Liberté à droite. 

Il( Temp)e de Vesta surmonté d’une statue; dans 'l'intérieur, une 
cbaise curule; à gauche, une urne; à droite, les lettres A.*C. 
{Absolvo. Condemno), sur une tablette. AR. 3 ir. Pf. xi. Cassia 7. 

(12) Q. C.ASSIVS VEST. {Quintus Cassius 7ejI«).Téte voilée de Vesta 
à droite. 

b( Même revers. AR. *. 3 fr. PI. xi. Cassia 8. 


miéres lettres (lel’al|>habet,i la télé, répondent aux dernières sur le revers. Ainsi A à la 
tète répond à X au revers ; la médaille qui porte B & la tète |>orlc V au revers, et ainsi 
de suite. 

1. Cette médaille, quoique fourrée, mérite de trouver place dans cette description, 
puisque U tète n’existe pas dans toute la suite des consulaires. Voy. dans l'intro- 
duction la dissertation sur les médailles fourrées. 

S. Cette médaille a été restituée par Trajan. (Ma collection.) 3Ü0 fr. PI. iliv. 
Méd. iî . — Le catalogue du cabinet de Fontana possède une médaille tout à fait sem- 
blable au n* 12, sauf qu’au lieu de Q. CASSIVS VEST., on lit lOCVS. Quoi qu’en ail 
dit Sestini, cette médaille me fait l’effet d’une imitation barbare de l’autre, et le des- 
sin même qu’il en a donné me semble le prouver. 


Digitized by Google 


. 8J . 


DE LA RÉPUBUQÜE ROMAIIfE. 

(13) C. C4SSEL IM P. (Caias Casseius imperator). Télé kuirée de 1& 
Liberté à droite. 

ê( M. SERVILIVS LEG. {Marcus Servilius legatus). Crabe teoant un 
acrostolium dans ses serres ; dessous, un diadème dénoué et une 
rose des Rhudieos. ÂR. 80 fr. PI. xi. Çassia 9. 

(14) C. CASSI. I\IP. {Caius Cassius imperator). Tête laurée de la Li- 
berté à droite. 

.M. SERVILIVS LEG. {Marcus Servilius legatus). Acrostolium. 
OR. 200 fr. PI. XI. Cassia 12. 

(15) La même médaille en ARGENT. 120 fr. PI. xi. Ibid, 

(16) M. AQVINVS lÆG. IJBERTAS (Afarcju Aquinus legatus Ubertas). 
Tête diadémée de la. Liberté à droite. 

8(. C. CASSI. PR. COS. [Caius Cassius proconsul). Trépied avec la 
cortine et deux branches de laurier. OR. 450 fr. (Cab. des mé- 
dailles.) PI. XI. Cassia 10. 

(17) Même tête. 

l(. C. CASSI. IMP. {Caius Cassius imperator). Même type. OR. 
450 fr. ‘. (Musée britannique.) PI. xi. Cassia 1 1 . 

(18) C. CASSI. IMP. {Caius Cassius imperator). Trépied avec la 
cortine. 

l( LENTVLVS SPINT. {Lentulus Spinther). Praefericulum et lituus. 
AR. 200 fr. PI. XII. Cassia 13. 

(19) C. CASSI. IMP. LEIBERTAS {Caius Cassius imperator Leibertas). 
Tête diadémée de la Liberté à droite. 

Même revers. .AR. 4 fr. PI. xii. Cassia 14. 

(20) La même en OR. 200 fr. PI. xii. Ibid. 

(21) C. CASSI. IMP. LEIBERTAS (Ca/W Cassius imperator Leibertas). 
Télé diadémée et voilée de la Liberté à droite. 

4 LENTVLVS SPINT. {Lentulus Spinther). Praefericulum et lituu.s. 
AR. 4 fr. PI. XII. Cassia 15. 

t . Riccio a erronément signalé et évalué cette médaille en argent ; elle n’existe 
<{u‘en or. — C'est par erreur de gravure que ccue médaille et la précédente se trou- 
vent placées avant le n* 14 de la description. 


Digilized by Google 



DESCHIPnOM GÉNÉRALE DES MONNAIES 


84 

(22) La même en OR (Cab. des médailles). 200 fr. PL xii. Ibid. 

(23) 013 CIVIS SERVATOS. Couronne de chêne entre deux branches 
de laurier. 

i< C. CASSIVS C. F. CELER III. VIR A. A. A. F. F. dans le champ, 
S. C. {Caius Cassius Cuti filius Celer triumvir auro, argento, acre, 
flando feriundo, Senalüs consulta). G. B. 6 fr. PL Lii. Cassia 4. 

(24) AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. {dugustus tribunicid potestate), 
dans une couronne de chêne. 

C. CASSIVS CELER III. VIR A. A. A. F. F. dans le champ, S. C. 
(Caius Cassius Celer triumvir auro , argento , aere , flandt) fe~ 
riundo, Senatùs consulta). M.B. 3 fr. PL lu. Cassia 5. 

(25) C.AESAR AVGVSTVS TRIBVMC. POTEST. (Caesar Augustus tri- 
bunicid potestate). Tête nue d’Auguste à droite. 

Pareil au précédent. M.B« 2 fr. PL ui. Cassia 6. 

Eclaircissements. 

Les cinq premières médailles de cette famille, et surtout la première, 
sont attribuées à Caius Cassius Longinus, consul en 658 (96 av. J. C.). 
Celle-là doit avoir été frappée vers 642(112 av. J. C.). La sixième 
appartient à un membre de la famille Cassia totalement inconnu ; 
d’après les trouvailles de monnaies consulaires , Cavedoni en lise la 
fabrication vers 648 (106 av. J. C.). Il n’existe aucune certitude sur 
l’attribution du numéro 7, ni même sur celle des numéros 8 et 9, 
quoique Cavedoni donne pour auteur de celle-ci Lucius Cassius Lon- 
ginus, tribun du peiiple en 688 (66 av. J. C.). 

Un tribun avait dénoncé les Vestales Aemilia , Marcia et Licinia , 
comme ayant violé leur vœu de chasteté : les pontifes condamnèrent 
à mort la première et acquittèrent les deux autres ; mais Lucius 
Cassius Longinus, aïeul du tribun Cassius dont il vient d’être ques- 
tion, étant préteur en 641 (113 av. J. C.), révisa ce jugement et les 
condamna toutes les trois. C’est cet acte de rigueur que rappelle 
le temple de Vesta représenté sur les médailles 11 et 12. La chaise 
curule fait allusion à l’arrêt qu’il rendit dans le temple même ; 
et à côté , l’on voit l’urne des votes et la tablette sur laquelle 


Digitized by Google 


DE LA HÉPUBUQUE ROMAINE. 8S 

se liseot les initiales des mots qui consacraient le droit souverain 
du peuple à! absoudre ou de condamner ^ s’il croyait le jugement mal 
rendu. 

Les médailles qui suivent depuis 13 jusqu’à 2*2 inclusivement , frap- 
pées en 71 2 (42 av. J. C.), appartiennent à Caius Cassius , le meurtrier 
de Jules César. Le titre de général (imperator) lui fut donné après sa 
victoire sur les Rhodiens. La rose est le symbole de Rhodes, de même 
que le crabe est celui de Cos , où la bataille fut livrée ; l’acrostolium 
dénote l'empire de Cassius sur les mers, et le diadème dénoué fait allu- 
sion au titre de roi que les Rhodiens lui avaient oITerl et qu’il refusa. 
Après cette belle interprétation que Borghesi donne de la 13* médaille, 
il ne reste plus qu’à expliquer le trépied avec la cortine qui se ren- 
contre sur les numéros 16, 17 et 18. Cassius était quindecimvir des 
rites sacrés, et ce sont les emblèmes de sa dignité que ces médailles 
représentent. La tète de la Liberté, unie à son nom, s’explique assez 
d’elle-même. 

Ce qui se rapporte à Lentulus Spinther et à Marcus Servilius, sera 
mentionné aux familles (iornelia et Servilia. Aquinus, nommé sur les 
médailles 16 et 17, passe auprès de la plupart des numismates pour 
être de la famille Caecilia ; mais il n’y a aucune certitude à cet égard. 

Les trois dernières médailles sont d’un monétaire d’Auguste qui n’est 
connu que par elles. 

36. CESTIA. 

Famille pléb^enne. 

(1 ) Tête de l’Afrique à droite, avec la peau d’éléphant, 
ilf L. CESTIVS ; en haut, C. NORBA. ; à l’exerçue, PR., à droite; S. C. 
à gauche. (JmcUis Cestius , Coins Norbanus, praefecti Senattls 
consu/to). Chaise curule surmontée d’un casque. OR. 200 fr.‘. 
PI. XII. Cestia. 

(2) C. NORBANVS L. CESTIVS PR. (Caius iXvrbatuts, Lucius Cestius, 
praefecti). Tête de Vénus à droite, ceinte d’un bandeau. 

1. Riccio cite celte même médaille en argent de sa collection et du cabinet Sam’- 
Àngelo. Ce sont Ues pièces suspectes. 


Digiiized by Google 


<8 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

if S. C. {Senatûs consulta). Cybèle dans un bige de lions à gaoehe-. 

OR. 200 fr. PI. une. Piorbana' t. 

Éclaircissements. 

Lucius Ceslius était l’un des huit préfets urbains institués par Jules 
César pour gouverner Rome pendant son absence , lorsqu’on 708 {1*6 
av. J. C.), il alla en Espagne combattre les fils de Pompée. Ces liuit 
préfets étaient Plancus, Regulus, Clovius, Hirtius, Cestius, Norbanus, 
Oppius et Rubrius. 11 existe des médailles de tous, sauf peut-être de 
Rubrius , dont les médailles pourraient être plus anciennes. 

La tête de l’Afrique fait allusion aux conquêtes de César dans cette 
contrée, et celle de Vénus à l’origine de la famille Julia. La chaise 
curule dénote le pouvoir des préfets urbains; le casque se rapporte à 
Vénus victorieuse , et Cybèle dans un bige de lions indique les jeux 
Mégak'siens. 


37. CIPIA. 

Famille plébéienne. 


(1) M. CIPI. M. F. {Marcus Ci/n'us Marci filius). Tête de Pallas à 

droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

RO VIA. Victoire dans un bige au galop à droite , tenant une palme ; 
dessous, un gouvernail. ÂR. 2 fr. PI. xn. Cipia. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

nf ROMA M. CIPI. M. F. {Roma Marcus Cipius Marci filius). Gou- 
vernail. P. B. Semis L (Riccio, de sa collection). 20 fr. PI. ui. 
Cipia 1 . 

(3) Tête d’Hercule adroite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 
b( Même revers. P. B. Quadrams. (Riccio , de sa collection.) 20 fr. 

(4) M. CIPI. M. F. Tête d’Hercule à droite , avec la peau de lion ; der- 
rière, trois points. 

i . Le semis gravé dans l'ouvrage de Morell existe au Cabinet des médailles ; mais 
c’est une pièce totalement refaite au burin. Donc le dessin de Riccio, qui ne dte ce 
semis que d’après Morell , est imaginaire. 


Digitized by Google 



DE LA BÉPUBUQUE ROMAINE. 


«7 




ROMA. Proue.de vaisceau. M. B. 'Quadrans. (Cab. de. 'M. Fënelon- 
Ktrçz.) 20iir. MëdaiUe iDëdite. Pl.'Ui. Cipia2. 


Édaircittementt. 

Cavedoni fixe la fabrication de la première médaille à l’année 650 
(1 04 av. J. C.). Riccio prétend que le personnage qui l'a frappée, ainsi 
que les suivantes, est Marcus Cipius, tribun du peuple, et ensuite 
questeur en 691 (63 av. J. C.\ La petitesse des divisions de l’as me 
ferait donner la préférence à sa manière de voir. 


38. CIuAUDIA ou CLODIA. 


Famiik patrieicDoe. 


(1) Tête laurée d'Apollon à droite. 

Victoire couronnant un trophée ; dans le champ, VISI. {(/nimarms); 
à l’exergue, ROMA. AR. Quinaire. 40 fr. PI. xii. Claudia 1. 

(2) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé. 

I^ C. PVLCHER {Caius Pulcher). Victoire dans un bige au galop à 
droite. ÂR. C. PI. xii. Claudia 2. 

(3) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, un symbole 

inconnu. 

*( AP. CL. T. MANL. Q. VR. {Appius Clnudius, Titus Manlius, Quin- 
tus Urbinius'). Victoire dans un trige à droite. AR. C. PI. xl. 
Urbinia 2. 

(4) Buste de Diane à droite, avec arc et carquois; devant, S.C. {Séria- 

lus consul toi). 

Hf TI. CLAVD. Tl. F. AP. N. {Tiberius Claudius , Tiberii filius , 
Appii nepos']. Victoire dans un bige au galop à droite, tenant 
une longue palme et une couronne ; au-dessous du bige, un nom- 
bre qui varie, précédé souvent de la lettre A. AR. C. PI. xn. 
Claudia 3. 

(5) NERl. Q. VRB. {Neriits quaestor urbanus). Tête de Saturne à 

droite : derrière , la harpa. ■ . . 


Digilized by Google 





88 DESCRIPTION GÉNÉRUJI DES MONNAIES 

if L. LENT. C. MARC. COS. {Lucius Lentulus, Caius Marcellus, consu- 
les). A\g\e légionnaire entre deux enseignes militaires; sur l’une 
H. {Hastatd), sur l’autre P. {Princeps). AR. 12 fr. PI. rxix. Neria. 

(6) triquetra; entre chaque jambe, un épi; au milieu, la tête de 
Méduse. 

tf LENT. MAR. COS. (Lentulus, Marcellus, co/isules). Jupiter nu, de- 
bout, tenant un foudre et un aigle; dans le champ, une faux 
recourbée. AR. 4. fr. PL xrr. Cornelia 43. 

(7) L. LENT. C. MARC. COS. (Lucius Lentulus, Caius Marcellus, cou- 

su les). Tête de Jupiter jeune à droite. 
b( Jupiter nu, debout auprès d’un autel, tenant un foudre et un 
aigle; dans le champ, une étoile sous laquelle, Q. AR. 4 fr. 
PL XV. Comelia 14. 

(8) MARCELLINVS. Tête nue de Marcellus à droite ; derrière , la tri- 

quetra. 

r( MARCELLVS COS. QVlîiQ. (Marcellus coruul quinquies). Marcellus 
portant les dépouilles opimes de Viridomar dans le temple de 
Jupiter férétrien. AR. 6 fr.'. PL xii. Claudia 4. 

(9) C. CLODIVSC. F. (Caius Clodius Caii filius). Tête de Flore à droite, 

couronné^ de fleurs; derrière, une fleur. 

VESTALIS. Vestale assise , tenant le simpule. AR. 6 fr. PL xit. 
Claudia 5. 

(10) La même en OR. 250 fr. PL xii. Ibid. 

(11) Tète laurée d’Apollon à droite; derrière, une lyre. 

P. CLODIVS M. F. (Publias Clodius Marci filius). Diane debout, 
tenant deux torches. AR. 3 fr.’. PL xii. Claudia 6. 

(12) I.a même en OR (musée Theupoli). 500 fr.’. PL xn. Ibid. 

1 . Cette mcHuille a été restituée par Trajan. (Ma collection), 300 fr. PI. xut, mé- 
daille 24. 

2. Cette médaille a été restituée par Trajan (Ma collection), 400 fr. Peat-étre uni- 
que. PI, n.rr , médaille 23. 

3. Riccio ajoute à Musée Theupoli , Musée Hedervar. Sa première indication est 
bonne; la seconde est fautive. Il a pris, au lieu de cette médaille, celle qui est à cété; 
c’est le n* <4 de cette description . 


Digitized by Google 


8 » 


DE L.\ RÉPUBUQUE ROMAINE. 

(13) Tête radiée du Soleil à droite ; derrière , un carquois vide. 

P. CLODIVS M. F. {Puhliits Clodius Marci filius). Croissant entre 

cinq étoiles. .\(l. 6 fr. PI. xii. Claudia 7. 

(14) La même en OR. 200 fr. PI. xii. Ibid. 

(15) CAESAR IMP. Tête laurée de Jules César à droite, 

P. CLODIVS .M. F. (Publius Clodius Marci filins). Mars debout, 
nu, casqué, tenant une haste et un parazonium. AR, 100 fr. 
PI. XII. Claudia 8. 

(16) M. ANTONIVS 111. VIR R. P, C. {Marcus Anlonius triumvir Rei- 
publicae conslituendae). Tête nue de Marc Antoine à droite. 

B( Pareil au précédent. AR. 40 fr.'. PI. m. Claudia 9. 

(1 7) Même tête et même légende. 

B( P. CLODIVS M. F. IIII. \ IR A. P. F. {Publias Clodius Marci filius, 
qiuituorvir, aiiro publico feriundo). L’Orient ailé et radié, debout 
à gauche, avec arc et carquois sur les épaules, tenant un caducée 
et une corne d’abondance , et le pied appuyé sur un globe ; de- 
vant lui , à terre, uu aigle sur une éminence ; derrière , à terre , 
un bouclier. OR (cab. desméd.). 400 fr. PI. xii. Claudia 10. 

(18) Même tête et même légende. 

P. CLODIVS M. F. IllI. VIR A. P. F. {PiMus Clodius Marci filius, 
quatiwrvir, aura publico feriundo). Victoire debout à gauche, 
tenant une couronne , le pied appuyé sur un globe ; devant elle, 
à terre, un aigle sur une énainence ; derrière , à terre, un bou- 
clier. OR. (Riccio*). PI. XII. Claudia 11. 


1 . Riccio décrit les deux médailles suivantes en or , dont la télé est semblable au 
n* 1 6 ci-dessus , et dont le type du revers, d’après son dessin, représente Mars debout, 
avec les légendes : P. CLODIVS M. F. IIH. VIR et P. CLODIVS M. F. DU. VIR 
A. P. F. Il ajoute : • Vaillant e Mionnet, cd osservate ambe dal barone d'Ailly. > 
Mionnel n’a souvent fait que copier Vaillant. Quant è M. le baron d’Ailly, malgré 
l’assertion de Riccio , il m’a assuré n’en avoir aucune connaissance. 

2. Riccio cite le catalogue Vandainme, page 38, où elTectivement cette médaille 
est décrite ; je n’en ai jamais entendu parler d’ailleurs ; je suis même persuadé , d’a- 
près son dessin que j’ai fait copier, que cette médaille, peut-être tuai conservée dans 
le musée Vandauiine , a été inexactement décrite , et que c’est la même qire la pré- 

12 


Digilized by Google 



90 


DESCRIETIQK GÉITËBALR DES MONNAIES 


(19) CAESAR III. Vm R. P. C. (Caesar triumvir Reipublicae consti- 
tuendae). Tête nue d'Octave à droite. 

P. CLODIVS M. F. {PMius Clodius Marci filius). Mars nu, debout, 
casqué, tenant une haste et un parazonium. AR. 80 fr. P), xii. 
Claudia 12. 

(20) Même tête et même légende. 

P. CLODIVS M. F. {Publias Clodius Marci filius). Bacchus debout, 
habillé en femme , tenant une patère et un tbyrse. AR. (musée 
britannique). 150 fr. PI. xii. Claudia 13. 

(21) Même tête et même légende. 

Sf P. CLODIVS M. F. nu. VIR A. P. F. {Publias Clodius Marci filius, 
quatuorvir, auro publico feriundo). Vénus nue, assise, tenant 
une colombe et Cupidon. OR (musée britannique). 400 fr. PI. xii. 
Claudia 14. 

(22) PVIXIHER TAVRVS REGVLVS. Deux mains jointes, tenant un 
caducée. 

nf III. VIR A. A. A. F. F. dans le champ, S. C. {Triumviri auro, 
argenta, acre, Jlando, feriundo, Senatûs consulta). P.B. C.Pl. mi. 
Claudia. 

(23) TAVRVS REGVLVS PVLCHER. Simpule et lituus. 

Rf Pareil au .précédent. P.B. C. PI. lxvii. Statilia. 

(24) REGVLVS PVLCHER TAVRVS. Corne d’abondance; dans le 
champ , S. C. {Senattis consulta). 

III. VTR A. A. A. F. F. {Triumviri, auro, argento, acre, fiando, fe- 
riundo). Enclume. P. B. C. PI. lvii. Livineia. 

Éclaircissements. 

La première monnaie de cette famille, frappée selon Cavedoiii, vers 
l’an 593 (161 av. J. C.), est un petit victoriat attribué par Borgbesi au 


cédeate, dont le type est très-insolite et a pu facilement induire en erreur le rédacteur 
de ce catalogue ; il est flcheua que Riccio ait souvent invente des médailles d'après 
des descriptions plus ou moins exactes qui lui en pnt été faites. 


Digitized by Google 


DE LA RËPUBUQUE ROKtAlNE. 


9i 


préteur Claudius Unimanus, à qui Viriate fit éprouver un grave échec 
en fiOfi (148 av. J. C.). 

Le numéro 2 peut appartenir à Claudius Pulcher, consul en 662 
(92 av. J. C.). Le numéro 3 est attribué à Appius Gaudius, consul en 
675 (79 av. J. C.), qui aurait été triumvir monétaire vers 659 (95), 
avec Manlius et (Jrbinius. Le personnage nommé sur la quatrième 
médaille est inconnu; c’est vers 680 (74 av. J. C.) qu'elle doit avoir 
été frappée , suivant Cavedoni. 

Caius Marcellus, mentionné sur les médailles 5 , 6 et 7, fut consul , 
conjointement avec Lucius Lentulus, en 705 (49 av. J. C.), et, ainsi 
que lui , suivit la fortune de Pompée Jusqu’à la bataille de Pharsale ; 
ces |)ièces ont été frappées en Asie et en Sicile, comme le témoignent 
la beauté du style et la triquetra du numéro 6. La médaille 8, frappée 
vers 709 (45 av. J. C.), offre le portrait et rappelle les exploits du cé- 
lèbre Marcus Claudius Marcellus, cinq fois consul, et qui après avoir 
tué de sa prc'pre main le roi des Gaulois Viridomar, dont il porta en 
triomphe les dépouilles opimes dans le temple de Jupiter férétrien, prit 
Syracuse pendant la second! guerre Punique , malgré l’admirable dé- 
fense d’Archimède , qui périt si malheureusement au milieu de ses 
méditations. Les dépouilles opimes étaient celles d’un roi qu’on avait 
tué de sa propre main. Marcellus fut le dernier qui eut cet honneur; 
aussi Trajan, en restituant cette médaille, voulut-il éterniser le sou- 
venir de tant de hauts faits. Marcellinus est le nom du monétaire , qui 
avait {tassé par adoption dans la famille Cornelia. 

Les médailles 9 et 10 furent frappées en 711 (43 av. J. C.), par ■ 
Caius Clodius, frère de Clodius, lieutenant de Brutus et d’Hortensius 
en Macédoine. La tête de Flore rappelle les fêtes que Clodius Centbo 
institua en son honneur pendant son consulat eu 514 (240 av. 
J. C.). 

Publius Clodius, dont le nom se trouve sur toutes les médailles sui- 
vantes jusqu'à la vingt et unième inclusivement, fut monétaire de 
Marc Antoine et d’Octave. Toutes furent frappées vers 716 (38 av. 

J. C.). 

L’Orient (numéro 1 7) et la tête du Soleil (numéros 1 3 et 14) font 
allusion à la victoire de Ventidius sur les Parûtes ; et Octave ayant 


Digitized by Google 


9Î 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


fait voeu de dédier un temple à Mars vengeur, s'il anéantissait les 
assassins de son père adoptif, plaça l’image de celui-ci ainsi que la 
sienne sur les médailles 15 et 1 9 ; Marc Antoine suivit le même 
exemple comme on peut le voir sur la monnaie 1 6. 

I-e monétaire d’Auguste, Claudius Pulcher, à qui les trois der» 
nières médailles de cette famille sont dues , est inconnu dans 
l’histoire. 


39. Cr^OVIA. 

Famille plébéienue. 

(1) Tête laurée de Janus; dessus, I. 

Rf SAX. ROMA (Saxti/a Rornd). Proue de vaisseau; à droite, 1. G. B. 
•As. G. Pl. LU. Qovia 1 . 

(2) Même tête . 

Rf G. SAX. ROMA (Caius Saxula Romd). Proue de vaisseau ; à droite, 
1 . G. B. As. G. Pl. Ln. Glovia 2. 

/ 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite; derrfl&re, S. 

r 1 Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 2 fr. Pl. lu. Clo- 
via 3. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut, <|uatre points. 

Rf Même revers ; mais à droite, quatre points. P. B. Triens, 3 fr. 
Pl. LU. Glovia 4. 

(5) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois 

points. 

r[ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 5 fr. 
Pl. LU. Glovia 5. 

(6) Tète de Mercure à droite, avec le pétase ailé; en haut, deux 

points. 

Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sextans. 15 fr. • 

(7) CAESAR DIG. TER. {Caesar dictator tertio). Buste ailé de la Vic- 

toire à droite ; derrière, une étoile ou point de svmbole. 

Rf G. GI.OVI. PRAP-F. {Caius Clovius praefectus). Pallas casquée mar- 
chant, portant un trophée, six javelots et un bouclier sur lequel se 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. ' 93 

voit la tête de Méduse; à ses pieds, un seq>ent. M.B. 4 fr. PI. im. 
Clovia 6. 

Eclaircissemen Cs. 


Morell avait rangé à la famille Saufeia celles des six premières mé- 
dailles précédentes qui étaient connues de son temps. Depuis, elles ont 
été données par Borgliesi à Caius Clovius Saxula, préteur en 681 (173 
av. J. C.), monétaire quelques années auparavant, et plus tard lieute- 
nant de Paul Émile en Macédoine en 586 (168 av. J. C. \ 

La dernière appartient à Caius Clovius, l'iin des huit préfets nommés 
par Jules César en 708 (46 av. J. C.), pendant son expédition en Es- 
pagne contre les fils de Pompée. Sa fabrique prouve (pi’elle fut frappée 
hors de Rome , et probablement par un préfet maritime , dans le genre 
de ceux de Marc Antoine , tels qu’Oppius, Fonteius Capito, etc. 


40. CLOULIA. 

Famille patricienDe. 


(1) Tète de Pallasù droite, avec le casque ailé; dessous, ROM A; der- 

nere, une couronne. 

ni T. CLOVLl. Çl'ilus Cloulius), Victoire dans un bige au galop à 
droite; à terre, un épi. ÂR. 2 fr. PI. xii. Cloulia 1. 

(2) Tète laurée de Jupiter à droite ; derrière , une lettre qui varie. 

b( T. CLOVLl. A l’exergue Q. {Titus Cloulius), Victoire couronnant 
un trophée sous lequel est un captif. AR. Quinaire. 2 fr. PI. xii. 
Cloulia 2. 

Eclaircissements. ' 

La plus grande incertitude règne sur le personnage nommé sur ces 
médailles. Cavedoni en fixe la fabrication vers l’année 653 (101 av. 
J. C.). 


1 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 




41. COCCEIA. 

FaokUle de rang Inoertaia. 

(1) M. ANT. IMP. AVG. III. VIR. R. P. G. M. NERVA. PROQ. P. 
{^Marcus Antonius imperator augur triumvir Reipublicae consti- 
twtndae. Marcus Xerva proquaeslor provincialis). Tête nue de 
Marc Antoine à droite; quelquefois on voit le praefericulum der- 
rière la tête. 

L. A!STONIVS COS. {^Lucius Antonius consul). Tête nue de Lucius 
Antoine à droite. AR. 40 fr. PI. xiu. Cocceia I. 

(2) I..a même en OR (Mionnet). 1500 fr. PI. xiu. Ibid. 

(3) Même tête de Marc Antoine. 

B( CAESAR IMP. PONT. UI. VIR R. P. G. (Caesar imperator poniifex 
triumvir Reipublicae constituendae). A R. (Riccio, du cabinet Bor- 
gliesi). 100 fr. '. PI. xiii. Cocceia 2. 

Eclaircissements . 

Marcus Cocceius Nerva fut proquesteur de Marc Antoine en 713 
(41 av. J. G.) , pendant la guerre contre Octave. Ayant obtenu son 
pardon de ce dernier, il le réconcilia deux fois avec Marc Antoine, et 
fut consul eu 718 (36 av. J.C.). 

42. COELIA. 

Famille plébéienne. 

(1 ) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; devant, X. 
b( L. GOIL. ROMA. (^Lucius Coilius Romà). Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. 6 fr. PI. xiii. Goelia 1. 

(2) Tête de Pallas à gauche , avec le casque ailé. 
n( G. COIL. dans le champ; GAU), à l’exergue [Caius Coilius Caldus). 
Victoire dans un bige au galop à gauche; en haut, une lettre 

t . Je soupçonne cette médaille d’être simplement le produit d'une erreur de moné- 
taire. 


Digitiz-2î: by 


BE LA &EPUHJQUE R(»14II(E. 


»S 


seule ou accompagnée d’un ou de plusieurs points. AR. C. PI. xm. 
Coelia 2. 

(3) Tête de Pallas à gauche, avec le casque ailé. 

«f CALD. (Caldus). Victoire dans un bige au galop à gauche; à 
l’exergue, une lettre seule ou accompagnée d’un ou de plusieurs 
points. AR. C. PI. xiii, Coelia 3. 

(4) C, COEL. CALDVS COS. (Caius Coelius Caldus consul). Tète nue 
de Coelius Caldus à droite ; derrière, sur une tablette. 1.,. U. [Li- 
bero. Damno). 

lÿ CALDVS 111. VIR. {Caldus triumvir). Tête radiée du Soleil à droite; 
devant, un bouclier rond ; derrière, un bouclier ovale et quel- 
quefois la lettre S. AR. 6 fr. PI. xiii. Coelia 4. 

(5) C. COEL. CALDVS COS. {Caius Coelius Caldus consul). Tête nue 
de Coelius Caldus adroite; derrière, une enseigne sur laquelle 
on lit HIS {llispania)-, devant, un sanglier. 

4 Figure couchée sur un lectistemium, au bas duquel on lit L. C.4L- 
DVS VIL VIR EPVL. {Lucius Caldus septemvir epuld). De chaque 
côté un trophée; à gauche, C. CALDVS écrit perpendiculaire- 
ment; à droite, perpendiculairement aussi, IMP. A. X. {Caius 
Caldus imperator cuigur decemvir agris dividendis); à l’exergue, 
CALDVS 111. VIR (Caldus triumvir). AR. Sfr. PI. xni. Coelia 5. 

(6) Même tète; mais derrière, un sanglier; devant, une enseigne sur 
laquelle on lit HIS. 

Même revers. AR. 8 fr. PI. xiii. Coelia 6. 

(T) Même tête avec le sanglier devant ; et derrière , une enseigne sur 
laquelle on lit HIS. 

«( Même tyjre ; mais sur le lectisternium L. CALDVS VU. VIR EP. 
A gauche IMP. A. X. perpeudiculairement ; à droite, perpendi- 
culairement aussi, C. CALDVS.; et à l’exergue CALDVS 111. VI K. 
AR. S fr. PI. xm. (’A>elia 7. 

(8) Même tête; mais derrière, un sanglier; devant, une enseigne 
sur laquelle on lit HIS. 

fif Même revers. AR. 8 fr, PI. xiii. Coelia 8, 


Digitized by Google 



DI':SCRIP1'10M générale des monnaies 


DS 

;9) Même tétej mais denière, un fer de lance et le lituus; devant, 
une enseigne sur laquelle on lit HIS. 
r[ Même type; niais sur le lecUsternium, L. CALDVS VII. VIREPVL. 
A gauche, perpendiculairement, C. CALDVS ; à droite, IMP. A. 
X perpendiculairement aussi; à l’exergue, CALDVS III. VIR. 
AR. 8 fr. PL XIII. Coelia 9. 

(10) Même tête. 

Bf Même type; mais sur le lectislernium, L. CALDVS VU. VIR EPVL. 
A gauche, IMP. A.X. perpendiculairement; à droite, perjiendi- 
culairement aussi, C. CALDVS; à l’exergue, CALDVS. AR. 8 fr. 
PI. XIII. Coelia 10. 

ÈcLurcissentenis. 

La première médaille de cette famille, frappée, selon C.avedoni, peut- 
être vers 540 (214 avant J. C.) , appartient à un monétaire in- 
connu. Les deux suivantes, frappées vers 644 (110 av. J.C.), ap- 
partiendraient à Caius Coelius Caldus , consul en 660 (94). L’ortho- 
graphe COIL. est antique; c’est un archaïsme. 

Il est bien regrettable que l’histoire se taise sur le personnage dont 
le portrait est représenté sur les .sept dernières médailles de cette 
famille. Suivant l’opinion des savants, ces belles pièces furent frap- 
pées vers 69.5 (59 av. J. C.), par Coelius Caldus, qui devint questeur 
de Cicéron en Cilicie, en 703 (51). Elles nous apprennent que 
('.aius Coelius C.aldius fut consul et général, qu'il remporta des vic- 
toires en Espagne et notamment à Clunia , dans la Tarragonaise , dont 
le sanglier est l’emblème*, et qu’il fut l’un des décemvirs commis à la 
répartition des terrains. 

Lucius Coelius Caldus , nommé également sur ces médailles, fut , 

1. L« sanglier avait aussi fait partie des enseignes romaines; car Pline, dans son 
livre X, chapitre v, nous apprend que ce n'est que sous le second consulat de Marius, 
en 650 (104 av. J. C0> qi>c l’aigle devint l'enseigne spéciale des légions romaines j 
que jusqu’alors il avait partage cet honneur avec quatre autres animaux; que le loup, 
te minotaure , le cheval et le sanglier précédaient les difTiTcnU corjis ; mais que comme 
depuis quelques années l’aigle seul était porté dans les combats, et que les autres 
restaient dans le camp, Marius les supprima tout à fait. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. »T 

d'après l'inscription qui s’y Ut, seplemvir épulon. Les èpuloiis, au 
nombre de trois dans l’origine, portés à sept par Sylla, à dix par 
Jules César, et réduits par Auguste au nombre primitif, étaient des 
prêtres qui avaient pour office d'aider les pontifes en leur pré|>araut 
les choses nécessaires aux rites sacrés. Le lectislernium était une céré- 
monie qui consistait à placer des dieux sur des lits, et à leur servir 
pendant un ou plusieurs jours des festins propitiatoires. I.e premier 
lectisternium fut célébré en 356 (398 av. J. C.), pendant la peste qui 
ravageait Rome . le sénat ayant ordonné de consulter les livres sibyl- 
lins sur les moyens de la faire cesser. 

1^ anciens numismates ont cru voir dans la tête du Soleil une 
allusion au surnom CALDUS, parce que le Soleil est chaud. Ce jeu de 
mots est puéril et absurde. Pourquoi la tête du Soleil se rencontre- 
t-elle également sur les médailles des fam'dles Aquillia, Clodia, Antonia, 
Mussidia , etc., dont aucun des membres ne portait le surnom de 
CALDCS? Burghesi propose une autre interprétation tout aussi con- 
jecturale , mais au moins plus sensée ; c'est que la tête du Soleil est 
relative à des victoires que Coelius Caldus aurait remportées en 
Orient. La numismatique est une science trop belle pour la déshonorer 
par de telles subtilités; aussi, à moins qu’un type ne soit une allusion 
évidente à un surnom , comme un veau à VITULUS , une fleur à 
FLORUS, je passerai désormais sous silence toutes les prétendues in- 
terprétations de cette nature. 

tr. 

43. CONSIDIA. 

Famille plâjéieone. 

(1) C. CONSfDI. NONIANI. S. C. (Caü Considii Noniani Senatüs con- 
sulta). Tête diadémée et laurée de Vénus Érycine à droite. 

Rf Temple sur le sommet d’une montagne entourée de murailles ; au- 
dessus de la grande porte on lit : ERVC. {Erjcinae). AR. 6 fr. 
PI. XIII. Considia 1 . 

^2) Buste casqué de Minerve à droite avec l’égide. 

Bf C. CONSIDI. (Cait Considii). Victoire dans un quadrige au galop à 

13 


Digitized by Gi-ogle 


98 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

droite , tenant une couronne et une longue palme. AR. C. Pl. xiii. 
Considia 2. 

(3) C. CONSIDI. (Caii ConsiJii). Téte’de Cupidon à droite. 

nf Globe et double corne d'abondance attachés avec des rubans. AR. 
Sesterce, 25 fir. Pl. xiii. Considia 3. 

(4) PAETI. Tète diadémée et laurée de la Liberté ? à droite. 

Rf C. CONSIDI. (Caii Considii). Victoire dans un quadrige au galop 
à gauche, tenant une couronne et une longue palme. AR. C. 
Pl. xiii. Considia 4. 

(5) PAETI. Tête diadémée et laurée de la Liberté ? à gauche, 
üf Pareil au précédent. AR. C. Pl. xni. Considia 5. 

(6) PAETI. Tête diadémée et laurée de la Liberté ? à droite. 

üf C. CONSIDI. (Caii Considii). Victoire marchant à droite et portant 
un trophée. AR. Quinaire, 50 fr. (ma collection'.) Pl. xin. Con- 
sidia 6. 

(7) PAETI. Tête diadémée de la Piété ? à droite. 

c. CONSIDI. (Caii Considii). Victoire marchant à gauche et por- 
tant un trophée. AR. Quinaire, 25 fr. Pl. xm. Considia 7. 

(8) Tête laurée de la Liberté ? à droite ; derrière , A. 

nf C. CONSIDI. PAETI (Caii Considii Paeti). Chaise curule; au- 
dessus, une couronne. AR. 2 fr. Pl. xiii. Considia 8. 

(9) Tête laurée de la Liberté ? à droite. 

c. CONSIDIVS PAETVS. Chaise curule ; au-dessus, une couronne. 
AR. 3 fr. Pl. iiii. Considia 9. 

(10) Tête laurée de la Liberté? à droite; le tout dans une couronne 

de laurier. * 

l( Pareil au précédent. AR. 3 fr. Pl. xiii. Considia 10. 

1 . C'est i tort que MorcII a dessiné cette médaille comme denier ; celte pièce , ex- 
cessiTenient rare, n’existe que comme quinaire. Quant à Riccio, qui la donne égale- 
ment du module du denier, il n’a fait que suivre son habitude de faire graver toutes 
les médailles décrites dans les ouvrages , qu’il les edi vues ou non. Du reste , sur le 
dessin de Morell, au lieu d’un trophée, la victoire tient une palme. .. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPDBUQUE ROMAINE. 


»» 


Éclaircissements. 

Rien de bien satisfaisant n’a été écrit sur les monnaies de la famille ^ 
t'/onsidia. Aussi me bornerai-je à dire que la première parait avoir été 
f'appée, vers l’an 694 (60 av. J. C.), par un frère de Marcus (’onsi- 
dius Nonianus , préteur en 702(52) , destiné à succéder au comman- 
dement de Jules César dans les Gaules , et qui se trouva avec Cicéron 
à Capoiie , lors de la fuite de Pompée ; et que les neuf dernières 
furent frappées par Caius Considius Paetus en 705 (49 av. J. C.), 
soit à Apollonie , soit dans le Pont , soit dans la Paphlagonie. Le 
surnom d’Érycine donné à Vénus lui vient de la ville d’Éryi en 
.Sicile. 

44. COPONIA. 

Familie plébéieniw. 

(1) Q. SICIMVS III. VIR [Quintus Sicinius triumt’ir). Tête diadémée 

d'Apollon à droite; dessous, une étoile. 

1^ C. COPONIVS PR. S. C. (Caius Coponius praetor Senatüs consulto). 
Massue couverte d’une peau de lion , à droite ou de face , entre 
un arc et une flèche. AR. 3 fr. PI. xiv. Coponia 1 . 

(2) Q. SICINIVS III. VIR (Quintus Sicinius triumvir). Tête diadémée 

d’Apollon à gauche; dessous, une étoile. 

Pareil au précédent. AR. 30 fr. PI. xiv. Coponia 2. 

Éclaircissemen (s. 

Caius Coponius, d’apres ce que nous a transmis Cicéron , comman- 
dait l’armée de Rhodes avec la dignité de préteur; d’un autre côté, 
le type de ses médailles est copié sur celui des médailles d'Alinda 
en Carie. 11 parait donc évident, selon Borghesi, que celles-ci ont 
été frappées par le triumvir monétaire Quintus Sicinius dans quelque 
ville près de Rhodes, où Apollon était particulièrement en honneur. 

L’époque de la fabrication de ces médailles a été fixée à l’an 705 (49 
av. J. C.). 



too 


DESCRIPTION GitNÉRALR DES MONNAIES 


45. CORDIA. 

Famille plébéienDe. 


(1) RVFVS lll. V1I\ [Ru fus triunur'ir). Têtes accolées des Dioscures 
«droite; en haut,' deux étoiles. 

Rf MAN. CORDI ou CORDIVS [fHanius Cordius). Vénus debout, tenant 
des balances et une baste posée transversalement; sur ses épaules, 
le buste de Cupidon. AR. 3 fr. PI. xrv. Cordia 1. 

(2) RVFVS S. C. (Senattis consulto). Tète diadémée de Vénus à droite. 
l( MAN. CORDIVS {\lanius CorcUus). t'upidon sur un dauphin. AR. 

3 fr. PI. XIV. Cordia 2. * 

(3) RVFVS. Chouette sur un casque. 

MAN. CORDIVS (Manius Cordius'). Égide; au milieu, la tête de 
Méduse. AR. 3 fr. PI. xiv. Cordia 3. 

(4) MAN. CORDIVS. Casque. 

Bf RVFVS. Cupidon dansant, tenant une couronne et une palme. AR. 
Sesterce. 30 fr. PI. xiv. Cxirdia 4. 

(5) MAN. CORDIVS {Manius Cordius). Tête diadémée de Véuus à 

droite. 

^ RVF. ou RVFVS. Cupidon dansant, tenant une couronne et une 
palme. AR. Sesterce. 30 fr. PI. xiv. Cordia 5. 

(6) MAN. CORDI ou CORDIVS. Tête radiée du Soleil. 

Bf RVFVS. Aigle éployé. AR. Quinaire. 60 fr. PI. xiv. Cordia 6. 


Eclaircissements. 

D’après les renseignements fournis par les découvertes de dépôts, 
Cavedoni fixe l’époque des médailles précédentes à l’an 704 ou 705 
(50 ou 49 av. J. C.). D’ailleurs, les sesterces avec noms de monétaires 
datent tous des derniers temps de la République. Manius Cordius Ru- 
fus, inconnu dans Thistoire, fut triumvir monétaire de Jules César. 
Les têtes des Dioscures , semblables à celles de la médaille d’or de la 
famille Sulpicia , où l’on voit au revers le nom de Tusculum et les murs 


Digitized by Google 


læ LA BÉPDBUQim ROMAINE. •• 


<01 


de cette ville, prouveraient, ainsi qu’une insoription dont parle Riccio, 
et qui fut découverte à Tusculum par l’abbé Amati , que le monétaire 
Cordius naquit dans cette ville, et qu’il fut, suivant l'inscription, pré- 
teur et proconsul sous Auguste. Cavedoni croit que la Vénus debout 
avec des balances est la Vénus Verticordiu (qui change les cœurs) dont 
parle Ovide dans ses Fastes, livre iv, v. 157, faisant ainsi allusion au 
nom de CORDIVS. 

46. CORNEUA. 

Famille patncieune. 

(1) SISENA ROMA. Télé de Pallas à droite,' avec le casque ailé; de- 

vant, X. '* 

il( CN. CORNEXi. L. F. {Cnaeus Cornélius Lucii fllius). Jupiter dans 
un quadrige au galop à droite, foudroyant Un géant; dans le 
champ, le Soleil, la Lune et deux étoiles. AR. 10 fr. PI. xiv. 
Cornclia 1 . ' / , i 

(2) EX S. C. [Ex Senatiis consulta). Tête de Pallas à droite, avec le 

casque phrygien ; devant, 

Ff CETHEGVS ROMA. Jeune homme nu, coiffé du casque phrygien, • 
tenant une branche de laurier et assis sur une chèvre ; le tout 
dans une couronne de lierre. AR. (Cab. des méd.) 500 fr. (peut- 
être unique). PI. xiv. Q>rnelia 2. 

(3) Tête laurée de Jupiter à gauche. 

L. SCIP. ASIAG. (Lucius Scipio Asiagenes). Jupiter nu , dans un 
quadrige au galop à droite , tenant un foudre et un sceptre. AR. C. 
(Il y a des lettres tantôt dans le champ du côté de la tête , tantôt 
dans celui du revers, et très-rarement des deux côtés à la fois.) 
Médaille dentelée. Pl. xiv. Comelia 3. 

(4) Tète laurée de Janus. 

Rf CINA ROMA. Proue de vaisseau; à droite, I. As. G.B. C. Pl. un. 
Cornelia 1 . 

(6) Tête lanrée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

Fl ,Méme revers ; mais à droite , S. Semis. M.fi. C. Pl. un. Cor- 
nelia 2., 


Digitized by Google 



fOi DESCBIPnON GÉNËRALB Ofô UONHiUES 

(6) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre poiots. 

Bf Même revers ; mais k droite, quatre points. Triens. P.B. 2 fr. PI. un. 
(k>riielia 3. ' 

(7) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 

points. 

itC Même revers; mais à droite, trois points. Quadrans. P.B. 12 fr. 
(Riccio, de sa collection.) PI. lui. Comelia4. 

(8) Tête de Mercure à droite, avec le pdtase ailé ; en haut, deux 

points. 

^ Même revers; mais à droite, deux poiots. Sextans. P.B, 15 fr. 

(9) Tête laurée de Janus. / 

H[ C. BLAS. ROMA {Caïus Blatio Roma). Proue de vaisseau; A droite, 
I. As. G.B. 5 fr. 

(10) Même tête. ' 

h( P, BLAS. ROMA {Publias Blasio Borna). Proue de vaisseau; à 
droite, I. As. G.B. C. PI. lui. ComeliaS. 

(11) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

«T Même revers; mais à droite, S. Semis. M.B. C. PI. lui. Cor- 
uelia 6. 

(12) Tête casquée de Pallas à droite; en liaut, quatre points. 

Hf .Même revers; mais à droite, quatre points. Triens. P.B. C. 

(13) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 
' points. 

,1^ Même revers; mais à droite , trois points. Quadrans. P.B. C. 
PI. LUI. Comelia 7. ^ 

(14) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé; en haut, deux 

points. 

i< Même revers ; mais à droite, deux points. Sextans. P.B. 12 fr. 

(1 5) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

CN. BLASIO ROMA {Crutcus Blasro Rorrui). Proiæ de vaisseau; à 
droite, S. Semis. M.B. 5 fr. 

(16) CN. BLASIO CN. F. {Cnaeus Blasio Cttaei filius). Tête casquée à 


Digitized by Google 


DE LA aËPDBUQUE ROHAIIVIt. • 40» 

droite de ScipioD l’AfricaiD (selon Visoonti) ; en haut , ^ ; der- 
rière , un symbole qui varie. 

ROHA. Jupiter debout , tenant une haste et un foudre ; à sa 
droite, Junon ; à sa gauche , Pallas qui le couronne ; toutes deux 
tenant une haste ; dans le champ , un symbole ou une lettre 
grecque qui varie. (Les deux syllabes du nom ROMA sont quel- 
quefois séparées par un aigle.) AR. 3 fr. PI. xiv. Cornelia 4. 

(17) ROMA. Tête laurée de Janus. 

BLASIO CN. F. CN. N. {Blasio Cnaei filius Cnaei nepos). Victoire 
érigeant un trophée. As. G. B. 20 fr. Pl. lui. (Cornelia 8. 

(18) ROMA. Buste d'Hcrcule adroite avec une peau de lion et une 
massue ; derrière , un bouclier ; dans le champ, une lettre, latine 
ou grecque. 

LENT. MAR. F. [Lentulus Mareellini filius). Soldat casqué debout, 
tenant une haste , couronné par le génie du peuple romain qui 
tient une corne d'abondance ; dans le champ , le plus souvent , 
la même lettre que du côté de la tête ■, le tout dans une couronne 
de laurier. AR. 2 fr. Pl. xiv. Cornelia 5. 

Nota. Lorsque la lettre est derrière la tête , celle qui est au 
revers se trouve placée entre les deux figures , tandis que quand 
la lettre est à droite de la tête , celle du revers est dans le champ à 
gauche. 

(19) La même médaille; mais au lieu de ROMA , les lettres P. E. S. C. 

sous la tête. {Permissum ou Percussus ex Senaiüs consulta.') AR. 
20fr. Pl. xjv. Cornelia 6. ... 

(20) Tête laurée' de Janus. ' ’ 

ni CN. LENT, ou LENTVL. {Cnaeus Lentulus). Proue de vaisseau. 
As. M.B. 2 fr. Pl. lui. Cornelia 9^ ' . . 

(21) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

Ii( Même revers; mais à droite, S. Semis. M.B. 2 fr. PI. un. Cor- 
nelia 10. 

(22) Buste casqué de Mars à droite , vu en trois quarts , avec un 

... ,. / •■ • . I .: r.' 


Digitized by Google 


.1 


<0% DESCRUnnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 

b( CN. LENTVL. (Cnaeus Lentulus']. Victoire dans un bige au galop à 
droite, tenant une couronne. AR. 3 fr. PI. xiv. Cometia 7. 

(23) Tête laurée de Jupiter à droite. 

CN. LENT. (Cnaeus Lentulus). Victoire couronnant un trophée. 
AR. Quinaire. 3 fr. Pl. xrv. Comelia 8. 

(24) Tête laurée de Jupiter à droite. 

H{ CN. LENTVL. [Cnaeus Lentulus). Aigle sur un foudre; le tout 
dans un collier. OR (Cab. des méd.), 500 fr.'. Pl. xiv. Cor- 
nelia 9. 

(25) G. P. R. [Genio populi Romani). Tête diadémée du génie du 
peuple romain à droite ; derrière , un sceptre. 

h( CN. LEN. Q. EX S. C. [Cnaeus Lentulus quaestor ex Senatùs 
consulta). Globe , gouvernail et sceptre auquel est attachée une 
couronne de laurier. AR. 2 fr. Pl. xiv. Cornelia 10. 

(26) Même tête. 

l( LENT. CVR. K FL. EX S. C. [Lentulus curator denariorum flan- 
dorurn ex Senatùs consulta). Globe , gouvernail et sceptre auqud 
est attachée une couronne de laurier. AR. 2 fr. Pl. xrv. Cor- 
nelia 11. ' 

(27) Q. S. C. [Quaestor Senatùs consulta). Tête nue et barbue d’Her- 
cule à droite. 

P. LENT. P. F. L. N. [Publias Lentulus Publii filius, Lucii nepos). 
Le génie du peuple Romain assis sur une chaise curule , tenant 
une corne d’abondance et une haste, le pied sur un globe; une 
Victoire vole devant lui et le couronne. AR. 40 fr.’. | Pl. xrv. 
Comelia 12. 

(28) La triquetra; entre chaque jambe un épi; au milieu, la tête de 

Méduse. .> 

LENT. MAR. COS. [Lentulus, Marcellus, consoles). Jupiter nu de- 


1 . C’est i tort que Riccio décrit cette médaille en argent; elle n'existe qu'en or. 

S. La médaille analogtie, dont la tête porte pour légende OSCA, est fausse, ou 
Goluius avait pris Q.S.C. pour OSCA sur un exemplaire mal conservé. 


Digilized by Google 


108 


DE LA RÉPL'BLIQUE ROMAINE. 

bout , tenant un foudre et un aigle; dans le champ, une faux re- 
courbée. AR. 4 fr.*. PI. XIV. Cornelia 13. 

% 

(29) L. LE>T. C. MARC. COS. ( Lucius Lentulus, Caius Marcellus, con- 
sules). Tète mie de Jupiter*'jeune à droite. 
r[ Jupiter nu, debout, auprès d’un Aitel, tenant un foudre et un aigle; 
*dans le champ, une étoile, rtuus laquelle, Q. AR. 4 fr. PI. xv. 
Cornelia 14. 

S 

1^30) Tète barbue à droite (de Jupiter Pluvius, scion Borghesi). 

Rf L. LE.NTVLVS MAR. CO.S. ou C. MARC. COS. (Lucius Lentulus, 
Caius Marcellus, consules), Diane d’Éphèse, debout, avec deux 
supports. AR. 50 fr. PI. xv. Cornelia 15. 

1^31 J ^ER1. Q. VRB. (Nen'us quaestor urbanus). Tête de Saturne à 
droite; derrière, la harpa. 

B( L. LEiNT. C. MARC. COS. (Lucius Lentulus, Caius Marcellus, con- 
sules). Aigle légionnaire entre deux enseignes niililaircs; sur l’une 

H. (bas ta ta), SUT l’autre P. (Princeps), AR. 12 fr. PI. xxix. Neria. 

(32) MARCELLINVS. Tête nue de Marcellus à droite ; derrière , la tri- 
quetra. 

MARCELLVS COS. QVINQ. (Marcellus consul quinquies). Marcel- 
lus portant les dépouilles opimes de Viridomar dans le temple de 
Jupiter Férétrien. AR. 6 fr. *. PI. xii. Claudia 4. 

(33) Tête de Pallas à droite avec le casque ailé ; derrière, X. 

R( ^ P. SVLA RO.MA (Publias Sulla Roma). Victoire dans un bige au 
galop à droite, tenant un fouet. AR. 3 fr. PI. xv. Cornelia 16. 

(34) 'Tête laurée de Janus. 

P. SVLA ROMA (Publias Sulla Borna). Proue de vaisseau; à droite, 

I. As. GB. C. PI. uu. Cornelia 1 1 . 

1. On trouve encore dans Morell la médaille suivante, qui parait résulter d’une er- 
reur du monétaire. 

FAVSTVS. Tête diadémée de Diane k droite, surmontée d’un croissant; der- 
rière, le lituus. (C’est la tète du n* SÜ.) 

LENT. MAR. COS. Jupiter debout , etc. (Revers du n* Î8.) 

S. Cette médaille a été restituée par Trajan (voy. la famille Claudia). 

14 


Digitized by Google 



100 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIKi 

(35) Tète laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

Même revers; mais à droite, S. Semis. M.B. 8 fr. 

(36) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

R( Même revers; mais à droite, quatre points. Triens. M.B. 8 fr. 
(Cab. de M. Fénelon-Farez.^l. uii. Comelia12. 

(37) Tête laurée de Janus. ^ 

b( L. SVLA IMPE. (Lucic4s Sulla imperatof). Proùe de vaisseau 

droite, I. As. GB. 30 fr. (Riccio, de sa collection.) PI. un. Cor- 
iielia 13. 

(38) L. SVLLA {iMcius Sulla). Tête diadémée de Vénus à droite; de- 
vant, Cupidon tenant une longue palme. 

IMPER. 1TER\^M {Imperator iterùm). Praefericulum et lituus en- 
tre deux trophées. OR. 400 fr; PI. xv. Cornelia 17. 

(39) La même en ARGENT. G. PI; xv. Ibid. 

» 

(40) Tête diadémée de Vénus à droite. 

Double corne d'abondance remplie de fruits; dans le champ, Q. 
AR. 6 fr. PI. XV. Cornelia 18. 

(41 ) La même médaille en OR. (Cab. des méd.) 1 000 fr. *. PI. xv. Ibid. 

(42) L. MANLl. PRO. Q. {^Lucius Manlius proquaeslor). Tête de Pallas 
à droite, avec le casque ailé. 

L. SVLLA IM. {ÏMcius Sulla imperator). Sylla dans un quadrige 
au pas .à droite, couronné par la Victoire. OR. 400 fr. PI. xxv. 
Manlia 2. 

(43) La même médaille en ARGENT. 2 fr. PI. xxv. Ibid. 

(44) L. MANLl. H PROQ. {Lucius Manlius proquaestor)'. Tête de 
Pallas à droite, avec le casque ailé. 

1 . Attribution incrrtaine. Placée par quelques auteurs parmi les incertaines, et par la 
majeure partie «Uns la famille Julia, M. Lenormant a classé cette médaille parmi celles 
de Corinthe. Mais Cavedoni a supposé , d’après son poids qui correspond exactement 
aux autres médailles de S^lla , et qui sont do poids appelé Lucullien , qu’elle devait 
■voir été frappée par un questeur de Sylla; en outre, sa fabrique, quoique bien plus 
belle que celle de la médaille précédente, offre plus d’un point de ressemblance avec 
elle. J’ai donc cru pouvoir la placer à la famille Cornelia. 

S. Le T renversé n’a pas été expliqué d'une manière satisfaisanle. 


Digitized by Google 


107 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

t( L. SVLLA IM. (Lucius Sulla imperator). Victoire couronnant Sylla 
assis dans un quadrige au pas à droite, rentrant. OR. 450 fr. 
PI. xxT. Manlia 3. 

(45) La même médaille en ARGENT. 5 fr. PI. xxv. Ibid. 

(46) .. A. MANU. A. F. Q. (Àulus Manlius Auli filius quaeslor). Tête 

de Pallas à droite avec un casque à crinière, orné de deux plumes. 
L. SVLLA FELI. DIC. (Lucius Sullti Félix dictator). Sylla à cheval. 
OR. 500 fr. (Cab. des méd.) PI. ixvi. Manlia 4. 

(47) SVLL.A COS. (Sulla consul). Tête nue de Sylla à droite. 

l( RVFVS COS. Q. POM. RVFI (Rufus consul. Quinlus Pompeius 
Rufi , sous-entendu filius). Tête nue de Pompeius Rufus à droite. 
AR. 6fr. '. PI. XV. ComelialO. 

(48) SVLLA COS. Q. POMPEI. RVF, (Sulla consul. Quintus Pom- 
peius Rufus). Cliaise curule entre le lituus et une coronne. 

B( q. POMPEI. Q. F. RVFVS. COS. (Quintus Pompeius Quinti filius. 
Rufus consul). Chaise curule entre une flèche et une branche de 
laurier. AR. 5 fr. PI. xv. Comelia 20. 

(49) FAVS? (en monogramme) S. C. (Faustus? Senatùs consulta). 
Tête d’Hercule à droite , couverte de la peau de lion. 

Globe entre quatre couronnes ; en bas , acrostolium et épi. AR. 
4 fr. PI. XV. Cornelia 21 . 

(50) S. C. (Senatûs consulta). Tète d’Hercule à droite, couverte de la 
peau de lion. 

b( Pareil au précédent. AR. 4 fr. PI. xv, Comelia 22. 

(51) S. C. (Senatils consulta). Tête de Vénus à droite, diadémée et 
couronnée de myrte ; derrière , un sceptre. 

1 . Voici encore deux mcdaille^ hybrides décrites par Morell : 

(t) SVLLA COS. Tête nue de Sylla. 

BRVTVS. Télé nue de Junius Brutus. 

(1) ROM A. Tête casquée et ailée de Pallas; le tout dans un collier. (Cest la tète 
de la famille Manlia, n* 8.) 

I| L. SVLLA IMP. Victoire couronnant Sylla assis dans un quadrige rcnlraiit. 
(C’est le revers de la famille Comelia, n* (ili.) ' 


. Digilized by Google 



108 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


rT I'AVS ? (en monogramme) {Faustus ?) Trois trophées entre le prae- 
fericnliim et le lituus. AR. 4 fr. Fl. xv. Cornelia 23. 

( 52) FAVSTV'S. Tête di.adémée de Diane à droite, surmontée d’un 
croissant; derrière, le lituus. 

B( FELIX. Sylla assis sur une estrade; dessous, Bocchus, à genoux, 
lui présente une branche de laurier, et Jugurtlia, aussi à genoux, 
a les bras liés derrière le dos. AR. 6 fr.'. PI. xv. Cornelia 24. 

(53) FEELIX (sic). Tête de Bocchus? à droite, diadémée et avec la 
peau de lion. 

n( FAA’STVS. Diane dans un bige au galop à droite, avec une écharpe 
flottante, tenant le lituus; dans le champ, quatre étoiles. AR. 10 fr. 
PI. XV. Cornelia 25. 

(54) C. CA.S.SI. IMF. LEIBERTAS {Caias Cassius imj)erator. Leiberlas). 
Tête voilée et diadémée de la Liberté à droite. 

h( LENTVLV.S SPINT. (^Lentulus Spintfier). Praefericulum et lituus. 
OR. 200 fr. PI, XII. Cassia 15. 

(55) La même en ARGENT. 4 fr. PI. xii. Ibid. 

(56) C. CASSE lAlP. LEIBERTAS {Cahu Cassius imperator. Leiberlas). 
Tête diadémée de la Liberté à droite. 

r[ Pareil au précédent. OR. 200 fr. PI. xii. Cassia 14. 

(57) La même en ARtiENT. 4 fr. PI. xii. Ibid. 

(58) LENTVLVS SPINT. {/j;hiuIus S/iindier). Praefericulum et lituus. 
r( BRVTA'S. Hache, simpule et secespita. AR. 20 fr. PI. xv. Cor- 
nelia 26. 

(59) l.a même en OR (musée Theupoli). 500 fr. PI. xv. Ibid. 

(60) C. CAESAR 111. A IR R. P. C. {Caius Cacsar triumvir Reipublicae 
conslittundae). Tête nue d’Octave à droite. 

Bf B/ALBVS PRO. PR. {Balbus propraelor). Massue. AR. 10 fr. PI. xv. 
Cornelia 27. 

(61) La même en OR. 300 fr. (Cab. des méd.) PI. xv. Ibid. 
f62) AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite. 

I. Cette médaillcaélc rcsHfiiét* parTrajan fCab. de M. Bunbury, à I»ndres). (lOO fr. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


109 


Rf COSSVS CN. F. LENTVLVS {Cossiu Cnaei filius Lentulus). Stutue 
équestre sur une proue de vaisseau, portant un trophée. AR. 40 Tr.'. 
PI. XV. Cornelia 28. 

(63) M. AGRIPPA COS. TER. {Marcus Agrippa consul tertib), COSSVS 
LENTVLVS. Tète d’ Agrippa à droite, avec la couronne rostrale et 
murale. 

r( AVGVSTVS cos. XI. (Augustus consul undecimli). Tète laurée 
d’Auguste à droite. AR. 250 fr.’. PI. xv. Comelia 29. 

(64) AVGVSTVS. Tète nue d’Auguste à droite. 

R( L. {Lucius) LENTVLVS FLAMEN MARTI ALIS. Deux figures de- 
bout ; l’une, en habit de prêtre, tient un bouclier sur lequel on 
lit ; C. V. {Cljpeus votims) , et pose une couronne en forme 
d’étoile sur la tète d’une autre figure à demi nue, qui tient une 
haste et une Victoire. AR. 50 fr. PI. xv. Cornelia 30. 

(65) SISENNA GALVS III. VIR. Enclume. 

B( MESS.ALLA APRONIVS A. A. A. F. F. {Aura, argenta, aere , 
flando , feriundo)', dans le champ, S. C. {Senaliis consuUd), P. K. 
C. PI. LUI. Comelia 14. 

(66) SISENNA GALVS 111. VIR. Enclume. 

Hf APRONIVS MESS.ALLA A. A. A. F. F.; dans le champ, S.C. P.B. 
(Cab. de M. le baron d’Ailly.) 3 fr. 

(67) SISENNA APRONIVS III. VIR. Enclume. 

B( GALVS MESSALLA A. A. A. F. F.; dan» le champ, S.C. P.B. C. 
PI. LUI. Cornelia 15. 

(68) SISENNA APRONIVS III. VIR. Enclume. 

Bf MESSALLA GALVS A. A. A. F. F.; dans le champ, S.C. P.B. 
(Cab. de M. d’Ailly.) 3 fr. 

(69) SISENNA MESSALLA. Enclume. 

B( GALVS APRONIVS A. A. A. F. F.; dans le champ, S.C, P.B. C. 

i . Cette médaille à été restituée par Trajan. AR. (Morcll.) 300 fr. — • More!) la 
donne également avec la légende AVGVSTVS DIVI F. Je n’ai jamais renconlrr cette 
médaille nalle part. 

S. Cette médaille a été restituée parTrajan. fCab. desméd.)300fr. Pl.xi.iv. Méd 25. 


Digitized by Google 



liO DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(70) SISENNA MESSAI.LA. Enclume. 
a[ APRONIVS GALVS A. A. A. F. F.; dans le champ, S.C. P.B. (Cab. 
de M. d’Ailly.) 3 fr. 

Éclaircissements. 

Les nombreuses médailles de la famille Gsrnelia étant impossibles à 
ranger rigoureusement par ordre chronologique, sans rompre de la 
manière la plus désagréable les rapports naturels qu’ont entre elles 
celles des diverses branches de cette famille , je me suis décidé à ne 
classer chronologiquement que les médailles d'une même branche ; 
ainsi les Blasion, les Lentulus et les Sylla ont leurs monnaies rangées 
par ordre de date ; mais la dernière monnaie des Lentulus , par 
exemple , est plus récente que la première des Sylla qui la suit. Et 
encore ai-je cru devoir séparer les anciens Lentulus de Lentulus 
Spinther, pour ne pas placer Sylla après le meurtrier de César. Ces 
observations faites, je vais passer aux éclaircissements historiques sur 
les médailles de la famille Cornelia. 

Le 11 * 1, frappé vers 565 (189 av. J. C.), et dont la véritable signi- 
fication est inconnue, a donné lieu à beaucoup de conjectures. Eckbel 
se contente de dire que le géant foudroyé doit faire allusion à quelque 
sédition heureusement apaisée. Le n° 2 a été probablement frappé 
vers 650 (104. av. J. C.), par l'orateur Publius Conielius Cetbegus , 
contemporain de Jules C^sar Strabon, édile en 664 (90 av. J. C.). Le 
n*3 a été frappé en 655 (99 av. J.C.), en l’honneur de Lucius Scipion, 
frère aîné de Scipion l'Africain, et surnommé Asiagenes , ù cause de 
ses exploits contre Antiochus YIII , roi de Syrie. 

Les n°* 4 , 5 , 6 , 7 et 8 appartiennent à un monétaire inconnu du 
nom de Cinna. 

Les médailles depuis 9 jusqu’à 17 inclusivement ont été frappées 
par des membres de la famille Cornelia , du surnom de Blasion. Si 
la tête de la médaille 1 6 est effectivement celle de Scipion l’Africain , 
comme l’a prétendu Visconti, le monétaire Cneus Blasion l’aura battue 
pour éterniser la mémoire de ce grand homme. 

Les monnaies qui portent le nom de Cneus Lentulus , depuis 1 7 


Digilized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 1 1 i 

juaqu'à 26 , peuvent difficilement admettre des interprétations exactes 
ou des dates certaines. Elles ont été probablement frappées depuis 
l’an 657 jusqu’en 682 (de 97 à 72 av. J. C.). 

Le n° 27 appartient à Publius Lentulus, propréteur en Espagne en 
695 (59 av. J. C.). La tête serait en conséquence plutôt celle d’Iberus, 
fils d’Hercule, que celle d’Hercule lui-méme. 

• Les médailles 28, 29 , 30 et 31 furent frappées en 705 (49 av. J. C.) 
par les consuls Lucius Lentulus et Caius Marcellus, dans les différentes 
villes où ils séjournèrent, lorsqu’ils suivirent Pompée jusqu’à Pbarsale : 
ainsi les médailles 28 et 29 annoncent , autant par la beauté de leur 
style que par la triquetra qui est représentée sur la première des 
deux, qu’elles ont été frappées en Sicile; la 30* l’a été à Épbèse. 
Voy. à la famille Claudia des détails sur la 32'. 

Vaillant et llavercamp attribuent les médailles 33 , 34 , 35 et 36 
à Publius Cornélius Sylla, préteur en Sicile en 568 (186 av. J. C.). — 
Toutes celles qui suivent, jusqu’au n* 53 inclusivement, se rapportent 
au célèbre dictateur. Le lituus et le praefericulum du n* 38 dénotent 
la dignité d’augure dont il était revêtu, et les deux trophées rai>- 
pellent ses deux victoires sur Mithridate à Cbéronée et à Orchomène. 

On voit sa tête sur la médaille 47, ainsi que celle de Pompeius Rufus, 
consul avec lui en 666 (88 av. J. C.). Cette pièce et la suivante, où se 
trouvent les deux chaises curules , furent fi^ppées en leur mémoire , 
ainsi que le témoigne leur légende, par un petit-fils du consul Rufus, 
en même temps petit-fils de Sylla par sa fille Fausta. Les surnoms de 
Faustus et Félix qu’on lit sur les n** 49, 51 , 52 et 53 avaient été pris 
par Sylla lui-méme, à cause du bonheur qui accompagnait toutes ses 
entreprises , et pour faire croire qu’il se regardait comme aussi heu- 
reux qu'il le paraissait au vulgaire. Sa femme Metella ayant donné le 
jour à deux jumeaux , Sylla les surnomma Faustus et Fausta. C’est 
son fils Faustus, gendre de Pompée et questeur urbain en 700 (54 av. 

J. C.), qui les fit frapper. Le n° 52 a trait à la fameuse défaite 
de Jugurtba. Sylla s’étant lié d’amitié avec Bocchus, roi de Mau- 
ritanie , pendant que Marius combattait en Afrique contre Jugurtba, 
obtint , à force de caresses , que Bocchus le lui livrât. Sylla fut 
si fier de cette victoire remportée par trahison , qu’il en fit faire la 


Digitized by Google 



lit 


DESUUPnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


représentation sur un anneau qu’il ne quitialt jamais , et d’après 
le modèle duquel il est probable que la médaille en question aura été 
frappée ; cet anneau ou cachet, inspirant de la jalousie à Marius, fut 
l’origine de la rivalité entre lui et Sylla. C'est la tête de Boccbus lui- 
même que les anciens numismates ont cru reconnaître sur le n* 53; 
depuis Erkbcl , on s’est borné à y voir la tête d’Hercule jeune. Du 
reste, Hercule et Vénus étaient les objets de la vénération particulière 
de Sylla ; c’est pourquoi la tête d’Hercule se trouve sur les n" 49 et 5ü, 
et celle de Vénus sur le n* 51 . On a déjà vu, à la famille Aemilia n* 12, 
la tête de Vénus sur la médaille dont le revers représente le célèbre 
songe de Sylla ; j’y renvoie le lecteur. Les trois trophées que l’on voit 
sur le n" 51 font allusion , selon Eîckbel , aux trois victoires qu’il rem- 
porta à Chéronée, à Tliurium et à Orebomène; quant aux quatre cou- 
ronnes des n°* 49 et 50 , les savants s’accordent à les rapporter plutôt 
aux victoires de Pompée qu’à celles de Sylla. 

Les médailles 54 , 55 , 56 , 57 , 58 et 59 furent frappées en Asie 
en 711 ou 712 (43 ou 42 av. J. C.) par Publius Cornélius I^entulus 
Spinther, fils de Lentulus Spinther, consul en 697 (57 av. J. C.). 
Pendant la guerre civile, où il perdit son père , il combattit contre 
Jules César; après la bataille de Pbarsale , il se réfugia à Alexandrie et 
y reçut son pardon. César étant mort , il se joignit aux conjurés , et 
commanda en Asie comme propréteur et proquesteur de Brutus et 
de Cassius; et après la bataille de Pliilippes, il fut tué par l’ordre de 
Marc Antoine et d’Oclave. Les emblèmes représentés sur ces médailles 
rappellent qu’il fut augure et grand prêtre. 

Balbus , dont le nom se lit sur les n * 60 et 61 , fut propréteur en 
713 (41 av. J.C.). 

Cossus Lentulus , qui frappa les médailles 62 et 63 vers 736 (1 8 
av. J.C.), était fils du consul du même nom, et devint plus tard 
consul également. La statue d’Auguste qui se voit sur la première , lui 
fut érigée après la bataille d’Actium, comme le dénote la proue de 
vaisseau qui en orne la base. Lucius Lentulus, flamine ou prêtre de 
Mars, est représenté allégoriquement sur la médaille 64, frappée vers 
l’an 742 ,12 av. J. C.), faisant, au nom d'Auguste, la dédicace de la 
statue de Jules César dans le temple de Mars vengeur, après la sou- 


Digitized by Googl 


DE LA RÉPDBUQÜE ROMAirtE. 


113 


la suumissioD volontaire des partis ennemis, en 732 (22 avant 
J. G.). 

Sisenna , dont le nom se lit conjointement avec ceux de Gains , de 
Messalla et d’Apronius, sur les six petits bronzes qui terminent cette 
fiimille , était monétaire sous Auguste. ; ' 

J’ai omis à dessein, dans ma description des médailles de la &mille 
Camélia, celle <|u’on.a cru représenter l'entrevue de Mithridàte et de 
Sylia. 11 est reconnu aujourd’hui que c’est une médaille sarooite, et 

c.\rr k iMt>_ 


ia- SV LA IMF? n'y a jauiab existé. 



onn à 


4i: CORNÜFICIA. 


d ) Tète de Jupiter Ammon à gauche. 

Q. CORNVFICl. AVGVR IMP. {Quintus Cornuficius aui;iir impe- 
r/7tor). Cornuficius debout en toge, voilé et tenant le lituus ; Jiinon 
Sospita le couronne. AR. 500 fr. Pl. XV. Cornuficia 1. 

(2) La même en OR. (Cab. des méd.) 2000 fr. Pl. x\. Ibid. 

(3) Tête de Gérés à gauche coiuonnée d’épis. 

1^ Pareil à celui du numéro 1 . AR. 400 fr.'. Pl. xv. Cornuficia 2. 

(4) Tête de l’Afrique à droite, avec la peau d'éléphant. 

b( Pareil aux précédents. AR. 500 fr. Pl. xv. Cornuficia 3*. 

I 

1 . Celle médaille a clé restituée parTrajan (Cab. des niéd.). SOO (r. Peut-être unique. 
Pl. ZLiv. Médaille 36. 

3. Il existeun coin moderne de la famille Cornuficia contre lequel je dois prémunir 
les amateurs, et dont je orois d’autant plus utile de donner le dessin, qn’unemédaille 
de ce coin a été récemment achetée pour être placée dan.s un musée public. 



Le faussaire , peu au fait des usagées de l’andqnité , a pris Cornuficius en habit de 
prêtre pour une femme , et a figuré des seins , U où un peu d'attention Ini edt fait re- 
marquer que c'est la position particulière qu’occupent les mains du grand prêtre. 

IS 


Digilized by Google 



m DESCRIFnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 

Éclfürcûscmen ts . 

Quintus Corauficius fui d'abord envoyé en Hlj-rie par Jules César, 
en 706 (48 av. J. C.) où, s’étant vailiamment conduit, il obtint peut- 
être, selon Exkliel, le titre A'imperator (général) mentionné sur ses 
monnaies. Plus tard il fut envoyé en Syrie, au dire de Cicéron. 

Après la mort de Jules César, il gouverna l’Afrique vieille , en qualité 
de prupréteur. £nfln, aimant mieux suivre le parti des conjurés que 
de subir la tyrannie des triumvirs, il fut défait et tué par. Sextius, 
qu’Octave avait investi du gouvernement de l’Afrique nouvelle. Haver- 
camp croit que le litre de général lui fut donné pendant la guerre 
qu’il soutint contre Sextius. C’est à la meme époque, en 711 (l'an 43 
av. J. C.), que ses médailles ont dû avoir été frappées. Cornuficius, qui 
était augure, y est représenté en habit de prêtre, et Junon Sospita, qui 
le couronne , étant spécialement vénérée à Lanuvium , on suppose 
que Cornuficius était né dans cette ville. Jupiter Âmmon, dont on voit 
la tête sur la première médaille de celte famille, était en honneur en 
Afrique et notamment dans la Cyrénaïque, où elle a été probablement 
frappée ainsi que les autres. 


48. COSCONIA. 

FâmUte plebéirsne. 

(1) L. COSCO. .M. F. (jAicii Coscunü Marci filius). Tête de Pallas à 
droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

R( L. Lie. CN. DOM.' [Lucio Licinio, Cnaeo Domitio). Mars nu, de- 
bout dans un bige au galop à droite , tenant un bouclier et un 
carnyx , et lançant un javelot. AR. 5 fr. Médaille dentelée. PI. xv. 
Cosconia. 

Éclaircissements. 


Lucius Cosconius , inconnu dans l’hisloire , a frappé cette monnaie 
pendant la questure ou censure de Cnaeus Domilius Alienobarbus et 
de Lucius Licinius Crassus en 662 (92 av. J. C.). Caveduni la croit plus 
ancienne , ainsi que toutes celles qui portent le nom de ces deux ma- 


Digilized by Googk 


. DE LA RÉPUB^QUE ROMAfiVE. 1»5 

gistrats principaux , et lui assigne pour date de fabrication l’an 605 
(1 49 av. J. C.). Quapt k la manière dont j’af expliqué les deui^ légendes, 
yoy. les éclaircissements sur la famille Aurélia. * 

49. COSSUTIA. 

Famille d'ordre équestre. 

(1) SABVLA. Tête de Méduse à gauche. 

»( L. COSSVTl. C. F. (Jmcîuj Cossutiiu Caii filius). Bellérophoii à 
cheval sur Pégase ; dans le champ , un nombre qui varie. AR. 
10 fr. PI. XVI. Cossutia 1. 

(2) CAESAR PARENS PATRIAR. Tête laurée et voilée de Jules t^^ésar à 

droite , entre l’apex et le lituus. 

r( c. COSSVTIVS MARIDIANVS a. a. a. F. F. en quatre iigqes qui se 
croisent (Caius Cossutius Maridianus aura , argenlo , aere, flando , 
feriundà). AR. 20 fr. PI. xvi. Cossutia 2. 

(3) CAESAR DICT. PERPETVO {Catsar dictator perpetidi). Tête laurée 

et voilée de Jules César à droite. 

C. MARIDIANVS {Caius Maridianus'). Vénus debout, tenant une 
Victoire et un bouclier; à ses pieds, un globe. AR. 35 fr. Pl. xvi. 
Cossutia 3. 

(4) La même en OR, citée par Vaillant. 

(5) CAESAR DICT. IN PERPETVO {Caesar dictator in perpétua). Tête 

laurée et voilée de Jules César à droite. . i 

R( Pareil k celui du n* 3. AR. 30 fr. Pl. xvi. Cossutia 4. 

(6) CAESAR DICT. IN PERPETVVM {Caesar dictator {n perpetiium). 

Tête laurée et voilée de Jules César k droite. 
i( Pareil k celui du u* 3. AR. (Mionnet.) 40 fr. . 

• Eclaircissements. ! 

Tout ce qu’on sait de la famille Cossutia, c’est que, suivant Cicéron, 
elle était d’ordre équestre; Caius Cossutius Maridianus, qui a frappé 
ces médailles, était monétaire de Jules César. Celles qui représentent 


116 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


sa têle furent frappées en 710 (44 av. J. C.). La première, qui doit 
dater de la même époque, rappelle, par le type de Pégase monté par 
Belléroplion et celui de Méduse, empruntés à Corinthe, la colonie fon- 
dée la même année dans celte ville |>ar Jules César. 

50. CHEPEREIA. 

Famille noble. 

(1) Buste de Vénus Anadyomène? à droite, vu par derrière; derrière, 

un symbole; devant, une lettre. 

i^ Q, CBEPEREl. ROCVS {Quimus Crepereius Rocus). Neptune dans 
un bige d’bip(K)campe8 à droite, tenant uu trident ; dans le champ, 
une lettre qui est la même que celle de la tête. AR. 45 fr. Pl. xvi. 
Crepereia 1. ' i 

(2) Même tète. 

Q. CREPER. M. F. ROCVS [Quintus Crepereius Marct Jilius Ro- 
cus). Neptune dans un bige d’hippocampes à droite, tenant an 
trident ; dans le champ , une lettre qui est la même que celle de 
la tête. AR. 45 fr. Pl. xvi. Crepereia 2. 

Éc/aircissenienfs. : 

La famille Crepereia était également d’ordre équestre; le buste que 
Havercamp regarde comme celui de Vénus Anadyomène (sortant de 
fonde) parait à Cavedoni être plutàt celui d’Âmphitrite , femme de 
Neptune. D’ailleurs, les symboles, qui sont derrière la tête, repré- 
sentent pesque toujours des attributs maritimes. Cavedoni assigne 
pour é]>o(|uc de la fabrication de ces médailles l’espaoe contenu 
entre 690 et 698 (64 et 56 av, J. C.)', et pense que leur auteur était 
peut-être le fds de Marcus Crepereius, désigné tribun militaire, et 
l’un des juges de Verrès en 684 (70 av. J. C.). 

1 < . . .-■•i . , • - 


Digitized by Google 


DE L\ RÉPUBLTQL'E ROMAINE. 

- 51. CREPUSIA. 

Famille peo connne. 


H7 


(1) Tête laurêe de Jupiter jeune à droite, avec un sceptre; devant, 
, un symbole; derrière, une lettre alphabétique. 

*(. P. CREPVSI. {PiU)Uus Crepttsius). (^valier à droite, tenant upjar 
velot; dans le champ, un nombre qui varie. AR. C. PI. xvj, Cre- 
pusia. ||., 

(2) L. CE-NSORIN. (Lucius Censorinus). Tête diadémée et voilée de 

Junon Moneta à droite. nnuii > nu .‘i/i; 

P. CREPVSI. C. LIMETAN. (Publius Crepusùts, Caius Liatetanqsj. 
Junon tournée de c6té dans un bige au galop à droite; en haut^ 
un nombre. AR. 30 fr. PI. xxvi. Marcia H.i; .iiii.nln.i ) ■>1» w.ij 'li 


(3) Même tête. 

l( C. LIMET.A. P. CREPVSI. (Gains D'meèmus , Publius Crepusius). 
Junon tournée de côté dans un bige' au galop à droite; en haut, 
un nombre. AR. C. Pl. xxvi. Marcia iü. 

.. J -il •l'j/i; , •>lnn!i ü 'i .'n.'i 'ili nf .l I 


Eclaircissementy;'" '" 

.■n i . y.iimi'îH' \> > '..i vu.' /f'tl.'i .'I / > . I 

La famille Crepusia . est. , peu cppque.; Lps médailles préçéclgptes ont 
été frappées par un monétaire du nom de Crepusius, vers l’an 671 

.r , l'M’i i'ii I i')lin:Ii t. ■(•iii.ji'» TT) -n ^ _ 

(83 av. J. C.). 1 I •i.iû.Munn" ' i.iiU' )'. /If!t;l ,'l / l n 

nii.y) I.f bl. 52...jGmTOJ(IA.iny'. .ü .*1 .r" .-illi.ii, 

Famille plébéienne. jiK ) 

û r L ‘^V r- >' ‘V ** •.Si‘M*»irij K' 

(1 ) AED. PL. (Aediles Tcte de Ccres a droite, couronnée d epis. 
Bf. M- FA|V.^ L.,jCRlT.^ {^arcus Fannius^ L(4citjs. Crftoftji{^'^,\peux 
hommes, en tose assis; devant,, un épii derrière, P, A. (Pnmi 
aedi/es ou Publico argenlo). AR. 10 fr, Pl. 'xvi. Cntonja. 

Éetatrcissenienü. 


•“ Havèrcàmp' ét'lés andiehs" nuttilSBfàles;' jusqà’li 'Eékhél; 'avaient 
’s/ttnHhué lêétté niônnàw 1^'Làdus Critonius;' édile' dtii peuple eh' TtO 


Digitized by Google 



118 DESCRIFnON GÉMÉRÀLE DES MONNAIES 

(44 av. J. C.), parce que Jules César, avant de partir en expédition 
contre les Parthes , sous le consulat de Marc Antoine et de Dolabella, 
ajouta aux quatre anciens édiles de Rome deux nouveaux édiles plé- 
béiens , dont l'autre aurait été Marcus Fannius ; et ils interprétaient 
ensuite très-logiquement les lettres P. A, par Primi aediles. Mais de- 
puis, cette médaille ayant été trouvée dans le dépôt enterré à Ca- 
drianr> avant 705 (49 av. J. C.), et dans celui de Frascarolo enterré, 
selon toute probabilité, entre 682 et 686 (72 et 68 av. J. C.), Cave- 
doni en a conclu , avec toutes les apparences possibles de réalité , 
qu’elle a été frappée par Marcus Fannius, préteur en 674(80 av. J. C.), 
avec un Critonius non mentionné par les historiens, mais qui a pu être 
le père du nouvel édile institué par Jules César. J’ai expliqué , dans la 
préface , les preuves que Borgbesi a données de l’époque à laquelle le 
dépôt de Cadriano a été enfoui. 

53. CÜPIENNIA. 

Fftinille peu connue. • 

(1 ) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; devant, X ; derrière, 
une corne d’abondance. 

b( L. CVP. ROMA^Auc/uj Cupiennius Roma). Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. 3 fr. PI. xvi. Cupiennia. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

C. CVP. ROMA {Caius Cupiennius Roma), Proue de vaisseau j à 
droite, S. P. B. Semis. 15 fr. (Ricoio, de sa collection.) PI. liv. 
Cupiennia. 

(3) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 

points. 

Bf P. CVP. ROMA {Publius Cupiennius Roma). Proue de vaisseau ; 
à droite, trois points. P. B. Quadrans. (Musée de Danemark.) 
18 fr. 

Eclaircissements . 

Tout ce qui mérite d’être observé sur cette famille à peu près in- 
connue, c’est que Borgbesi la croit originaire de la colonie de Copia , 


Digitized by Goojçle 


DE LA RÉPUBUQUX ROMAINE. M9 

dont la corne d’abondance est le symbole. En outre, l’O de Copia 
pouvant focilement être changé en U , il regarde la corne d’abondance 
représentée sur la première médaille de cette famille comme faisant 
allusion au nom de Cupientiius. Ce nom est cité par Horace dans sa 
seconde satire du premier livre, dans le vers suivant : 

Mirator cuniii Cupiemiius allii. 

Cavedoni conjecture que le n* 1 a été frappé de l’an 560 à l’an 553 
(de 194 à 191 av. J.C.). 

54. CURIATIA. 

FamUlc plébéieDne. 

(1) TRIGE. {Trigeminus). Tête casquée et ailée de Pallas à droite ; 

devant, \. (Cette marque du denier manque sur certains exem- 
plaires.) 

af C. CVR. ROM.4 {Caiui Curiatius Roma). Femme dans un quadrige 
au galop à droite, tenant un sceptre et couronnée par la Vic- 
toire. AR. 5 fr. Pl. XVI. Curiatia 1. 

(2) TRIG. {Trigeminus). Tête casquée et ailée de Pallas à droite ; de- 

vant, X. (La marque du denier manque sur certains exemplaires.) 
a( C. CVR. F. ROMA {Caius Curiatius filius ? Roma). Femme dans 
un quadrige au galop à droite, tenant un sceptre et couronnée 
par la Victoire. AR. 5 fr. Pl. xvi. Curiatia 2. 

(3) Tête de Pallas à droite ; derrière , quatre points. 

C. CVR. ou C. CVR. F. ROMA. Proue de vaisseau; à droite, 
quatre points. P. B. Triens. 8 fr. Pl. liv. Curiatia 1. 

(4) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois 

points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadraus. C. PI.liv. 
Curiatia 2. 

Éclaircissements, 

La famille Curiatia, quoique plébéienne, était une des plus an- 
ciennes , puisque le surnom Trigeminus rappelle le célèbre combat 


Digitized by Google 



! 


120 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

' • 

des trois Horaces contre les trois Curiaces. Ou croit (|ue ces médailles' 
peuvent appartenir au tribun du peuple, Caius Curiatius, qui, en 616^ 
1 1 38 av . J . C.) , lit emprisonner les consuls Deciujus Brutus et Scipioo 
Niasica, et que Cicéron appelle « le plus vil et le plus dégoûtant de 
tous les hommes. » (Homo omnium infimus et sordidissimus .) La 
lettre K,, quoique interprétée par filius, semblerait pouvoir recevoir 
une interprétation plus satisfaisante. Si celle-ci est admise, la pre- 
mière médaille pourrait appartenir au père de ce tribun. 


55. CURTIA. 

Fâ mille plébéiennf. 

(1 ) Q. CVRT. (Quintus Curtius). Tête de Pallas à droite, avec le casque 
ailé; derrière, X. 

lÿ M. SILA. ROMA (Marcus SUmuts Roma'). Jupiter dans un quadrige 
au galop à droite, tenant un sceptre et lançant la foudre; en 
haut , le lituus. ÂR. C. PI. xvi. Curtia. 

(2) CN. DOMI. (Cnaeus Domitiiis). Tète laurée de Jupiter à droite; 

derrière, S. 

M. SILA. Q. CVRTI. (Marcus Silanus, Quintus Curtius). Massue. 
M.B. Semis. 8 fr. PI. liv. Curtia 1. 

(3) CN. DOMI. (Cnaeus Domitius). Tête casquée de Pallas à droite ; 
en haut, quatre points. 

Hf M. SILA. Q. CV'RTI. (Marcus Silanut, Quintus Curtius). Bouclier 
octogone, au milieu duquel on voit la léte de .Méduse. P. B. 
Triens. (Cab. des méd.) 3o fr. PL uv. Curtia 2. 

(4) CN. DOMI. Tête d’IIercule à droite, avec la peau de lion ; der- 

rière , trois points. 

M. SILA. Q. CVRTI. (Marcus Silanus, Quintus Curtius). Massue, 
arc et flèche. P. B. Quadrans. 12 fr. PL liv. Curtia 3. 

(5) CN. DOMI. (Cnaeus Domitius). Tête diadémée de Vénus à droite ; 

derrière, un point. 

Q. CVRTI. M. SILA. (Quintus Curtius, Marcus Silanus). Lyre. P. B. 
Once. (Cab. des médailles.) 25 fr. PI. uv. Curtia 4. 


Digitized by Google 


üE L\ rEpi:bijqüe romaine. lit 

Éclaircissements. 

Qaintus Curtiiis , triutn'vir monétaire , conjoinlement avec Marcua 
Silantu et Cnaeus Domitias, quoique le nom de ce dernier ne se trouve 
pas sur la médaille d’argent , était probablement , selon Cavedoni , le 
père de ce Quintus Curtius judex quaestionis, en 683 (71 av. J. C.) , 
dont parle Cicéron. Ces médailles ont été frappées vers G29>633 (1 25 
à 121 av. J. C.). 

56. DECIA. 

(1) Tète de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 
ni ROMA. Les Dioscures à cLeval allant à droite -, dessous , un 
bouclier ovale et un carnyx en sautoir. AR. CO fr.'. PI. xvi. 

' Decia. 

Eclaircissements. 

Cette médaille a été reconnue pour être de la famille Decia, d’après 
une médaille du musée danois , restituée par Trajan , qui montre les 
mêmes symboles au revers, et, de plus, le nom DECIVS MVS à la 
tête. Il en est de celle-ci comme de la monnaie sans légende 
de la famille Horatia, où la tète de femme sous les Dioscures ne se 
retrouve que sur la médaille restituée par Trajan et portant le nom de 
COCLES. Ces pièces sont les plus anciennes de toute la suite consu- 
laire et datent nécessairement des premiers temps de la fabrication 
des monnaies d’argent. Cavedoni les fait remonter de l’an 495 à 500 
(de 259 à 254 av. J. C.), et l’on sait que c’est sous le consulat d’Ogul- 
nius Gallus et de Fabius Pictor, en 485 (269 av. J. C.) , que l’argent 
commença à être monnayé à Rome. 

L’auteur de cette médaille fut peut-être le fils de Decius Mus, 
consul en 475 (279 av. J. C.), qui voulut se dévouer, à l'exemple de 
son aïeul et de son père, pour assurer la victoire à son armée : il est 
inconnu d’ailleurs. 

1. Cette médaille a été restituée |>ar Trajan (Musée danois). Unique. 600 fr. PI. zut 
Médaille S8. 

16 


Digitized by Google 



lU DESCRIPTION GÉNÉKALE DES MONNAIES 

57. DECIMIA. 

Famille plébétrnne. 

(1 ) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

FLAVS ROMA {FUivus lîoma), Diane dans un bige au galop à 
droite, tenant un fouet. AR. 3 fr. Pl. xvi. Decimia. 

Eclaircissements. 

('.ette médaille a été pendant longtemps fort mal classée par les 
anciens numismates, qui la donnaient à la famille Flavia. Trois familles 
portent cependant le surnom de Flavus ; ce sont les familles Caesennia, 
LartiaouLargia, et Decimia. C’est cette dernière que Borghesi a choisie 
en attribuant cette médaille à Caius Decimius Flavus, préteur eu 570 
(184 av. J. C.). Cavedoni en fixe la fabrication vers 558 (19G av. 
J. C.); je dois avouer cependant que le style me parait moins ancien. 

58. DIDIA. 

Famille plébéienne ? 

(1) ROM.A. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; dessous, j(. 
r( T. DEIDI. {Titus Deidius). Centurion fouettant un soldat. AR. 

5 fr.‘. Pl. XVI. Didia. 

(2) P. FONTEIVS CAPITO 111. VIR CONCORDIA {Publius Fonieius 

Capilo triumvir Concordid). Tête diadémée et voilée de la Con- 
corde à droite. 

*( T. DIDl. IMP. \TL. PVB. {Titus Didias imperator, villd publicd 
sous-entendu refecui ou aedificauf). Portique avec un double 
rang de colonnes sur la hauteur. AR. 5 fr. Pl. xviii. Fonleia 10. 
(Sur certains exemplaires, l'étage inférieur est garni de portes.) 

. Le baron de Bimard et BeaaTais citent celte médaille restilaée par Trajan. (>00 fr. 


Digitized by Google 


DE LA aÉPUBUQDE ROMAINE. 


m 


Eclaircissements. 

La première médaillé de cette ramille est attribuée à Titus Didius , 
qui fut envoyé en lllyrie en qualité de préteur, en 639 (1 1 5 av. J. C.), 
après que le consul Porcius Caton eut été mis en déroute par les 
Thraces et les Scordisques. Des savants ajoutent que le revers fait 
allusion à ce que Didius, s’étant assuré que la défaite du consul était 
uniquement due au rclàcliemcnt introduit dans l’armée, y exerça une 
excessive rigueur; que cçtte rigueur ayant produit des effets salutai- 
res, il défît les Scordisques à son tour, et obtint les honneurs du 
triomphe. 

Le numéro 2 représente la y ilia puhlica, construite ou réparée par 
Titus Didius. Cet édifice était une réunion de bâtiments servant en 
partie à passer la revue du peuple , et en partie à recevoir et à loger 
les ambassadeurs qu’on envoyait à Rome. I,a Villa publica fut dédiée , 
en 320 (434 av. J. C.), parles censeurs Furius Pacilus et Marcus 
Geganius Macerinus : elle fut restaurée et agrandie en 558 (196 av. 
J. C.). 

59. DOMITIA. 

Famille plébéieone , et plut tard noble. 

(1) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

»( CN. DO. ROMA (Cnaeus Domitius Romd). Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. 6 fr. PI. xvi. Domitia 1 . 

(2) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé ; devant, ; derrière, 

un épi. 

it ROMA CN. DOM. (Cnaeus Domitius'). Victoire dans un bige au 
galop à droite , tenant un fouet ; dessous , un homme combattant 
un lion. AR. C. Pl. xvi. Domitia 2. 

(3) ROMA. Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 
CN. DOMI. (Cnaeus Domitius). Jupiter dans un quadrige au pas, 

à droite, tenant un foudre et un rameau. AR. C. Pl. xvi. Domitia 3. 

(4) M. AVRELI. ROMA (Marci ÀureliiRoma). Tète de Pallas à droite, 

avec le casque ailé ; derrière , . 



DESCRIPTION CËNtRALE DES MONNAIES 


5>CAVRI. L. Lie. CN.DOM. (Scauri. Lucio Ucinio,Cnaeo Doniitio)'. 
Mars nu, debout dans uu bigeau galop à droite, tenant un bou- 
clier et un carnyx, et lauçant uu javelot. AR. C. Médaille den- 
telée. PI. VII. Aurélia 5. 

(5) L. COSCO. M. F. (^Lucii Cosconii Marci filit). Télé de Pallas à 

droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

L. Lie. e\’. DOM. {Jjicio Ucinio, Cnaeo Domitio). Mars nu, debout 
dans un bige au galop à droite, tenant un bouclier et uu carnyx, 
et lançant un javelot. AR. 5 Fr. Médaille dentelée. PL xv. Cos- 
conia. 

(6) e. MAIXE. C. F. {Caii MalleoU Caii filif). Télé de Pallas à droite, 

avec le casque ailé ; derrière , X . 

Hf Pareil au précédent. AR. e. Médaille dentelée. PI. xxxiii. Po- 
blicia 1 . 

(7) L. POMPONI. eiS. F. {Lucii PomponÜ Cnaei filit). Tête de Pallas 

à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 
lÿ Pareil au précédent. AR. C. Médaille dentelée. PL xxxtv. Pom- 
ponia ^ . 

(8) L. PORCL LICL {Lttcfi Porcii Licini). Tête de Pallas à droite, avec 

le casque ailé; derrière, 

Pareil au précédent. AR C. Médaille dentelée. PI. xxxiv. Porcia 1 . 

(9) Tête lauréc de Janus; en haut, I. 

CN. DOM. ou DOMI. {Cnaeus Domitius) ROMA. Proue de vaisseau; 
à droite, L G. B. As. 12 fr. 

(10) Tète laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

if CN. DO.MI ou DOME. {Cnaeus Domitius ou Dometius) ROMA. 
Proue de vai$.seau ; à droite, S. M.B. Semis. C. PI. liv. Domitia 1. 

(11) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière, quatre points. 

if Pareil au précédent; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 
15 fr. 

(12) Tête d’Ilercule, avec la peau de lion; derrière, trois points. 

I . Voy. (J.ms le« éclaircissements de la famille Aurélia la raison de celte interpré- 
tatiun, ainsi que des quatre suivantes. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPOBUQUE ROMADiE. ItS 

J( Même revers; mais à droite, trois points. P. fi. Quadrans. C. PI. liv. 
Domitia 2. 

(13) Tête de Mercure, avec le pétase ailé ; en haut, deux points. 

b( CN. do. ROMA (Cnaeus Domitiiu Roma). Proue de vaisseau ; à 
droite, deux points. P. fi. Sextaus. 20 fr. 

(14) AHENOBAR. (Aheiwbarbus). Tête nue de Cnaeus Ahenobarbus à 
droite. 

CNr DOMITIVS IMP. {Cnaeus Domitius imperator). Trophée sur 
une proue de vaisseau. AR. 20 fr. PI. xvi. Domitia’4. 

(1 5) AHENOfiAR. {Ahenobarbus). Tête nue de Domitius Ahenobarbus 
à droite. 

jf CN. DOMITIVS L. F. IMP. {Cnaeus Domitius Lucii filius impe- 
rator). Temple à quatre colonnes; en haut, NEPT. {Neptuno). OR. 
800 fr. (Cab. des méd.) Pl. xvi. Domitia 5. 

(16) ANT. IMP. III. VIR R. P. C. {Antonius imperator triumvir 
Reipublicae constitpendae). Tête nue de Marc Antoine à droite; 
derrière , le lituus. 

1^ CN. DOMIT. AIIENOBARBVS IMP. {jCnaeus Domitius Ahenobarbus 
imperator). Proue de vaisseau ; dessus , un astre. AR. 25 fr. 
Pl. XVI. Domitia 6. 

(17) La même en OR. (Cab. deM. Wigan à Londres.) 400 fr. Pl. xvi. 
Ibid. 

(18) OSCA. Tête virile nue et barbue à droite. 

■( DOM. COS. ITER. IMP. {Domitius consul iteriun , imperator). 
Simpule, aspersoir, hache et bonnet de flamine. AR. 30 fr. Pl. xvii. 
Domitia 7. 

Éclaircissements. 

Rien de positif sur les treize premières médailles de cette famille. 
Borghesi attribue cependant la troisième à Cnaeus Domitius , consul 
en 632 (122 av. J. C.). Cavedoni la suppose frappée une quinzaine 
d’années auparavant. Il fixe de même approximativement la fabrication 
du n* 1 à l'an 550 (204), et celle du n* 2 à l'an 605 (149 av. J. C.). 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


lirt 

Les médailles 4 , 5 , 6,7 et 8, décrites également à la famille Licinia , 
et à celles des monétaires qui les ont frappées, pendant la questure ou 
la censure de Cnaeus Domilius et de Lucius Licinius, datent de 662 
(92 av. J. C.) , du moins suivant Eckhel. 

Les médailles 14 et 15 portent toutes deux le nom d’Ahenobarbus ; 
mais il s’en faut de beaucoup qu'elles reprcsentcnl la meme tête , 
comme l’ont cru Eckbel et Riccio , qui ont décrit ou dessiné la seconde 
sans l’avoir jamais vue. tête de la médaille 1 4, qui' est maigre et 
légèrement barbue, est celle du premier Domitius Ahenobarbus, d’où 
cette branche de la famille est sortie ; celle de la médaille 1 5, qui est 
an contraire très*grasse et sans barbe , appartient à Cnaeus Domitius 
Ahenobarbus, bisaïeul de Néron, neveu de Caton d’Utique par sa soeur, 
cousin de Brutus, et soupçonné d'avoir été l’un des meurtriers de 
Jules César; ce qui le fit proscrire avec les autres conjurés, jusqu’au 
moment où s’étant rangé du parti de Marc Antoine, et après de brillantes 
victoires navales en 714 (40 av. J.C.), il rentra dans sa patrie et rem- 
plit les charges les plus importantes. 

Cette différence étant bien établie , je ferai observer que les deux 
médailles en question,, ainsi que les deux suivantes avec la tête de 
Marc Antoine, ont toutes rapport à ses victoires navales , telles que 
celle qu’il remporta sur Domitius Calvinus, sur la mer Ionienne, et 
celle où il brûla la flotte d’Oclave à Brindes. Préfet maritime sous An- 
toine, dont il déserta plus tard le parti, il exerça après sa mort le con- 
sulat à Rome en 722 (32 av. J. C.). C’est au milieu de ses triomphes 
qu’il aura dédié à Neptune le temple représenté sur la médaille 15. 

I.a dernière médaille de cette famille appartient à Cnaeus Domitius 
Calvinus, consul en 701 et en 71 4 (53 et 40 av. J. C.). Pendant son se- 
cond consulat, il fut envoyé en Espagne, et c’est à Qsca que cette 
médaille a été frappée. 


DUILLIA. 

On trouvera, parmi les incertaines, les médailles attribuées, sans 
aucun fondement, à la famille Duillia, d'après la simple existence des 
deux lettres M.D. qui forment un monogramme. 11 est facile de s’éga- 


Digitized b; ' ' -O^le 


DE LA RÉPUBUQl'Ê HOMAIRE. 117 

ref sur le terrain des conjectures; j’ai donc cru devoir repousser celle 
attribution de Borghesi , de même que plusieurs autres qu’on rencon- 
irera plus tard. 


60. DURMIA. 


Famille ioconooe avant le règne d’Augnste. 


(1) M. DVRMIVS III. VIR HONORI (^Marcus Durmius triumvir Ho- 

nori). Tête diadémée de l'Honneur à droite. 

K CAESAR AVGVSTVS SIGN. RECE. {Signis receptû). Parthe à ge- 
noux, présentant une enseigne militaire. AR. 25 fr. PI. xvn. Dur- 
mia 1. 

(2) Même tête. 

b( AVGVSTVS CAESAR. Auguste dans un bige d’élépbauts à gauche, 
tenant une palme. AR. 25 fr. PI. xvn. Durmia 2. 

(3) Même tête. 

b(. CAESAR AVGVSTVS. S. C. Quadrige au pas, à droite; dessus, une 
fleur. AR. 40 fr. PI. xvu. Durmia 3. 

(4) M. DVRMIVS III. VIR HONORI (Jilarcus Durmius triumvir Ho- 

nori). Tète diadémée de l'Honneur à droite, entre deux étoiles'. 
1$ AVGVSTVS OB C. S. (Ob cives servatos). dans une couronne de 
chêne. OR. 400 fr. PI. xvn. Durmia 4. 

(5) CAESAR AVGVSTVS. Tète nue d’Auguste à droite. 

Vf M. DVRMIVS III. VIR [Marcus Durmius triumvir). Sanglier percé 
d’une flèciie. AR. 12 fr. PI. xvii. Durmia 5. 

(6) Même tête. 

ll( M. DVRMIVS III. VIR [Marcus Durmius triumvir). Lion dévorant 
un cerf. AR. 40 fr. (Le nom M. DVRMIVS se trouve quelquefois 
autour du champ, et les mots III. VIR à l’exergue.) Pl. xvn. 
Durmia 6. 

I . Je n’ai jamais eu l’occasion de voir celte médaille. Sur le dessin de Morell , on 
voit deux étoiles; l’empreinte en éirctrotypie de l’exemplaire du catalogue deM. Riccio 
qui a servi à faire mon dessin n'en a pas. 


Digitized by Google 



Itg DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(7) Même tête. 

M. DVRMIVS III. VIR {Marcus Uurmius triumvir). Taureau à face 
liumaine couronné par la Victoire (Vaillant et ma collection). AR. 
250 fr. PI. XVII. Durmia 7. 

(8) CAESAR AVGVSTVS. Tête laurée d’Auguste à droite. 

M. DVRMIVS III. VIR {Marcus Durmius triumvir). Crabe tenant 
un papillon. OR. 500 fr.‘. PI, xvii. Durmia 8. 

Éclaircissements. 

Les types extraordinaires de la famille Durmia , tels que le lion dé- 
vorant le cerf, qui se rencontre sur les médailles de Vclia et de Tarse, le 
taureau à face humaine semblable à celui des médailles de la Campa- 
nie, le cral>e qu'on voit sur celles deCuines, et le sanglier qu’on re- 
trouve sur celles de Paestum et de Capoue , doivent faire supposer que 
le monétaire était d’origine campanienne ou du moins étrangère. 

Les autres médailles de la famille Durmia se rapportent à Auguste. 
Marcus Durmius fut triumvir monétaire en 735 (19 av. J. C.), conjoin- 
tement avec Aquillius Florus et Petronius Turpilianus, sur les médailles 
desquels on retrouve les types des quatre premières de cette famille-ci. 
Elles ont trait à la dernière guerre des Partbes, qui fut terminée par 
la soumission de leur roi Phraate et par la remise volontaire des en- 
seignes et des prisonniers romains. A cette occasion , le sénat décerna 
à Auguste un char de triomphe sur lequel il refusa de monter, et une 
couronne civique en or, pour avoir é|>argiié le sang de 4es concitoyens. 

Après avoir attentivement examiné la tête de l’tlonneur qui se 
trouve sur les quatre premières médailles de cette famille, je reste 
persuadé que le monétaire a cherché , par une ingénieuse flatterie , à 
donner à cette divinité allégorique les traits d’ .Auguste. De même, dans 
la famille Aquillia, j’ai cru remarquer une différence sensible entre la 
tête du Soleil représentée sur l’ancienne médaille de Marcus Aquillius 
et sur celle qui a été reproduite par Aquillius Florus, où la phy- 
sionomie semble se rapprocher do celle de l’empereur. C’est aux 
amateurs à comparer et à juger. 

1 . Ricciu a rapporté à tort cette médaille en argent . Elle n’existe qu'en or. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


II» 


61. EGNATIA. 

Famille pUb^ienn^. 


(1) M.WSVMVS. Tête diadéméc de Vénus à droite; derrière, Ciipidon. 

r( C. EGNATIVS CN. F. (Caius Egnaiius Cnaci filius). Femme dans 

un bige au pas à gauche, couronnée par la Victoire ; derrière , un 
bonnet de Liberté. AR. 60 fr. Médaille dentelée. PI. xvii. Egna- 
tia 1 . 

(2) MAXSVMVS. Tête diadémée de la Liberté? à droite; derrière, un 

bonnet. 

nf C. EGN.ATIVSCN. F. CN. N. {Caius Egnatius Cnaei fUitis , Cnaei 
nepos). Rome casquée, debout, tenant une haste et appuyant le 
pied sur une tête de louve; et Vénus debout, tenant également 
une haste, et auprès de qui on voit Cupidon volant; des deux cô- 
tés, une rame sur une proue de vaisseau; dans le champ , une 
lettre qui varie. AR. 6 fr. PI. xvii. Egnatia 2. 

(3) MAXSVMVS. Buste ailé de Cupidon à droite, avec un arc et un 

carquois. * 

h( c. EGNATIVS CN. F. CN. N. {Caius Egnatius Cnaci filius , Cnaei 
nepos). Jupiter? et Junon? debout .sous un portique; le premier 
tient unehaste; en haut, un foudre et un bonnet de Liberté; dans 
le champ, un nombre variable. AR. 10 fr. PI. xvii. Egnatia 3. 

Éclaircissements. 

Il n'y a rien de positif ni sur Caius Egnatius, ni sur le sujet de ses 
médailles. Tout ce qu'en ont écrit Havercamp, Vaillant et Cavedoni, 
est purement conjectural ; je me dispense donc de répéter leurs sup- 
positions , en renvoyant à leurs ouvrages les amateurs qui désireraient 
connaître leurs très-ingénieuses , mais très-incertaines explications, 
(iavedoni croit que ces médailles ont été frappées vers 680 (74 av. 
J. C.). MAXSVMVS est ainsi é*crit, d’après l’ancienne orthographe. 


t7 


Digilized by Google 



1»0 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


62. EGNATÜLEIA. 

FâmUle peu connue. 

(^1) C. EGNAT\'LEI. G. F. (Caius Egnatiilcius Caii filius). Tête laiirêe 
d’Apollon à droite; dessous, Q. {quaeslor). 

Hf ROMA. Victoire couronnant un trophée ; dans le champ , Q. (</ui- 
tiarius). AR. Quinaire. 2 fr. Pl. xvii. Egnaluleia. 

Éclaircissements. 

Caius Eguatuleius est inconnu. Cavcdoni assigne la fabrication de 
cette médaille à peu près vers C53 (101 av. J. C.). 

63. EPPIA. 

Famille patriclenoe. 


(1 ) Tête laurée de Janus ; au milieu , un autel autour duquel est enlacé 
un serpent. 

EPPIVS LEG. (Eppius legatus). ‘Proue de vaisseau. G. B. As. 12 fr. 
Pl. Liv. Eppia. 

(2) MAGN. PI\’S IMP. F. {Magnus pius im/ierator filius). Tête laurée 

de Janus ; au milieu , un autel autour duquel est enlacé un ser- 
pent. 

r( EPPIVS LEG. {Eppius legatus). Proue de vaisseau. G. B. As. 25 fr. 
Pl. LXiii. Pompeia 8. 

(3) SCIPIO IMPr’Q. METELL. {Scipio imperator, QuirUus Metellus\. 

Tête de l'Afrique à droite, avec la peau d'élépliant ; à droite, un 
épi ; dessous , une charrue. 

iç’ EPPIVS LEG. F. C. [Eppius legatus flandum curavii). Hercule au 
repos, debout, avec une massue et la peau de lion. AR. 15 fr.'. 
Pl. xvii. Eppia. 

1. Cavedoni et Riccio ont cru apercevoir iiii X au revers; ce u’est qu'un rocher 
servant d’appui il la massue, et qui, sur les médailles de fabrique ordinaire, ressemble 


Digitized bv Google 


DE LK RÉPUBUQUE ROJUINE. 
Éclaircissements. 


«31 


Marcus Eppius, qui fît frapper ces médaillesen 708 ou 709i^46ou 45 
av. J. C.), fut d'abord lieutenant de Scipion dans la guerre qu’il sou- 
tint en Afrique contre Jules César, et ensuite de Cnaciis Pompée fils , 
après la bataille de Pbarsale : la tête de l’Afrique , l’épi et la cbarrue 
font allusion à ce pays et à sa fertilité. C.avedoni croit que le type 
d’HercuIe se rapporte à ce que ce béros laissa les Épiem- jouir en 
repos du fruit de leurs travaux ainsi que des siens, dans les campagnes 
auprès de Rome ; souvenir que Marcus Eppius se serait plu à rappeler 
comme illustrant l’origine de sa famille. 

«4. FABIA. 

Famille patricicane. 

1 1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 
b( ma. [Maximus) ROMA. Les Dioscures à cbeval allant à droite. AR. 
10 fr. 'PI. XVII. Fabia 1. 

(2) Tête laurée de Janus ; en haut , I. 

Hf MA. ROMA. {Jilaximus Roma). Proue de vaisseau. G. B. As. (Cab. 
Arrigoni.) 20 fr. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière , S. 

Rf Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 12 fr. 

> 4) Tête d’IIercule à droite , avec la peau de lion ; derrière, trois 
points. 

Rf MA. ROMA. Proue de vaisseau ; en baut , trois points. P.B. Qua- 
drans. 10 fr. PI. liv. Fabia 1. 

(5) Tête de Mercure à droite, avec le pétase allé ; en baut , deux 
points. 

Hf Même revers ; mais dessous, deux points. P.B. Sextans. 1 fr. Pl. liv. 
Fabia 2. 

en etfel un peu à cette lettre ; sur les exemplaires d’un beau style , comme celui que 
je possède , l’X ne se rencontre pas. 

Celte médaille a été restituée par Trajan. (Riccio, du musée Brera, é Milan.) 3Ü0 fr. 


Digilized by Google 



13ï DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(6) LABEO ROM V. T«-te de Pallas à droite, avec le casque ailë; de- 

vant, X. 

Rf Q. FABI. {fiuintus Fnbiiu). Jupiler dans un quadrige au galop à 
droite, tenant un foudre et une haste; sous le quadrige, un 
éperon de navire. AR. C.'. PI. xvii. Fabia 2. 

(7) Q. MAX. ROMA. [Qu/iUits Ma.rimus Roma). Tête de Pallas adroite, 

avec le casque ailé; devant, X. 

Corne d’abondance remplie de fruits, et foudre en sautoir ; le tout 
dans une couronne d’épis et de pavots. AR. 2 fr. PI. xvn. 
Fabia 3. 

8) ROMA Q. AIAX. {Roma Quintus Mcucimus). Tête laurée d’Apollon à 
droite; devant, une lyre; dessous, X. 

Rf Pareil au précédent. AR. 4 fr. PI. xvn. Fabia 4. 

(9) Tête laurée de Janus; en haut, 1. 

Rf Q. MA. RO.MA. {Quintus Maxiimu Rornd).'TTo\s proues de vaisseau; 
à droite, les bonnets des Dioscures. G. B. As. (Morell)’. 

(10) Même tête. 

Rf Q. MA.X. ROMA. {Quintus Maxirnus Roma). Proue de vaisseau ; à 
droite, 1. G. B. .As. (Ramus, musée danois.) 12 fr. 

(11) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

Rf Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 12 fr. 

(1 2) Tête d'Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois 
points. 

Rf Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 2 fr. 
PI. Liv. Fabia 3. 

(13) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, if. 

Rf ROMA. C. F. L. R. Q. M. {Caius Fabius? Lucius Rustius? Quintus 

1 . On trouve dans Morell ce meme revers avec la télé de Jupiler, confonne à celle 
dun* t de la famille Anionia. Celte pièce me fait tout l'efTel d’une mcdaillefourrée. Il est 
vrai que Sclùassi la rapporte aussi; mais on ne peut se fier en rien è cet auteur, qui a 
cru voir des médailles qui n’ont jamais existé , et qui, ayant peu ou point de connais- 
sances pratiipies, a décrit les revers des médailles de la famille Procilia de la manière 
suivante : Femme debout, avec un oiolnn. — Femme dans un bige , avec un violon. 

2. Celte médaille ne serait-elle pas une Vibia refaite, ou mal conservée et mal lue.’ 


Digilized by Coot^le 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


1S3 


Metellus?'). Victoire dans un quadrige au galop à droite, tenant 
une couronne. AR. 3 fr. PI. xvn. Fabia 5. 

(14) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, 

h( N. FABI. PICTOR [Nunieriiis Fabius Pictor) ROMA. Homme casqué, 
assis , avec une tunique et un manteau , tenant une haste et un 
bonnet de flamine ; derrière lui , un bouclier sur lequel on lit 
QVIRIM. [Çiiirifius). (11 y a des variétés de lettres sur les deux 
côtés en même temps). AR. 3 fr. PI. xvii. Fabia 6. 

(15) Tête laurée de Janus. 

r( C. FABI. C. F. RO.MA. {Caius Fabius Caii filius Roma). Proue de 
vaisseau sur laquelle on voit une cigogne. G. B. As. 12 fr. PI. liv. 
Fabia 4. 

(16) EX A. PV. {Ex argenta publico). Tête de Cybèle à droite, tourelée 
et voilée. 

H( C. FABI. C. F. {Caius Fabius Caii filius'). Victoire dans un bige au 
galop à droite, tenant une épée; sous le bige, une cigogne et une 
lettre qui varie. AR. 2 fr. PI. xvn. Fabia 7. 

(17) Tête de Cybèle à droite, tourelée et voilée ; derrière, une lettre 
latine ou grecque variable. 

^ Même revers-, mais sans lettre dans le champ. AR. 2 fr. PI. xviii. 
Fabia 8. 

(18) Tête d’ Hercule à gauche, avec la peau de lion; derrière, trois 
points. 

Bf Q. FABI. ROM.A. {Quintus Fabius Roma). Proue de vaisseau ; à 
droite, trois points. P.B. Quadrans. (Riccio, de sa collection). 
20 fr. PI. LIV. Fabia 5. 

(19) C. ANNI.T.F.T.N. PROCOS. EX S. C. [Caius Annius, Titi filius, 
Titi nepos, proconsul, ex Senatûs consulta). Tète diadémée de Junon 
Monela, à droite ; derrière, un caducée; devant, des balances. 

L. FABI. L. F. HISP. {Lucius Fabius, Lucii filius His^niensis), 
Dans le champ Q. {Quaestor). Victoire dans un quadri^ au galop 
à droite, tenant une longue palme. (Il y a ordinairement sous la 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


13fc 

tête un symbole ou une lettre, ou bien une lettre au revers, sous 
le quadrige.) AR. 3 fr. Pl. ii. Annia 1. 

Éclaircissements. 

I.a plupart^ des médailles de la famille Fabia ne nous apprennent 
rien de bien positif, et sont d’une signification assez obscure. 

La première date du commencement de la fabrication des monnaies 
d'argent ; elle pourrait appartenir àQuiiitus Fabius Maximus, consul 
et dictateur en 534 (220 av. J. C.). Mais quant aux quatre suivantes 
en bronze qui portent la même courte légende , leur poids est trop 
faible pour pouvoir se rapporter à cette époque ; elles sont nécessai* 
rement, ainsi que les médailles 7, 8,9, 10, 11 et 12, d’un ou de 
plusieurs membres inconnus de cette famille qui ont vécu un siècle 
plus tard. Cavedoni assigne pour date aux médailles d’argent 7 et 8 
l'an 625 (129av. J.C.), et les attribue à Quinlus F’abius Maximus Ser- 
vilianus, consul en Cl 2 (142 av. J. C.). Il regarde la corne d’abon- 
dance traversée par un foudre (type de Valence en Eispagne), comme 
faisant allusion aux combats (jue son père et son frère livrèrent à 
Viriate ; et la couronne dans laquelle il lui semble voir en outre des 
feuilles de laurier lui parait être la couronne obsidionale décernée 
à Quintus Fabius Maximus Cunctator. 

La médaille 6, frappée vers 580 (174 av. J. C.) a rapport à Quintus 
Fabius Labéon , qui fut nommé préteur et commandant de la flotte que 
le peuple romain arma contre Antiochus , sous le consulat de Cnaeus 
Manlius Vulso et Marcus Fulvius Nobilior, en 565 (189 av. J. C.). Les 
avantages qu’il remporta sur les Crétois lui valurent l’honneur du 
triomphe naval, exprimé par l’éperon de navire qu’on voit sous le qua- 
drige. 

La médaille 13 ne porte que des initiales qui ne permettent pas 
de déterminer à qui elle appartient. Le n* 14 a été frappé en 640 (114 
av. J. C.) par Numerius Fabius Pictor, descendant du célèbre Fabius 
qui reçut le surnom de Pictor (peintre), pour avoir orné de tableaux 
le temple^u Salut érigé en 451 (303 av. J. C.)par Caius Junius Bu- 
bulcus , après la guerre contre les Eques , qui refusaient de recevoir 
la colonie qui leur avait été envoyée. La figure assise est celle de Qui- 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUOUQUE ROMAINE. tSK 

rinus, dont le nom se' lit sur le bouclier, et l’apex fait allusion àja 
charge de flamine quirinal, héréditaire dans cette famille. Le.s mé- 
dailles 15, 16 et 17, frappées vers l’an 659 (95 av. J. C.), ont été at- 
tribuées à Caius Fabius Buteo, parce qu’on a voulu voir au revers un 
vautour ou une buse \ butco'\-, mais toutes les interprétations d’Orsin<i, 
de Vaillant et deCavedoni, et celles de Borgliesi, renouvelées en partie 
d’Havercamp, qu’F.ckbel avait déjà combattu et réfuté, sont de simples 
conjectures ; en outre , il est évident que l'oiseau qui figure au revers 
est une cigogne ou un ibis, et qu’il ne ressemble nullement à un oiseau 
de proie. Ainsi l'attribution tombe d’elle-mème. 

Le quadrans n* 18 est d’un Fabius inconnu , d’une époque peu re- 
culée. La dernière monnaie de cette famille a été frappée vers l’an 
673 (81 av. J. C.), par Lucius Fabius, questeur du proconsul Caius 
Annius, envoyé en Espagne en 671 (83 av. J. C.), par Sylla, pour 
combattre Sertorius et le parti de Marius. 

65. FABRINIA. 

Famille inconoue. 


(1) Tôle laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

l( M. FABRIM. ROMA. (^Marcus Fabrinius Borna). Proue de vaisseau ; 
à droite, S. M.B. Semis. 2 fr. PI. liv. Fabririia 1 . 

(2) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , quatre points. 

h( Aléme revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. C. PI. liv. 
Fabrinia 2. 

(3) Tète d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois 

points. 

Même revers ; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. C. PI. liv. 
Fabrinia 3. 

(4) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; en haut , deux 

points. 

Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sextans. 12 fr. 
PI. LIV. Fabrinia 4. 


Digitized by Google 



136 


DESCRIPTIOS GÉNÉRALE DES MONNAIES ‘ 

Éclaircissements. 

Tout ce qu’il y a à dire sur ces médailles , c’est que leur petitesse 
prouve qu’elles datent des derniers temps de la République. 


66. FANNIA. 

Famille plébéieoAc. 

(1) ROM\. Tête de Pallas .à droite, avec le casque ailé ; devant, X. 

af M. FAN. C. F. {Marcus Fannius Caii filius). Victoire dans un qua- 
drige au galop à droite, tenant une couronne. ÂR. 2 fr. PI. xviii. 
Fannia. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

M. FAN. C. F. ROMA. {Marcus Fannius Caii filius Roma). Proue 
de vaisseau; .à droite, S. M.B. Semis. (Cab. du baron d’Ailly.) 
15fr. 

^^3) AED. PL. {Aediles plel/is). Tête de Gérés à droite, couronnée d’é- 
pis. 

h( m. fan. L. CRIT. (en monog.) ou CRT. {Marcus Fannius, Lucius 
, Critonius). Deux hommes en toge , assis ; devant, un épi ; der- 
rière, P. A. {Primi Aediles ou Publico argenta). AR. 10 fr. PI. xvi. 
Critonia. 

Éclaircissements. 


Quoique plébéienne, la famille Fannia revêtit la toge consulaire. 
I.e numéro 1 , frappé, selon Cavedoni, vers 585 (169 av. J. C.), peut 
être attribué au père de Caius Fannius Strabo , fils de Marcus , consul 
en 632 (122 av. J. G.). Le numéro 2 est probablement de la même 
époque. Quant à la troisième médaille , elle a été frappée par Marcus 
Fannius, préteur en 674 (80 av. J. G.). Je renvoie le lecteur à ce que 
j’en ai dit à la famille Critonia. 


Digitized by Googic 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAI>’E. 


137 


67. FARSULEIA. 

Fâmille uoiquemeot coonue par lea médaille* et le* inacripliont. 

I * 

(1 ) MENSOR. Tête diadém^e de la Liberté à droite ; derrière , un 
nombre qui varie et un bonnet de Liberté ; devant, S. C. {Scnatiis 
consulto) ; le tout dans un collier. 

h( L. FARSVLEI. (iMciiis Farsuleiws). Figure militaire casquée, debout 
dans un bige , tenant une baste et donnant la main à une figure 
en toge qui se dispose à y monter ; sous le bige, un scorpion. AR. 
C. PI. xviii. Farsuleia 1. 

(2) MENSOR. Tète diadémée de la Liberté h droite ; derrière, S. C. 
{Senatüs consulto) , et un bonnet de Liberté ; le tout dans un 
collier. 

L. FARSVLEI. Même type; mais au lieu du scorpion , un nooabre 
qui varie. AR. C, PL xviii. Farsuleia 2. 


Eclaircissements. 

En l’absence de tout document historique , tout ce qu’il est possible 
de dire, c’est que la fabrique de ces médailles étant assez semblable à 
celle des médailles des familles Ep;natia et Annia , il -est probable 
qu’elles sont à peu près du même temps. Quant au revers, assez 
extraordinaire, on pourrait y voir, dans la figure militaire debout , 
Rome, recevant sur son char le Sénat, représenté par la figure en 
toge. 


68. FLAMNIA. 

Famille plébéienne. 


(1) ROM A. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; devant , X. 

Bf L. FLAMINI. CILO [Lucius Flarninius Cilo). Victoire dans uu bige 
au galop à droite , tenant une couronne. AR. C. PI. xviii. Fia* 
raiuia 1. 

(2) IllI. VIR PRI. FLA. [Qiuituorvir primas /ïamen). Tète diadémée de 

Vénus à droite. 


18 




Digilized by Google 



138 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

L. FLAMIM. CHILO {Luciits Flarninius Chilo). Victoire dans un 
bige au galop à droite, tenant une couronne. AR. 20 fr. PI. xvtii. 
Flaniinia 2. 

(3) Tête laurée de Jules César à droite. 

Hf L. FLAMINIVS 1111. VIR {Lucius Flaminius quatuorvir). Femme 
debout, tenant un caducée et une liaste. AR. 15 fr. PI. xviii. 
Flaminia 3. 

Eclaircissemenls. 

Les monnaies de la famille Flaminia sont de peu d'intérêt, sous le 
rapport historique. Cavedoni assigne h la première , pour date ap- 
proximative, l'an 560 (194 av. J. C.). Lucius Flaminius Chilo, qui a 
frappé les deux dernières, était quatuorvir monétaire de Jules Césai ; 
mais il est probable , d’après son titre de premier flamine , qu’elles 
furent frappées après la mort du dictateur, en 711 ou 712 (43 ou 
42 av. .1. C.), puisque ce titre indique une institution religieuse fondée 
pour honorer le nouveau dieu. 

69. FLAVIA. 

Famille plébéienne. 

(1) c. FLAV. HEMIC. LEG. PRO. Vïi.. {Coins Flavius Hernie.... legatus 
propraetor). Tête nue d’Apollon à droite; devant, une lyre. 

. *( Q. CAEP. BRVT. IMP. {Quintus Caepio. Brutus irnperator.) Vic- 

toire couronnant un trpphée. AR. 60 fr. PI. xvin. Flavia. 

Eclaircissements. 

Caius Flavius, qui fit frapper cette médaille de 711 à 712 (43 à. 42 
av. J. C.), était lieutenant et propréteur de Brutus en Asie, lors(|Me 
Cassius et lui surent se soustraire à la juste vengeance des triumvirs, 
(iaius Flavius, ennemi d’Octave , fut tué à la prise de Pérouse. 

Le nom abrégé HEMIC. n’a jamais été bien interprété. I>es uns ont 
voulu y voir HEMIS , les autres THEMIS. Borghesi a ajouté au nombre 
des interprétations absurdes des anciens auteurs la sienne , en préten- 


Digitized by Coogle 


DE IA RÉPDBUQUE ROMAINE. < 3!) 

dant H que ce nom est l’abrégé d’Hemicillus , qui dérive du grec ii|ji.t<Tu( 
(demi) et rdXkrn qui, dans le dialecte dorien, signifie âne; et que par 
conséquent , puisque les Romains possédaient les surnoms d’Aper 
(sanglier),' Vitulus (veau), Mus (souris), etc.; — j’abrège la nomencla- 
ture de Borghesi — et qu’ils avaient un Lucrelius Asella , un Scipio 
Asiua, pourquoi n’auraient-ils pas eu également un Flavius Hemi- 
cillus ? (Flavius demi-dne.) » Il est vrai que Asella , .Asina et les autres 
-noms sont des mots latins , et que Hemicillus serait un nom composé 
de deux mots grecs latinisés ; mais quand on veut trouver des inter- 
prétations à tout prix , il ne faut gas y regarder de si près. 

70. FONTEIA. 

Famille plébéienne. 

(1 ) Tête double laurée de Fontus (fils de Janus) , avec une barbe 
naissante ; devant, ü ; derrière , une lettre qui varie, et fréquem- 
ment, sous la tète, deux ou plusieurs points. 

C. FO^T. KOMA (Caius Fonteius Romd). Galère avec des rameurs. 
AR. C. PI. XVIII. Fonteia 1 . 

(2) Tête laurée de .lanus. 

ROMA C. FONT. (Roma Caius Fonteius). Proue de vaisseau ; à 
droite, une ancre. G. B. As. 20 fr. (Cab. de M. Féiielon-Farez.) 
PI. Lv. Fonteia 1. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

h( c. font. roma. Proue de vaisseau; à droite, S. M.B. Semis. 
12 fr. PI. LV. Fonteia 2. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , quatre points. 

Même revers ; mais à droite , quatre points. P. B. Triens. 1 2 fr. 
PI. LV. Fonteia 3. 

(5) Tête d’ Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 

points. 

rF Même revers; mais. à droite, trois points. P.B. Quadrans. 12fr. 
PI. LV. Fonteia 4. 


Digitized by Google 



140 DESCRlPnO» GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(6) Têtes laiirées accolées des Dioscures h droite , surmontées de deux 

étoiles; devant, X. 

MAN. FONTEl. {Manius Fonteius). Galère; dessous, une lettre 
alphabétique qui varie. ÂR. 2 fr. PI. xviii. Fonteia 2. 

(7) Même tète; devant, X, et P. P. {^Penales ou Penales praestites). 
Rf Même revers, avec une lettre variable. AR. 4 fr. PI. xviu. Fonteia 3. 

(8) Tête laurée de Janus. 

M.\N. FONT. RO.MA. {Manius Fonteius Roma). Proue de vaisseau; 
au-dessus, les bonnets des I^ioscures. G. B. As. 15 fr. PI. lv. Fon- 
' " teia 5. • 

(9) Tête de Pallas à droite, avec un casque à crinière; derrière, un 

point. 

MAN. FONT. ROMA. (Manius Fonteius Roma). Proue de vaisseau ; 
P. B. Once. 15 fr.'. 

(10) MAN. FONTEl. C. F. (Manius Fonteius Caii fUius). Tête làurée 
de Jupiter jeune à droite; dessous, un foudre; devant, AP. en 
monogramme (Argento publico). 

1^ I.e génie de Jupiter assis sur la chèvre Amalthée; en haut, les 
bonnets des Dioscures ; dessous , un thyrse ; le tout dans une 
couronne de myrte. AR. C. PI. xviii. Fonteia 4. 

(11) La même médaille sans le monogramme du côté de la tète. AR. 
C. PI. XVIII. Fonteia 5. 

(1 2) Même tête, sans Je monogramme. 

Même revers, mais les bonnets des Dioscures sont dans le champ. 
AR. 3 fr. Pl. xviii. Fonteia 6. 

(13) EiX A. PV. (Ex argento publico). Tête laurée de Jupiter jeune à 
droite ; dessous , un foudre. 

Rf Pareil au précédent. AR. 6 fr. Pl. xviii. Fonteia 7. 

(14) La même médaille. AR. Quinaire. (Riccio.) 30 fr. Pl. xviii. Fon- 
teia 8. 


1 . Riocio cite encore une once du cabinet du docteu> Nott arec un quadrige au 
revers, sans en donner de description ni de dessin. Je n'ai jamais vu cette médaille. 


‘ Digilized by 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


141 


*(15) P. FONTEIVS P. F. CAPITO 111. VIR yPubUus Fonteius Puhlü 
filius Capito triumvir). Buste casqué de Mars à droite, portant un 
trophée. 

Bf M.\N. FONT. TR. MIL. (^Manias Fonteius tnbunus militum). Ca- 
valier avec an casque à deux cornes, tenant une haste et foulant 
aux pieds deux ennemis. AR. 4 fr. PI. xviii. Fonteia 9. 

(16) P. FONTEIVS CAPITO III. VIR CONCORDIA. Tète diadémée et 
voilée de la Concorde à droite. 

b( T. DIDI. IMP. VIL. PVB. {l'itus Didius im/ierator, villdpuhlicd, sous- 
entendu rcfectd ou aedificatd). Portique avec un double rang de 
colonnes sur la hauteur. .VR. 5 fr. PI. xvm. Fonteia 10. (Les co- 
lonnes inférieures sont quelquefois garnies de portes.) 

(17) M. ANT. IMP. CO.S. DE.S. ITER. ET TER. (^Marcus Antonius im- 
. /lerator consul désignants itcrùm et tertio). Têtes accolées de IVlarc 

Antoine et d’Octavie à droite. 

Ri'... FONTEIVS C.VPITO PRO. PR Galère à la voile. M.B. 50 fr.’. 

PI. Lv. Fonteia 6. 

(18) C. FONTEIVS CAPITO. PRO. PR.... [Caius Fonteius Capito pro~ 
praetor....). Tètes accolées de Marc Antoine et d'Octavieà droite. 

, iC M. ANT. IMP. COS. DF.SIG. ITER. ET TERT. III. VIR. R. P. C. 
{Marcus Antonius imperator consul désignants iterùni et terlib 
triumvir Reipidtlicae consütuendae). Galère à la voile. M.B. 50 fr.» 
PI. Lv. Fonteia 7. 

Éclaircissements . 

En fait d'allusions , il me semble qu’une des plus belles est celle 
que Vaillant a cru découvrir, en supposant que la double tête h barbe 
naissante que Fou voit sur la première médaille de cette famille aji- 
partient à Fontus , fils de Janus , comme souche de la famille Fonteia. 
Eickhel a cependant attaqué cette interprétation en prétendant d’abord 
que l’autorité d’Arnobe, qui seul a fait mention d’un fils de Janus 
nommé Fontus, ne suffisait pas pour établir son existence; et ensuite 

1 . La légende de cette médaille est incomplète des deux côtés sur tous les exem- 
plaires que j’ai tus. 


Digitized by Google 



DKSCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


D>2 

que comme les dieux Pénates ou les Dioscures sont représentés sur 
(leux autres médailles de cette famille , il était bien possible que sur 
celle dont il est question , ce fussent encore ces memes jdieux repré- 
sentés à la manière de Janus. S’il m’est permis de combattre l’opinioD 
d'Eckhel , je dirai que l’absence des étoiles qui caractérisent toujours 
les Dioscures me fait pencher pour l’avis de V'aillant , c|ui d'ailleurs a 
été suivi par tous les auteurs modernes. Quoi qu’il en soit, cette mé- 
daille, dont la signification du revers est perdue |>ourDous, date, selon 
Cavedoni, d’environ l’an 638 (116 av. J. C.), et il pense que le moné- 
taire Caius Fonteius qui l’a frappée est peut-être le meme qui fut tué 
par les habitants d’Asculum, en même temps que le proconsul Ser- 
vilius , au commencement de la guerre sociale. 

Les médailles 6,7, 8 et 9 ont dû être frappées vers l’an 667 (87 
av. J.C.), pendant que-Manius Fonteius, qui fut plus tard préteur et 
proconsul à Narbonne, exerçait la charge de triumvir monétaire. 
C’est le même qui fut défendu par Cicéron, qui fait mention de son 
triumvirat et de sa questure. Les Dioscures étaient en vénération par- 
ticulière à Tusculum , sa patrie. C’est pourquoi on voit leurs têtes sur 
les médailles 6 et 7. 

Malgré les conjectures d'Havercamp, tout est incertitude sur les 
n“ 10, 11, 12, 13 et 14, frappées vers 670 (84 av. J. C.); ainsi que 
sur Publius Fonteius Capito et le tribun militaire Manius Fonteius, 
hommes sur les médailles 15 et 16, que Cavedoni croit frappées en 
694 (60 av. J. C.). 

Quant aux deux dernières, la légende indique qu’elles ont été frap- 
pées par un propréteur, nommé Fonteius Capito ; mais on ignore où 
il exerça sa charge. Leur fabrique est asiatique, ainsi que celle de toutes 
les médailles des préfets de la flotte de Marc Antoine ; malheureuse- 
ment, leur rareté, jointe à leur constante mauvaise conservation, sauf 
des cas to’ut à fait exceptionnels , fait qu’on ne peut rien fonder sur 
elles , et que même il est presque impossible de décider avec cer- 
titude si la tête de femme est celle d'Octavie ou celle de Cléopâtre. 


Digilized by Google 


DE LA HÉPUBUQUE ROMAINE. 


143 


71. FUFIA. 

FamIUe plébéicDDe. * * 

(1) KALEM. Tête laurée de l’Honneur et tête cas(|uëe de la Vertu 
accolées à droite; à gauche, HO. (Ffonos); .à droite, VIRT. 
{Firtus). 

Jf COKDI. Deux femmes debout, sé donnant la main; l’une tient une 
corne d’abondance; l’autre a le pied appuyé sur un globe et lient 
une haste ; à gauche, un caducée ailé et ITAL. {Ital/a) ; à droite, 
RO. (lioma). AR. 3 fr. Médaille dentelée. PI. x*iii. Fufia. 

Éclaircissements. 

Fufius Calenus était préteur en 695 (59 av. J. C. ) , et Mucius 
Cordus, édile du peuple, trois ans auparavant. Ainsi cette médaille 
doit avoir été frappée vers l’an 692 (62). Elle rappelle la réconciliation 
qui eut lieu entre Rome et les autres peuples d’Italie, après la fin de la 
guerre sociale. 

72. FULVIA. 

PaoiUle plébéienne. 

(1) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant, X. 

C^. FOVI>. M. CAL. Q. MET. (Cnaeus Foulvit^, Marcus Calidius, 

Quintus Metellus). Victoire dans un bige au galop à droite, tenant 
une couronne. AR. C. PI. xviii. Fulvia. 

(2) Même tête. 

I^ M. CALID. Q. MET. CN. FL. {^Marcus Calidius, Quintus Metellus, 
Cnaeus Fulvius). Victoire dans un bige au galop à droite , tenant 
une couronne. AR. C. PI. vui. Calidla. 

Éclaircissements. 

Le personnage qui a frappé ces deux médailles déjà rapportées à la 
famille Caecilia et à la famille f^ialidia , est inconnu. Cavedoni leur 
donne pour date de fabrication l’an 594 (160 av. J. C.). 


Digitized by Google 



DESCBJPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


<4(i 


73. FÜNDANIA. 

FamiBe plébéienne. 

(1) Téle de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, une lettre 

alphabétique variable. 

C. FVNDAN.; dans le cbamp, Q. {Caius Fundanius qiuiestor). 
Triomphateur dans un quadrige au pas à droite , tenant un 
sceptre et une branche de laurier. L’un des chevaux est monté’ 
par un jeune homme. AR. 5 fr. PI. xvin. Fuiidaiiia 1. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , une lettre qui varie. 

ni C. FVNDA. (Caius Fundanius). Captif à genoux, portant un tro- 
phée que couronne une Victoire ; à l’exergue, Q. (Quinarius? 
ou quaestor ?), AR. 2 fr. PI. xix. Fundania 2. 


Eclaircissemen is . 

Les opinions sont très-diverses sur la première médaille de cette 
famille. Les anciens numismates regardaient Caius Fundanius comme 
un qbesteur de Scipion qui aurait frappé cette médaille après la vic- 
toire de Numance. Cavedoni et Borghesi voient dans le triomphateur 
Caius Marins , et dans le jeune homme qui monte l’un des chevaux le 
fils de Marius ; par conséquent ils regardent cette médaille comme 
relative au triomphe de Marius sur les Cimbres et les Teutons , et pré- 
sument qu’elle fut frappée ainsi que la suivante en C53 (101 av. J. C.) 
par le questeur Caius Fundanius, père du gendre de Varron. 


74. FURIA. 


Famille patricienne , excepté peut «être la branche des Brocchoa. 


(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

^ PVR. (Purpureo). Les Dioscurcs à cheval allant à droite. AR. 40 fr. 
PI. XIX. Furia 1 . 

(2) Tête laurée de Janus, avec I. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAISE. 


llàS 

b( PVR. ÇPurpureo) ROMA. Proue de vaisseau; à droite, I. GB. As. 

(Musée Olivieri.) 10 fr. Pl. lv. Furia 1. 

(3) Même tête. 

Bf PVR. ROMA {Purpureo Roma). Proue de vaisseau; à droite, 1. 

G. B. As. 2 fr. Pl. lv. Furia 2. 

1 4) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 
b( Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 10 fr. 

(5*) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

Rf Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 10 fr. - 

(6) Tête d'Hercule à droite; derrière, trois points. 

b( Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 10 fr. 

(7) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

PVR. ROMA {Purpureo Roma). Diane dans un bige au galop à 

droite ; en haut, le murex. AR. 3 fr. Pl. xix. Furia 2. 

(8j Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 
b( S. P-VR. ROMA (Spiuius Purpureo Romiiu Proue de vaisseau; à 
droite, quatre points. M.B. Triens. 10 fr. Pl. lv. Furia 3. 

(9) Tête laurée de Janus. , " 

nf L. F. P. (en monogr.) ROMA [Lurius Furius Philus Roma). Proue 

de vaisseau sur laquelle est une victoire debout ou volant qui 
couronne le monogramme; à droite, I. G. B. As’. (Riccio, de 
sa collection). 8 fr. Pl. lv. Furia. 4. 

(10) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

n[ Même revers ; mais à droite, S. M.B. Semis. (Cab. Riccio.) 5 fr. 

(11) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

8( Même revers; mais à droite, quatre points. (Cab. de M. Bunbury.) 
P. B. Triens. 20 fr. Pl. lv. Furia 5. 

1. Je n’ai vu celle médaille que d'aprèa le dessin de Riccio; ratlribulion me parait 
incertaine , car je ne vois pas comment le monogramme peut faire PVR. Il ferait plu- 
tôt FV. 

i. Cette médaille et les suivantes me paraissent incertaines d’attribution. En suppo- 
sant que le monogramme puisse se résoudre en L.F.P., il n’est pas prouve qu'il faille 
l’interpréter par Lucias Furius Philus. 

i» 


Digitized by Google 


U6 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(12) Tête casquée de Pallas à droite; derrière, un point. 

Même revers; mais à droite, un point. (Cab. de M. Bunbury.)}’.B. 
Once. 30 fr. PI. lv. Furia 6. 

(13) M. FOVRI. L. F. {Marci Fourii Lucii filü). Tête laurée de Janus. 
»( PHLI. ROM A {Pliili Roma). Rome casquée, debout, tenant une 

haste, et couronnant un trophée, au bas duquel sont deux bou- 
cliers et deux carnyx. AR. C. PI. xix. Furia 3. 

(14) .AED. CVR. {Aedilis curulis). Tête tourelée de Cybèle à droite ; 
derrière , un pied. 

Hf P. FOVRIVS sur une chaise curule; à l’exergue, CRASSIPES. AR. 
3 fr. PI. XIX. Furia 4. 

(15) Tête laurée de Janus; en haut, 1. 

L. FVRI. ROMA {^Lucius Furius Roma). Proue de vaisseau; à 
droite, 1. G. B. As. 8 fr. 

(1 6) Tète casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

lÿ .Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens.,3 fr. 

(17) BROCCHl à l’exergue; et dans le champ, III. VIR. {Trùimviri .) 

Tête de Gérés à droite, couronnée d'épis ; à gauche, un épi ; à 
droite, un grain d’orge. » • 

l^ L. FVRI. CN. F. {Lucii Furü Cnaei filii). Chaise curule entre deux 
faisceaux avec des haches. PI. xix. Furia 5. 

Éclaircissements. 

Presque tout ce qui a rapport aux personnages mentionnés sur les 
médailles de la famille Furia est incertain. Je dirai donc en pe.u de 
mots, que les deux premières ont dù avoir été frappées vers l'an 530 
(224 av. J. C.); que d'après leur style, les quatre suivantes sont moins 
anciennes; et que le n* 7, sur lU(|uel lemure;^ ou^;wor^e fait allusion 
au nom Purpureo, peut être attribué à un ül^^ Lucios- Furius Pur- 
pureo, consul en 558 (196 av. J. C.). '' 

Sur la médaille 1 3, le trophée composé d’armes gauloises' a rapport 

I . Je i-ecommande vivement au lecteur de consulter à cet egard l’excellente disser- 
tation de M. le marquis de Lagoy , publiée i Aix en 18li9 sous le titre de : Beeherckes 
numismatiijucs sur C armement et les instruments de guerre des Geai lois. 


Digilized by Coo^c 


147 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

à Publius Furius Pliilus, consul en 531^(223 av. J. C.), qui, avec Caius 
Flaminiuÿ Nepos, triompha des Gaulois Lâguricns. Cavedoni la croit 
frappée pAr un iUs de Lucius Furius Philus, consul en 618(136av. J.C.), 
qui aurait exercé la charge de triumvir monétaire en 630 (124), et 
veut que la tête de Janus fasse allusion au nom de Furius , parce que 
Janus présidait FORIBÜS coeli (aux portes du ciel). 

Le pied que l’on voit sur la médaille 1 4 rajipelle le nom Crassipes 
(^ros pied). Publius Furius Crassipes qui la fit frapper était, selon Ca- 
vedoni, père du gendre de Cicéron et édile curule en 670 (84 av. J. C.). 

Le nom Faurius, écrit plus tard Furius, prouve que notre di- 
phthongue ou existait dans la langue latine. Je renvoie le lecteur à 
V Essai sur la véritable prononciation du latin, que j'ai publié dans 
la Revue numismatique de 1 854 , mois de septembre et octobre. 

75. GALLIA. 

PaiaiKe plébéia^ne. 

(1) OR CIVIS SERV.\TOS. Couronne (lêf ebêue entre deux branches 

de laurier. 

c. GALLIVS C. F. LVPERCVS III. VIR A. A. A. F. F. Dans le 
I '^tiamp , S. C. (Caius Gallius Caii fitius Di/iercus triumvir aura , 
argento , aere, flando , feriundo Senatiis (j^nsulto). G. B. 4 fr. 
PI. Lvi. Gallia 1 . 

(2) AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. (Àugustus tribunicid [Milestate). 

Dans une^ couronne de chêne. 

iCC. GALLIVS LVPERCVS III. VIR A. A. A. F. F. Dans le c.iamp, 
S.C. (Caius Gallius Lupercus triumvir aura, argento, aere, flando, 
feriundo SenatAs consulta). M.B. C. PI. lvi. Gallia 2. 

(3) CAESAR AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. (Tribunicid potestate). 

Tête nue d'Auguste à droite. 
b( Pareil au précédent. M.B. C. PI. lvi. Gallia 3. 



14S 


DESCRIFnON GitNÉRALE DES MONNAIES 


Kclaircissements. 

Les médailles nous apprennent que Gallius Lupercus était triumvir 
monétaire d’Auguste. La couronne de chêne et les branches de laurier 
rappellent la reconnaissance du Sénat et la puissance souveraine d'Au- 
guste. 

76. GELLIA. 

' Famille de rang incertain. 

(1 ) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X ; le tout 
dans une couronne de laurier. 

C?i. GEL. ou GELI. IIO.M.A (Ciiaeus Gellius Romd). Mars casqué- 
dans un quadrige au galop à droite, enlevant ^ériène. AR. 2 Ir. 
Pl. XIX. Gcilia 1 . 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

CN. GEL. ROMA {Cnaeus ùeltius llomd). Proue de vaisseau ; à 
droite, S. M.B. Semis. (Stieglitz.) 15 fr. 

(3) Tête casquée de Pallas à droite; en haut , quatre points. 

CN. GELLI. ROMA {Cnaeus Gellius Romà). Proue de vaisseau ; à 
droite, quatre points. M.B. Triens. (Riccio.) 15 fr. Pl. lvi. Gellia. 

(4) Tète d’Hercule à ^roite, avec la peau de lion; derrière, trois points. 
Ff CN. GEL. ROMA {Cnaeus Gellius Roma). Proue de vaisseau; à 

droite, trois points. P. B. Quadrans. (Riccio, du cab. Borghesi.) 
15 fr. 

(5) M. ANT. IMP. AVG. 111. VIR R. P. C. L. GELL. (J. P. {Marcus 

Ântonius imperator augur triumvir Reipublicae constituendae. 
Lucius Gellius quaeslor provincialis'). Tête nue de Marc Antoine 
à droite; derrière, le praefericulum. 

I^ CAfiSAR IMP. PONT. 111. VIR. R. P. C. {Caesar imperator jtonti- 
fex triumvir Reipublicae constituendae'). Tête nue d’Octave à droite ; 
derrière, le lituus. AR. 15 fr. Pl. xix. Gellia 2. 

(6) La même en OR. (Cab. des médailles.) 300 fr. Pl. xix. Ibid. 


Digitized by Google 


’ DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. . > 14S 

Eclaircissements. ... 

La date précise des quatre premières médailles de celte famille est 
peu facile à déterminer. Ia finesse de la fabrique de la première et son 
type plus moderne que celui des quadriges habituels la reportent vers 
l’an 654(100 av. J. C.). Mériène ou Nério était femme de Mars^ d’a- 
près une ancienne tradition qu’.Aulu-Gelle regarde comme assez dou- 
teuse; mais en tout cas, Nério étant, d'après le meme auteur, un mot 
sabin qui signifie force , il est probable que cette médaille fait allusion 
à un certain Cnaeus Gellius inconnu, qui aurait fait preuve de grande 
valeur dans une bataille. 

Lucius Gellius, questeur provincial de Marc .\ntoine en 713 (43 av. 
J. C.) , fauteur des médailles 5 et 6, avait tendu des embûches à Cas- 
sius et à Brutus après avoir été leur ami. .\yant été découvert, il reçut 
d’eux son pardon , ce qui ne fempccba pas de se donner à Jules César 
et à Marc Antoine. Il fut plus tard nommé consul avec Cocceius Nerva 
en718(36av. J. C.). 

77. IIERENNIA. 

Famille plcbcirnue. 

(1) PIETAS. Tête diadémée de la Piété à droite. ' 

H( M. HERENNL {^Marcus I/erennius). Un des frères de Catane, por- 
tant son père dans ses bras. (Il y a des variétés de cette médaille 
consistant en lettres alphabétiques avec ou sans points, soit à la 
tête, soit au revers.) .\B. C. PI. xix. Herennia. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

Itf M. HERENNL ROMA [Marcus fferennius Romn). Proue de vais- 
seau ; adroite, S. M.B. Semis. (Riccio.) 15fr. 

(3) Tête d'Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 
Hf Pareil au précédent; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 

(Riccio.) 1 6 fr. 

<4) Tête casquée de Pallas à droite; derrière, un point. 

M. HERENNL ROMA [Marcus Herennius Romd). Double corne 


Digitized by Google 



ise DEScaiPTiOR gérérale des monnaies ' 

d’abundance remplie de fruits. P. B. Once. (Riccio, d’après Bor- 
ghesi qui l’a vue au Vatican.)” 

Ecluircissements. 

Tout est incertitude sur le personnage qui a frappé ces médailles. 
Le revers du n“ 1 , rappelant le trait de piété filiale des frères de Catane, 
concorde avec la tête qui représente la Piété. D’après ce type, Riccio 
soujiçonne la famille Hercnnia d’avoir été originaire de Catane. Ca- 
vedoni croit celte médaille frappée vers l’an 646 (108 av. J. C.) par 
Marcus Herennius Nepos , consul en 661 (93). 

78. HIRTIA. 

J Familkpléb^enne. 

(1) c. i;\ESAR cos. TER. [Càius Caesar consul tertio). Tête voilée de 
la Piété à droite*. 

h( a. HIRTIVS PR. [Aulius Hirtius praefectus). Lituus , praefericu- 
lum et hache. OR. 60 fr. PI. xix. Ilirüa. 

Eclaircissements. 

Aulus Hirtius fut l’un des huit préfets urbains institués par Jules 
(’ésar pour gouverner Rome pendant son absence , lorsqu’il alla en 

t . Celte médaille n'existe point avec la tête de Jules César. Ce qui a pu induire les 
anciens numismates en erreur, tels qu’Orsino entre autres, c’est d’abord que la 
tète de la Piété , jeune sur quelques exemplaires, est vieille et ridée sur d’autres; et 
ensuite qu’il existe une médaille en or, elfectivement de Jules César, que l’on trouvera 
décrite k la famille Julia, dont le revers ressemble extrêmement à celui de la famille 
Hirtia, sauf que le nom de Hirtius ne s’y trouve pas. 

D’après cette particularité que la tête de la Pitié est tantôt jeune et tantôt vieille, 
comme on peut le voir sur le dessin , et qu’en vidllissant elle se rapproche de celle 
de Jules César, je serais porté à croire que c’est par le même genre d’artifice qui lui 
avait fait adopter le type de l’éléphant qui s'appelait Caesar en langue punique, qiie 
n’osant pas encore placer son image sur la monnaie, il avait choisi une tête voilée qui pdt 
se modifier de façon i lui ressembler ; jusqu’à ce qu’ enfin il y mit son véritable portrait 
avec un revers presque semblable, qui est décrit à la famille JuKa , médaille 20. 


Digitized by Google 


DE LA REPUBUQüE ROMAINE. 


1S1 


ü^pagne, en 708 (46 av. J. C.), pour combattre Sextus et (^naeiis 
Pompée. Les sept autres étaient Cestius, Norbanus, Plancus , Regulus, 
Rubrius , Cloviiis et Oppius. Le revers de cette médaille Riit allusion 
au grand pontificat de Jules César. 


79. HORATIA. 

Famille patrïcienoe. 

’ (1) COCLEiS. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, 
ROMA. Les Dioscures à cheval allant à droite. AR. (Musée britan- 
nique.) 600 fr. PL XIX. Horatia 1 . 

‘ (2) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

Bf ROMA. Les Dioscures à cbeval allant à droite; sous les Dioscures , 
la tête de Clélie ? AR. 20 fr.‘. PI. xix. Horatia 2. 


, Éclaircissements. 

Le membre de la famille Horatia qui a frappé ces deux médailles 
est inconnu. Sur la première est rappelé le nom d’Horatius Codes, 
l’un des plus illustres de toute l’histoire romaine. Tout le monde 
connaît la résistance qu’opposa ce héros aux troupes de Porsena , sur 
le pont de bois , ainsi que la manière noble dont Rome sut recon- 
naître ses services en lui élevant une statue sur la place des Comices 

1. Une médaille restituée par Trajan, portant du côté de la tête COCLKS, et au 
revers une tête de femme sous les Dioscures, a fait attribuer celle-ci à la famille 
Horatia, bien qu’il ne s'y trouve aucun surnom. C’est une raison semblable qui a dé- 
cidé rattribution de la médaille anépigrapbe de la famille Decia (voy. cette famille). 
Du reste, il existe deux médailles de la famille Horatia restituées par Trajan ; l’une avec 
la tête de Clélie et l’autre sans cette tete. Elles valent chacune 500 fr. Ces mcdaillcs aooi 
très-rares, comme on voit ; mais celle qui porte le nom COCLES, et qui n’est pas resti- 
tuée, est d’une rareté telle, que la plupart des numismates mettent en doute son exis- 
tence. Pour ma part , je n’en ai jamais rencontré de parfaitement satisfaisante. Celle 
du Musee britannique , dont je donne le dessin , me paraît moins suspecte que toutes 
les autres, quoiqu’elle ait été vendue comme fausse è Londres, à la vente du cabinet 
Campana. 


Digitized by Google 



iSt DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

et en lui accordant autant de terrain que sa charrue pourrait en cir- 
conscrire en un jour. 

Sur la seconde médaille , attribuée également à la famille Horatia 
(voy. la note au bas de la page précédente), la petite tête passe géné- 
ralement pour être celle de Clélie , cette jeune Homaine qui, ayant été 
livrée en otage à Porsena avec d’autres jeunes fdles , sut tromper la 
vigilance des gardes et s’enfuit à la nage vers Rome, ramenant avec 
elle ses compagnes. 

La seconde médaille date environ de l’an 495 (259 av. J. C.); la 
première est plus récente d’une quarantaine d’années. 

80. nOSIDIA. 

“• Famille inconnue. 

(1) GETA ni. VIR [Geta iriunwir). Buste diadémé de Diane à droite, 

avec arc et carquois. 

C. HOSIDl. C. F. (('aius Hosidiiis Caii filius). Sanglier percé d’une 
flèche et assailli par un chien. ,\R. 2 fr. Pl. xix. Hosidia 1. 

(2) GETA IIL \TR(Ge/« triumvir). Buste de Diane en cheveux à droite, 

avec arc et carquois. . 

lÿ Même revers. AR. 3 fr. (Médaille deutelée). PI. xix. Hosidia 2. 
Ecluircissements. 

HosidiusGeta, triumvir monétaire, est totalement inconnu. D’après la 
fabrique de ces médailles et les dépôts où elles ont été trouvées , 
Cavedoni leur assigne pour date , de l’an 688 à l’an 695 (de 66 à 59 
av. J. C.). Havercamp, trompé par la ressemblance de leur type avec 
celui d’une médaille de la famille Durmia , a commis une grave erreur 
en disant qu’elles avaient été frappées en même temps, c’est-à-dire en 
734 (20 av. J. G.). A cette époque il y avait longtemps que les moné- 
taires ne dentelaient plus leurs monnaies. 


Digitized by Google 


DE LA RËPUBUQUE ROMAINE. 


153 


81. HOSTILIA. 

Famille patncieone. 

(1) Tête de Vénus à droite , couronnée de feuillages. 

Hf L. {fjiciuy) HOSTILIVS SASURN V. Victoire passant, ])ortant un 
trophée et un caducée. AK. 3 l'r. PI. xix. Ilostilia 1. 

(‘2) Tête de la Peur h droite , les cheveux hérissés ; derrière , un bou- 
clier ohlong. • t 

Itf L. HOST1LIV.S SASERN. Homme nu, tourné par derrière , les 
cheveux épars , debout dans un bige au galop à droite, et com- 
battant avec une lance et un bouclier ; sur le devant un 
homme nu , assis , tient un fouet et les rênes des cbevaug. AR. 
3 fr.’. PI. XIX. Hostilia 2. 

(3) Tête de la Pâleur à droite ; derrière , une trompette gauloise. 

L. HOSTILIVS S.ASERN.A. Diane d’Éphèse, tenant d’une main une 
longue haste, et de l’autre tenant un cerf par les cornes. AR. 3 fr. 
PI. XIX. Hostilia 3. 

(4) SASERNA. Buste de la Pâleur à droite, les -cheveux épars ; der- 

rière , une trompette gauloise. (Carnyx.) 

Hf HOSTIL. (//ofti/ius). Trois sénateurs traversant un pont garni 
d’une balustrade en treillage. Médaille fourrée. (Cab. des méd.) 
200 fr., peut-êti'e unique. PI. xix. Hostilia 4. 

(6) Tête de t’allas à droite; derrière, un point. 

L. H. TV B. [Luciits Hostilius Tabulas). Dans une couronne de chêne ; 
à l’exergue, ROMA. P. B. Once. 30 fr. PI. lvi. Hostilia. 

Èclaircissemen ts . 


Le nom de Saserna est connu dans l’histoire romaine ; mais ce n’est 
que par les médailles que nous apprenons que ce surnom appartient 
à la famille Hostilia, famille illustre qui comptait parmi ses ancêtres 


1. Ce revers, que Biccio a décrit accolé <’t la tète de la famille Plancia, doit être le 
résultat d’une erreur de monétaire, si la médaille n’est pas fourrée. 

<0 


Digitized by Google 



DKSCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


i:.4 

le roi Tullus Hostilius. Hirlius, dans ses Commentaires sur la guerre 
d’Afrique, parle de Puhlius Saserna et de son frère comme de deux 
lieutenants de (a'sar dans cette contrée. Apres la mort de celui-ci , Ci- 
céron dit que l’un des deux frères se rangea du parti d’Antoine, et le 
cite comme l’un des plus dignes sénateurs. Les trois premières mé- 
dailles sont attribuées ou au frère de Publius Saserna, dont Thisloire 
tait le prénom, ou à I.ucius Hostilius Saserna, fils de l’iin ou de l’aiitrc: 
elles ont été frappées de l’an 708 à l’an 709 (de 46 à 45 av. J. C.). Le 
revers de la quatrième médaille est d’une interprétation difficile ; mais 
comme le seul exemplaire connu est fourré , il est inutile de s’y arrêter 
longtemps. 

La Peur et la Pâleur qui figurent sur la seconde et la troisième mé- 
daille étaient de ces divinités bizarres comme les Romains en avaient 
plusieurs autres, telles que la Fièvre, la Peste et le Pet, qui leur avait 
été transmis par les Egyptiens : les Grecs élevaient aussi des temples 
au Rire et à la Mort. Quant à la Peur et à la Pâleur, en voici l’urigiue. 
Pendant une bataille entre les Romains et les Véiens , les Albaius vin- 
rent tout à coup prendre la défense de ces derniers ; les Romains fu- 
rent saisis de terreur^ et leur roi Tullus Hostilius fit vœu d’élever des 
temples à la Peur et à la Pâleur, si la victoire couronnait les efforts 
de son armée. 

La médaille 5 a été attribuée par quelques numismates à Lucius 
Hostilius Tubulus, préteur en 611 (143 av. J. C.), qui, s'étant laissé 
corrompre dans ses fonctions , fut traduit devant le tribunal , ne put 
se défendre et s'exila volontairement j mais la petitesse de cette pièce, 
qui est de la valeur d’une once, dénote qu’elle date des derniers temps 
de la République romaine. 


82. ITIA. 

Famille inconnue. 

' (1 ) Tète de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 
lÿ ITI. ROMA. (^Lucius Itius Romà). Les Dioscures à cheval allant 
à droite. AR. 40 fr. Pl. xix. Itia. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUK. ROMAINE. 


I5S 


Écla ircissemen ts. 

L’auteur de cette médaille est inconnu. Elle date, d'après le type et 

la brièveté de l’inscription , des premiers temps du monnayage de 

l’argent à Rome. 

83. JULIA. 

Pamüle |>atriciraiie rt plclioif'nne. 

'» / 

il) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, XVI. 

L. IVLI. RO.M.V \Lucitts Jalius Homa). Les Diosciiresà cheval allant 
à droite. AR. C. IM. xix. Julia 1. 

(2) Tête de Pallas à droite, avec le castpie ailé ; devant, X; derrière, 

une ancre. 

Hf En haut, ROMA. En dessous, SEX IVld. CAISAR. {Sextus Julius 
Caisar). Vénus dans un bige au galop à droite; derrière elle, Cu- 
pidoii qui la couronne. AR. 3 fr. PI. xix. Julia 2. 

(3) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, un épi. 

L. IV’Ll. (^Lucius Julius). Victoire dans un bige au galop à droite. 

• AR. 2 fr. PL XX. .lulia 3. 

(4) CAESAR. Tête casquée de Pallas à gauche ; en haut , une lettre 

avec ou sans points. ' 

Rf L. IVLI. L. F. {Lucius Julius Luni fUius). Vénus dans un char à 
gauche conduit par deux Amours; devant, une lyre; dans le 
cham[>, une lettre avec ou sans points, qui est la même que celle 
de la tête. AR. C. PI. xx. Julia 4. 

(5) Tête jeune à droite , iaurée et ailée , avec un trident. 

I|f L. IVLI BVRSIO {Lucius Julius Bursio). Victoire dans un quadrige 
au galop à droite, tenant une couronne. AR. C. (H y a une im- 
mense quantité de symboles divers derrière la tête , ainsi que de 
lettres, de syllabes et de nombres au-dessus ou au-dessous du 
quadrige.) PI. xx. Julia 5. 

(6) Tête jeune à droite, Iaurée et ailée, avec un trident; derrière, un 

symbole. 



1S6 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Rf EX A. I*. {E.r argenio publico). Victoire dans un quadrige au galop 
à droite, tenant une couronne. AR. 6 fr. Fl. xx. Julia 6. 

(7) Tète jeune à droite, laurée et ailée. 

Rf Cupidon nu, debout, ayant l'air de briser quelque chose sur son 
genou. AR. Sesterce. (Ma collection.) 100 fr. Fl. xx. Julia T‘. 

(8) Tête diadéiuée de Vénus à droite ; derrière , une lettre. 

Rf EX S. G. {Ex Scnatûs consulta). Corne d’abondance remplie de 
fruits ; le tout dans une couronne de laurier. AR. 50 fr. (Attri- 
bution incertaine.) Fl. xx. Julia 8. 

(9) Tête laurée de Janus. 

Rf EX S. G. {Ex Scnatûs consulta). Proue de vaisseau sur laquelle on 
voit une figure militaire debout , avec une liaste. M.B. As. 5 fr. 

; Attribution incertaine.) Fl. lvi. Julia 1. 

(1 0) Tête diadémée de Vénus à droite. 

Rf GAESAR. Énée portant Anchise et le Palladium. AR. G.*. Fl. xx. 
Julia 9. 

' (11) GAFÜAR. Éléphant foulant aux pieds un serpent. 

Rf Simpule, aspersoir, hache et bonuet de flaminc. AR. G.*. Fl. xx. 
Julia 10. 

*(12) Tête diadémée de Vénus à droite; derrière, Cupidon. 

Rf GAESAR. Trophée, avec deux boucliers et deux trompettes gau- 
loises; à gaucho, une femme assise pleurant; à droite, un captif, 
les mains liées derrière le dos. AR. 2 fr. Fl. xx. Julia 1 1 . 

(13) Tête diadémée de Vénus à gauche; devant , Cupidon etlelituus; 
derrière , un sceptre. 

Rf (GAESAR. Trophée, avec deux boucliers et deux trompettes gau- 

1. Riccto, probablement sans avoir vu cette pièce, et d’après une description in- 
correcte qui lui en aura été faite, en a donné un dessin tout diffèrent du mien. 

i, (^tte médaille a rie ix^lituèc par Trajan (Musée danois}. 300fr. PI. xlv. Mé- 
daille 3, 

3. Cette médaille a été restituée par Trajan (Murellj. 300 fr. 

(i. Ici commencent les médailles à date h peu prés certaine. J'aurais voulu, oomme 
dans la famille Antonia , les diviser par ordre d’années. Mallieureiiseroent , pendant le 
triumvirat, il y a beaucoup de pièces d’Ociave dont il est impossible de fixer rigou- 


Digitized by Google 


1S7 


DE LA RÉPDBUQUE ROMALNE. 

loises ; à droite , une femme assise pleurant ; à gauche , un bar- 
bare, les mains liées derrière le dos. AR. 2 fr. PI. xx. Julia 12. 

(14) Tête de Vénus à droite, ceinte d’un bandeau. 

H[ C VESAR IMP. {Caesnr impcrator). Trophée; à droite à terre, deux 
boucliers , deux javelots et une faux recourbée; à gauche, un 
chariot. AR. 100 fr. PI. xx. Julia 13. 

(15) IIT. (ou en lisant à l’envers) IIP'. Tête voilée de Vesta à droite; 
derrière, le simpiile. 

CAESAR. Trophée, avec un bouclier rond et une épée courte en- 
tre une couronne et un bouclier échancré. AR. Quinaire. 30 fr. 
PI. XX. Julia 14. 

reusement la date ; je me suis donc contenté de les ranger le plus chronologiquement 
possible, en suivant Krkhel. 

1. Ces trois lettres ou chilTres ont beaucoup exercé les savants. Vaillant les avait in- 
terprétés par tropacum^ ce qui paraît tout à fait inadmissible. Havcrcamp les 

regarde comme simple signe monétaire. Je ne puis pas admettre cette explication pins 
que l’autre, car les signes monétaires ne se rencontrent que sur des médailles sem- 
blables du reste, mais frappées, soit dans des ateliers dilTcrcnts, soit à difléreuies 
époques. Ici le même nombre IJI se rencontre sur deux deniers tout à fait differents 
et sur un quinaire. Eckhel ne décide rien; cependant il croit (et je partage asse£ son 
avis) que ce sont les lettres initiales de Impcrator iterüm; cette interprétation serait 
complètement satisfaisante , si une médaille citée par lui , et que Morell a rangée parmi 
les Goltziennes, tout on croyant à son authenticité, existe réellement. Voici cette mé« 
daillc : 

IMP. ITER. {Impcrator iterùm). Tête diadérace de Venus à droite. 

H C. CAXSAR C. F. {Catus Caesar Caii filius). Trophée avec un chariot sur lequel 
est une faux ; à droite , un roi captif. 

Les savants modernes expliquent tont autrement le sens de oes initiales. Cavedoni, 
d’après la phrase suivante de Solin, écrivain du ni* siècle : * Caesar signis collatis 
cquinquagies et bis dimicavit, » prétend que le nombre LU a rapport aux cinquante- 
deux batailles gagnées par César; mais outre que les anciens étaient peu dans l’usage 
d’exprimer si métaphysiquement leurs idées , il faudrait être bien sûr qu’à l’é^poque 
oû ces médailles (preot frappées, Jules César avait déjà gagné ces cinquante*deux 
batailles. D’un autre c6tc, Nicolas Damascéne assure que Jules César, dans trois cent 
deux batailles qu’il avait livrées en Asie et en Europe , ne fut jamais vaincu. En ré- 
sumé , les lettres ou les chiffres en question sont encore une énigme, et ne paraissent 
pas devoir être expliqués de sitôt. 


Digitized by Google 



ISS DKSCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNALES 

(16) HT. OU J.ir Tète de la Piété à droite, couronnée de chêne. 

Rf CAESAR. Trophée, avec un bouclier et une trompette gauloise ; à 
droite, une hache. AR. 3 fr. PI. xx. Julia 15. 

(17) La même médaille en OR. (Elle a existé au Cabinet des médailles, 
d’après le catalogue de 1685.) 

(18) HT. ou XII- Tête de la Piété à droite, couronnée de chêne. 

CAFAAR. Trophée au pied duquel est un captif. AR. 80 fr. PI. xx. 

.Iulia 16. 

(19) C. CAESAR I\1P. COS. ITER. \Caius Caesar imj>erator consul 
ifcrùm). Tête diadémée de Vénus h droite. 

f( a. ALLIEINV.S PRO. (.^O.S. (^ -luliis .■ll/ierius proconsul). Neptune 
debout , nu , le bras gauche enveloppé d’un manteau , tenant la 
triquetra de la main droite et posant le pied sur une proue de 
vaisseau. AR. 80 fr. PI. ii. Alliena. 

(20) C. CAESAR COS. TER. (('aius Caesar consul terliô). Tête voilée 
de la Piété à droite. 

Bf -A. HIRTIVS PR. {Aulus Ilirtius praefectus'). Lituus, praefericulum 
et hache. OR. 60 fr. PI. xix. Hirtia. 

(21) C.OS. TERT. DICT. ITER. {Caesar , sous-entendu, consul terùd, 
Jictalor i/crùni). Tête de Gérés à droite, couronnée d'épis. 

h( AVGVR pont. .MAX. (Augur i>onlifex nuiximus). Simpule , as- 
persoir, jiraefericulum et lituus; dans le champ, l’utie des lettres 
D ou -M", que l’on a expliquées par Donurn et Munus. AR. C. 
PI. XX. .Iulia 17. 

(22 ) CAESAR DICT. {Caesar dictator'). Hache et simpule. 

ITER. {Iterùni). Lituus et praefericulum ; le tout dans une cou- 
ronne de laurier. OR. (Cabinet des médailles.) 400 fr. Pl. xx. 
Julia 18. 

'23) C. CAES. DIC. TER. {Coins Caesar dictator tertio). Buste .ailé de 
la Victoire à droite. 

L. PLANC. PR.AEF. VRB. {Lucius Plam us praefectus urbis). Prae- 
fericulum. OR. 70 fr. Pl. xxviu. Munalia 2. 


Digitized by Google 


DF. LA RÉPUBLIQUE ROMAIME. J 59 

(24) C.4ESAR DIC. TER. iCaesar dicUitor lerlid). BiLste aih'.de la 
Victoire à droite; (|uel(|ucrois, une étoile derrière la tète. 

if C. C[.OVI. PR.AEF. (Caius Clotdus prae/ectus). Pallas cas(|uée, 
marcliant, portant un trophée, six javelots et un bouclier sur 
lequel on voit la tête de Méduse ; à ses pieds, un serpent. M.B. 
4 fr. PI. LUI. Qovia 6. 

(25) Tête laurée de Jules César à droite. 

h( L. FLAMINIVS Illl. \TR \ Lucius Flaminius quatuorvir). Femme 
debout , tenant un caducée et une haste. AR. 1 5 fr. Fl. xviii. 
Flaminia 3. 

(26) CAEiSAR IMP. (('aesar irnperator). Tête laurée de Jules César à 
droite ; derrière, le lituus et le simpule. 

i( M. METTIVS (Marcus Mettius). Vénus debout , tenant une petite 
Victoire et la haste pure ; derrière elle , un bouclier ; à ses pierls , 
un globe ; dans le champ, une lettre qui varie. AR. 12 fr. PI. xxviii. 
Mettia 4. 

(27) (^AESAR DICT. QVART. Î^Cnesar diclator (/uartv). Tête laurée de 
Jules César à droite; derrière , le lituus. 

sf M. METTIVS {Marcus Mettius). Junon Sispita dans un bige au 
galop à droite , tenant un bouclier et lançant un javelot. AR. 
40 fr. PI. XXVIII. Mettia 5. 

(28) CAESAR DICT. QVAR. (Caesar dictator quarto). Tête diadémée 
de Vénus à droite. 

iÿ COS. QVINQ. (Consul quinquies) ; dans une couronne de laurier. 

OR. 150 fr. PI. XX. Julia 19. 

(29) C. CAESAR (Caius Caesar). Tête voilée de Jules César à droite. 
Lituus, praefericulum et hache. (Cab. des médailles.) OR. 500 fr. 

PI. XX. Julia 20. 

(30) C.VESAR IM. P. M. (Caesar imperator pontifex maximus). Tête 
laurée de Jules César à droite ; derrière , un croissant. 

l( L. AEMILTVS BVCA (Lucius Aemilius Buca). Vénus debout, te- 
nant une petite Victoire et la baste pure. AR. 12 fr. PI. ii. 
Aemilia 14. 


Digitized by Google 



IGO DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(3t) CAESAR DICT. PERPEI'VO (Caesar diclator perpétua). Tête lau* 
rêe de Jules César à droite. 

l( L, BVCA (JLucius Buca). Caducée et faisceaux en sautoir; en 
haut, un globe ; dessous , une hache ; à càté , deux mains jointes. 
AR. 20 fr.‘. PI. II. Aemilia lT. 

(32) CAESAR DICT. PERPETV^O (Cnesar dictator perpetuit). Tête lau- 
rée et voilée de Jules César à droite. 

l( C. MARIDIANVS (Caius Maridianus). \'éuus debout , tenant une 
Victoire et un bouclier ; à ses pieds , un globe. AR. 35 fr. PI. xvi. 
Cossutia 3. 

(3.3) CAES.AR PARENS PATRIAE. Tête laurée et voilée de Jules César 
à droite, entre l’apex et le lituus. 

Hf C. COSSVTIVS MARIDIANVS A. A. A. F. F. En quatre lignes qui 
se croisent. {Caius Cossutius Maridianus , aura, argenta, aere, 
flamlo , feriundo.) AR. 20 fr. PI. xvi. Cossutia 2. 

(34) CAESAR DICT. PERPETVO {Caesar dicta tur perpetui)). Tête lau- 
rée de Jules César à droite. 

r( P. SEPVLLIVS üLVCER {Publius Scpullius Macer). Vénus debout 
à gauche , tenant une Victoire et la haste piu-e, au bas de laquelle 
est une étoile. AR. 8 fr.*. PI. xxxvii. SepulliaG. 

(35) CLEMENTIAE CAEISARIS. Temple à quatre colonnes. 

P. SEPVLLIVS MACER {Publias Sepullius Macer). Cavalier en 
course, avec un bonnet, conduisant deux c'ievaux à droite et te- 
nantuu fouet ; dans le champ, une couronne. AR. 60 fr. PL xxxvii. 
Sepullia fO. 

(36) C. CAESAR DICT. PERP. PONT. MAX. {Caius Caesar dictator 
pcriJetuà pontifex maxirtms). Tête laurée de Jules César à droite. 
C. CAESAR COS. PONT. A VG. {Caius Caesar consul pontifex 

1 . CeUe tnème médaille, avec la tête de Jules César, sans légende, est de coin mo- 
derne. 

2. Toutes ces iiiédaîUes de Jules Cé«ar n*ayant d'importance que pour la tète, je 
n’ai pas mis à la famille Julia toutes les différences que l'on trouvera aux familles res- 
pectives de chacun de ses monétaires. J’ai seulement voulu donner les diverses lé- 
gendes de la tête, et au moins un type de chaque monétaire. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. I«1 

tnaximus). Tête nue d’Oclave à droite. OR. 450 fr.’. PI. xx. 
Julia 21 . 

(37) CAIiSAR D1C. (Caesar dictator). Tête laurée de .Iules César à 
droite ; derrière , le praefericiilum. 

R[ M. .4?iTON. IMP. [Marcus Antonius imperator). Tête nue de 
Marc Antoine à droite; derrière, le lituus. AR. 12 fr. PI. iii. 
Antonia 2. 

(38) La même en OR. 500 fr. PI. iii. Ibid. 

(39) Tête laurée de .Iules César droite, entre une brandie de laurier et 
un caducée ailé. 

a( L. {Lucius) LIVINEIVS REGVLVS. Taureau furieux, courant. 
AR. 12 fr. PI. xxrv. Liviiieia 6. 

(40) Tête laurée de Jules César à droite. 

«( L. MVSSIDIVS LONGVS. Gouvernail, globe, corne d’aboiidauce, 
caducée ailé et bonnet de flamine. AR. 12 fr. PI. xxix. Mus- 
sidia 7. 

(41) CAESAR IMP. {Caesar imperator). Tête laurée de Jules (iésar à 
droite. 

P. CLODIVS M. F. {Publias Clodius Marci filius). Mars debout , 
nu, casqué, tenant une haste et un parazoïiium. AR. 100 fr. 
PI. XII. Claudia 8. 

(42) S. C. {Senatiis consulta). Tête laurée de Jules César à droite. 

Bf TI. SEMPRONIVS GRACCVS Q. DESIG. {Tiberius Sempronius 
Graccus quaestor designatus). Enseigne militaire , aigle , charrue 
et sceptre. AR. 12 fr. PI. xxxvii. Sempronia 6. 

(43) DlVl IVLI. Tête laurée de Jules César adroite; derrière, le lituus. 

i*f Q. VOCONIVS VITVLVS. Veau marchant. AR. 20 fr. 

PI. xLii. Voconia 2. 

(44) DIVOS IVLIVS. Tête laurée de Jules César à droite. 

*( CAEiSAR DIVI F. Tête nue d’Octave à droite. G. B. 6 fr. PI. i,vi. 
Julia 2. 

I. GeUe mcdaille n’existe pas en argent. Il est probable que celle (jiie Riccio cite 
du cabinel Mead était fausse. 

il 


Digilized by GoogI 



16i 


DESdUPTION GÉI^^ALE DES MO!«NAIES 


(45) La même médaille en M.B. 3 fr. 

(46' DIVI F. (/>;V/ fil/us). Tête nue d’Octave à droite. 

«f DIVOS IVLIVS dans une couronne de laurier. G. B. 8 fr. PI. lvi. 
Julia 3. 

(47) CAESAR III. VIR R. P. C. [Caesar triumvir Reipublicae consli- 
tuendiiè). Tête nue d’Octave à droite. 

R( caesar DIC. per. {Caesar dictator perpetuo). Sur une chaise 
curulesur laquelle est une couronne. AR. 4 fr.*. Pl. xx. Julia 22. 

(48) C. CAESAR III. VIR R. P. C. {Caius Caesar triumvir Reipublicae 
constituendaé). Tête nue d’Octave à droite. 

H( POPVL. IVSSV. Statue équestre à gauche, le bras levé. AR. 10 fr. 
Pl. XX. Julia 23. 

(49) (iAESAR III. VIR R. P. C. {Caesar triumvir Reipidilicae consti- 
tuendae). 'Fête nue d’Octave à droite. 

r( s. C. iSenatûs consultd). Statue équestre à gauche, tenant le li- 
tuus; dessous, une proue de vaisseau. OR. 100 fr. '. Pl. xxi. 
Julia 24. 

(50) C. CAESAR IMP. {Caius Caesar imperator). Tête nue d’Octave à 
droite. 

1 . 11 existe deux médailles en or restituées par Trajan, dont les originaux ne se 
trouvent plus. Les voici : 

(1) C. IVLIVS CAES. IMP. COS. HL Tète nue de Jules César. 

IMP. CAES. TRAIAM. AVG. GER. DAC. P. P. KEST. Vénus appuyée contre 
une colonne, tenant un casque et une haste. 500 fr. Pl. xi.t, méd. 1. 

(î) DIVVS IVLIVS. Tête laurée de Jules César. 

^ IMP. CAES. TRAIA5I. AVG. GER. DAC. P. P. REST. NémésU marchant, 
tenant un caducée; à ses pieds, un serpent. (lOO fr. Pl. xlv, méd. 1. 

J'ai omis h dessein les deux pièces suivantes : la première paraît être de restitu- 
tion ; la seconde est coloniale. 

(1) DIVOS IVLIVS. Tète radiée de Jules César, à droite. 

^ PROVID. S. C. Autel. M.B. (Pellerin). 

(î) D. IVLIVS. Tête laurée de Jules César. 

^ CAES. Vaisseau è la voile. 

2. Cette médaille a été restituée par Trajan (Musée de Berlin). 300 fr. 

3. M. le baron d’Ailly m’a assuré avoir vu cette médaille en argent également. 


Digitized by Google 


163 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 

•[ S. C. (Senalds consulta). Statue équestre à gauche, le bras levé. 

\R. 8 fr. PI. XXI. Julia 25. 

(51 )C. CAES.VR III. V'IR R. P. C. {Caius Caesar triumvir Beipublicac 
constituemlaé). Tête nue d’Octave à droite. 

S. C. {Senatûs consuito). Octave à cheval à droite, le bras levé. 

AR. 25 fr. PI. XXI. Julia 26. 

f52)CAES.AR 111. VIR R. P. C. (Caesar triumvir Reipublicae consti- 
tuerulae). Buste casqué de Mars à droite. 
s. c. {Senatûs consulte^). Aigle sur un trophée entre deux ensei- 
‘ gnes militaires. ÂR. 5 fr. PI. xxi. JuUa 27. 

(53) CAESAR IMP. {Caesar imperator). Tête nue d’Octave à droite , 
légèrement barbtie. 

b( ANTONIVS IMP. {Àntonius imperator). Tête nue de Marc .Antoine 
à droite. OR. 200 fr. PI. iii. Antonia 7. 

(54) C. CAESAR M. ANTON. {Caius Caesar Marcus Jntonitu). Deux 
mains jointes, tenant un caducée. 

il( III. VIR R. P. C. {Triumviri Reipublicae constituendae). Tête diadé- 
mée et voilée de la Concorde à droite. AR. Quinaire. 4 fr. PI. lu. 
Antonia 9. 

(55) CAESAR IMP. {Caesar im/>erator). Tête nue d’Octave à droite. 

b( ANTON, ou ANTONIVS IMP. {Antonius imperator). Caducée ailé. 

AR. 6 fr. (La légende peut être diversement disposée.) PI. xxi. 

Julia 28. 

(56) IMP. CAESAR DIVl F. III. VIR R. P. C. {Imperator Caesar Divi \ 
filius triumvir Reipublicae constituendae). Autour du champ qui 

est vide. 

Simpule, aspersoir, praefericulum et lituus. AR. (Ma collection.) 

20 fr. Médaille inédite. PI. xxi. Julia 33*. 

(67) IMP. CAESAR DIM F. III. VIR ITER. R. P. C. {Imperator Cae- 
sar Divi filius triumvir ileriun Reipublicae conslituemlae). 

■( COS. ITER. ET TER. DESIG. {Consul iteriim et tertio designatas). 


1 . Celle médaille et les cinq suivantes ne sont pas gravées dans leur ordre véritable. 


Digitized by Google 



4 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

Simpule, aspersoir, praefericulum et lituus. AR. 4 fr. PI. xxi. 
Julia 32. 

(58) Même télé et même légende. 

HT COS. ITER. ET TER. DESIG. {Consul iterum et tertib designatus). 
Jules César debout dans un temple à quatre colonnes , tenant le 
lituus; sur la frise on lit DIVO IVL. {Divo Julio)-, sur le fronton, 
on voit une étoile ; à gauche , un autel. AR. 4 fr. PI. xxi. Julia 3t . 

(59) La même en OR. (Cab. des méd.) 200 fr. PI. ni. Ibid. 

(60) IMP. CAES.AR DIVI F. III. VIR ITER. {Imperator Caesar Divi 
filius triumvir ilerùm). Trépied. 

COS. ITER. ET TERT. DEiSIG. {Consul iteriim et tertio designatus). 
Dans une couronne de laurier. AR. 60 fr. PI. xxi. Julia 29. 

(61) .... COS. ITER. ET TER. DESIG. (.... Consul iterUni et tertio de- 
signatus). Trépied. 

b( IMP. CAESAR DIVI F. {Imperator Caesar Divi filius). Dans une 
couronne de laurier. AR. (Cab. des méd.) 100 fr. PI. xxi. Julia 30. 

(62) Tête nue d’Octave à droite. 

Kf CAESAR DIVI F. {Caesar Divi filius), à l’exergue. Octave à cheval 
à gauche. OR. 60 fr. PI. xxi. Julia 34. 

(63) Tête nue d’Octave à droite. 

r( CAESAR DIVI F. {Caesar Divi filius) ; dans le champ , Octave à 
cheval à gauche. OR? AR? (Ek:khel, du musée de Vienne; Riccio, 
du musée de Milan.) PI. xxi. Julia 35. ' 

(64) Tête nue d’Octave à droite. 

*( CAESAR DIVI F. {Caesar Divi filius). Apollon nu, assis sur un 
rocher et jouant de la lyre. AR. 6 fr. PI. xxi. Julia 36. 

(65) Tête nue d’Octave à gauche. 

H[ caesar divi F. {Caesar Divi filius). Vénus debout, vue par 
derrière , appuyée sur une colonne , tenant un casque et une 
haste posée transversalement; derrière la colonne, un bouclier. 
AR. 6 fr. PI. XXI. Julia 38. 

(66) Tpte nue d’Octave à droite. 

H( .Même revers. AR. (Ma collection.) 10 fr. PI. xxi. Julia 37. 


Digitized by Google 


, DE LA RÉPDBUQUE ROMAINE. 169 

(67) Tête nue d’Octave à droite. 

CAESAR DIVl F. {Caesar Divi füius). Victoire dans un bige au 
galop à droite, tenant une palme. OR. 80 fr.‘. PI. xxi. Julia39. 

(68) Tête nue d’Octave à gauche. 

CAESAR DIVI F. {Caesar Divi filius). Victoire à gauche sur un 
globe, tenant une couronne et une palme. AR. 3 fr. PI. xxi. 
Julia 40. 

(69) Tête nue d’Octave à droite. 

i( Même revers. AR. (Ma collection.) 10 fr. PI. xxi. Julia 41 . 

(70) Tête nue d’Octave à gauche. 

t( CAESAR DIVI F. Quadrige à gauche , sur lequel on voit un petit 
^ quadrige. OR. 80 fr. PI. xxi. Julia 42. 

(71) Tête nue d’Octave à droite. 

CAESAR DIVI F. {Caesar Divi filius). Femme debout, tenant une 
branche d’olivier et une corne d'abondance. AR. 5 fr. Pl. xxi. . 
Julia 43. 

(72) Buste ailé de la Victoire à droite. 

Bf CAESAR DIVl F. (Caesar Divi filius). Neptune debout à gauche, 

• nu, le pied appuyé sur un globe, tenant un acrostolium et un 
trident. AR. 6 Ir. Pl. xxn. Julia 44. 

(73) Tête diadémée de Vénus adroite. 

ri C.AESAR DIVI F. (Caesar Divi filius). Homme debout à gauche, en 
paludament , tenant une haste posée transversalement et étendant 
le bras. AR. 4fr. Pl. xxn. Julia 45* 

(74) Tête diadémée de Vénus à droite, entre une corne d’abondance 
et une branche de laurier. 

CAEISAR DIVI F. Homme debout à droite, en paludament, tenant 
une haste posée transversalement et étendant le bras. AR. ~4 tr. 

Pl. XXII. Julia 46*. 

1. Riccio décrit cette médaille en argent; c’est une erreur, elle n’existe qu’en or. 

Il en est de même des médailles 70, 83 et 89 (cette dernière en outre ne se trouve point 
avec Ia tête d'Octave). Quant au n* 70 , il a dessiné i droite la tête et le quadrige qui 
ne sont connus qu’è gauche. 

8 . La médaille qui a au revers le type de Cupidon assis sur un dauphin entre deux 


Digilized by Google 



166 DKSCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(75) AVGVR PONTIF. {Àugur pontifex). Tête de Jupiter Ammon à 
droite. 

IMP. CAESAR DIVI F. {Imperator Caesar Divi fiiius). Victoire à 
droite sur un globe , tenant une couronne et une palme. AR. 
80 fr. PI. xxn. Julia 47. , 

(76) CAESAR IMP. VU. (Caesar imperator septirno). Tête nue d’Octave 
à droite. 

ASIA RECEPTA. Victoire tenant une couronne et une paloie, de- 
bout sur la ciste mystique d’où sort de chaque cAté un serpent. 
AR. Quinaire. 2 fr. PI. xxii. Julia 48. 

(77) Tête nue d’Octave à droite. 

CAESAR DIV. F. ARMEN. RECEP. IMP. VII. (Caesar Divi jilius 
Armenid receptd imperator septirno). Arménien debout , tenant 
une haste et un arc , la tête couverte du pileus. AR. (Musée de 
Berlin.) 200 fr.‘. PI. xxn. Julia 49. 

(78) IMP. CAESAR DIVI F. COS. VI. UBERTATIS P. R. V1^DEX 


étoiles avec la légende S. P. Q. R. devrait être placée ici , si la tète était telle que l’a 
décrite Riccio : CAESAR DIVI F. Tête d'Octaveà droite oui gauche. Mais sur l’exem- 
plaire qui existe au cabinet de France , le seul connu de cette médaille , la légende est 
AVGVSTVS DIVI F. ; ce qui la place parmi les impériales. En outre, comme sur cet 
exemplaire la tête est i gauche, qu’il me soit permis de demander ot Riccio a vu la 
médaille qui lui a servi à faire son dessin, et sur lequel la tète âst à droite. 

1. Il existe une médaille très-rare, mais moins cependant que celle-ci, dont le re- 
vers porte pour légende CAESAR DIVI F. ARMEN. CAPT. IMP. Vin, et qui a 
exactement le même type du reste. En voici le dessin, afin qu’on puisse la comparer 
avec l'antre : 



Ces deux médailles sont très-extraordinaires ; la première , en ce qu’elle ooostate un 
lait que les historiens de l’antiquité ont négligé de rapporter; savoir que l’Arménie, 
avant d’avoir été prise en 734 [20 av. I. C.) sons le huitième généralat d’Auguste, fut 
soumise (recepta) en 726 ou 726 (29 ou 28 av. J. C.), sous son septième généralat. 

La seconde médaille offre d’abord cette singularité de reproduire exactement le 


■ Digitized by Goojjle 


167 


DK LA RÉPDBLIQUE ROMAINE. 

{Imperator Caesar Divi ftUiu consul sextb, Hbertatis populi Romam 
vindex). Tête laurée d’Octave à droite. 

Ht PAX. Femme debout, tenant un caducée ; à côté d’elle la ciste 
mystique d’où s’élance un serpent ; le tout dans une couronne de 
laurier. AR. Médaillon. 30 fr. PI. xiii. Julia 50. 

(79) CAESAR COS. VI. (Caesar consul sexdi). Tête nue d’Octave à 
droite ; derrière , le lituus. 

r( AEGYPTO capta. Crocodile. AR. 25 fr. PI. xxii. Julia 51. 

(80) CAESAR COS. VI. (Caesar consul sexto). Tête nue d’Octave à 
gauche; derrière, le lituus. 

lÿ AEGA’PTO CAFTA. Crocodile. AR. 25 fr. PI. xxii. Jidia 52. 

(81) CAEISAR DIVI F. COS. VI. (Caesar Divi filius consul sextà). Tête 
nue d’Octave à droite ; dessous , un capricorne. 

IC AEGYPTO CAPTA. Crocodile. AR. 30 fr. PI. xxii. Julia 53. 

(82) CAESAR DIVI F. COS. VII. (Caesar Divi filius consul septi/nô). 
. Tète nue d’Octave à droite ; dessous , un capricorne. 

r( AEGYPTO capta. Crocodile. OR. (Cab. desméd.)200fir. PI. xxii. 
Julia 54. 

i 

(83) Tête nue d’Octave à droite. 

lmp. CAESAR (Imperator Caesar). Victoire de face , debout sur 
un globe, tenant une couronne et un étendard. OR. 50 fr. PI. xxii. 
Julia 55. 

(84) Tête nue d’Octave à droite. 

IMP. CAESAR (Imperator Caesar). Sur le fronton d’un édifice 
orné de deux figures et d’une Victoire. AR. 5 fr. PI. xxii. 
Julia 56. 

(85) Buste de Diane à droite, avec arc et carquois. 

r( IMP. C.AES.AR. Sur le fronton d’un temple, dans l’intérieur du- 
quel on voit un trophée ; sur le haut , la triquetra. OR.' 80 fr. 
PI. XXII. Julia 57. 

même type que la première , frappée huit ans auparavant ; et ensuite celle de donner 
à Auguste, qui depuis ce même laps de temps était devenu souverain absolu, le simple 
titre républicain de CAESAR DIVI F. 


'• Digitized by Google 



168 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(86) Tête laurêe d’Octave à droite. 

il( IMP. CAEIS.VR. Statue sur une colonne rostrale, ornée de deux 
ancres. AR. 4 fr. PI. xxii. Julia 58. 

(87) Victoire debout à droite sur une proue de vaisseau , tenant une 
palme et une couronne. 

IMP. CAE^AR. Octave dans un char triomphal à droite , tenant 
une branche de laurier. .AR. 5 fr. PI. xxii. .Iulia 59. 

(88) Tête nue d’Octave à droite. 

I^ lAlP. CAESAR. Trophée naval. .AR. 4 fr.'. PI. xxii. Julia 60. 

(89) IMP. C.AES.AR {Imperator Caesar). Galère prétorienne à la voile. 
DIVI F. [Dwi filius). Victoire marchant à gauche, tenant une 
longue palme , une couronne et un gouvernail. AR. Quinaire. 
50 fr. PI. XXII. Julia 61. 

(90) Tête nue d'Octave à droite. 

Rf IMP. CAES.VR. Sur le fronton d’un arc de triomphe surmonté 
d’un quadrige. AR. 5 fr.*. PI. xxii. Jiüia 62. 

(91) Tête laurêe d’Apollon à droite. 

IMP. CAESAR. Prêtre conduisant deux bœufs à droite. AR. 4 fr. 
PI. XXII. Julia 63. 

(92) Tête laurêe d’Octave à droite, en Terme; derrière, un foudre. 
il( IMP. CAEIS.AR. Octave assis sur une chaise curiüe , tenant une Vic- 
toire. AR. 6 fr. Pl. xxiii. Julia 64. 

(93) Tête nue d’Octave à droite. 

r( IMP. CAESAR. Terme de Priape sur un foudre. AR. 4 fr.’. Pl. xviii. 
Julia 65. 

(94) Tête nue d’Octave à droite. 

r( IMP. CAEISAR DIVI F. {Imperator Caesar Divi filius). Bouclier 
rond. AR. 6 fr. Pl. xxni. Julia 66. 

1 . Riccio rapporte cette médaille en or ; elle n'exûte qu’en argent, 
â. Morell, et Riccio d’après lui, rapportent, avec ce même revers, une tête de 
femme au lieu de celle d’Octave. Cette médaille existe au cabinet de France ; mais elle 
est l’oeuvre d’un faussaire du ivi* siècle. 

3. Cette médaille vaut au moins 23 francs lorsqu'on y voit distinctement les attri- 
buts qui caractérisent Priape. 


Qlgitized by GoO'^^ 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMALNE. ‘ lti9 

(95) TÉ'le casqudc de Mars à droite ; dessous , IMP. f^Im/terator). 

Bf CAESAR. Rouclier rond , avec deux liastcs (jui se croisent ; au 
milieu, une étoile. AR. 10 fr. PI. xxiii. Julia 67. 

(96) C.\E1SAR AVGVSTVS. Tête laurée d’.Vuguste à gauche. 

Ii( DIV VS (en haut) , INT^IVS (à l’exergue). Comète. AR. 3 fr. PI. xxiii. 
Julia 68. 

(97) G\ESAR AVGV.STVS. Tête laurée d’Auguste à droite. 

h( DIVVS IVLIVS dans le champ. Comète. AR. 3 fr. PI. xxiii. Julia 69. 

(98) CAES.VR AVGVSTV’S. Tête laurée d’ .Auguste à gauche. 

Hf DIVVS IVLIVS dans le champ. Comète. AR. 3 fr. PI. xxiii. Julia 70. 


Eclaircissements. 

J’aurais voulu, comme dans la famille .Antonia , classer |tar ordre 
d’années les nombreuses médailles de la famille Julia ; mais malheu- 
reusement, les onze qui sont en tête de cette famille n’ont qu’une date 
approximative ; et quant à celles qui suivent, la plupart, quoique par- 
faitement claires de signification , n’ont de date certaine qu’à deux ou 
trois années près , et même davantage. Malgré ce léger tribut d’infé- 
riorité que la famille Julia rend à la famille .Antonia, elle n’eu est pas 
moins au premier rang de la suite consulaire sous le rapport de son 
intérêt historique. 

L’obscurité la plus profonde règne sur les neuf premières médailles. 
En vain Cavedoni et Borghesi ont-ils attribué la première au préteur 
Lucius Julius en 558 (196 av. J. C.) ; la seconde , au fils aîné de Sextus 
Julius Caesar, consul en 597 (157), et la quatrième, à Lucius Julius 
Caesar , consul en 664 (90 av. J. C.) : rien n’est certain à cet égard. 
Lucius Julius Bursio, nommé sous le n” 5 , est encore plus inconnu 
son nom n’est pas même mentionné dans l’histoire. La tête Panthée 
qui porte en même temps les attributs d'.Apollon , de Neptune et de 
Mercure, a été supposée faire allusion au roi Thrace Rursaeus, qui 
donna l’hospitalité à ces trois dieux et en obtint un 61s nommé Orion. 
La sixième et la septième médaille , quoique sans nom, doivent ap- 
partenir au même personnage d’après l'analogie des types. I.es n** 8 

22 


Digitized by Google 



170 


DESUUPT10\ GÉNÉRALE DES MONNAIES 


et U sont d'attribution incertaine. Les médailles 10 et 11, frappées 
vers l’an 704 (50 av. J.C.), ont déjà rapport à Jules César; la dixiéme, 
évidemment de fabrûjuc grecque, rapj>elle l’origine de sa famille, qui 
prétendait descendre d'Iule, fils d’Énée et pelit-fils de Vénus ; sur la 
oiuième, Jules César, suivant quel([ues auteurs, n'osant pas encore 
placer son porlrail sur ses monnaies , y fit représenter un éléphant 
qui, en langue punique, se disait Caesar : et, selon Eckhel, cet 
éléphant qui écrase un serpent est le symbole de Jules César écrasant 
ses ennemis. 

Ici commencent les médailles à date à peu près certaine. Les sept 
premières, depuis le n° 12 jusqu’au n* 18, frappées de 706 à 708 'de 
48 à 46 av. J. (i.) , représentent toutes des trophées et des victoires de 
Jules César. Klles ont rapport à ses conquêtes dans les Gaules, et on 
présume que le captif attaché au pied du trophée est Vercingétorix. 
Le chariot qu’on voit sur la médaille 1 4 est un chariot breton ; 
cette dernière remai'que très-importante est due aux .savantes re- 
cherches de .M. le marquis de Lagoy ; et en conséquence, cette mé- 
daille est relative à la descente de Jules César dans la Grande-Bretagne. 
On trouvera aux familles Alliena et Hirtia des détails sur la médaille 19 
frap|>ée en 707 (47), et sur la médaille 20 frappée en 708 (46 av. J. C.). 
Les quatre pièces suivantes, qui datent de cette même année, rap[)ellent 
les divers ministères sacrés de Jules César, qui fut grand prêtre et au- 
gure. Quant aux monétaires qui ont frappé les numéros 23 et 24, il 
faut consulter les familles Munatia et Clovia. 

En 709 (45 av. J.C.), les monétaires Flaminius et Mettius com- 
mencent à faire paraître le portrait de Jules César sur les monnaies ; 
c'est le premier Romain qui ait eu cet honneur de son vivant; mais 
on ignore si c’est le sénat qui le lui accorda ou s’il s’en arrogea lui- 
même le droit. I>es médailles suivantes , depuis le n” 27 jusqu’au n*35, 
datent de 710 (44 av. J.C.). C’est aux familles respectives des moné- 
taires qu’il faut chercher des détails sur leurs types. L’intérêt qu’elles 
offrent dans la famille Julia est de montrer successivement les divers 
titres de Jules César : dictateur pour la quatrième fois ; consul pour la 
cinquième fois; dictateur perpétuel ; et enfin , père de la patrie. 

Les médailles qui suivent jusqu’au n* 45 inclusivement, quoique re- 


Digitizêd by Google 


Ht 


DE LA RÉPUBLIQUE ROM A IXE. 

prt^üenlanl encore la tête de Jules Cësar , fiitvnl frappées après sa 
mort en 711 (43 av. J. C.). Celles qui ont la légende f)IVVS IVLIVS ne 
demandent pas d’explic.ation ; mais quant à celles qui portent le nom 
des monétaires Livineius Regulus, .Mussidius Lungus, etc., la raison 
que donne CcLbcl pour les supposer également battues après sa mort, 
est que ces mêmes monétaires ont frappé des pièces soit pour Lépide , 
soit pour Marc Antoine , soit pour Octave. 

C'est maintenant la tête d’Octavien , neveu et fils adoptif de Jules 
C.«'sar, qui va paraître sur le reste des monnaies de la famille Julia. A 
partir du 11 ° 46 jusqu'au n° 61 , elles ont été frappées entre l’an 711 et 
l’an 718 \^de 43 à 30 av. J. C.). Les divers titres qu’y prend Octave 
s<»nt ceux de triumvir pour la constitution de la république ; de gé- 
néral {imjjerator) ; de (ils du divin Jules ; et de consul pour la seconde 
fois et désigné pour la troisième. La statue équestre de la médaille 48, 
avec la légende POl’VL. IVSSV ([tar l'ordre du peuple), est, d’après l’o- 
pinion des savants , celle que le sénat lui érigea avant la guerre de 
Modène avec Marc Antoine. Le revers du n" 4!), sm le<|uel M. Dupré 
a écrit une savante dissertation, représenterait, suivant lui, au lieu 
d’une statue é(|iiestre , celle du jeune bomme qui apparut au-devant 
d’Octave près d’Actium, monté sur un âne, et qui fut regardé par lui 
comme un présage heureux; Suétone a eu soin de nous donner le nom 
de riiomme, qui s’appelait Eutycbès, et de l’âne, qui s’appelait Nicon' ; 
il ajoute qii’après la victoire. Octave fit faire de l’un et de l’autre («//•/(«• 
f/tie) le simulacre en airain. .S’il en est ainsi, contrairement à l’opinion 
d’Eckhel , qui prétend qu’Octave cessa de se servir du titre de trium- 
vir en 718 (30 av. J. C.) , cette médaille daterait de 724 1^30), et alors 
la médaille suivante, d’après la grande similitude du dt^ssin de la sta- 
tue, serait de la même année. Les médailles .’iS , 54 et 55 dénotent la 
concorde qui régnait îi celte époque cuire Octave et .Marc Antoine. Le 
cavalier des médailles 62 et 03 pourrait représenter Octave revenant en 
triompbateur après la guerre de Sicile. 

Toutes les médailles suivantes ont été frappées entre 719 et 726 

I . Ces deux nuRis svnt formes de mots grecs ; le premier de iv et tû^t) (bonne for- 
et le second de *(xi| (victoire'. 


Digitized by Google 



172 


DESCMPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


(35 et 28 av. J. C.). Jusqu’au n" 74, elles sont relatives à la victoire 
(l'Actium. Le n* 75 a été frappé en Afrique. La médaille 76 rappelle 
qu’Octave soumit l’.Asie, lorsqu’en 724 (30 av. J. C.) il s’y arrêta, soit 
en partant pour l’Afrique , soit en en revenant , et qu’il régla les 
affaires de ce pays. C’est en Asie que fut frappée la médaille 78, qui 
donne à Octave le beau surnom de défenseur de la liberté. 

Les n" 79, 80 et 81 célèbrent la conquête de l’Égypte. La médaille 
d’or n" 82 rappelle encore ce même fait, mais avec la date du septième 
consulat; ce qui ferait présumer que, puisque la conquête de cette 
contrée avait eu lieu deux ans auparavant , les trois premières datent 
des derniers jours de son sixième consulat, et la médaille d’or des 
premiers du septième ', ce qui les placerait à peu de jours de distance 
les unes des autres. Les pièces qui suivent jusqu’au n* 95 sont toutes 
relatives aux victoires navales et aux triomphes d’Octave. 

Je clos la série des médailles de la famille Julia par les trois pièces 
qui ont au revers une comète, et qui donnent à Octave le surnom 
d’Auguste; parce que je conjecture que son premier soin, après avoir 
reçu ce titre glorieux , dut être de rendre un dernier hommage à 
Jules ('.ésar en rappelant la comète qui apparut après sa mort. 


84. JUNIA. 

Famille patricienne soui les rois, K jilcbéienue sous la république. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

C. IVNI. C. F. ROMA {Caius Junius Caii Jilius Rornd). Les Dios- 
cures à cheval allant à droite. AR. C. ’. PI. xxiii. Juuia 1. 

(^2) Tête laurée de Janus; en haut, 1. 

if C. IVM. ROMA {Caius Junius Rornd). Proue de vaisseau; à droite, I. 
G. B. As. C. PI. Lvi. Junia 1. 

1. Trajan a restitué une médaille d'or au revers du crocodile; je n’ai pas cru néces- 
saire d’en donner le dessin, parce que la légende AEGYPTO CAPTA y étant supprimée, 
cette médaille s’éloigne trop de son original. 

2. Ce revers accolé à la tête appartenant à la famille Mareia avec le nom LIBO, dé- 
crit par Morell et évalué 2 fr. par Mionnet, existe au Cabinet des médailles; mais la 
pièce est fourrée. 


Digitized by Google 


DE LA HÉPUBUQÜE ROMAIHE. 


173 


(3) Tête laurêe de Jupiter à droite ; derrière , S. 

sf Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 3 fr. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; eu haut , quatre points. 

lÿ Même revers; mais adroite, quatre points. M.B. Triens. 3 Gr. 
PI. Lvi. Juuia 2. 

(5) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 
Même revers; mais à droite, trois points. M.B. Quadrans. 3 fr. 

(6) Tête casquée de Pallas à droite; derrière , un point. 

lÿ Même revers; mais à droite , un point. P. B. Once. 18 fr. 

(7) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; devant , X ; derrière , 

une tète d'âne. 

Itf M. IVNl. ROMA [Marcus Junius Roma). Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. 3 fr. PI. xxiii. Junia 2. 

(8) Q. eVRT. [Çuintus Curlius). Tète de Pallas à droite, avec le cas- 

que ailé; derrière, X. 

M. S1L.A. RO.MA (Marcus Silaniu Roma). Jupiter dans un qua- 
drige au galop à droite, tenant un sceptre et lançant la foudre; 
en haut, le lituus. AR. C. PI. xvi. Curtia. 

(9) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , E. !.. P. (E 

lege Papirid). 

D. SILANVS (^Deetmus Silanus). Victoire dans un bige au galop à 
droite. AR. Sesterce. (Cab. Borghesi.) 80 fr. PI. xxiii. Junia 3. 

(1 0) ROMA. Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé. 

k( Même revers. AR. Sesterce. (Riccio, du cab. Borghesi). 80 fr. 
PI. xxiii. Juuia 4. 

(1 1 ) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , V. 

4 D. SILAXVS ROMA (Decimus Silanus Roma). Victoire dans un 
bige au galop à droite; en haut, XII. AR. 10 fr. (.Ma collection.) 
Médaille inédite. PI. xxiii. Junia 5. 

(1)2) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé; derrière, une lettre. 
4 D. SILANVS L. F. ROMA (Decimus Silanus Lucii filius Roma). 
Victoire dans un bige au galop à droite; en haut, un nombre. 
AR. C. PI. XXIII. Junia 6. 


Digitized by Google 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


1T(i 

(1 3) SALVS. Tète diadémf'e de la Santé à droite ; le tout dans un collier. 
HJ D. SILAISN S L. F. {^Decimus Silanus Luvii filitts). Victoire dans 

un bige au galop à droite; sous le bige, un symbole. .\R. 2 fr. 
PI. xxjii. Junia 7. 

(14) SALVS (avec AL. en monogramme). Tête diadémée de la Santé à 
droite ; devant , une lettre ; le tout dans un collier. 

ROJLV D. SILANN'S L. F. [Deci/nus Si/aniis Lucii filius). Victoire 
dans un bige au galop à droite , tenant une palme et un fouet. 
AR. 2 fr. PI. XXIII. Junia 8. 

(1 5) Tête de Pau à droite ; dessous , le peduin ; le tout dans un collier. 
I^ D. SIL VNVS L. F. (Deci/nus Silanus ImcU filius). Victoire dans 

un bige au galop à droite, tenant une [lalme i;t un fouet ; dessous, 
une trompette gauloise. AR. 3 fr. PI. xxiii. Junia 9. 

(16) ROM.A. Tète de Pan à droite; derrière, le plus souvent une lettre; 
le tout dans un collier. 

Hf Même revers. AR. 10 fr. PL xxiii. Junia 10. 

(17) Tête laurée de Janus. 

I). S1L\NVS L. F. (Deci/nus Silanus Lucii filius). Proue de vais- 
seau. M.B. As. C. PL Lvi. Junia 3. 

(18) SC.AEV.4. Tête casquée de Pallas à droite. 

r[ M. AVF. (en monogramme) (Marcus AufuUus). Centaure courant 
à droite. P. II. Once. (Méd. inédite du cabinet de M. Fénelon- 
Farez.) 30 fr. PL lvi. Junia 4. 

(19) BRVTVS. Tête nue de Lucius Junius Brutus à droite. 

H; AHALA. Tête nue de Servilius .Miala à droite. AR. 4 fr. PL xxin. 
Junia 1 1 . 

(20) La même en OR. (Eickhel du musée de Vienne.) 500 fr. PL xxiii. 
Ibid. 

(21) LIBERTAS. Tête diadémée de la Liberté à droite. 

Hf BRVTVS. Brutus marchant entre deux licteurs et précédé d’un 
accensus. AR. 3 fr.’. PL xxiii. Junia 12. 

1 . Cette médaille a etc restituée par Trajan. (Cab. des méd.} 300 fr. — O q peitf ajouter 


Digitized by Gi ' ^Ii 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE, 


n» 


(22) PIETAS. Tête nue de la Piété à droite. 

ALBINVS BRVTI F. [Filiits). Deux mains jointes tenant un cadu- 
cée ailé. AR. 4 fr. PI. xxxv. l’osturoia 8. 

(23) Tête casquée de Mars à droite , avec une barbe naissante. 

r( ALBINV. BRVTI F. {.-f/6inus Bruti filitts). Deux carnyx en sau- 
toir; entre ces carnyx, en haut, un bouclier oblong, et, en bas, 
un bouclier rond. AR. 4 fr. PI. xxxv. Poslumia 9. 

(24) C. PAINS.A (Caiiu Pansa). Masque de Pan à droite. 

l( ALBINVS BRVTI F. {Filins). Deux mains jointes tenant un cadu- 
cée. AR. G fr. Pl. xLi. Vibia 16. 

(25) A. POSTV.MIVS COS. {.Fulus Posturnius consurj. Tête nued’Aulus 
Postumius Albus Regillensis. 

iV' ALBINVS ou ALBINVS BRVTI F. (Filins), dans une couronne 
d’épis. AR. 6 fr. Pl. xxxv. Postumia 10. 

(26) LIBERTAS. Tête nue de la Liberté à droite. 

R[ P. R. V>S.SÏ\'ï\'ÏS.'(Pupuli Romani restituta). Bonnet entre deux 
|K>ignards. AR. 200 fr. (Ma collection.) Pl. xiii. .lunia 14. 

(27) LIBERT.AS P. R. (Ubertas populi Romani). Tête nue de la Liberté 
à droite. 

REST1T\T.A. Bonnet entre deux poignards. AR. (Cabinet de 
M. d’Ailly.) 200 fr Pl. xin. .lunia 15. 

(28) BRVT. IMP. L. PL.AET. CEST. (Brutus imperator Lucius Plaeto- 
rius Cestianus). Tête nue de Marcus Brutus à droite. 

üf EID. M.AR. (Eidus Martiae). Bonnet entre deux poignards. AR. 
350 fr. Pl. XXIV. Junia 16. 

(29) L. BRVTVS PRIM. COS. (Lucius Brutus primas consul). Tête nue 
de Lucius Junius Brutus ; le tout dans une couronne de chêne. 
M. BRVTVS IMP. COSTA LEG. (Marcus Brutws imperator. Costa 

aux médailles de la famille Junia la suivaute, qui a été frappée üCossea enThrace, 
probablement par l’ordre de Brutus. 

Aigle debout sur un sceptre, tenant une couronne dans ses serres. 

^ KO^ÛN. Brutus marchant entre deux licteurs ) dans le champ, quelquefois 
le monogramme L.B. qu’on a pris pour celui de Lucius Brutus. OR. (tO fr. 


Digilized by Google 



176 DESCRIPTIO> GÉNÉRALE DES MONNAIES 

UgatuS). Tête nue de Marcus Brutus à droite ; le tout dans une 
couronne de chêne. OR. (Cab. des méd.) 1000 fr. PI. «iv. 
Junia 18. 

(30) BRVTV'S IMP. (Brutus imperator'). Tête nue de Marcus Brutus à 
droite; le tout dans une couronne de chêne. 

b( CiVSCA LONGVS. Trophée entre deux proues de vaisseau et des 
armes. OR. (Cab. des méd.) 1000 fr.’. PI. xxiv. Junia 17. 

(31) LE1BERT.\.S. Tête diadémée de la Liberté à droite. 

I^ Ancre et gouvernail en sautoir. .AR. Quinaire. 6 fr. PI. xxui. 
Junia 13. 

Nota. Cette médaille est gravée avant celles où l’on voit les 
poignards ; cette classification, meilleure quand il ne s’agit que 
des seules médailles de la famille Junia, serait moins conve- 
nable pour une description qui doit rappeler toutes celles où se 
trouve le nom de Brutus. 

(32) LRIRERTAS. Tête nue de la Liberté h droite. 

nf CAEPIO BRVTVS PRO. COS. (Proconsul). Lyre entre le plec- 
trum? (ou un carquois) et un rameau. AR. 10 fr. PI. xxxvaii. Ser- 
vilia 7. 

(33) C. FLAV. IIEMIC. LEG. PRO. PR. (Caius Flacius Hernie.... legatus 
propraetor). Tête nue d’Apollon à droite; devant , une lyre. 

R( Q. CAEP. BRVT. IMP. (Quintus Caepio Brutus imperator). Vic- 
toire couronnant un trophée. AR. 60 fr. Pl. xviii. Flavia. 

(34) L. SESTI. PRO. Q. (Lucius Sestius proquaestor). Tête voilée de la 
Liberté à droite. 

Q. CAEPIO BRVTVS PRO. COS. (Quintus Caepio Brutus pro- 
consul). Trépied entre une hache et un simpule. AR. 25 fr. 
Pl. xxxviii. Sestia 1. 

(35) L. SESTI. PRO. Q. (Lucius Sestius proquaestor). Table avec une 
haste ; dessous , le modius. 

1 . On u-ouve encore dans Goluius et Morell la médaille suivante qui n’existe dans 
aucun cabinet connu. 

Tète de Brutus ? à droite, avec le casque ailé. 

^ BRVTVS IUP. Caducée ailé, globe et gouvernail. AR. 


Digitized by Google 


DF. LA RÉPÜBUQL'E ROMAINE. 


177 


Q. CAEPIO BRVTVS PRO. COS. [Quintus Caepio Brutus pro- 
consul). Trépied entre le simpule et un bonnet de flamine. AR. 
Quinaire. 30 fr. PI. xxxviii. Sestia 3. 

'36) L. SESTI. PROQ. (Lucius Sestius proquaeslor). Tête voilée de la 
Liberté à droite. 

«( Q. C.AEPIO BRVTVS PRO. COS. (Quintus Caepio Brutus pro- 
consul). Victoire debout , tenant une palme et une couronne. AR. 
Quinaire. 60 fr. PI. xxxviii. Sestia 2. 

(37) BRVTVS. Hache, simpule et secespita. 

LENTVT.VS SPINT. (Lentulus Spint/ier). Praefericulum et lituus. 
AR. 20 fr. PI. XV. Comelia 26. 

(38) L. PL.AET. CEST. (Lucius Plaetorius Cestianus). Tête de femme à 
droite , voilée et laurée , avec le modius sur la tête. 

Rf BRVT. IMP. (Brutus imperator). Hache et vase à sacrifice. AR. 
20 fr. PI. XXXII. Plaetoria 10. 

(39) COSTA LEO. (Costa legatus). Tête laurée de femme à droite ; le 
tout dans un grènetis radié. 

8( BRVTVS IMP. (Brutus imperator)-. Trophée avec un bouclier et 
deux javelots. AR. 20 fr. PI. xxx. Pedania. 

(40) CASCA LONGVS. Tête laurée de Neptune à droite dessous , un 
trident. 

BRVTVS IMP. (Brutus imperator). Victoire marchant sur un 
sceptre brisé, tenant une palme et un diadème déchiré. AR. 
25 fr. PI. XXXVIII. Servilia 10. 

(41 ) Tête laurée d’Apollon à droite. 

Q. CAEPIO BRVTVS IMP. (Quintus Caepio Brutus imperator). 
Trophée entre deux captifs. AR. 100 fr. PI. xxxvni. Servilia 8. 

(42) M. SERVILIVS LEG. (Marcus Servilius legatus). Tête laurée de 
la Liberté à droite. 

Il[ Q. CAEPIO BRVTVS IMP. (Quintus Caepio Brutus imperator). 
Trophée avec un bouclier et deux javelots. OR. 400 fr. PI. xxxviii. 
Servilia 9. 

(43) ANTON. AVG. IMP. III. COS. UES. III. III. V; R. P. C. (Ànto- 

S3 


Digitized by Google 



<78 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

tüuj augur imperator tertio, consul designatus tertib, triumvir Rei- 
pitblicae constituendae). Tête nue de Marc Antoine à droite.' 

Rf M. SFLANVS AVG. Q. PRO. COS. {Marcus Silanus augur quae- 
stor proconsul), en deux lignes dans le champ. AR. 6fr. PI. xxit. 
Junia 19. 

Éclaircissements. 

L’auteur des sept premières médailles est inconnu ; la tète d’âne qui 
se voit derrière la tête de Pallas du numéro 7, est une allusion au 
surnom de Brutus, qui avait été donné au fondateur de la République, 
parce que dans sa jeunesse il avait simulé la stupidité pour se sous- 
traire à l’envie et à la cupidité de Tarquin le Superbe ; ces médailles 
datent d’environ deux siècles avant l’ère chrétienne et celle de Marcus 
Silanus , triumvir monétaire avec Quintus Curtius et Cnaeus Domitius 
(numéro 8), a été. frappée vers l’an 630 (124 av. J. C.). 

Decimus Silanus , dont le nom se lit sur les médailles suivantes , 
depuis 9 jusqu’à 17 inclusivement , était monétaire vers l’an 665 (89 
av. J. C.). Les savants regardent la tète de Pan ou de Silène comme 
faisant allusion au nom de Silanus ; et le collier qui entoure la tète 
de la Santé et celle de Pan sur les médailles 13, 14, 15 et 16, étant 
exactement semblable à celui de la médaille de la famille Manlia, qui 
porte le nom de Torquatus , rappelle que Silanus , originaire de cette 
famille , passa par adoption dans la famille Junia. De plus , la tète 
de la Santé rappelle le vœu que fit en 443 (311 av. J. C.), le consul 
Caius Junius Brutus Bubulcus , dans un combat contre les Eques , 
d’élever un temple à cette déesse s’il remportait la victoire. 

Le n* 18, inédit jusqu’à présent, est extrêmement curieux parle 
surnom de SCAEVA. Valère Maxime parle avec enthousiasme d’un 
Marcus Caesius Scaeva, simple soldat de Jules César, élevé par lui au 
grade de centurion pour le récompenser des prodiges de valeur qu’il 
fit lors de sa descente en Bretagne. Comme la médaille en question est 
fort antérieure à Jules César par sa fabrique, je n’ai cité Valère Maxime 
que pour rappeler que le surnom SCAEVA appartient à la famille 
Caesia ; mais comme les fastes consulaires donnent le nom d’un De- 
cimus Junius Brutus Scaeva, consul en 462 f292 av. J. C.) , il est plus 


Digitized by Google 


DE IA RÉPL'BUQUE ROMAINE. I7B 

probable que cette niédaiUe appartient à un descendant de ce consul, 
et c’est pour cette raison que je l’ai placée à la famille Junia. Le revers 
appartient à la famille Aufidia ; le centaure est un type tout à fait in- 
solite en bronse ; il ne serait donc pas impossible , à cause de ce type 
même , que cette médaille fût de la ville de Larinum , et ne dût pas 
£ûre partie de la suite consulaire. 

Les trois médailles suivantes, frappées en 695 (59 av. J.C.), ont rap- 
port à Brutus l’Ancien. 11 n'est pas certain que l'assassin de Jules CéSâr 
descendit en ligne directe du premier consul. Ainsi, Denys d'Halicar- 
nasse assure que Junius Brutus, après la condamnation à mort de ses 
deux fils, ne laissa p>oint d’enfants. Plutarque, au contraire, affirme 
qu’à cette époque il en existait un en bas âge qui plus tard continua 
sa race; et Cicéron ajoute que la famille de Brutus donna, près de cinq 
cents ans après lui , l'exemple de la même vertu et du même haut fait. 
Quoi qu’il en soit, les médailles 19 et 20, frappées par Marcus Brutus, 
donnent le portrait du héros dont il prétendait descendre , et au re- 
vers, celui deServilius Ahala, qui tua de sa propre main Spurius Uelius, 
accusé de vouloir aspirer à la royauté, et qu'il regardait comme l'an- 
cétre de sa mère Servilia. Le numéro 20 représente le cortège des 
consuls, Brutus marchant entre deux licteurs, et étant précédé par 
un héraut (accensus). 

Les médailles 22 , 23 , 24 et 25 se rattachent à la famille Junia par 
l’adoption que fit Aulus Postumius Albinus de Decimus Brutus , fils de 
Decimus Brutus, consul en 677 (77 av. J. C.), et qui, d’abord ami de 
Jules César, fut ensuite l’un de ses meurtriers. Du reste , une particu- 
larité à observer sur ces médailles, c’est qu’au lieu de se nommer 
Brutus, fils d’Albinus , ou bien Albinus Brutus , il s’intitule Albinus, 
fils de Brutus. Elles datent de l’an 710 (44 av. J. C.). Je renvoie le lec- 
teur à la famille Postumia pour les détails qui ne concernent qu’elle. 

Les ‘médailles 26 , 27 et 28 (et surtout cette dernière) , peuvent se 
ranger parmi les plus intéressantes de toute la suite consulaire. Toutes 
trois représentent un bonnet de Liberté entre deux poignards ; mais 
la troisième nous donne le portrait de Marcus Brutus , et ajoute aux 
sombres emblèmes du revers ces simples mots , effrayants par leur 
laconisme : n Les ides de Mars. » 


Digitized by Google 



i80 


DESCRIPTION GÉNÉRALE UES MONNAIES 


Casca Longus, Lentulus Spinther, Plaetorius Cestianus, Costa, Fla- 
vius Hernie , Marcus Servilius et Lucius Sestius, nomin^ sur les 

médailles suivantes, et sur qui on trouvera des détails à leurs familles 
respectives, étaient lieutenants, proquesteurs ou propréteurs de Brutus, 
et firent imprimer son nom sur leurs monnaies. Quant au nom de 
Caepio qui appartient à la famille Servilia , il devint celui de 
Brutus par son adoption dans cette famille , et le titre de proconsul 
lui fut décerné par le sénat lorsqu'il se rendit en Asie pour soutenir 
les droits de la liberté romaine. Toutes ces médailles (depuis le 
n* 26 jusqu'au n° 42, ont été frappées de710à712 (de 44 à 42 
av. J. C.). 

Marcus Silanus, qui frappa la médaille 43 , fut d'abord député de 
Jules César dans les Gaules. Après la mort de celui-ci , il s'attacha à 
Lépide, qui se servit de lui principalement pour soutenir dans la guerre 
de Modène Marc Antoine qui n'osait agir ouvertement. Plus tard, il se 
rangea du parti de ce dernier; mais fatigué des affronts que lui faisait 
subir Cléopâtre , il l'abandonna pour se donner à Octave. Cette mé- 
daille où il est nommé augure , questeur et proconsul, fut frappée en 
719 (45 av. J. C.) pendant la fin de la domination de Marc Antoine en 
Asie et en Égypte. 

85. JUVENTIA. 

Fâmille plébéieime. 


(1 ) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 

TAL. ROMA {Talna Romd). Diane dans un bige au galop à droite, 
un croissant sur la tète. AR. 20 fr. PI. xxiv. Juventia 1. 

(2) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

r( c. TAL. ROMA [Caius Talna Ronid). Victoire dans un bige au 
galop à droite, tenant un fouet. AR. 3 fr. PI. xxiv. Juventia 2. 

(3) Tète laurée de Janus; en haut, I. 

r( TAL. ROMA (Talna Roma). Proue de vaisseau. G. B. As. 5 fr. 
PI. Lvii. Juventia. 

(4) Tète laurée de Jupiter; derrière, S. 

r( Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 4 fr. 


Digitized by Google 


DE LA HÉPUBUQUE ROMAINE. (8i 

(5) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois points. 

Même revers; mais en haut, trois points. M.B. Quadrans. 3 fr. 

Éclaircissemen ts . 

• 

Cavedoni attribue la première de ces médailles à Titus Juventius 
Talna, préteur eu 5G0 (194 av. J. C.), et la croit frappée une dizaine 
d’années auparavant. L’as, le semis et le quadrans sont probablement 
environ de la même époque. Borghesi donne la seconde médaille à 
Gains Juventius Taliia , consul en 591 (163 av. J. C.). Les anciens nu- 
mismates , qui ont mal compris le monogramme de cette médaille (ils 
ne connaissaient pas encore la première), l’ont placées la famille Ati- 
lia, en lisant C. ATIL. , ce qui doit se lire C. TAL. 


86. LICINÏA. 


Famille plébéienDe, maU consolaire. 


(1) M. AVRELI. ROMA {J\larci Aurelii Romd). Tête de Pallas ù droite, 

avec le casque ailé ; derrière , 1^. 

«f SCAVRI. L. Lie. CN. DOM.(A'crt«ri. Lucio, LicinioCnaeo Üomitio)'. 
Mars nu, debout dans uii bige au galop à droite , tenant un bou- 
clier et une trompette gauloise , et lançant un javelot. .AH. C. 
Médaille dentelée. PI. vu. Aurélia 5. 

(2) L. COSCO. M. F. {Lucii Cosconii Marci fi-lii). Tête de Pallas à ^ 

droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 

Bf L. LIG. GN. DOM. {Lucio Licinio, Cnneo Dornitio). Mars nu dans 
un bige au galop, tenant un bouclier et un carnjx, et lançant un 
javelot. AR. 5 fr. Médaille dentelée. PI. xv. Gosconia. 

(3) G. MALLE. G. F. {Caii MalleoU Cttü filiî). Tête de Pallas à droite, 

avec le casque ailé ; derrière , X. ^ 

iÇ. Pareil au précédent. AR. G. Médaille dentelée. PI. xxxiii. Po- 
blicia 1 . 

i. Vojez dans les éclaircissements de la famille Aurélia la raison de celle interpré- 
lation , ainsi que des quatre suivantes. 


Digitized by Google 



182 DESCamiON GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(4) l>. POMPONI. CN. F. (^Lucii Pomponü Cnaei fUü). Tête de Pâlies 

à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 

Pareil au précédent. AR. C. Médaille dentelée. PI. xsxiv. Pom- 
poiiia 4 . • 

(5) L. PORCI. UCI. {LuciiPorcU Licini). Tête de Pallas à droite, avec 

le casque ailé ; derrière , X. 

Rf Pareil au précédent. AR. C. Médaille dentelée. PI. xxxrv. Porcia 1. 

(6) Tête laiirée de Janus; en haut, I. 

MVRENA. ROMA. Proue de vaisseau; à côté, 1. G. B. As. C. *. 
Pl. Lvii. Licinia 1 . 

(7) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

ül Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 12 fr. 

(8) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut, quatre points. 

Rf Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 5 fr. 

(9) Tête d'Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière, trois points, 
lÿ Même revers; mais à droite, trois points. M.B. Quadrans. 5 fr. 

Pl. Lvii. Ucinia 2. 

(10) Tête de Mercure à droite , avec le pétase ailé ; en haut, deux points. 
Même revers; mais à droite , deux points. P. B. Sextans. 1 5 fr. 

(1 1 Buste diadémé de Jupiter jeune à gauche, vu par derrière, lançant 
un triple javelot. 

al C. LICIOlIVS C. F. MACËR {Caius Licinius Caii filius Macer). 
Pallas dans un quadrige au galop à droite , tenant un bouclier et 
lançant un javelot. AR. 2 fr. (Cette médaille est ordinairement 
d’un grand module, mais sans augmentation de poids.). Pl. xxiv. 
Licinia 1 . 

(1 2) Tête diadémée et laurée de Vénus à droite; derrière, S. C. {Se- 
natüs consulta). 

r( P. CRASSVS M. F. (JPublius Crassus Marci filius). Chevalier de- 

1. L’as de Lucius Murena, qui a au revers une Victoire crigeant un trophée, est 
l’as de la famille Comelia, n* 17 , refait au burin, qui existe au Cabinet des médailles. 
Riccio, qui le reproduit, n’a fait que copier Morell en donnant une tournure antique 
i la pièce. 


Digilized by Google 


DE Là RÉPUBUQUE ROMAIHE. 


183 


bout, de face, armë d’une haste et tenant son cheval par la bride; 
à terre, une cuirasse et un bouclier. AR. 4fr. PI. xut. Licinia 2. 
(1 3 } NERVA. Tète casquée de Pallas à droite. 

nf A. LICINI. {Aulus Licinius). Victoire debout, tenant une palme et 
une couronne. AR. Quinaire. 60 fr. PI. xxiv. Licinia 3. 

(1 4) NERVA. Tête laurêe d'Apollon à droite. 

1^ Pareil au précédent. AR. 80 fr. PI. xxrv. Licinia 4. 

(15) NERVA. Tête laurée d'Apollon à droite. 

A. LICINI. {Aulus Licinius). Cavalier au galop à droite , tenant 
une longue palme. AR. Sesterce (gravé à tort dans Morell comme 
denier). 80 fr. PI. xxrv. Licinia 5. 

(16) FIDES A. LICINIVS (Fidcs. Aulus Licinius), Tête laurée de la Fi- 
délité à droite. 

NERVA III. VIR (Nerva triumvir). Cavalier en course, traînant 
un barbare par les cheveux. AR. 25 fr. PI. xxrv. Licinia 6. 

(17) NERVA FIDES. Tête laurée de la Fidélité à droite. 

fi( A. LICINI III. VIR (Aulus Licinius triumvir). Cavalier en course, 
traînant un barbare par les cheveux. AR. 6 fr.'. PI. xxiv. Li- 
cinia 7. 

(18) CRASS. IVN. LEG. PRO. PR. {Crassus Junianus legatus pro- 
praetor). Tête tourelée de femme à droite, entre un épi et un 
caducée ; dessous , une proue de vaisseau ; dessus , un symbole 
inconnu ; le tout dans un collier. 

Bf SCIP. IMP. M£TEX>. PIVS (Scipio imperator. Metellus pius). Tro- 
phée entre le lituus et le praefericulum. AR. 25 fr. PI. xxiv. li- 
cinia 8. 

(19) METEL. PIVS SCIP. IMP. (Metellus pius Scipio. imperator).lè\.e 
harbue de Jupiter en Terme à droite ; dessous, une tête d’aigle et 
un sceptre. 

CRASS. IVN. LEG. PRO. PR. (Crassus Junianus legatus proprae- 

tor). Chaise curule ; à droite , une main tenant une pièce de 

• • 

1 . La nicilaille publiée par Morell avec cette tète et le revers de la médaille it de 
la famille Junia , existe au Cabine: ; mais elle est fourrée. 


Digitized by Google 



DESCRIPTIOH GÉNÉRALE DES MONNAIES 


18 li 

luonuaie ; à gauche , un épi ; eu haut , des balances et une corae 
d'abondance. AR. 25 fr. Fl. viii. Caecilia 12. 

(20) P. CRASSVS IVN. LEG. PRO. PR. {Publias Crassus Junianus le- 
"Ulus propraetor). 

Rf Q. METEL. FIVS SCIPIO IMP.; en haut, G. T. A. {Quintus Me- 
tellus pius, Scipio imperator. Genio tutelari Aegypti). Femme 
debout de face , avec une télé de lion surmontée d’un globe , te- 
nant de la main droite un nilomètre , la main gauche sur la poi- 
trine. AR. 25 fr. PI. VIII. Caecilia 13. 

(21) CAESAR AVGA ST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POTEST. {Caesar 
Augustus /Kmtifex maxirmts trihuniciii potestate). Tête nue d’Au- 
guste à droite. 

Hf A. LICIN. NERVA SlIJAN. III. VIR A. A. A. F. F.; dans le champ, 

.S. C. { tulus Ucinius Nerva Siliunus triumvir, aura, argenta, 
acre, Jlando, feriundn , Senatiis consulta). M.B. 6 fr. PI. lvii. 
Licinia 3. 

(22) AVGVSTVS TR. POT. [Augustus tribunicid potestate). Tête nue 
d'Auguste à droite. 

r( F. STOLO 111. VIR {Publias Stolo triumvir). Bonnet de flamine 
entre deux anciles. AR. 50 fr. Fl. xxiv. Licinia 9. 

(23) AVGVSTVS TR. POT. {Augustus tribunicid intestate). Auguste à 
cheval à droite. 

b( F. STOLO III. VIR {Publias Stolo triumvir). Apex entre deux • 
anciles. .AR. 80 fr. Fl. xxiv. Licinia 10. 

(24'i OB CrVIS SERVATOS. Couronne de chêne entre deux branches 
de laurier. 

Rf P. LICINIVS STOLO III. VIR A. A. A. F. F.; dans le champ, 

S. C. {Publias Ucinius Stolo triumvir, aura, argenta, aere, flando, 
feriundo , Scnalàs consulta). G. B. 6 fr. Fl. lvii. Licinia 4. 

(25) .AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. {Augustus tribunicid potestate), 
dans une couronne de chêne. 

4 F. STOLO III. VIR A. A. .A. F. F.; dans le champ , S. C. {Publius^ 
Stolo , triumvir, aura , argento , aere , flando , feriundo , Senatiis 
con.mlto). M.B. 3 fr. Fl. lvii. Licinia 5. 


Digitized by Google 


188 


DE LA RI^.PUBUQCE ROMAINE. 

ÉcUùrcissemen ts . 

Les cinq premières médailles de cette famille ont été frappées pen- 
dant la censure ou la questure de l.,uciiis Licinius et de Ciiacus Ooroi- 
tius, en 662 (92 av. J. C.), par les nronélaires Aurelius Scaurus, 
Cosconius, Malleolus , Pomponius et Porcins Lieinus. Tel est l’avis 
d'Eickhel ; mais Cavedoni les suppose frappées longtemps auparavant. 
Les médailles suivantes , de 6 à 10, appartiennent à un Murena in- 
connu ; leur poids les fait remonter à une époque reculée. 

Eckhel attribue la médaille lia Caius Licinius Macer, qui, ayant 
été déclaré à l’unanimité coupable de concussion sous la préture de 
Cicéron, se donna la mort en 688 (66 av. J. C.’. Cavedoni pense 
qu’elle fut frappée vers l’an 670 (84), pendant qu'il aurait été triumvir 
monétaire.' • 

La douzième médaille a été frappée , selon Cavedoni , i» Rome , en 
695 (59 av. J. C.), par Publius Crasstis qui y était questeur, et qui 
ensuite fut tué avec son père pendant la malheureuse e.spédition 
contre les Parthes. Le revers représente , au dire des anciens numis- 
mates, un chevalier romain armé et équipé , et devant passer la revue 
du censeur ; faisant par là allusion à la charge de censeur, remplie en 
664 (90 av. J. C.) par Publius Crassus , son aïeul , et en 689 (65), par 
le célèbre Crassus , son père. 

Les cinq médailles suivantes , jusqu'au n* 1 7, datent de l’an 706 à 
l’an 712 (de 48 à 42 av. J. C.). Les revers des sesterces et du quinaire 
rappellent plutôt des jeux que des victoires, Publius Licinius Varus, 
préteur en 546 (208 av. J. C.), ayant le premier institué les jeux Apol- 
linaires. I.es numéros 1 6 et 17, .selon les anciens nuniisinales , repré- 
sentent Aulus Licinius Nerva, qui, pendant sa préture en Macédoine, 
défit Andriscus, lequel, sur ces médailles, serait le barbare traîné par 
les cheveux. 

Les médailles 18, 1 9 et 20 ont dq.'i été décrites h la famille Caecilia ; 
mais je n'y ai parlé que de ce qui regarde Scipkui et Melelliis. Quant 
à Pultlius Licinius Crassus Junianus , il descendait de la famille Junia, 
et passa par adoption dans la famille IJeinia. Pendant la guerre civile 
entre César et Pompée, il suivit ce dernier en Afrique avec le grade 

il* 




Digitized by Google 


I 


186 DESCRlPnON OÉnÉRALF. DES MONNAIES 

de propréleur du second Scipion rAfricain. Outre l’expUcatiou de cet 
types qu’on trouvera à la fainille Caecilia , Cavedoni croit que ceux de 
la médaille 20 ont rapporta Licinius Crassus Junianus, qui aura voulu 
y rappeler les trois lois proposées par le tribun du peuple Licniiut 
(ialvus Stolon, et que le sénat et le dictateur acceptèrent enfin en 388 
(366 av. J. C.) , après de longues et vives discussions ; ainsi, la main 
(|ui tient une pièce de monnaie et les balances feraient allusion à la 
première loi qui consistait, en faveur des débiteurs, à déduire sur le 
capital ce qui aurait été payé pour les intérêts, et à donner trois ans 
pour acquitter le surplus par sommes égales ; l'épi rappellerait la se- 
conde, qui défendait de posséder plus de cinq cents arpents de terre; 
et la chaise curule serait l’emblème de la troisième , par laquelle on 
ne 'nommerait plus que des consuls dont un serait nécessairement 
plébéien. Si cette intcr|>rétation n'est pas la véritable, il faut convenir 
au moins qu'elle est magnifique par l’imagination de son auteur. 1 

Les cinq dernières médailles de cette famille ont été frappées par 
des monétaires d’Auguste; la première, par Aulus Licinius Nerva, 
adopté par l’ubliusSilius Nerva, triumvir monétaire en 731 (23av. T. C.), 
et les quatre dernières, par Piiblius Licinius Stolon, monétaire vefa 
l’an 737 (17 av. J. C.). Le surnom ou plutôt le sobriquet de Stolon fut 
donné, à ce que dit Varrun, au tribun du peuple dont j’ai parlé plus 
haut, parce qu'il se montra si rigoureux dans sa loi sur les terres, 
qu’on n'aurait pas pu trouver dans tout son champ un seul rejeton 
inutile (sto/o). Vaillant croit que les médailles 22 et 23 ont rapport 
an retour d’Auguste de la Syrie ; car l’une nous montre l’emptereur à 
cheval en triomphateur , et les revers des deux pièces représentent les 
trophées qu’on suspendait dans le temple de Mars vengeur, dont le 
prêtre portait l’apex ou bonnet de flamine. 

LIVIA. 

Quelques auteurs donnent à la famille Livia la médaille déjà décrite 
à la famille Cassia, avec la légende C. CASSI. L. SAIJNATOR ; ce der- 
nier nom appartient en effet à la famille Livia, de méneequ’à la famille 


Digitized by Go- jgU 


187 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

Oppia ; mais ht grande majorité des numismates préférant la donner 
à oalte dernière famille, c’est là qu’il faudra la chercher. 

87. LIVINEIA. 

Famille plébéienne. 

(1 ) Tête nue de Livineius Régulus à droite. 

bC L. PEGVLVS {Lucius Régulas). Deux gladiateurs uus, cnmliattaiU, 
l’un, armé d'une haste, contre un lion ; l’autre, armé d'une épée 
et d’un bouclier, contre un tigre; plus loin, un taureau blessé. 
AR. 6 fr. PI. XXIV. Livineia 1. 

(2) Tête nue de Liviueius Régulus à droite. 

L. LIVINEIVS RCGYLVS. Modius entre deux épis. AR. 5 fr. '. 
. PI. xxjv. Livineia 2. 

(3) Même tête. 

Bf L. {Lucius) UVINEIVS REGVLVS. Chaise curule entre six fais- 
ceaux. AR. 5 fr. PI. XXIV. Livineia 3. 

(4) REGVLVS PR. {Régulas praetor). Tête mie de Régulus à droite. 
b( Même revers. AR. 5 fr.'. PI. xxrv. Livineia 4. 

(5) La même médaille en OR. (Gab.des médailles.) 600 fr. PI. xxiv. Ibid. 

(6) L. REGVLVS PR. {Lucius Régulas praetor). Tête nue de Ré- 

gulus à droite. 

a[ REGVLVS F. PRAEF. VR. {Régulas filiav praefectus urbis). Chaise 
curule entre deux fabceaux. .AR. 6 fir. PI. xxiv, Livineia 5. 

(7) Télé laurée de Jules César il droite , entn- une branche de laurier 

et un caducée. 

b( L. UVINEIVS REGVLVS. Taureau furieux courant. ,AR. 12 fr. 
PI. XXIV. Livineia 6. 

(8) M. LEPIDVS 111. VIR R. P. C. {Marcus Lepidtis triumvir Reipu- 
blicae constituendae). Télé nue de Lépide à droite. 

1. Cette médaille a été restituée pat Trajao. (Musee Theupoli.) fi'. 

2. Morell décrit ce revers avec la léii* du n* 10 de la fainille Casiia. (ieite ntedaîMc 
hybride était probablement rourree. 


* 


Digitized by Google 


188 


DKSORIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Hf L. REGVLVS II U. VI K A. P. F. (^Lucius ReguUu quatuorvir aura 
publia) feriundo). V estale debout, tenant le siiilpule et une baste. 
OR.(Cab. de M.Wigan, à Londres.) 1000 fr. PI. xxv. Livineia 7. 

(^9) M. ANTON! VS 111 VIR R. P. G. {Marcus Autonius triunwir Reipu- 
blicae constituendiw). Tête nue de Marc Antoine à droite. 

Rf L. REGVLVS un. VIR A. P. F. i Imcius Régulas quatuorvir aura 
publico feriundo). Antêon, fils d’Hercule, à moitié couvert d’une 
peau de lir>n, assis, tenant une Waste et appuyé sur un bouclier. 
OR. (C.ab. de VL VVigan.) 600 fr. PI. xxv. Livineia 8. 

(10) G. (!AESVR11I. VIR R. P. G. {Caius Caesar triumvir Reipublicae 
coustituendue). Tête nue d’Octave à droite. 

a( L. REGVLVS 1111. VIR A. P. F. (iMcius Régulas quatuorvir aura 
publico feriundo), Enée emportant Anchise. OR. (Gab. des mé- 
dailles.) 400 fr. PI. xxv. Livineia 9. 

(11) G. GAEiS.VR III. VIR R. P. V.. (Caius Caesar triumvir Reipublicae 
consfituendae). Tête nue d’Octave à droite. 

r[ L. LIVINEIV'S REGVLVS. Victoire passant, tenant une couronne 
et une longue palme. \R. 20 fr. Pl. xxv. Livineia 10. 

(12) PV’LGIIER T.W’RVS REGVT.VS. Deux mains jointes tenant un 
caducée. 

III. VIR .A. A. V. F. F. Dans le champ, S. G. (Triumviri aura, ar- 
genta, aerc, flandu, feriundo, Senatûs consulta). P. B. G. Pl. lu. 
Glaudia. 

vl3)TAV RVS REXiVLVS PVLGHER. Simpule et lituus. 

k( Pareil au précédent P. B. G. Pl. lxvii. Statilia. 

(14; REGVLVS PVLGHER TAV’RV.S. Gorne d'abondance; dans le 
champ, S. G. {Se/iatûs consultai). 

r[ 111. V IR A. V. A. F. F. i Triumviri aura , argento, acre, flando, 
feriundo). Enclume. P. B. G>. Pl. lvii. Livineia. 

Éclaircissemen ts, 

Visconti s'était imaginé .à tort que la tête représentée sur les six pi e* 

mières médailles de cette famille était celle d’Atilius Régulus , si célè- 


# 


Digitized by Gc 'Ogle 


188 


\ 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 

bre par son supplice barbare à Cartilage : Borghesi a prouvé que c’est 
celle du préteur Lucius Régulus , que son fils , l'un des préfets urbains 
nommés par Jules César avant son départ pour l'Espagne, a fait gra- 
ver sur ses monnaies ; il est encore d’avis que la chaise curule et les 
faisceaux se rapportent plutôt à lui qu’à son fils, parce qu’avant d’étre 
préteur, il avait été édile, et (|ue, comme gouverneur d’une province , 
il avait droit aux faisceaux. Du reste , le niodius, les épis et le combat 
des gladiateurs regardent autant le préfet urbain que le préteur, puisque 
tous deux avaient la surintendance des vivres et des spectacles donnés au 
jieuple. Toutes ces médailles datent de 708 à 709 (46 à 45 av. J. C.). 

Le même monétaire ayant frappé des médailles à l’elTigie de Jules 
César, de Lépidc, d’Antoine et d’Octave, Eckhel conclut que celle 
de la famille Livineia avec la tète de Jules César a été frappée après sa 
mort; mais Riccio fait observer, avec beaucoup de justesse, que la 
dignité de quatuorvir monétaire étant inférieure à celle de préfet ur- 
bain, Livineius Régulus n’a pas dû exercer cette charge après avoir 
été préfet ; et qu’en conséquence, les médailles de Jules César et des 
triumvirs ont été frappées par son fils en 711 (43 av. J. C.). 

Sur les trois médailles d’or de cette famille (non comprise celle qui 
a la tête de Régulus), le monétaire a voulu flatter les triumvirs en 
rappelant l’origine illustre de chacun d’eux. Ainsi, le revers de la mé- 
daille de Lépide, qui appartenait à la famille Aemilia , offre l’image 
de la vestale Rhea Silvia , nommée Aemilia par quelques auteurs. Celui 
de la médaille d’Antoine représente Antéon, fils d’Hercule, dont il se 
vantait d'étre le descendant; et sur la médaille d’Octave, le revers 
rappelle l’origine de la famille Julia, qui descendait d’Énée; Quant à la 
Victoire, au revers de la médaille 11, elle est probablement relative 
à la défaite des conjurés à Philippes. 

Les trois petits bronzes qui ferment la liste des médailles de celle 
famille sont d'un monétaire d’Auguste (probablement le fils du qua- 
tuorvir précédent), qui exerça sa charge conjointement avec .Statilius 
Taurus et Claudius Pulcher. 


Digitized by Google 



190 


DESCRIPnON GÊNÉRAI,F. DES MOHWAIES 


88. LOLLIA'. 

FanitUf plêb<^i«fiae. 

(1) HONORIS. Tête de l’Honneur à droite. 

n( l'ALIKANVS. Chaise curule entre deux épis. AR. 10 fr. PI. xxv. 
Lollia 1 . 

(2) IjIBERTATIS. Tête diadémêe de la Liberté à droite. 

Bf PALIKAN\'S. La tribune aux harangues ornée d’éperons de navire. 
AR. 8 fr. Pl. XXV. Lollia 2. 

(3'i FELICITATIS. Tête diadémée de la Félicité à droite. 

Bf PALIKANVS. Victoire dans un bige au galop à droite, tenant une 
couronne. AR. Quinaire. (Cab. de M. Riccio.) 60 fr. Pl. xxv. 
Ixtilia 3. 

(4) S. G. {Seiiatûs consulta). Vase. 

b( PALIKANVS. Globe sur un cippe. AR. Sesterce. (Riccio, du musée 
Olivieri de Pesaro.) 1 00 ir. 

I . J’ai inpprinié les médailles de la famille Lollia qui ont été frappées en Cyrénaï- 
que et à Paestum j c’est l'usage assez généralement suivi par les savants et les amateurs 
d’aujourd’hui. Du reste, dans la question des suppressions et des admissions de mé- 
dailles (en bronze surtout) dans la suite consulaire, il y a beaucoup de vague et d’ar- 
bitraire; en somme, c'est on point très-diiBcile à régler. Car, ai l’on supprime les 
médailles de bronze de la famille I»llia parce qu’elles sont coloniales, il n’y a pas de 
raison pour admettre celles de la famille Sosia, de la famille Proculeia, ni aucune de 
celles de Marc Antoine frappées par Oppius, Atratinus , Fonleius Capito ou Bibulus. 
Il n’y a pas non plus de raison pour admettre les médailles d’argent de la famille Ca- 
risia et de la famille Domitia (avec la légende OSCA), qui ont été frappées en Espagne, 
ni celles de Jules César en bronze , ni même celles des familles Minatia et Comuficia , 
puisque les premières ont été frappées en Espagne et les autres dans la Cyrénaïque. 
D’un autre cAtc, si l'on admet les familles Sosia et Proculeia, pourquoi rejetterait-on les 
familles Mineia, Aebutia, Fadia, etc.? Je le répète, il y a beaucoup de vague et d’arbi- 
traire dans ces distinctions. J’ai suivi Eckbel et les modernes , et n’ai rien voulu iu- 
nover en cette matière, parce que, dans ma conviction intime, la seule classification 
des consulaires qui ne laissât rien à dnirer, n’admettrait que les seules médailles frap- 
pées à Rome avant Jules César, et reléguerait toutes les autres , toit dans la suite des 
impériales, soit dans celle des peuples et des villes. 


Digitized by Go>)gIt 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. <91 

Éclaircissements. 

Des quatre médailles connues de cette famille , il n’y a que la 
seconde dont l’interprétation soit claire. Le revers représente l'an- 
cienne tribune aux harangues , nommée aussi les Rostres , à cause des 
éperons de navire qui en décoraient la base, lesquels éperons ét.aient 
ceux des vaisseaux pris à Ântium qu’on retira des arsenaux de Rome, 
en 420 (334 av. J. C.), pour les brûler, sauf les éperons qu’on 
réserv.i pour la tribune aux harangues. Ce type a rapport à Marcus 
l^ollius Palikanus, tribun du peuple en 684 (70 av. J. C.), qui parvint, 
sous le consulat de Pompée même , à faire rendre au tribunal toute 
son ancienne puissance, dont .Sylla l’avait privée. La tête de la Liberté 
rappelle la liberté rendue au peuple Romain en cette circonstance. 

Cavedoni assigne pour date à ces médailles l’an 708-709 1 46-45 
av. J. C.). 

89. LUCILIA. 

Füimilc (l'abord palricieouv» el PUMÜte plrbéitronr. 

t 

(1 ) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, PV. {.■irgento 
sous-entendu, pttblico). Le tout dans une couronne de laurier. 

H,’ .VI. LVCILI. à l’exergue; RVF. en haut. {Marcus Luciliiis Rufus.) 
Victoire dans un bige au galop à droite, tenant un fouet. AR. 
2 fr. PI. XXV. Lucilia. 

Rclaircissements. 

Otte médaille, frappée, selon Cavedoni, vers l’an 660 (94 av. J. C.), 
est attribuée à Marcus Lucilius Rufus , questeur ou monétaire vers 
cette époque , et tribun du peuple quelques années plus tard. 

90. LUCRETIA. 

Famille patricieui>e, et eosaite plébéienne. 

("I) TRIO. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant , X. 

^ CN. LV’CR. ROMA {Cnaeus iMcretius Ronui). l.es Dioscures à 
cheval allant à droite. AR. 2 fr. PI. xxv. Lucretia I . 


Digitized by Google 



<92 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


(2) Tète radiée du Soleil à droite. 

Rf TRIO L. I.VCRETI. {Trio Lucius Lucreliits). Croissant entouré de 
sept étoiles. AU. 3 fr.'. Pl. xxv. I.ucretia 2. 

(3) Tête laurée de Neptune à droite, avec le trident ; derrière , un 

nombre qui varie. 

L. LVCRETl. Trio {tudus Lucreiius Trio). C.upidon sur un dau- 
phin. AR. 2 fr.'. Pl. xxv. Lucrelia 3. 

• Eclaircissements. 

Il n’y a rien de positif sur les médailles de la famille Lucretia ni sur 
les personnages qui les ont fait frapper. La seule chose digne de re- 
marque , c’est que Lucretius Trio a fait allusion à son nom , en pla- 
çant sur le revers de la seconde médaille les sept étoiles qui forment 
la constellation de la grande Ourse , en latin septem TRIONES. 

Cavedoni assigne à la fabrication de la première médaille de celte 
famille l’an 558 (196 av. J. C.), ce qui me parait un jteu ancien, 
vu le style de cette pièce, et aux deux dernières. Tan 676 (78). 

91. LURIA. 

FamillL* inconnue. 


(1) CAESAR AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. (Caesur Au- 
gustus pontifex majcimus Iribunicid potestaté). Télé nue d’Auguste 
à droite. 

h; P. LVRIVS AGRIPPA III. VIR A. A. A. F. F.; dans le champ, S. C. 
{Publius Lurius Agrippa^ triumvir auro , argenfo, nere, flando, 
feriundo, Senatûs consulta). M.R. C. Pl. lvii. I.uria 1. 

(2) Même légende. Tête nue d’.Auguste à gauche. 

• b( Même revers. M.R. C. Pl. Lvii. Luria2. 

(3) CAESAR A^GVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. iCaesar ./u- 

1. Cette médaille a etc restituée parTrajan (Cab. des mcd.). 300 fr. Pl. xlt. Méd. S. 

9. Cette médaille a été restituée par Trajan (Borghesi, du Vatican). 400 fr. 


Digitized by Gooj^It 


193 


DE LA RÉPLBUQUE ROMAINE. 

gustus pontifex maximus tribunicid potestate). Tête nue d’Auguste 
à gauche; deirière, une Victoire debout, tenant une corne d’a- 
bondance et lui attachant sa couronne. 

Même revers. M.B. 40 fr. PI. lvii. Luria 3'. 

Eclaircissements. 

Publius Liirius Agrippa était monétaire d'Auguste, ainsi que les 
médailles précédentes le font voir. C’est tout ce que l’un sait de lui. 

92. LUTA.TIA. 

Famille plél>éienDe. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

if Q. L. C. ROMA {Çuinlus Lutatius Calulus ? Roma). Les Dioscures 
à cheval allant à droite. AK. 40 fr. PI. xxv. Luiatia 1 . 

(2) CERCO ROMA. Tête de Pallas à droite, le casque orné d’une 

plume et de deux étoiles ; derrière , X. 
if Q. LVTATI. Q. (jQuintus Lutatius quaestor'). Galère avec une tête 
de femme casquée à la proue et un acrostolium à la poupe ; le 
tout dans une couronne de chêne. AR. 2 fr. PI. xxv. Lutatia 2. 

(3) La même médaille sans CERCO à la tête. (Musée britannique.) AR. 

50 fr. PI. xxv. Lutatia 3. 

(4) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois 

points. 

■f Q. LVTATI. ROMA {^uintus Lutatius Roma). Proue de vaisseau ; h 
droite, trois points; en haut, les bonnets des Dioscures. P. B. 
Quadrans. (Riccio, de sa collection.) 15 fr. 

Eclaircissements. 

« — 

I.a première médaille ci-dessus a été frappée vers l’an 497 (257 av. 
J. C.), probablement par Quintus Lutatius Catulus, qui, nommé consul 


t . On trouve dans Morell une médaille répétée par Riccio, de Marcus Lurius 
Agrippa. Cette pièce n’existe dans aucun cabinet connu. 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


in<i 

en 512 (242 av. J.C.), se rendit célèbre par la victoire navale qu’il 
remporta sur le général carthaginois Hannon. Les deux suivantes, 
frappées longtemps après par un monétaire de la même famille , rap- 
pellent cette brillante victoire. Cavedoni ajoute que le pilote que l’on 
voit sur la galère peut faire allusion à ce que les P.omains avaient le 
désavantage d’avoir le vent contraire , et que les deux étoiles qui or- 
nent le casque de Pallas sont en souvenir du flambeau que l’on disait 
s’être élevé dès le commencement du combat au-dessus de la flotte 
des Romains , en présentant à celle des Carthaginois une pointe me- 
naçante. La couronne de chêne qui entoure le revers est encore rela- 
tive à ce haut fait d’armes de LUtatius Catulus. 

93. MAECILIA. 

Familltf ÎDcooDue. 


(1) CAESAR AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. {Caesar Au- 
gustiu pontifex maximus tribunicid potestate). Tête nue d'Auguste 
à droite. 

M. MAECIUVS TVLLVS IlL VIR A. A. A. F. F. ; dans le champ S.C. 
(^Marcus Maecilius Tullus triumvir aura, argento, acre, flando, 
feriundo, Senatiis œnsullo). M.B. C. PI. Lvii. Maecilia 1. 

(2) Même légende. Tête nue d’Auguste à gauche. 

Même revers. M.B. C. PI. lvii. Maecilia 2. 

(3) Même légende. Tête laurée d’Auguste à gauche; derrière, une 

Victoire debout tenant une corne d’abondance , et lui attachant 
sa couronne. 

Même revers. M.B. 40 fr. PI. lvii. Maecilia 3. 

Éclaircissements. 

La numismatique nous apprend tout ce qui est connu de Maecilius 
Tullus; savoir, qu’il fut monétaire d’Auguste. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


19S 


94. MAENIA. 

Famille pléb^rone. 


(I ) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 
s( P. MAE. ROMA. {Publias Maenius Romd). Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. 2 fr. PI. xxv. Maenia 1. 

(2) Tête laurëe de Janus ; en haut, I. 

Bf MAE. ROMA {Maenius liomii). Proue de vaisseau; à droite, I. 
G. B. As. 5 fr. 

(3) Tête laurëe de Jupiter à droite ; derrière , S. 

Même revers-, mais à droite, S.‘. M.B. Semis. 4fr. PI. lviii. Maenia i . 

(4) Tête casquëe de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

Bf MAE. 'ROMA {Maenius Romu). Proue de vaisseau; en haut, un 
bouclier; à droite, quatre points. P.B. Triens. 3 fr. 

(5) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailë ; derrière , X. 

Bf P. MAE. AINT. ROMA {Publias Maenius Antiaticus Romd). Victoire 
dans un quadrige au galop à droite, tenant une couronne. AR. 
2 fr. *. Pl. xxv. Maenia 2. 

(6) Tête d'Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

Bf P. MAE. AINT. M. F. ROMA {Publias Maenius Antialicus Mord 
fiUùs Romd). Proue de vaisseau ; adroite, trois points. P.B. Qua- 
drans. C. Pl. lviii. Maenia 2. 


Éclaircissements. 

n serait difficile d’attribuer avec certitude les quatre premières mé- 
dailles de cette famille à l'un de ses membres plutôt qu’à un autre. 
Les deux dernières ont été frappées par un descendant de Caius Mae- 


1. Sur le dessin qoe je donne, et qui est fait d'après le semis appartenant à M. Fé- 
nelon-Farez , il 7 a un bouclier au-dessus de la proue. 

i. On trouve dans Morell ce revers de la famille Maenia avec la tète du n* 1 de la 
famille Porcia. Cette médaille hybride était probablement fourrée. 

..P 


Digitized by Google 



196 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


nius qui, après avoir triomphé des Antiates en 4t6 (338 av. J. C.), 
reçut et transmit à sa postérité le surnom d'Antiaticus. C'est proba- 
blement Publius Maonius , (lis du tribun du peuple Marcus Maeniua 
Antiaticus, à (|ui l'on doit la donner. Cavedoni assigne pour date à la 
fabrication de la première médaille environ l’an 524 (230 av. .1. C.) , 
et à la cinquième, l’an 594 (1G0). 

95. MAIANIA. 

; Famille ioconQue. 

(( ) Télé de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 

1^ C. MAI AM. ROMA {Caius Maianius Roma). Victoire dans un bige 
au galop à droite, tenant un fouet. AR. 3 fr. PI. xxv. Maiania. 

(2) Tête laurée de Janus ; en haut, I. 

if C. MAIAM. ROMA {Caius Maianius Roma), Proue de vaisseau ; à 
droite, I. G. B. As. C. PI. lviii. Maiania 1. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

l«f Même revers ; mais à droite , S. M.B. Semis. 10 fr. (Cab. de M. Fé- 
nelon-Farez.) Pl. lviii. Maiania 2. 

(4) Tête ca»c|uée de Pallas à droite ; derrière , quatre points. 

Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. lOfr. 

(5) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois 

points. 

Même revers; mais à droite , trois points. P.B. Quadrans. 10 fr. 
Éclaircissements. 

Caius Maianius est entièrement inconnu. Cavedoni donne pour 
date à la première médaille de cette famille environ l'an 565 (189 
avant J. C.). 

96. MAMILIA. 

Famille patricienne originaire de Toaculnm, et deTenne plébéîciiiie à Rome. 

(1 ) Tête laurée de Janus ; en haut , 1. 

c. MA.MILI. RO.MA {Caius Mamilius Roma). Proue de vaisseau sur 


197 


DE LA HÉPCBUQDE ROMAIHE. 

laquelle on voit Ulysse debout, tenant un bâton nou^x. G. B. As. 
50 fr. PI. LViii. Maniilia. 

(2) Tête laurée de Jupiter; derrière , S. 

, Même revers; mais à droite, S. .M.B. Sentis. 25 fr. 

(3) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

ü( Même revers ; mais à droite , quatre points. M.B. Triens. 25 fr. 

(4) Tête d’Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

Il( Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 25 fr. 

(5) Buste de Mercure à droite, avec le pêtase ailé et un caducée ; der- 

rière, une lettre alphabétique. 

C. MAMIL. LIMETAN. (Caius Mamilius LimeUinus). Ulysse reve- 
nant de voyage , un bâton noueux à la main , et reconnu p>ar son 
chien. AR. C.'. Médaille dentelée. PI. xxv. Mamilia. 

(6) L. CENSORIN. (Jmcîus Censorintts). Tète diadémée et voilée de 

Junon Moneta à droite. 

af C. LIMETA. P. CREPVSI. {Caius Limetanus Publias Crepusius'), 
Junon assise de cêté dans un bige au galop à droite ; eu haut , un 
nombre qui varie. AK. C. PI. xxvi. Marcia 10. 

(7) Même tête et même légende. 

Rf P. CREP\'S. C. UMETAN. {Publias Crepusius Caius Limetanus). 
Même type que la médaille précédente. AR. (.Ma collection.) 30 fr. 
PI. XXVI. Marcia 1 1 . 

Éclaircissements. 

Télégone était fils d’Ulysse et de Circé; on ‘lui attribuait la fonda- 
tion de Tusculum et de Préneste. La famille Mamilia étant originaire 
de la première de ces deux villes , on voit immédiatement le rapport 
qui existe entre cette famille et le type d’Ulysse revenant de voyage 
en habit de mendiant et reconnu au bout de vingt ans par son chien 
Argos, qui vint lui faire des caresses et mourut de joie en le voyant. 


1. Cette médaille a été restituée par Trajan (Cab. des mrd. et ma collectio;i). 300 fr. 


Digitized by Google 



198 


DESCR1PTI0>' GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Quant à l^téte de Mercure ,‘elle se rattache encore aux inénies tradi- 
tions, puisque Ulysse reçut de Mercure la fameuse herbe Moly, par 
laquelle il brava les enchantements de Circé. Cette médaille est une 
des plus belles de la suite consulaire, par rapport à sa facile interpré- 
tation. Le suruom de Limetanus fut donné à Caius Mamilius, tribun 
du peuple, en 589 (165 av. J. C.), pour avoir fait une loi sur les limites 
des champs. 

Cavedoni a jugé, d’après les dépôts où la méd.iille en question 
manquait , qu’elle n’a pas pu avoir été frappée par Mamilius, tribun 
du peuple en 644(110 av. J. C.), mais qu’elle l’a été par son fils, 
vers l’an 671 (83). Quant aux pièces de bron7« de cette famille, elles 
sont plus anciennes et appartiennent probablement au tribun. Les nu- 
méros 6 et 7, décrits également aux familles Crepusia et Marcia, datent 
de ht même époque que la première en argent. 


97. MANLIA. 

Faciille patneienae. 

(1) SER. ROMA (Serior? ou Sergia? Roma). Tête de Pallas à droite, 
avec le casque orné d’une plume. 

Ht A. MANLL Q. F. [Aulus Manlius Quinti filius). Le Soleil de face 
dans un quadrige , planant au-dessus des nuages ; de chaque 
côté, un astre; en haut, un croissant et X. AR. 12 fr. PI. xxv. 
Manlia 1 . 

(2'i Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, un symbole 
inconnu. 

*( T. MAL. AP. CL. Q*. VR. {Titus Mallius, Appius Claudius, Quintus 
Urhinius). Victoire dans un trige à droite. AR. C. PI. xl. Ur- 
binia 1. 

(3) L. MANLI. PRO. Q. {Lucius Manlius proquaestor). Tête de Pallas à 
droite , avec le casque ailé. 

B[ L. SVLL.A IM. {Lucius Sulla imperator). Sylla dans un quadrige au 
pas à droite , ' couronné par la Victoire. OR. 400 fr. PI. xxv. 
Manlia 2. 


• Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAC^. 19» 

(4) La même médaille en ARGENT. 2 fr. 'PI. xxv. Ibid.'. 

(5) L. MANLI. H PROQ. (Imcius Manliiit proquaestor). Tète de 

Pallas à droite , avec le casque ailé. 

L. SVLLA IM. {Lucius Sulla irnperator). Victoire couronnant Sylla 
assis dans un quadrige au pas à droite, rentrant. OR. A.'iO fr. 
PI. XXV. Manlia 3. 

(6) La meme médaille en ARGEiNT. 5 fr. PI. xxv. Ibid. 

(7) A. MANLI. A. F. Q. {Aulus Manlius Auli filius quaestor). Tête de 

Pallas à droite , avec un casque à crinière , orné de deux 
plumes. 

L. SVLLA FELI. DlC. {Lucius Sulla Félix dictator). Sylla à cheval. 
OR. (Cab. des médailles.) 500 fr. PI. xxvi. Manlia 4. 

I 

(8) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant, X; le tout dans 

un collier. 

I^ L. TORQVAT. EX S. G.; dans le champ , Q. {Lucius Torqualus ex 
Senatiis consulta quaestor). Soldat à cheval en course à gauche , 
tenant un bouclier et une haste. AR. 4 fr. PI. xxvi. Manlia 5. 

(9) SIBVLL.A. Tète diadérnée de la -Sibylle (de Cumes?) à droite. 

Bf L. TORQV'AT. 111. VIR {Lucius Torquatus triumvir). Trépied sur- 
monté d’un vase entre deux étoiles; le tout dans une couronne. 
AR. 4 fr. PI. XXVI. Manlia 6. 

(10) SIBYLLA. Tête diadérnée de la Sibylle à droite ; le tout dans une 
couronne de laurier. 

Même revers. AR. 4 fr. PI. xxvi. Manlia 7. 

Éclaircissements. 

D'après une médaille espagnole , décrite par Florez , qui porte pour 
légende T. MANLIVS T. F. SERGIA , et qui indique positivement , 
selon Eckhel, que Manlius appartenait à la tribu Sergia, ce savant a 
présumé que l'abréviation SER., que l’on trouve sur la première mé- 

1. Sur l’argent, la légende de I 4 télé est quelquefois L. MANLh. PROQ. et celle 
du revers, L. SVU.A IMP. 



200 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


daille de celte famille, pouvait indiquer le nom de cette tribu ; mais 
ret exemple étant unique dans la numismatique romaine, il n’a pas 
osé se prononcer; et, en attendant, il a cité Valère Maxime qui, 
dans un ouvrage sur les Noms , qui lui a été attribué , mentionne 
celui de SEKTOR , sans cependant dire à quelle famille il appar- 
tenait. 

Le numéro 2 est attribué à un Titus Manlius ou Mallius, qui aurait 
été triumvir monétaire avec Quintus l'rbinius et Appius Clatidius , 
consul en 675 (79 av. J. C.). 

Les médailles 3, 4, 5 et 6 , frappées par Lucius Manlius , proques- 
leur de S}lla , en 673 (81 av. J. C.), représentent son triomphe sur 
Mitbridate; et sur le numéro 7, frappé probablement par Aulus Man- 
lius, lieutenant de Marins, dans la guerre contre Jiigurlha, et en- 
voyé avec Sylla auprès de Bocchus qui désirait faire la paix avec les 
Romains , figure la statue équestre qui , au dire de Cicéron , fut érigée 
en l'honneur du dictateur. 

Les trois dernières médailles de cette famille paraissent avoir été 
frappées à la même époque ; la première, par Manlius Torquatus, qui 
fut consul l’an 689 (65 av. J.C.) , et les deux autres, par un triumvir 
monétaire du même nom, à moins cependant que la première n’ait été 
frappée par le père du consul. On sait cpie le surnom de Torquatus fut 
donné, en 393(361 av. J.C.), àTitus Manlius pouravoirlué en combat 
singulier un Gaulois qui l’avait défié , et lui avoir enlevé son collier 
{torques). C’est pour cela que l’on voit un collier sur la 9* médaille; 
le cavalier en course est peut-être Manlius Torquatus lui-même. Du 
reste, la faïuiile Manlia fournit beaucoup d'bommes illustres à la Ré- 
publique , entre autres Manlius Capitolinus. La sévérité du dictateur 
Manlius qui fit mettre à mort son fils Titus , dont la dé.sobéissance à 
ses ordres fit gagner la bataille , passa en proverbe chez les Romains, 
qui appelèrent Mati/iana imperia des ordres d’une sévérité outrée. 

Borghesi a expliqué la présence de la tête de Sibylle ainsi que dfi 
trépied , du vase et des deux étoiles des médailles 1 0 et 1 1 , en disant 
que le monétaire devait être un des quindécimvirs des rites sacrés 
préposés à la garde des livres siliyllins , et que les étoiles indiquent 
l'hébiis et Diane, au culte desquels ces prêtres étaient consacrés. 


Digitized by Goo^lf 


DE IA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


2il) 

98. MARCIA. 

Famille patricienne. 

(1) LiBO. Tête de Pallas à droite, .ivec le casque ailé; devant, X. 

b( Q. marc. ROMA (fiuinlus Atarcius Romd). Les Dioscures à cheval 
allant adroite. AR. C. PI. xxvi. Marcia 1. 

(2) Tête laurée de Janus; en haut, 1. ^ 

B[ Q. M.ARC. LIBO ROMA {Quintus Marcius Libo Romd). Proue de 
vaisseau. G. B. As. C. PI. lviii. Marcia 1 . 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

if Même revers. M.B. Semis. C. PI. lviii. Marcia 2. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

R( Même revers. P. B. Triens. 3 fr. PI. lviii. Marcia 3. 

(5) Tête d'Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 

points. , 

i( Même revers. P. B. Qiiadrans. 3 fr. PI. lviii. Marcia 4. 

(6) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé; en haut, deux 

points. 

*( Même revers. P. B. Sextans. 12 fr. (Cabinet de M. Fénelon-Farez.) 
PI. lviii. Marcia 5. 

(7) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , un point. 

n( Même revers. P.B. Once. (Cab. de M. le baron d’Ailly.) 15 fr. 

i 

(8) Tête de Pallas h droite , avec le casque ailé ; derrière , X-. 

S[ ROMA Q. M.AR. C. F. L. R. (Ro/na, Quintus Mordus, Caius Fa- 
bius ? Ludus Rustius?). Victoire dans un quadrige au galop à 
droite, tenant une couronne. AR. C. PI. xxvi. Marcia 2. 

(9) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière , le modius ; 
devant, X. 

ÿ. M. MARC. ROMA {^Marcus Mordus Roma). Victoire dans un bige 
au galopa droite; dessous, deux épis. PI. xxvi. Marcia 3. 

(10) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

*( M. MARC. M. F. ROMA (Marcus Marcius Mard fUius Romd). 

îfl 


Digitized by Google 



*0i ^DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

Proue de vaisseau; à droite, quatre points. P. B. Triens. 4 fr. 
PI. Lviii. Marcia 6. 

(11) Tête d’Ilercule à droite, avec la peau de lion; derrière , trois 
points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. C. 
l’I. Lviii. Marcia 7. 

(12) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

Q. PILIPVS ROM\. Philippia- Roma). Cavalier en course 

à droite , la tête couverte du casque macédonien , vêtu de la 
chlamyde et tenant une lance; dans le champ, un casque macé- 
donien dénoué. AR. C. PI. ixvi. Marcia 4. 

(13) ROMA. Tête de Philippe V de Macédoine à droite, avec un casipie 
macédonien surmonté de deux cornes et attaché avec un dia- 
dème ; devant , 4>. 

si L. {Lucius) PHILIPPVS écrit sur une base. Statue équestre tenant 
une branche; dessous, AR. 2 fr. PI. xxvi. Marcia 5. 

(14) L. {Lucius) PHILIPPVS. Tête d’Hercule à droite, avec la peau 
de lion; derrière, trois points. 

ROMA. Proue de vaisseau sur laquelle est un coq ; à droite , trois 
points. P. B. Quadrans. 4 fr. PI. lviii. Marcia 8. 

(15) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

f( c. CENSORI. R0M\ {Caius Censorinus Roma). Proue de vaisseau. 
M.B. Semis. (Riccio, du cab. Borghesi.) 10 fr. 

(16) Tête diadémée d'Apollon à droite. 

R( c. CENSOR. ou CENSORI. {Caius Censorinus). Cheval libre en 
coiurse à droite. (Il existe de nombreuses variétés de lettres et de 
symboles.) AR. C. PI. xxvi. Marcia 6. 

(17) Têtes diadémées de Numa PompUius et d'Âneus Maivius à droite. 

1^ C. CENSO. {Caius Censorinus). Cavalier avec un bonnet sur la tête, 

conduisant deux chevaux à droite. (Il y a beaucoup de variétés 
dans les symboles de cette médaille.) AR. 2 fr. PI. xxvi. Marcia 7. 

(18) NVMA POMPILI. {Pompilius) ANCVS MARCIVS. Têtes diadé- 
mées de Numa Pompilius et d’Aneus Marcius à droite. 


Digiti/ ' J i , 


Cooglc 


2U3 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAiriE» 

Rf ('. CKNSO. ROMA (Caius Ccnsoriniis Roma). Deux arches ; sous 
l’une, une proue de vaisseau; sous l’autre, une Victoire sur une 
colonne, tenant une palme et une couronne. M.B. 6 fr. PI. lvtii. 
Marcia 9. 

(19) NVMA POMPII.I. ANCVS MARCI. Têtes diaclémêes de Numa 
Pompilius et d’Ancus Marcius à droite. 

iC C. CENSO. ROMA (Caius Censorinus Roma). Deux proues de 
vaisseau; sur celle de droite, une colonne surmontée d’une Vic- 
toire qui lient une palme et une couronne. M.B. 6 fr. PI. lviii. 
Marcia 10. 

(20) ANCVS. Tête diadémée d’Ancus Marcius à droite ; derrière , le 
lituus. 

H; PHIIJPPVS. Statue é<|uestre sur un aqueduc , entre les arches 
duquel on lit AQV.A. MAR. ou AQVA MARC. (Aqua Marcia'], 
selon que l’aqueduc a des arches de plus nu de moins. AR. 
2 fr.*. PI. XXVI. Marcia 8. 

(21) L. PHILIPPVS. Tète laurée et barbue de Saturne; derrière, 
une faux. 

t( ROM.A. Chien; au-dessus, un point. P.B. Once. (Cab. des méd.) 
12 fr. PI. LVIII. Marcia 11. 

(22) L. PHILIPPVS. Tête laurée et barbue à droite. 

b( roma. Proue de vaisseau; en haut, un chien et un point. P.B. 
Once. (Riccio, du musée Kircher à Rome.) 

(23) Tète laurée d’Apollon à droite. 

l( L. CENSOR. (^Ijtcius Censorinus). Satyre debout avec une queue 
et des brodequins, tenant une outre et levant le bras; derrière 
lui , une statue sur une colonne. AR. C. PI, xxvi. Marcia 9. 
(Très-rarement il y a des symboles.) 

(24) L. CENSORI. ouCENSORIN. (Lucius Censorinus). Tête diadémée 
et voilée de Junon Monela à droite. 

^ C. LIMETA. P. CREPVSl. (Caius Limetanus , Rublùts Crepiisins). 

1. CeUr médaille a été restituée par Trajau. (Morell.} 30Ü fr. 


Digitized by Google 



i64 nESCRIPTIO>i GtrrÉRALE DES MONNAIES 

Junon assise de côté dans un bige au galop à droite; dans le 
champ, un nombre qui varie. AR. C. PI. xxvi. Marcia 10. 

(25) L. CE^SORI^. {^Lucius Censorinus). Même tête. 

itf P. CREPVSI. C. I.IMETAN. {^Publias Crepusius, Caius Lintelanus). 
Junon assise de côté dans un bige au galop adroite; dans le 
champ, un nombre. AR. 30 fr. (Ma collection.) PI. xxvi. Mar- 
cia 11. 

(26) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

L. CENSORIN. [/mcîus Censorinus) ROMA. Proue de vaisseau ; à 
droite, S. M.B. Semis. 10 fr. 

(27) OR CIVIS SERVATOS. G>uronne de chêne entre deux branches 
de laurier. 

ti C. MARGE L. F. CE^SORIN. AVG. III. VIR A. A. A. F. F. ; dans 
le champ , .S. C. (Caius Marcius Lucii filius Censorinus, augur, 
IriuMi’ir auro, argen/o, aere, fhindv, feriundo, Senatüs consulta). 
G. B. 6 fr. PI. Lix. Marcia 12. 

(28) AVGVSTVS TRIBVMC. POTEST. (^ugustus tribunicid potesmte). 
Dans une couronne de chêne. 

i< C. CENSORI^ VS L.F. AVG. 111. VIR A. A. A. F. F. Dans le champ , 
S. C. (Caius Censorinus Lucii filius, augur, triumvir auro, argento, 
aere, fando, feriundo, Senatùs consulta). M.B. 5 fr. Pl. lix. 
Marcia 13. 

(29) La même médaille sans L.F. Au revers, M.B. 5 fr. 

Éclaircissements. 

La famille Marcia, patricienne dans l’origine, puisque le roi Aiicus 
Marcius, l'un de ses ancêtres, était petit-fils de Numa Pompilius par 
sa fille, ne possède que des médailles frappées par des descendants 
plébéiens. 

Quintus Marcius Libo qui a frappé les sept premières médailles, et 
notamment la première vers l'an 554 (200 av. J.C.), suivant Cave- 
doni, est inconnu. Il n’y a guère plus de certitude sur l’attribution des 
quatre suivantes; cependant Borghesi croit devoir donner les mé- 
dailles 9, 10 et 11 à Marcus Marcius Ralla, tribun militaire tué près 


Digitized by Google 


DE L V Rf.PUBUQUE ROMAINE. 


SOS 

de Modène en 561 (193 av. J. C.), dans la guerre contre les Bolens , 
et fds de Marcius Ralla qui fut questeur urbain eu 541 (213); et d'après 
cette interprétation , le modius et les épis qu’on voit sur le ii° 9 Teraient 
allusion à la charge qu’avait exercée son père. 

La médaille 12 a été frappée, selon Cavedoni, vers l’an 630 (124 
av. J. G.), par Quintus Marcius Pliilippus (écrit Pilipus d’après l’an- 
cienne orthographe), père du consul du même nom en 663 (91), à qui 
appartiennent les deux suivantes. Le cavalier représenté sur celte mé- 
daille est Philippe V de Macédoine, et le portrait qu’on voit sur le 
n* 13 est celui du même roi. La raison pour laquelle la famille Marcia 
aimait à reproduire sur ses monnaies le portrait de Philippe V, est que 
ce prince avait fait alliance avec Quintus Marcius Pliilippus, consul 
en 568 et en 585 (186 et 169 av. J. G.), lorsqu’il fut envoyé en am- 
bassade auprès de lui, trois ans avant son premier consulat. Quant à 
la médaille 20 qui porte également le nom de Pliilippus, elle paraît 
d’une époque plus récente; et d’après les anciens dépôts où elle man- 
quait, Gavedoni la croit de Lucius Marcius Pliilippus, tribun du peuple 
en 705 (49 av. J. G.). En tout cas, le revers représente Taqiieduc 
Marcien sur lequel est la statue de Quintus Marcius Rex, qui, pendant 
sa préture , acheva la construcüon de cet aqueduc , imaginé par le 
roi Ancus Marcius. 

Les médailles 15, 16, 17, 18 et 19 furent frappées vers 668 (86 av. 
J. G.) par Gains Marcius Gensorinus, 61s de l’orateur Gensorinus, tué 
par Sylla. Les chevaux de course qui y sont représentés rappellent que 
l’un de ses ancêtres obtint de Quintus Fulvius Flaccus et Appius Glau- 
dius Pulclier, consuls en 542 (212 av. J. G.), que les jeux Âpolli- 
naires, qui jusque-l.à n’étaient quenotifs'et avaient lieu à des époques 
indéterminées , fussent à l’avenir perpétuels et à époque üxe ; les 
arches , les proues de vaisseau et la colonne surmontée d'une Victoire, 
ainsi que les titres de Numa et d’Ancus Marcius rappellent la construc- 
tion du port d’Oslie et les victoires remportées par ces illustres aïeux. 

Les numismates modernes voient dans la figure du revers de la 
médaille 23 le Satyre Marsyas, qui ferait ainsi allusion au nom de 
Marcius. Gette médaille et les deux suivantes datent de l’an 67 1 (83 
av. J.G.). 


Digitized by Google 



so« 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Les deux dernières pièces sont d’un monétaire d’Auguste, dqà ;iu- 
giire à cette époque, et qui fut nommé consul plus lard. 


99. MARIA. 

FumiHe pléb^icuoe. 


;l) Tête laurée de Janus; en haut, I. 

ni Q. MARI. ROMA [Qiiiittus Mariiu lioitia). l’roue de vaisseau; à 
droite, 1. G. B. As. 40 fr. PI. Lix. Maria. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

üf Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 15 fr. 

(3) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

ïi Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 15 fr. 

(4) Tète d’Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

Rf Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 15 fr. 

(5) Tête de Pallas à droite; en haut, deux points. 

r[ Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sexlans. 18 fr. 

(6) G. MARI. G. F. GAPIT. XVIIII (ou tout autre nombre) {Caius 

Marias Caii filius Capito). Tête de Gérés à droite , couronnée 
d’épis. 

Bf Golon conduisant deux bœufs à gauche; en haut, dans le champ, 
XVIIII (ou tout autre nombre qui est toujours le même que celui 
de la tête). AR. 4 fr. Médaille dentelée. PI. xxvi. Maria 1 . 

(7) G. MARI. G. F. CAPlTr {Caius Marias Caii filius Capilo), et un 

nombre. Tête de Gérés à droite, couronnée d’épis. 
b( Golon conduisant deux bœufs à gauche; à l’exergue, S. G. {Senatûs 
consulta), et un symbole ; en haut, dans le champ, un nombre 
qui est constamment le même que celui de la tête. AR. 8 fr. Mé- 
daille dentelée. PI. xxvi. Maria 2. 

(8) GAPIT. {Capito), et un nombre. Tête de Gérés à droite, couronnée 

d'épis ; devant , un symbole qui varie. 

Hf G. MARI. G. F. S. G. à l’exergue {Caius Marias Caii filius, Senatâs 


Digitized by 


DE LA RÉPCBUQUE ROMAINE. ^ 107 

eonsulto). Culoa conduisant deux txEurs à gauche ; dans le champ, 
un nombre qui est invariablement le même que celui de la tête. 
AR. 2 fr. Médaille dentelée*. PI. xxvi. Maria 3. 

(9) Tête de Diane à droite. 

iÿ C. MARIVS TRO. III. VIR {Caius Marius Trogus ? triumvir). Prêtre 
conduisant deux bœufs à droite. OR (d’Ennery). (Authentique ?) 

(10) CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite; derrière, le 
simpule et le lituus. 

C. MARIVS TRO. III. VIR (CaiW Marius Trogus? triumvir). Colon 
conduisant deux boeufs devant les murs d’une ville. OR. (Mionnet.) 
600 fr. PI. XXVI. Mariai. 

(11) AVGVSTV.S. Tête nue d’Auguste à droite; derrière, le lituus. 

b( c. MAIUVS c. F. TRO. III. VIR (Caius Marius Caii ftUus Trugus? 
triumvir). Quadrige dans lequel est une palme. AR. 1 5 fr. PI. xxvi. 
Maria 5. 

(12) AVGVSTVS DIVI F. Tète nue d’Auguste; le tout dans une cou- 
ronne de chêne. 

C. MARIVS C. F. TRO. III. VIR [Caius Marius Caii filius Trogus? 
triumvir). Prêtre voilé, debout, tenant le simpule. AR. 100 fr. 
PI. XXVI. Maria 6. 

(13) . AVGVSTVS. Tète nue d’.Augusteà droite; derrière, le lituus. 

Pareil au précédent. AR. 100 fr. PI. xivii. Maria 7. 

(14) AVGVSTVS DIVI F. Tête nue d'Auguste ; le tout dans une cou- 
ronne de chêne. 

«( C. MARIVS C. F. TRO. 111. VIR {Caius Marius Caii filius Trogus? 
triumvir). Auguste debout , voilé et laiiré , et Agrippa debout , 
avec une couronne rosirale et murale; de chaque côté , un autel. 
AR. lOOfr. PI. xxvii. Maria 8. 

(15) AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite; derrière , le litiius. 

« t. Cette méitaille existe rc5tilui.e par Trajan avec le nombre LXXV (Cab. <le» mé- 
dailles). 3S0 Tr. Ricrio en a donné une avec le n* XXI , et, dans sa liste des restilu- 
cioiis, il cite la famille Maria, d’après Morell. il aurait dit dire au moins dans <iuel 
cabànel se trouve le nombre XXI. 


Digilized by Google 



*0* DESCRIPTION GÉNÉRAIS DES MONNAIES 

h( C. MARIVS TRO. III. VIR. Télé de Diane à droite, sous les 
traits de Julie, avec un carquois. AR. 120 fr. PI. xxvii. Maria 9. 

(16) AVGV'STVS DI VI F. (.-ittgustiis Divi Jilius). Tête nue d’Auguste à 
droite; le tout dans une couronne de chêne. 

h( C. MARIVS TRO. III. VIR {Caius Marias Trogus ? triuini'ir Tête 
de Julie à droite, surmontée d’une couronne, entre celles de Caius 
César et de Lucius César. AR. 300 fr. PI. xxvii. Maria 1 0. 

(17) AVGVSTVS. Tête nue d'Auguste à droite; derrière, le lituus. 

ti Pareil au précédent. AR. 300 fr.'. PI. xxvii. Maria 1 1 . 

Éclaircissements. 

Les cinq médailles de bronze qui sont en tête de cette famille ont 
dû , d'après leur poids, être frappées de l’an 488 à l’an 534 de 
266 à 220 av. J. C.). Quant au personnage à qui elles se rapportent, 
il y a dissidence entre Borgliesi et Riccio : celui-ci prétendant que c’est 
à un ancêtre du fameux Marius; celui-là, qu'elles appartiennent à un 
membre d’une autre branche de cette famille. Je ne prétends pas dé- 
cider la question. 

Il n’y a pas plus de certitude sur l’auteur des médailles 6, 7 et 8. 
Havercamp les donnait à un petit-fils du célèbre Marius , qui fut consul 
sept fois ; mais cette attribution les rapprocherait trop des derniers 
temps de la République : car, bien qu’il soit généralement reconnu de- 
puis Eckbel que les médailles à symboles ne remontent pas au delà de 
la moitié du vu* siècle de Rome, qui répond à l’an 104av. J. C., cepen- 
dant l'asage de les denteler a cessé à la fin de ce même siècle. Cavedoni 
les attribue au fils de Marius, pendant sa préture , et leur assigne |>oiir 
date approximative l’an 680 (74 av. J. C.). La tête de Cérès, jointe 
au colon qui conduit deux bœufs , pourrait signifier l’abondance qui 
régnait dans la colonie d’Eporedia, fondée par Marius dans les Gaules. 

Les neuf dernières médailles ont été frappées, de l’an 737 à l’an 
741 (de 17 à 13 av. J. C.), par un monétaire d’Auguste, du nom de 

1 . On trouve dans Morell ce même revers avec la télé diadémée de Diane, et der- 
rière, le S. C. C’est une médaille fourrée, dont la tête appartient à la famille Naevia. 


Digilized by Google 


309 


DE LA RftPDBUQUE ROMAINE. 

Marius. Quant à l’abrévation TRO. les anciens nuniismales l’oqt inter- 
prêtée par Trogus, surnom présumé de ce monétaire; mais Borghesi 
^interprète par Tromentina, nom de la tribu à laquelle aurait appartenu 
la famille Maria. Il est bien regrettable que ces rares et belles médailles, 
si intéressantes par les porlraits qu'elles nous offrent de Julie, de 
Caius et de Lucius César, soient d’ailleurs d'un sens si obscur. 

100. MATIA. 

Famille plébéienne. 

(1) Tête de Pailas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

Bf MAT. iJMatius) ROMA. Les Dioscures à cheval allant à droite. AR. 
2 fr. (Cette médaille est quelquefois très-petite pour im denier. 
J’en possède une qui ne pèse que 2 grammes 93 cent.) PI. xxvii. 
Matia 1 . 

(2) Tête de Pailas à droite, avec le casque ailé; derrière, V. 
b( Même revers. AR. Quinaire. 5 fr. PI. xxvii. Matia 2. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite. 

ni MAT. ROMA. Victoire couronnant un trophée. (Le monogramme 
de MAT. est quelquefois au milieu du champ , quelquefois à 
droite.) AR. Viçtoriat. 10 fr. PI. xxvii. Matia 3. 

(4) Tête laurée de Janus, avec une rame. 

h( mat. ROMA. Proue de vaisseau; adroite, I. G. B. As. C. Pl. lix. 
Matia 1. 

(5) Tète laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

r( Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 3 fr. 

(6) Tête casquée de Pailas à droite ; en haut , qiiatre points. 

»( Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 3 fr. 
Pl. LIX. Matia 2. 

(7) Même tête. 

sf MAT. à droite; ROMA, eu haut; dessous, quatre |K>iuts. Proue de 
vaisseau. M.B. Triens. lOfr. 

37 


Digilized by Google 



tio DESCRIPTION GÉNÉRAIS DES MONNAIES 

(8) Tête d’Hercule à droite, avec U peau de lion ; derrière, troi* 

points. 

mat. UOMA. Proue de vaisseau ; à droite, trois points. P. B. Qua- 
drans. 8 fr. 

(9) Même tête. 

lÿ MAT., à droite; ROMA , en haut. Proue de vaisseau; dessous, 
trois points. M.B. Quadrans inédit. (Cab. de M. Fénelon-Farez.) 
12 fr. PI. Lii. Matia 3. 

(10) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé; en haut, deux points. 
.Mêaie revers ; mais à droite , deux points. P. B. Sexlans. 12 fr. 

(1 1) Même léte. 

Hf MAT. A droite; ROMA, en haut. Proue de vaisseau; dessous, deux 
points. P. B. Sextans. 15 fr. 

(12) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 
|K)ints. 

P. MAT. ROMA (Pu/iliiu Matius Rond). Proue de vaisseau ; à droite, 
trois {Ktitus. P.B. Quadrans. 15 fr. (Cab. de M. Fénelon-Farez). 
Pl. Lix, Matia 4. 

Éclaircissements. 

Les médailles de celte famille, qui étaient connues des auciens numis- 
mates , étaient rangées à la famille Pinaria , le monogramme ayant été 
lu à tort NAT. pour Natta. Ramus, le lisant MAT. tel qu’il doit être lu, 
les a attribuées à Pomponius MATHO. Borghesi enfin , se fondant sur 
ce qu’aucun Matho connu n’a porté le prénom de Publius , et qu'en 
549 (205 av. J. C.) , il y eut un tribun du peuple nommé Publius Ma- 
tienus, les a attribuées à une famille Matia, d'où seraient venus par 
adoption les Matienus, dont on connaît encore un Caius Matienus, 
duumvir naval en 573 (181 av. J. C.), un Marcus Matienus, préteur en 
581 (173), et un Caius Matienus, déserteur de l’armée d’Espagne en 
616 (138 av. J. C.). 

Cavedoni pense que les trois premières médailles de cette famille 
ont été frappées vers l'an 540 (214 av. J. C.). 


Digilizod by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAIRR. 


4 3M 


' . * » 

101. MEMMIA. • 


FâroîBe plâ>^DAe. 


(1) |léle latirée de Janus; en haut , 1. 

Rf L. MF.MMI. ROMA (Takîus Mrriimitts Roma). Proue de vaisseau 
terminée par une tête de Vénus que couronne Cupidon. G. B. As. 
40 fr. PI. Lix. Memmia 1. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. _.j 

h( Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 12 fr. PI. lix. .Mem- 
mia 2. 

(3) Tête d’Herculeà droite, avec la peau de lion; derrière, trois points, 
nf Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 18 (r. 

PI. ux. Memmia 3. 


(4) Tête virile ^euiie à droite, couronnée de chêne; devant, Jt. 

Bf L. MEMMI. {Lucius Memniius). Les Dioscures debout à côté de 
leurs chevaux. AU. 2 fr. Pl. xxvii. Memmia 1 . 

(5) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. j. - 

b( g. MEMMI. ROMA {Coûts Menunius Roma). Proue de vaûsseau 

terminée par une tête de Venus couronnée par Cupidon ; en liant, 
S. M.B. SemU. 10 fr. ^ , 

(6) Tête d’Hercule à droite , avec la peau de lion et une massue ; der- 

rière, trois points. 

r( Même revers; mais en haut, trois poirits. P. B. Quadrans. 12 fr. .. I 

(7) ROMA. Tête laurée' de Saturne à gauche, avec une fauxj devaht, 

une lettre qui varie. 

H( L. MEMMI. GAL. (Lucius Memmius GalUus ou Caleria?). Vénus 
dans un bige au pas à droïte, 'couronnée par Cupidoiii AR.'C. 
Pl. xxvn. Memmia 2. ‘ ' I '' • O'" 


'8) EX S. C. (Ex SencUûs consulta). Tête laiirée’de Saturné ïi j 
avec une fau.\; devant, une lettre qui varie< ^ - 


9 

. fi'. 


Bf L. C. MEMIES L. F, GAL. (ImcIus, Caius Memies Lucii filii Galbü 
ou Galeria ?). Vénus dans un bige au pas a droite , couronnée 
par Cupidon. AR. 2 fr. Pl. xxvii. Memmia 3. 


ïii * DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(9) C. MEMMF. F. {Caius Memmius Caii filius). Tête de Cêrès à 

droite, couronnée d’épis. 

^ C. (Cmus) MEMMIVS IMPERATOR. Captif atUché au pied d’un 
trophée. AR. 3 fr. PI. xxvii. Memniia 4. 

(1 0) C. MEMMI. C. F. QVIRINVS (Cnius Memmius Caii filius Quirinus). 
Tête laurée de Romuliis à droite. 

Rf ME.MM1VS AED. .4 edi Us) CERIALIA PREIMVS FECIT. Gérés as- 
sise à droite, tenant des épis et une quenouille; à ses pieds, un 
serpent. AR. 3 fr. PI. xxvn. Memniia 5. 

Eclaircissements. 

Aucun des Memmius mentionnés sur les médailles précédentes 
n’est connu dans l’histoire; et ce qu’il y a de plus extraordinaire , c’est 
que l’un des membres de cette famille a dû se signaler par quel(|ue 
action d’éclat (médaille 9), et qu’un autre, étant édile, a le premier 
institué des jeux en l’honneur de Gérés (Cerialia) , fait dont Trajan a 
cru devoir éterniser le souvenir en restituant la médaille qui le rap- 
porte; sans qu’aucun historien de l’antiquité <ait jamais parlé ni de 
Memmius, l’auteur des Cerialia, ni de Memmius le général. 

Les numismates modernes expliquent l’abréviation GAI., par Gale- 
r/fl, nom dclatribu de Memmiqj; mais Eckliel , avec plus déraison 
peut-être, croyait qu’on devait adopter le sentiment d’Havercamp, qui 
lisait Galbius, parce qu'une inscription, citée par Gruter, rappelle un 
L. MEMMIVS L. F. PALAT. GALBIVS. 

Es , dans Memics , est une désinence étrusque au lieu de us. 

Les dates que Cavedoni assigne aux médailles d’argent de la famille 
Memmia, sont : au n° 4, l’an 038 (11 G av. J. C.); au n" 7, l’an 655 
(99) ; au n' 8, l’an 672 (82) ; et aux n“ 9 et 1 0, de l’an 690 à l’an 698 
(de64à 56 av. J. C.). Il pense que le monétaire qui a frappé ces deux 
dernières médailles est Caius Memmius, tribun du peuple en 700 (54 
av. J. G.), et consul subrogé vingt ans plus tard. 

1. Cette médaille a été restituée par Trajan (Morell) : 350 fr. 


Digilized by Goijgk 


DE LA RÉPUBUQDE ROMAmE. 


213 


102. MESCINIA. 

Famille plébéienne. 

(1 ) Tête laurée d’ Auguste à droite. 

n(. L. (Lucius) MESCIMVS RVFVS. Mars debout sur un cippe, tenant 
une haste et un parazonium ; sur le cippe on lit S. P. Q. R. V. P. 
RED. CAES. (Senatus popuiusque Romanus cota pro reditu 
Caesaris). AR. 20 fr. PI. xxvii. Mescinia 1. 

{2,1 CAESAR AVGVSTVS TR. POT. (Tribunicid potestaté). Télé laurée 
d'Auguste à droite. 

Rf L. MESGINIVS RVFVS 111. VIR (Lucius Mescinius Rufus triumvir). 
Mars casqué, debout sur un cippe, presque nu, tenant une haste 
et un parazonium. Sur le cippe on lit S. P. Q. R. V. S. PRO S. 
ET RED. AVG. (Senatus popuiusque Romanus votum so/vit pro 
sainte et reditu Augustî'). AR. 30 fr. PI. xxvii. Mescinia 5'. 

(3) CVM SALVT. IMP. CAESAR. AVG VS. CONS. S. C. OR R. V.\(Cum 

salute imperatori Caesari Augusto conservatori (ou consuli) , Se- 
rutnis consulta ob Rempuhlicam). Tête jeune imberbe d'Auguste 
de face, sur un bouclier rond entouré d'une couronne de laurier. 
1^ Pareil au précédent. AR. 150 fr. PI. xxvii. Mescinia 2. 

(4) CAESAR AVGVSTVS TR. POT. (Tribunicid j>otestate). Tête laurée 
d’Auguste à droite. (La légende peut être disposée de deux ma- 
nières.) 

L. MESCIMVS RVFVS III. VIR. Cippe sur lequel on lit IMP. CAES. 
AVG. LVD. SAEC. Dans le champ, XV S. F. (Lucius Mescinius 
Rufus triumvir. Imperator Caesar Augustus ludos sneculares , sous- 

1. C’est par erreur que sur la planche 27 cette médaille est séparée de la pré- 
cédente. 

2. On trouve encore, dans Morell et dans Riccio, les légendes suivantes : 1" CAES. 
AVG. CONS. S. C. OB R. P. CONS. ; 2* I.MP. CAESAR AVGVSTVS CONS. S. C. OB 
R. P. CONS. Cette médaille étant extrêmement rare et presque toujours incomplète, 
je ne puis répondre que ces légendes ne soient pas bonnes ; cependant le seul exem- 
plaire à peu près complet que j’aie jamais pu voir, et qui appartient è M. Bunbury, 
donne la légende telle qu’elle est ci-dessus. 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


«(• 

entendu fecit. Quiiidecimviri sacris faciundis.') AR. 80 fr. PI. xtvii. 
Mescinia 3 et 4. 

(5) I. O. M. S. P. Q. R. V. S. PR. S. IMP. CAE. QVOD PER EV. R. 

P. IN AMP. ATQ. TRAN. S. E. dans une couronne de chêne {Jovi 
optimo maximo Senatus populusquf. Romanus ^lotum susceptuni 
pro salule imperatoris Caesaris quod per eum Rcspublica in am- 
pliore atque Iranquilliore statu est). 

L. MESCINIVS RVFVS III. VIR. Cippe sur lequel on lit IMP. 
CAES. AVGV. COM.M. CONS. Dans le champ, S. C. {Lucius .Ves- 
cinius Rufus triumvir imjieratori Caesari Augusto commuai con- 
sensu, Senatûs consulta). AR. 120 fr. PI. xxvii. Mescinia 6. 

(6) IMP. GAESAR TR. POT. IIX. {Imperator Caesar tribunicid potes- 

tate octavà). Tête laurée d’Auguste à droite. 

L. MESCINIVS. L’empereur assis sur une estrade, distribuant le 
prix des jeux séculaires à deux hommes debout en loge; à terre, 
un panier; à l’exergue, AVG. SVF. P.; sur l’estrade, LVD. S. 
{Lucius Me scinius. Augustus suffimenta populo', ludos saeculares^). 

OR. (Cabinet des méd. et cab. de M. Wigan à Londres.) 800 fr. 

PI. XXVII. Mescinia?*. 

Éclaircissements. 

• 

Sur toutes les médailles précédentes, Mescinius Rufus a rappelé les 
divers titres d’Auguste à la reconnaissance des Romains , ainsi que les 
voeux accomplis par le sénat et le peuple pour sa santé et, son heureux 
retour de la Syrie. Les deux dernières représentent la distribution des 
récompenses aux jeux séculaires. 

Mescinius Rufus fut triumvir monétaire en 737 ou 738 (17 ou 16 
av. J. C.). 

Sous~rntendu dédit. — 2. Sous-entendu fecit. 

3. J’«i omis à dessein une médaille décrite par Riccio comme faisant partie du cabW 
net de M. le baron d’Ailly, et composée de la tête du n* 3 et du revers du n* (». M- 1^ 
baron d'A.ilij m'a assuré qu’il ne possède ni ne connaît cette médaille. 


Digitized by Ga 



DE LA REPUBUQUE ROMAIN» 




103. METILIA. 

Famille pléb^mne. 


(1 ) Tète laurée de Jupiter à droite. 

Victoire couronnant un trophée; au milieu, dans le champ, CRÛT. 
(Croto); à l’exergue, ROMA. AR. 60 fr. PI. xxvii. Hetilia. 


Éclaircissements. 


Ce victoriat était inconnu des anciens numismates. Ex;khel l’a rangé 
parmi les médailles consulaires incertaines ; et cependant Swinton , 
qui longtemps auparavant avait publié à Oxford une dissertation sur 
cette médaille , avait démontré qu’elle devait appartenir à la famille 
Metilia. Borgliesi a été du même avis, et aujourd’hui cette attribution 
est un fait acquis <’i la numismatique ; d’ailleurs, Tite Live fait mention 
d’un Titus Metilius Croto, député d’Appius Claudius, et préteur en 
Sicile en 539 (21 5 av. J.C.). ^ 


104. METTIA. 

Famille incoonoe. 


(1) Tête de Junon Sospita à droite; derrière, un serpent. 

9( M. METTI. {Marcus Metlius). Victoire dans un bige au galop à 
droite, tenant une couronne. A R. 50 fr. PI. xxviii. Mettia 1. 

(2) Tête de femme diadémée à droite. 

M. METTI. {Marcus Mettius). Jeune 6Ile donnant à manger à un 
serpent. AR. Sesterce. 80 fr. (Cabinet de M. le baron d’Ailly.) 
Pl. xxviii. Mettia 2. 

I 

(3) CAESAR IMPER. {Caesar imperator). Tête laurée de Iules César 
à droite. 

Ilf M. METTIVS {Marcus Mettius'). A' émis debout, tenant une Victoire 
et la haste pure; derrière elle, un bouclier; à ses pieds, un 
globe; dans le champ, une lettre alphabétique. AR. 15 fr. Pl.xxviii. 
Mettia 3. 



216 


DESC3MPTI0N GÉNÉRALE DES MONNAIES 


(4) CAESAR IMP. {Caesar imperator). Tête laurée de Jules César f der^ 

rièrc , le lituus et le simpule. 

P( M.METriVS. {yiarciis Metlius). Vénus debout, tenant une Victoire 
et la liaste pure ; derrière elle, un bouclier; à ses pieds, un globe; 
dans le champ, une lettre alphabétique. AR. 12 fr. PI. xivin. 
Mettia 4. 

(5) La même en OR. (Voy. la dissertation sur les médailles de Jules 
César en or). 

(6) CAESAR DICT. QVART. {Caesar diclator quarto). Tête laurée de 

Jules César à droite; derrière, le lituus. 

H( M. METTIN'S {Marcus Meitiiis). Junon Sospita dans un bige au 
galop à droite , tenant un bouclier et lançant un javelot. AR. 40 fr. 
PI. XXVIII. Mettia 5. 

Éclaircissements. 

Toutes les médailles précédentes datent de 709 ou 708 (45 ou 46 
av. J. C.). lü présence répétée de Junon Sospita sur plusieurs d’entre 
elles dénote que .Mcttius était originaire de Lanuvium , ville que 
César éleva du rang de municipe à celui de colonie. Le type de Vénus 
Nicépbore se rapporte à l'origine divine de Jules César et à ses vic- 
toires. 

105. MIN ATI A. 

Famille plâ>éieone. 

(1) CN. MAGNVS ou MAGN. IMP. {Cruzeus Magnas imperator). Tête 
nue de Pompée à droite. 

ni M. MINAT. SABIN. PR. Q. {Marcus Minatius Sabinus proquaestor). 
Pompée fils débariiuant et donnant la main à une femme tou- 
relée, debout sur des armes , et qui tient une haste. AR. 250 fr. 
PI. XXVIII. Minatia \. 

(2) CN. MAGN. ou MAGNVS IMP. F. {Cnaeus Magnus imperator 
filius?'). Tête nue de Pompée à droite. (Cette légende peut être 
diversement disposée.) 

1. Je De ré|>oiuU point que cette légende soit bien interprétée, Cest, du reste , le 


Digitized by Googk' 


DK LA RÉPUBUQUF, ROMAIME. il 7 

s( Pareil au précédent. AR. 250 fr. PI. xxviii. Mlnatia 2. 

(3) CN. MAGN. IMP. [Cnaeus Magnus impcrator). Tête nue de Pompée 

à droite. 

Hf M. MINAT. SABI. PR. Q. (^Marcus Minalius Sabinus proquaestor). 
Pompée fils debout entre une femme tourelée debout , et une 
femme tourelée qui a un genou en terre. AR. 250 fr. PI. xxvm. 
Hinatia 3. 

(4) Même tête. 

M. MINAT. SABIN. PR. Q. {Marcu.s Minatius Sabinus proquarstor '. 
Pompée fils debout entre une femme tourelée qui tient un ca- 
ducée', et une femme portant un trophée qui le couronne. AR. 
300 fr. PI. xxTiii. Minatia 4. 

Eclaircissements . 

C’est à Eckbel , et surtout à Visconti , que l'on doit la véritable in- 
terprétation de ces médailles rarissimes. Marcus Minatiiis Sabinus les 
frappa en 708 (4C av. J.C.), un an avant la défaite et la mort de Cnaeus 
Pompée fils, dont il était proquesteur en Espagne. Quoique Pompée 
fils soit représenté sur le revers de ces médailles , c'est constamment 
la tête de Pompée père qui y figure : car, à l’époque où elles furent 
frappées , il n'était pas d'usage encore de mettre le portrait des per- 
sonnages vivants sur les monnaies. 

Les deux premières représentect l’Espagne Rétique accueillant Pom- 
pée fils, et lui offrant son assistance en lui fournissant des armes pour 
pouvoir continuer la guerre contre Jules César, après les désastres 
en Afrique qui avaient anéanti Scipion , Caton et ses autres partisans. 

lettre F. joinn à la classificalian bizarre que Mionnet a suivie pour ces médailles en 
les rangeant A Cnaeus Pompée fils , qui a induit en erreur beaucoup d'amateurs qui se 
sont imaginé que la télé est eflectivemenl la sienne an lieu d'ctre celle de Pompée père. 

1 . Tous les auteurs ont cru que la femme tourelée tient des javelots ; sur les exAn - 
plaires à fleur de coin, comme celui du Musée britannique et le mien, on voit distinc- 
tement un caducée. Cette dilTérence pourrait , jusqu’à un certain point, influer sur 
rinterpréudon de Visconti, puisque l’on ne peut plus dire que FEsi>agnc Tarragonaise 
soit armée de javelots pour engager Porop<-c à continuer la guerre. 


* 8 * 



<18 


DESCRlPnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


La troisième rappelle le secours qui lui fut donné par la Bétique et 
la Tarragoiiaise, figurée par deux femmes tourelées, dout l’une s’age- 
nouille et lui présente un diadème. 

Sur la quatrième enfin, l’Elspagne Tarragonaise lui tend la main 
après la conquête de Carthagène , et la Bétique porte un trophée et 
lui place une couronne sur la léte. 


106. MINUCIA. 

Famillr plébéienne. 

(1) RVF. (Wo/iw). Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; de- 

vant, X. 

Q. MINV. ROMA ( Quintus Minucius liomà). Les Dioscures à 
cheval allant à droite. AR. C. PI. xxvni. Minucia 1. 

(2) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

il( Q. MINV. RVF. ROMA (Quintus Minucius Rufus Roma). Proue do 
vaisseau; à droite, trois points. P. B. Quadrans. 4 fr. PI. u%. 
Minucia 1 . 

(3) Tête d’Hercule à droite. 

Bf C. RVF. (Caius Rufus). Proue de vaisseau. P. B. Quadrans. 15 fr- 
(Méd. inédite du cah. de M. Fénelon-Farez.) PI. mx. Minucia 2. 

(4) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

nf ROMA L. MlNVCl. (Lucius Minucius). Jupiter dans un quadrige au 
galop à droite, tenant un foudre et un sceptre. AR. C. Pl. xxvin. 
.Minucia 2. 

(5) Tête laurée.de Jupiter à droite; derrière, S. 

L. MINVCL ROMA (Lucius Minucius Romd). Proue de vaisseau; à 
droite, S. M.B. Semis. S fr. Pi. lix. Minucia 3. 

(6) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 

points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 4 fr. 
Pl. LIX. Minucia 4. 


Digitized by Google 


219 


DR LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

t 

(7) ROMA. Tête de Pallas à droite çivec le casque ailé; devant , X. 

Hf (L AVG. (Caius Jugurimu). Deux hommes en toge debout ; l’un 

tient deux pains ; l’autre tient le lituus. Entre eux , une colonne 
striée, surmontée d'une statue ; de chaque côté de la colonne, un 
épi, et à chaque côté de la base, un demi-lion couché. AR. 2 fr. 
PI. xxvni. Minucia 3. 

(8) Télé laurée de Janus; en haut, I. 

«f C. AVG. ROM.\ {Caius Jugarinus Roma). Proue de vaisseau; à 
droite , I . G. B. As. 1 0 fr. 

(l)j Tête laurée de Jupiter à ilroite ; derrière, S. 

Rf Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 3 fr. PI. lix. Mi- 
luicia 5. 

10) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

K,' Même revers ; mais à droite , quatre points. M.B. Triens. 12 fr. 

1 1 1 ) Tête d'Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 
|>oints. * 

itf Meme revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 6 fr. 
PI. LX. Minucia 6. 

(12) Tète casquée de Pallas à droite; derrière, un point. 

Hi Même revers ; mais à droite, un point. P. B. Once. 20 fr. 
fl 3) Tête de Pallas à droite avec le casque ailé; derrière, X. 

Rf TI. MIXVCI. AVGVRIM ; en haut, ROMA. Deux hommes eu toge, 
debout; l’un tient deux pains; l’autre, voilé, tient le lituus; 
entre eux, une colonne striée, surmontée d'une statue ; de chaque 
côté de la colonne , un épi. (La légende est quelquefois TI. MI- 
NVCI. AVGVRNI.) AR. 2 fr. PI. xxviii. Minucia 4. 

(14) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière , S. 

if Tl. {Ttberiï). AVGVRIM ROM.A. Proue de vaisseau; à droite, S.; 
dans le champ , le lituus. M.B. Semis. 8 fr. 

(1 5) Tête casquée de Pallas à droite ; eu haut , quatre points. 

Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 3 fr. 

(16) Tête d'Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 
points. 



Dl-SCRIP-nOr» GR.NÉHALE DES MONNAIES 


e[ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 3 fr. 
PI. lïx. Miniicia 7. 

(17) Tète casquée de Pallas :i gauche, avec une plume et une crinière 
au cas(|ue. 

i<( Q. THERM. M. F. Deux soldats combattant , armés de boucliers 
et d'épées; entre eux, un soldai à terre. AR. 2 fr.'. PI. xxviii. 
Minucia 5. 

Éclaircissements. 

La famine désolait Rome en 317 (437 av. J. C.). Les patriciens 
s’en prenaient à la paresse du peuple , et les tribuns , à la perfidie ou 
à la négligence des consuls. Enfin , les plébéiens exigèrent (et le Sénat 
ne s’y opposa pas) qu’on nommât un intendant des subsistances ; le 
choix tomba sur Lucius Minucius. Sur ces entrefaites, un chevalier 
romain extrêmement riche, nommé Spurius Melius, acheta de ses 
propres deniers des grains en Étrurie , et en fit des distributions gra- 
tuites au peuple. Le peuple ayant été séduit par ses largesses , Melius 
crut pouvoir aspirer à la royauté , et Minucius , instruit du complot 
qui se tramait , vint dénoncer son projet au Sénat , et l'avertit qu'ou 
transportait des ai'mes dans sa maison. Melius fut sommé par le dicta- 
teur de comparaître à son tribunal, et, pendant qu’il cherchait en vain 
à se défendre, Servilius Abala lui trancha la tête. Minucius, qui avait 
distribué à très-bas prix au peuple tous les blés de Melius, reçut en 
présent un bœuf dont on avait doré les cornes, et une statue lui fut 
élevée en dehors de la porte Trigemina. 

(i'est ce souvenir qu’a voulu rappeler Tiberius Minucius Augurinus, 
sur les médailles 7 et 13, frappées, selon Cavedoni, veis les années 
566 et 590 (188 et 164 av. J. G.). Le personnage qui tient les pains 
est Lucius Minucius; et l’abtre qui est voilé, serait, selon Orsino , 
Marcus Minucius Fessus, qui , en 454 (300 av. J. C.), fut l’un des 
premiers augures nommés dans le peuple ; fait qui valut à la famille 
le surnom d’Augurinus. 

Au milieu de la grande divergence d'opinions qui règne , et sur la 
1 . Celte médaille a été reatiluée par Trajan (Borghesi, du Musée du Vatican). 400 fr. 


Digilized by Google 


DE LA RËPL'BUQUE ROMAINE. 


îll 

date de la dix-septième médaille, et sur le personnage qui y es) men- 
tionné , peut-être vaut-il mieux imiter le silence d’Eckliel , que se 
livrer à des conjectures qui n'nlTrent rien de solide. 

Les autres membres de la i'amillc Minucia, mentionnés sur ses mé- 
dailles , sont inconnus. 

107. MUCIA. 

Famille piéhéienor. 

(1) KALEM. Tête laurée de l’Honneur et tête casquée de la Vertu ac- 
colées à droite; à gauche, HO. {ffonos) ; à droite, V IRT. (J'irtus). 
Ri CORDI. Deux femmes debout se donnant la main; Tune tient une 
corne d'abondance ; l'autre a le pied appuyé sur un globe et tient 
une haste ; à gauche , un caducée ailé, et ITAL. {/lalia) ; à droite, 
RO. (Rorna). AR. 3 fr. Médaille dentelée. Pl. xviii. Fufia. 

Éclaircissements. 

Muciiis fiordus était édile du peuple en 692 (62 av. J. C.). Pour le 
surplus de ce qui regarde cette famille , voyez la- Camille Fufia. 

108. MUNATIA., 

Famille pl^b^eDoe. 

(1) c. CAES. DlC. TER. {Caius Caesar dictator tertii>). Buste ailé de 

la Victoire à droite. 

1^ L. PLANC. PR. VRB. {Lucius Plancus praefectus urbis). Pi-aeferi- 
culum. OR. 70 fr. Pl. xxviii. Munatia 1 . 

(2) Même tête. 

«i L. ^’LA^(i. PRAEF. VRB. {Lucius Plancus praefectus urbis). Prae- 
fericuluin. OR. 70 fr. Pl. xxviii. Muuatia 2. 

(3) La même, du module du quinaire. OR. 200 fr. Pl. xxviii. Munatia 3. 

(4) L. PLANCVS PRO. COS. {Lucius Plancus proconsuC). Foudre 

ailé , praefericulum et caducée ailé. 

R( M. ANTON. IMP. .AVG. III. VIR R. P. C. {Marcus Ântonius impe- 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNiRALE DES HONNAIES 


iii 

rator augur triumvir Reipublicae consiituendae). AB. 60 (r. 
PI. XXVIII. Munatia 4. 

(5) L. PLANCVS IMP. ITER. [Lucius Plancus imperator iterùni). Fou- 
dre ailé , praefericulum et caducée ailé. 
si Pareil au précédent. AB. 50 fr. PI. xxviii. Munatia 5*. 

Ècluircisscments . 

■ I.<es trois premières médailles de cette famille ont été frappées en 
707 (47 av. J. C.) , et les deux suivantes en 719 ou 720 (35 ou 34V 

Lucius Munatius Plancus fut l'un des préfets de la ville, nommés par 
Jules César avant son dépait pour l'Eispagne, où il allait combattre ce 
qui restait du parti de Pompée; le buste de la Victoire, qui figure sur 
les trois premières médailles , a rapport à la victoire que César avait 
remportée l'année précédente, en Afrique, sur Scipion et Caton. Les 
instruments de sacrifice sur ces memes pièces se rapportent à Muna- 
tius Plancus, qui était dans le sacerdoce des épulons; mais sur les 
deux suivantes , ils rappellent aussi que Marc Antoine était augure. 
Sous ce dernier, Munatius Plancus fut proconsul en Asie ; et il est pro- 
bable que c'est pendant son expédition en Arménie qu’il aura été 
nommé général pour la seconde fois. Borghesi , qui a éclairci ces faits, 
explique que le foudre ailé est une marque des ateliers monétaires de 
Séleucie en Piérie, où ce symbole se rencontre fréquemment. 

1 . Mionnet a décrit et évalué cette médaille en or presque au prix des médailles 
communes (40 fr.)- C’est une erreur; elle n’existe qu’en argent. 

2. Dans le catalogue de d’Ennerj, on voit deux médailles en bronze avec la 
tète de Munatius Plancus. L’une de ces médailles , qni ne différcnl entre elles que par 
leur module , est gravée dans l’ouvrage de Visconti et se trouve avec quelque légère 
variété dans relui de Goltzius. Le style tout é fait moderne du dessin de Visconti me 
les a faitrejeter, d’autant plus que ces médailles n’existent dans aucun cabinet connu. 
On ignore oii sont passées celles de d’Ennery. 


Digitized by Coodle 


DE LA HÉPUDLIQL'E ROMAtDE. 


*s:i 


109. MÜSSIDU. 

Famille inconoae. ... * 

(1) Tête de Gérés a droite, couronnée d’épis. 

L. {^Lucius) MVSSIDIVS LONGV'S. Dans une couronne d'épis. OR. 
(Cab. des méd.) 300 fr. Pl. xxiic. Mussidia 1 . 

(2) Même tête. 

L. MVSSIDI. LOÎNGI. Dans une couronne d’épis. OR. 300 fr. 
(Cab. des méd.) Pl. .\zix. Mussidia 2. 

» 

(3) Même tête. 

L. MVSSIDI. LONGVS. Dans une couronne d'épis. OR. (Musée bri- 
tannique.) 300 fr. . . ' 

(4) Buste ailé de la Victoire à droite. 

L. {Lucius') MVSSIDIVS LONGVS. Victoire dans un bige au galop 
à droite. AR. 10 fr. Pl. xxix. .Mussidia 3. 

(5) CONCORDIA. Tète diadémée et voilée de la Concorde à droite. 

Bf L. MVSSIDIVS LO^GVS. Deux mains jointes tenant un caducée. 
AR. 8 fr. Pl. xxnc. Mussidia 4. 

(6) Même tête; quelc)uefois on voit devant un croissant ou une étoile. 
Bf L. MV'SSIDIVS I.ONGVS. Deux ligures debout dans l’enceinte des 

comices, au bas de laquelle on lit CLOACIN. AR. 3 fr. Pl. xxix. 
-Mussidia 5. 

(7) Tête radiée du Soleil de face. 

b( L. MVSSIDIVS LONGVS. Deux figures debout dans l’enceinte des 
comices, au bas de laquelle on lit CLOAC. ou (iLOACIN; AR. 
4 fr. Pl. XXIX. Mussidia 6. 

(8) Tête laurée de Jules César à <lroile'. 

Bj L. MVSSIDIVS LONGVS. Gouvernail, globe, corne d’abondance, 
caducée ailé et bonnet de flamine. AR. 12 fr. (Cette légende j)eut 
être diversement disposée.) P. xxix. Mussidia 7^ 


t . La médaille de Jules César avec l’enceinte des comices au revers, liléc par Mo- 
rell, Mionnet et Riccio, existe au caLinet «les médailles. C'est une pièce fourrée. 


îi(, DRSCRlPnON OÉNÉRALE DES MONNAIES 

(9) M. LEI’IDVS III. VIR R. P.- C. {^Marcus Ijepidus triumvir Reifiu- 
hUcae constiluendue). Tète nue de I.épide à gauche. 

. Rf I-. MVSSIDIVS T. F. LONGVSIIII. VIR A. P. ¥. {Lucius Mussidius 
Tili filins Ijortgus, qutiiuorvir aura publico feriundo). Mars casqué 
debout , nu, le pied sur un casque, tenant une hasle et un para- 
/onium. OR. (Cab. des méd.) 1000 fr. PI. xxix. Mussidia 8. 

(10) M. LEPIDVS III. VIR R. P. C. {Marcus Ijepidus triumvir Iteipu- 
hlicae constiluendaè). Télé nue de Lépide à gauche. 

L. {Lucius') MVSSIDIVS LONGVS. Corne d'abondance. .OR. ;Gab. 
des méd.) 1200 fr. PI. xxix. Mussidia 9. 

(11; M. ANTONIVS III. VIR R. P. C. Tête nue de Marc Antoine à 
droite. 

ti L. MVSSIDIVS T. F. LONGVS IIII. VIR A. P. F. {Lucius Mussidius 
Titi filius Lungus, quatuorvir aura publico feriundo). Mars casqué 
debout , nu , le pied sur un casque , tenant une haste et un pa- 
razonium. OR. 300 fr. ’. (Cette légende peut être diversement dis- 
posée : le nom MVSSIDIVS contient quelquefois un mono- 
gramme.) PI. XXIX. Mussidia 10. 

,(12) Même tête et même légende. 

L. MVSSIDIVS LONGVS. Corne d’abondance. OR. (Cab. des méd.) 
400 fr. PI. XXIX. Mussidia 1 1 . 

(13) C. CAESAR 111. VIR R. P. C. {Caius Caesar triumvir Reipublicae 

constituendae). * * 

Hf L. .MVSSIDIVS T. F. LONGVS 1111. VIR A. P. F. {Liièius Mussidiiu 
Titi filius Ijongus, quatuorvir aura publico feriundo). Mars casqué 
debout, nu, le pied sur un casque, tenant une haste et un pa- 
razonium. OR. (Cab. des médailles.) 250 fr. ’. PL xxix. Mussi- 
dia 12. 

(1 4) Même tête et même légende. 


I . Mionnel a cilé à tort celte nutlaille en argent ; elle u'exUte qu'en or. 

S. Riocio a décrit et cralué à bas prix celte médaille en argent; elle n'exisle qu’en or. 
3. Cest encore par erreur que Riccio a décrit celle pièce en argent; elle ne te 
trouve qu'en or. 


Digitizrid by Google 


DE LA RÉPUBLIQDF. ROMAINE. SX.n 

Bf !.. MVSSIDIVS LONGVS. Corne d’abondance. OR. (Cab. des mé- 
dailles.) 300 fr. PI. XXIX. Mussidia 13. 

Echiircissements. 

La rainille Mussidia n’est connue que par les médailles ; comme le • 
nom de ce monétaire est exprimé un peu dilTérerament sous Jules 
t^ésar et sous le triumvirat , Havercamp a conjecturé que MVSSI- 
DIVS T. F. LONGVS pouvait être le fds de celui qui avait frappé 
les médailles de Jules César et celles où l’on voit la tête de la Con- 
corde et du Soleil ; mais c’est une supposition qui tombe d’elle-raême, 
aujourd’hui que l’on connaît les trois pièces d’or des triumvirs , avec 
la corne d’abondance au revers, et qui portent tout simplement le - 
nom de L. MVSSIDIVS LONGVS. 

La couronne d’épis qui se trouve sur les trois premières monnaies 
de cette famille était , suivant Pline , le symbole des prêtres Arvales. ' 

Il est probable, en conséquence, que Mussidius Longus faisait partie 
de ce college. . „ 

Toutes ces médailles ont été frappées vers l’an 715 (39 av. J. C.). 

110. NAEVIA. 

' Famille plébéienae. 


(1) Tête diadémée de Vénus à droite; derrière, S. C. (Senatiis con- 

sulta). Quelquefois une lettre alphabétique devant, lorsqu'il n’y 
a point de signe monétaire au revers. 
b( c. NAE. B.ALB. {Caïus Nacvius Balbus). Victoire dans un trige à 
droite. Dans le champ, le plus souvent, un nombre ou une lettre 
alphabétique. AR. C. Médaille dentelée. PI. xxix. Naevia. 

(2) OB CIVIS SERVATOS dans une couronne de chêne, entre deux 

branches de laurier. 

Hf L. NAEVIVS SVRDINVS III. VIR A. A. A. F. F. Dans le champ, S.C. 
[Lucius Naevius Surdinus triumvir, aura, argento, acre, flando , 
feriundo, Senatüs consulta). G. B. 5 fr. PI. lx. Naevia 1. 

*9 


Digitized by Google 



ïi(i Lih;.sauFnoN gknékale des monnaies 

(3) CAliSAK AVGVS'l'V'S I RII5VN1C. l'OTEST. {7'ribunivid potesiate). 

En trois lignes , dans une couronne de cliéne. 

H,' L. SVRIIINN’S III. VIR A. A. A. F. F. Dans le chain|>, S. G. {Dtcius 
SurdiiMS triumvir, aura, argenta, acre, jUtndo, fcriundo, Senatûs 
consulta). AI. R. 2 fr. PI. lx. Naevia 2. 

(4) CAESAR AN CiV.STVS ÏRItiVINIG. POTEST. {Triiuniqid potestate). 

Télé nue d’Auguste à droite. 

R[ Pareil au précédent. M.B. 2 fr. PI. lx. Naevia 3. 

(5) Même tète. 

Kf L. N AEVIVS SVRDINA S 111. VIR A. A. A. F.F. Dans le champ, S.C. 
{Lucius Naevius Surdinus triumvir, aura, argenta, acre, flando , 
feriundo, Senatûs consulta). M.B. 2 fr. 

(üj G. NAEVIVS GAPELI.A. Dans le champ, S.C. {Senatûs consulto\. 
III. VIR A. A. A. F. F. {Triumvir , aura, argenta, acre , flando, fe- 
riundo). P. B. G. PI. Lx. Naevia 4. 

Éclaircissements. 

Les trob membres de la famille Naevia mentionnés sur les médailles 
précédentes sont incuunus. Cavedoni présume que la première a été 
frappée vers l’an G80 (74 av. J.C.). Les cinq dernières datent du 
temps d’Auguste, dont Naevius Surdiuus et Naevius Capella étaient 
monétaires. 

111. N.ASIDIA. 

Fumitle tncunnue avant derniers teinp& de la république. 

(1 i NEI’TVNI. Tête nue de Pompée à droite; devant, un trident; des- 
sous, un dauphin. 

n( Q. {Quintus) NASIDIVS ou NA.SIDIV. Galère à la voile, avec des 
rameurs; dans le champ, une étoile. AR. 25 fr.'. PL xxix. Na- 
sidia 1 . 

(2) NEl’TVNl. Tête nue de Pompée à gauche; devant, un trident; 
dessous, un dauphin. 

1 . La médaille de la famille Nasidia en OR est fausse. 


Digitized by Google 


DK I.\ nfiPUBUQtlF. ROMAIMK. 


2?7 


Hf Q. {Quintus) NASIDIVS. (juaire galères îi la voile avec des rameurs. 

AR. (Cabinet Borgliesi.) 300 fr. PI. xxix. Nasidia2’. 

Kdaircissernents. • 

Quintus Nasidius, qui a frappé ces médailles, de l’ai) 71 G à 718 ide 
38 à 36 av. J. C.), fut d’abord préfet de la flotte de Sextus Pompée, 
en Sicile. Après la défaite de celui-ci , il se retira auprès de Marc 
Antoine , qui le nomma préfet de la sienne. 

Le nom et les attributs de Nejilune se rapportent à Sextus Pompée 
qui, en raison de ses exploits maritimes, s’était donné ce nom fas- 
tueux. C’est cette circonstance, d’abord, qui a induit Riccio en erreur 
en lui faisant croire que la tête était celle de Sextus; mais ensuite, par 
une inconcevable ine.xactitude , il a prétendu qu’Eckbel et ses suc- 
cesseurs avaient reconnu ce fait, tandis qu’au contraire, Eckliel dit 
positivement eu deux endroits , à la famille Nasidia et à Sextus 
Pompée, Caput Pompcii Magni; et que Viscoijti s’est donné bien des 
soins pour prouver que cette tête est de (inaeus Pompée, de même 
que celle qui a pour revers PIETAS. 


112. NF.Rl.A. 

Farniil« plrb^enne. 

(1) NERl. Q. VRB. [Ncrius tjuaestor urbanus). Tête de Saturne à 
droite ; derrière , la barpa. 

»( L. LENT. C. MARC. COS. [Luciiis Lentulus, Caius Marcetlus, con- 
suies). Aigle légionnaire entre deux enseignes militaires , sur 
l’une, H. (Haslata) ; sur l’autre, P. {Princeps). Le tout daus un 
grènetis radié. AR. 12 fr. PI. xxix. Neria. 


t . Celte œéilaillc est tellement rare, outre qu’elle offre le seul exemple connu de 
la tête de Pompée 1 gauche, et le type en est si insolite, que si M. le baron d’Ailly 
n’avait eu l’obligeance de me conGer une empreinte de l’exemplaire du cabinet Bor- 
ghesi, j'aurais doiitc'de son existence; d’autant plus que parmi les médailles fausses 
du cabinet de France, il existe un coin moderne de cette pièce tri's-ressemblant à l'em- 
preinlc qui m’a servi i faire faire mon dessin. 



118 


DESCRIPTIOrC GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Eclaircissemeu ts . 

Cette médaille a été frappée en 705 (49 av. J. C.), par les consuls 
Lentulus et Marcellus, ou par le questeur urbain Nerius, qui les suivit 
dans leur fuite. Le style en est grec , et il est probal>le qu’elle a été 
frappée en Sicile, où les consuls s’arrêtèrent et trouvèrent Caton. 

Si les lettres H et P signifient hastata et princeps , ce qui a été con- 
testé par I.el)eau, qui a prétendu que, déjà cinquante ans avant la 
date de cette médaille, les Romains n’avaient plus de ces légions , 
l’aigle qui est au milieu des deux enseignes représenterait la légion 
triaria. 

113. NONIA. 

Famille plébéienne. 

(1) SVFENAS S. C. (Senatüs consuUo). Tête de Saturne adroite ; der- 

rière, une faux ijtar/m) et un bonnet? 
r[ SEX. NONI. PR. L. V. P. F. {Sextus /Vonius praetor ludos t>oti\>os 
publicos fecit?). Rome casquée, assise sur des boucliers, et tenant 
une baste; derrière elle, une Victoire qui la couronne. AR. 3 fr. 
PI. XXIX. Nonia. 

(2) CAESAR AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. {Caesar -tu- 
gustus ponlifex maximus tribunicid /totestaté). Tète nue d’Auguste 
à droite. 

SEX. NONIVS QVmCTILlAN. III. VIR A. A. A. F. F.; dans le 
champ , S. II. (Sextus [Vonius Quinctilianus triumvir, aurv , nr- 
gento, aere, flitndo, feriundo, Senatüs consulto). M. B. C. PI. lx. 
Nonia 1. 

(3) CAESAR AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. (Caesar .-tu- 

gustus ponlifex maximus tribunicid poteslate). Tête nue d’Auguste 
à gauche. 

»[ Pareil au précédent. M.B. 3 fr. PI. lx. Nonia 2. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQDE ROMAINE. 


Si* 

Eclaircissements, 

Sextus Nonius Sufenas fut préteur urbain en 672 (82 av. J. C.). 
Cette médaille , d’après Cavedoni , a été frappée vers 690 (64). Le 
revers, dont il n’est pas sûr que la légende soit bien interprétée , pa- 
rait rappeler un Nonius qui fit célébrer des jeux votifs. 

Les médailles suivantes appartiennent à un triumvir monétaire 
d’Auguste, du nom de Sextus Nonius Quinctilianus , qui, plus tard 
(en 760) (l’an 8 après J. C.), fut consul avec Marcus Furius 
Camillus. 


114. NORBANA. 

(1) C. NORBANVS L. CESTIVS PR. {Caius JVorbanus, Lucius Cestius 

praefecli). Tête de Vénus à droite, ceinte d’un bandeau. 
ft( S. C. {Senatûs consulta). Cybèle dans un bige de lions à gauclie. 

OR. 200 fr. PI. XXIX. Norbana \ . 

(2) Tête de l’Afrique à droite, avec une tête d’éléphant. 

L. CESTIVS, en haut ; C. NORBA. , à l’exergue ; PR., à droite ; 
S. C. , à gauche. {Lucius Cestius, Caius Norhanus praefecti , 
Senatûs consulta). Chaise curule surmontée d’un casque. OR. 
200 fr. PI. XII. Cestia. 

(3) C. NORBANVS {Caius Norhanus). Tête diadémée de Vénus à 
droite; derrière, un nombre. 

Proue de vaisseau , hache avec faisceau, caducée et épi. AR. 6 fr. 

PI. XXIX. Norbana 2. 

I 

(4) Même tête ; derrière , un nombre. 

Épi , hache avec faisceau et caducée. AR. C.'. PI. xxx. Nor- 
bana 3. 

t . Cette niédaille a été restituée par Trajan (Lebeau et Rothelin). UOO fr. — Morell 
décrit le revers de cette médaille avec la téte-de Pallas couverte du casque ailé et un 
épi derrière. Celte tête appartient il la ramillefulia n* 3 , et la médaille de Morell était 
probablement fourrée. 


Digitized by Google 



230 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Èclnircissemen ts . 

Depuis Borghcsi , la famille Norbana , admise par tous les anciens 
numismates , a (ité supprimée et a vu ses médailles incorporées dans 
la famille Vibia. Déjà Eckliel avait soutenu que Norbanus était un 
surnom et non pas un nom de famille , en quoi il a été suivi par 
Mionnet. Plus tard, Borgbesi a dit que son père avait vu dans le 
cabinet d’un nommé Antonio Benedetti, une médaille portant le 
nom de Norbanus à la tète , et celui de Vibius au revers , qui repré- 
sentait Hercule nu , assis , appuyant les deux mains sur sa massue , et 
ayant un lion couché à ses pieds. D’après ce léger indice , il a con- 
clu que les médailles anciennement attribuées à la famille Norbana 
devaient être restituées à la famille Vibia. Il a été suivi par Sestini , 
Cavedoni et Riccio. Ce dernier a encore renchéri sur Borghcsi, en pré- 
tendant que la légende d’une médaille de fabrique barbare, gravée 
par Morell à la famille Norbana, pouvait se lire Vibius au revers; 

Il m’est impossible d’admettre, ni que Norbanus soit un simple sur- 
nom, ni que la médaille citée par Borghcsi soit d'une importance 
sufTisante ponr faire changer l'ancienne classification. Il est vrai que 
la famille Norbana n’a pas la désinence habituelle des autres familles 
romaines, qui se terminent en ia. Mais d’abord, entre autres person- 
nages du nom de Norbanus, on connaît un Gains Norbanus Flaccus, 
consul en 71 G (38 av. J, C.) : ce nom n’est donc pas plus extraordinaire 
que ceux de Quintus Fulvius Flaccus, Lucius Valerius Flaccus, etc., 
puisqu’on y trouve le prénom, le nom etlc surnom. Ensuite il existe une 
loi bien connue, nommée la loi Junia-Norbana. On sait que les lois por- 
taient les noms des magistrats qui les proposaient; or, ces noms sont 
toujoursdes noms de famille et jamais des surnoms. Telles sont la loi Pa- 
pia-Poppaca, la loi Porcia, la loi Licinia, la loi Papiria, etc. Et c’est en 
vain que parmi toutes les lois romaines on en chercherait qui fussent 
nommées d’un surnom, comme serait par exemple la loi Metella , la 
loi Lentula , etc. 11 est donc évident que Norbana est un nom de fa- 
mille , et il ne doit pas paraître plus étrange de trouver un nom de 
famille (jui ne finisse pas en ia que de trouver un prénom qui ne 


Digilized by Google 


S31 


DE LA RÉPUBLI^ ROMAINE. 

finisse pas en us-, et cependant ou voit, dans les fastes consulaires, 
Caeso Fabius Vibulanus, V^olero Publilius Philus, etc. 

Voilà des preuves qui me semblent irrécusables pour déclarer <jue 
Norbauus est bien un nom de famille. Quant à la raison qui a décidé Bor- 
ghesi à incorporer dans la famille Vibia toutes les médailles qui jwrtent 
le nom de Norbanus, il est de fait que jamais on ne voit d'un côté un 
nom de famille et de l’autre un surnom sans qu’ils appartiennent Ions . 
deux au même personnage , à moins qu’un litre quelconque , tel que 
celui de consul, de général , de questeur , etc. , n’accompagne le nom 
ou le surnom. Ainsi, on voit d’un côté CAESAR IMP. , et au revers, * 
M. METTIVS; NERI. Q. VRB., et au revers L. LENT. G. M.ARC.CO.S.; 

G. GASSIVS IMP. et au rever%LENTVLVS SPINT. Mais sur la médaille 
citée par Uoi^besi, qui, d’après la description, était mal conservée, 
la légende du revers était incomplète ; <|ui peut donc assurer qu'un 
rilre ne s’y trouvait pas? Enfin, si l’on veut absolument regarder Nor- 
banus comme un surnom , c’est à la famille Juiiia que ce surnom ap- 
partiendrait, témoin le consul de Tan 671 (83 av. J. G.), nommé 
Gaius Juuius Norbauus; et dans celte bypotliè.se, la loi Junia-Norbana, 
par une exception unique , porterait , au lieu des noms de famille de 
deux magistrats , le nom de famille et le surnom d’un meme individu. 

Toutes ces interprétations me (raraissent si peu plausibles que, selon 
moi, il est incontestable que la famille Norbaua doit être rétablie et 
maintenue. 

Quant aux médailles décrites ci-dessus , elles peuvent se rapporter à 
Gaius Norbanus, préteur en Sicile en 667 (87 av. J. G.), ou à un au- 
tre préteur en Sicile du même nom , en 682 (72). Eckliel les croit toutes 
frappées en 708 (46 av. J. G.) , sous la magistrature de Lucius Geslius 
et Gaius Norbanus, nommés préfets de la ville par Jules Gésar. 


115. NU.MITORIA. 


plébèiiiuie. 


( 1 ) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant , X. 

K G. NVMITORI. {Caius Numilorius). Victoire dans un quadrige au 


Digitized by Google 



t32 DESCaiPnOH GÉNgiuLE DES MONNAIES 

galop à droite , tenant une couronne. Al\. 400 fr. PI. xxx. Numi- 
loria 1 '. 

(2) Même tête. 

nf C. NVMITORI. (Caîus Numitorius). Figure dans un quadrige, cou- 
ronnée par la Victoire. AR. (Morell.) PI. x\x. Numitoria 2. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. ■ 

C. NVMITORI. ROM A. {Caius Niunitorius Romd). Proue de vais- 
seau; à droite, S. .M.B. Semis. 2 fr, Pl. lx. Numitoria 1 . 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 10 fr. 

(5) Tête d’Hercule à droite, avec la peau ^e lion; derrière, trois points. 
^ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. C. Pl. lx. 

Numitoria 2. 

(6) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; derrière, deux points, 
iÿ Même revers; mais à droite, deiu points. P.B. Sextans. 10 fr. 

Éclaircissements . 

Le personnage qui a frappé les médailles précédentes est tout à fait 
incertain. Cavedoni fixe approximativement leur fabrication à l’an 600 
(154 av. J. C.). 

116. NUMONIA. 

FamUle peu coouue. 

(1 ) Buste ailé de la Victoire à droite. 

Bf C. NVMONIVS VAALA. Soldat attaquant un retranchement dé- 

1. n euate un coin moderne de cette médaille fait par un faussaire napolitain. Le 
coin est très^bien exécuté, quoique les 6^res et les lettres en soient trop grêles. 
Comme il a induit en erreur beaucoup d'amateurs, j'ai cru rendre service au public 
numismate en en donnant ici le dessin. 



Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAUSE. 


Î33 


fendu par deux autres soldats. OR. (Cab. des médailles.) 600 fr. 
PI. XXX. Numonia 1. 

(2) C. iCaiiis) NVMOINIVS VMLA. Tête nue de Nutnonitis Vaala à 

droite. 

Bf VAALA. Soldat attaquant un retranchement défendu par deux 
autres soldats. .AR. 150 fr.*. PI. xxx. Numonia 2. 

(3) Même tête. 

Bf C. NATIONIA'S VAALA. Type pareil aux deux précédents. AR. 
(Cabinet de M. le baron d'.Villy.) 200 fr. PI. xlv. dernière mé- 
daille. 

(4) Tête d’IIercule à droite, avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

Bf C. NVM. {Caius Numonitu-?). Proue de vaisseau; adroite, trois 
• points. P. B. Quadrans. (Riccio , de sa collection.) 20 fr. Pl. lx. 
Numonia. 

Kclaircissemen ts . 

Numonius, qui parait s’être distin;;ué par quelque action d’éclat, est 
totalement inconnu. Les savants croient que le surnom de Vaala où 
l'a est redoublé comme sur la médaille de la famille Cornelia , où l’on 
voit Feelix au beu de Félix , fait allusion au mol Falliun (retranebe- 
ment); et que c’est à la suite du fait d’armes que rappellent ces 
médailles , que le surnom de Vala ou Vaala aura été donné à Caius 
Numonius. Horace a adressé une épilre à un de ses amis , nommé 
Numonius Vaala. 

Par analogie , Cavedoni croit ces médailles frappées vers l’an 7 1 4 
(40 av. J. C.). 

117. OGULNIA. 

^ Famille plébélenue. 

(t) Tête laurée de Jupiter jeune à droite; dessous, un foudre. 

Bf OeVL. GAR. VER. {Ogulnius, Cnrvilitis, Fergilius?). Jupiter dans 

1. Cette médaille a été restituée par Trajan (Cab. des médailles). tiOO fr. 

30 


Digitized by Google 



S34 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


un quadrige au galop à droite, lançant la foudre ; dans le champ, 
une lettre alphabétique. AR. 50 fr. PI. xxx. Oguhiia 1. 

(2) Même tête. 

OCVL. VER. CAR. {Ogulnius, f 'ergilius, Carvilius ?). Même type. 
AR. 50 fr.'. PI. XXX. Ogulnia 2. 

(3) Tête laurée de Janus. 

OCVL. VER. CAR. [Ogulnius, f'ergilius, Can’ilius ?). Proue de 
vaisseau. M.B. As. 6 fr. PI. lx. Ogulnia. 

Eclaircissements. 

Ogulnius n'est pas autrement connu que par les médailles qui por- 
tent sou nom avec ceux de Carvilius et de Vergilius. Cavedoni présume 
que les monnaies d'argent de la famille Ogulnia ont été frappées vers 
l'an 670 (84 av. J. C.j. 


118. OPEIMIA. 

Famille plébéieooe. 


(1 ) Tête laurée de Janus. 

OPEIMI. [Opeimius) ROMA. Proue de vaisseau ; à droite , 1. G. B. 
As. 2 fr. PI. LX. Opeiniia 1. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 
n( Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 4 fr. 

(3 / Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. (Cabinet 
de M. Eénelon-Farez.) 20 fr. PI. lx. Opeimia 2. Médaille 
inédite. 

(4.) Tête d’Herctile à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 
peints. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 3 fr. 


t. La médaille dccriie par Morell, ayant pour légende au revers Q. OGVL. GAL. 
VER. CAR., n’est connue que dans l'ouvrage de Goltaius, d’où Morell l’aura tirée par 
erreur. 


Digitized by Gotjglc 


Î35 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

(5) Tête laurëe de Janus, 
af OPEL {Opeimius) ROM\. Proue de vaisseau; à droite, 1. G. B. 

As. C. PI. Lxi. OpeimiaS. 

(6) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

Même revers; mais à droite , S. M.B. Semis. 10 fr. PI. lxi. Opei- 
mia 4. 

(7) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

f( JMéme revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 10 fr. 

(8) Tète d’Hercule à droite; derrière, trois points. 

af Même revers; mais adroite, trois points. P. B. Quadrans. 10 fr. 

(9) Tête de Pallas à droite, avec le cas<pie ailé ; devant , * ; derrière, 

une couronne. 

1^ L. OPEIMI. RO.M.V {Uicius Opeimius Borna). Victoire dans un 
quadrige au galop à droite , tenant une couronne. AR. .3 fr. 
PI. XXX. Opeimia 1 . 

(10) Tète laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

a( L. OPEIMI. {Lucius Opeimius) ROM.V. Proue de vaisseau ; dessus, 
une couronne; à droite, S. M.B. Semis. 15 fr. (C.ab. de M. Féne- 
lon-Farez.) PI. lxi. Opeimia 5. 

(11) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 
points. 

a( L. OPF.IM. ROMA {Lucius Opeimius Borna'). Massue. Le tout dans 
une couronne de laurier. P. B. Quadrans. 20 fr. 

(12) Même tète. ■ 

L. OPEL {Lucius Opeimius) ROM.V. Proue de vaisseau; à droite, 
trois points. P. B. Quadrans. 12 fr. 

(13) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant, X; derrière, 

un trépied. À 

M. OPEIMI. ROMA {Marciu Opeimius Borna). Apollon dans un 
bige au galop à droite, tendant un arc et lançant une flèche. AR. 
3 fr. PI. XXX. Opeimia 2. 


Digitized by Google 



136 


DESCniPTlON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Eclaircissements. 

Les médailles de la famille Opeimia ou Opimia n'uirrent pas beau- 
coup de certitude. Cavedoni préteud que celles qui portent le nom de 
Lucius sont de Lucius Opeimius Nepos, consul en fî33 (121 av. 
J. G.), et que la couronne rappelle Quintus Opeimius, consul en 600 
(154), et vainqueur des Liguriens. Quant à Marcus Opeimius, il le 
croit frère de Lucius et probablement monétaire en même temps <|ue 
lui , ce qui ferait placer l’époque de la fabrication de leurs monnaies , 
de l’an 617 à l’an 629 (de 137 à 123 av. J. G.). Borgbesi regarde le 
trépied qui se trouve derrière la tête de la médaille 13 comme faisant 
allusion à la dignité de quindècimvir des rites sacrés , dont Marcus 
Opeimius aurait été revêtu. 


119. OPPIA. 

Famille plébéieone. 


(1) Tète laiirée de Janus, surmontée d’un croissant. 

r( L. salin, g. GAS5IVS {Lticius Salinator Caius Cassiiu). Proue de 
vaisseau au bas de laquelle on lit : D. S. S. {De Senatüs sen- 
tenlid). M.B. As. 10 fr. PI. ixi. Oppia 1. 

(2) Tète diadémée de Vénus à droite; quelqtiefois avec un capricorne 

derrière. 

Q. OPPIV’S PR. {Quintus Oppius praefectus). Victoire marchant, 
tenant une palme et une patère remplie de fruits. M.B. 6 fr. PI. lxi. 
Oppia 2. 

(3) Tête diadémée de Vénus à gauche. 

bI Même revers. M..B. 10 fr. PI. lx. Oppia 3. 

(4) .' GOS. DF.SIG. ITER. ET.... {Consul designatus iterùm et ter- 

tià). Tête nue de Marc Antoine à droite. 

. < M. OPPIVS GAPITO PR GLASS. F. G. {Marcus Oppius Capito 

propraetor.... classis flarulurn curavit). Galère sans voile; en 
haut , S. (r.ab. des méd.) P.B. 50 fr. PI. lxi. Oppia 4. 


Digitized by Googic 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. Ï37 

(5) M. ANT. IMP. TEH. COS. DESIG. ITER. ET TER. III. VIR R. P. C. 
{Hfarciu Antonius imiyerator tertià consul tlesignatus ilerwn et 
tertio triumvir Rcipublicae constitaendae). Tétps accolées de Marc 
Antoine et d'OcIavie à droite. 

Ff M- OPPIVS CAPITO PRO. PR. PRAEF. CEA.SS. F. C. {Marcus 
Oppius Cnpito propractor praefectus classis pari curavit). Galère 
à la voile ; dessous , A , et la triquelra avec la tête de Méduse. 
P. B. 40 fr. PI. Lxi. Oppia 5. 

(61 M. A^T. IMP. TER. COS. DESIG. ITER. ET TER. III. VIR R. P. C. 

Tètes en regard de Marc Antoine et d’Octavie. 

B( M. OPPIVS CAPHO PRO. PR. PRAEF. CLASS. F. C. Galère à la 
• voile ; à l’exergue, B ; dans le cliamp, les bonnets des Dioscures. 
M.B. (Cab. des méd.) GO fr. Pl. lxi. Oppia 6. 

(7) M. ANT. LMP. TERT. COS. DES. ITER. ET TERT. III. VIR R. P. C. 

Tête nue de Marc Antoine en regard avec la tète diadémée d’Oc- 
tavie. 

M. OPPIVS CAPITO PRO. PR. PRAEF. CLASS. F. C. Un homme 
et une femme debout dans un quadrige d’hippocampes ; à gauche, 
II. S. (marque du sesterce); dessous, A et un autel. M.B. (Cab. 
des méd.) 60 fr. Pl. lxi. Oppia 7. 

(8) I.a même médaille en G. B. (Morell.) On voit au revers le litnus. 

(9) M. ANT. IMP. COS. DESIG. ITER. ET TERT. III. VIR R. P. C. 

{Marcus Antonius imperator, consul designatus iteriun et tertio, 
triumvir Reipublicae constitaendae'). Tètes nues en regard de 
Marc Antoine et d’Octavie, avec une tête virile, nue, accolée à 
celle de Marc Antoine. 

R(M. OPPIVS CAPIIO PRO. PR. PRAEF. CLAS. F. C. {Marcus 
Oppius Capito propraetor praefectus classis païulum curavit). 
Galère à la voile avec des rameurs ; dessous , I et la triquetra. 
G. B. 150 fr. Pl. LXI. Oppia 8. ' 0 


Digitized by Google 



1.(8 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Éclaircissemenl.t . 

La première médaille de cette famille appartient à Lucius Oppius 
Salinator, qui fut préteur en 561 (193 av. J.C.). Il obtint en outre un 
commandement naval, afin de procurer pendant trois ans du blé au 
peuple romain , en le tirant de la Sicile et de la Sardaigne. 

Les deux médailles suivantes ont été frappées par Quintus Oppius , 
l'un des huit préfets que Jules César laissa à Rome sous la surinten- 
dance deLépide, lorsqu’il partit pour l’Espagne en 708 (AGav.J. C.), 
pour aller combattre les fils de Pompée. La tête de Vénus rappelle 
l’origine de Jules César; le capricorne est l’emblème d’une victoire 
gagnée ; la Victoire marcbant et portant (suivant quelques auteurs) 
les pommes des Hespérides , était une allusion à sa conquête future de 
l’Espagne. Ces deux pièces, dont la fabrique est très-rapproebée de 
celle de la médaille de la famille Clovia, quoique plus belle, ont été 
frappées comme elle dans quelque ville de .province. 

Marcus Oppius Capito suivit les conjurés pendant les tourmentes 
de la guerre civile ; mais après leur défaite , il se rangea du parti de 
Marc Antoine qui le nomma préfet de sa fl<itte et préteur en Sicile , 
comme l’indique la triquetra sur ses médailles. Ces pièces frappées 
en 715 (39 av. J. C.) représentent les tètes de .Marc Antoine, d’Oc- 
tavie plutôt que Cléopâtre, et d’un troisième personnage que les uns 
prennent pour OcLave, et les autres pour le fils de Marc .Antoine et de 
Cléopâtre; c’est une question difficile à résoudre. On voit sur la mé- 
daille 7 la marque du sesterce. Cette marque est extrêmement rare 
sur le bronze ; elle n’existe que sur cette médaille et sur une autre 
de la famille Sempronia , dont le type est .semblable à celui de la fa- 
mille Oppia. Ces pièces sont donc des sesterces de bronze, et valaient 
deux as et demi , ou deux as et un semis ; car c’esf ce qu’exprime 
la marque IIS, nu en liant les. deux 1, HS. 


Digitized by Google 


DR LA RÉPUBUQI1E ROMAINE. 


î:i9 

120. PAPIA. 

Famille plébéienne. 

(4 ' Télé de .lunoii Sos|>ila; derrière, un symbole; le toul dans un 

• colliei'. 

l( L. PAPl. {LtW'jis Papius). GrilTon courant ; dessous, un symbole; 
le tout dans un collier. AR. 2 fr. Médaille dentelée. (11 existe une 
immense ((uantilé de variétés de symboles sur cette médaille , et 
l’on a observé que le symbole du revers a presque toujours une 
' relation plus ou moins directe avec celui de la tête ; comme , par 
exemple : un aigle à, la tête et un foudre au revers; un demi- 
poisson à la tête et un poisson entier au revers; une clef à la 
tête et une cassette avec une serrure au revers, etc. La même 
particularité se remarque sur les médailles de la famille, Roscia.) 
Pl. XXX. Papia 1. 

(2j Tête de Junon Sospita à droite. 

R( L. PAPIVS CELSVS III. VIR ( Lucius Papius Celsus triumvir). 
Ix)uve tenant dans sa gueule un bàtop enflammé , et mettant le 
feu à un amas de bois placé devant un ajgle qui attise le feu en 
battant des ailes. AR. 6 fr. Pl. xxx. Papia 2. 

(3) TRIVMPVS. Tête laurée du Triomphe à droite ; derrière , un 
' trophée. 

Même revers. AR. 6 fr. Pl. xxx. Papia 3. * 

(4) Buste ailé de la Victoire à droite. 

H[ L. {Licius) PAPIVS CELSVS. .Teune fille debout, donnant à manger 
à un serpent. AR. Quinaire. 50 fr. Pl. xxx. Papia 4. 

(5) CET.SVS. Tête de Mercure à droite , avec le pétase ailé ; derrière , 

un caducée ailé. 

Lyre. AR. Sesterce. 80 fr. Pl. xxx. Papia 5. 

(6) Même tête et même légende. 

CELSVS. Lyre. AR. Sesterce. 80 fr. (Cavedoni;. 






î 


Digitized by Google 



i(iO DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(7) Môme tête et même légende. 

rT L. PA pi. [Lucius Pupius). I^yre. AR. Sesterce. 80 fr. ‘. (Cavedoni). 

Kclaircissements. 

Lucius Papius Celsus, nommé sur les six dernières médailles, est 
présumé cire le Gis du triumvir monétaire nommé sur la première, 
ou de Caius Papius, tribun du peuple en G8G (GS av. J.C.), etautei^r 
de la loi contre les étrangers. Celte loi est mentionnée sur une pièce 
décrite parMorcll , et qui se trouve au Cabinet des médailles à Paris; 
derrière la tête de Junon Sospila , on voit en guise de symbole une 
tablette avec l’inscription PAPI. La signiGcation du griG'on est in- 
connue ; la tête et les autres attributs de Junon Sospita, adorée parti- 
culièrement à Lanuvium , indiquent que le monétaire était natif de 
cette ville. 

revers des médailles 2 et 3 rappelle un fait historique l'apporté 
par Denys d’Halicarnasse, et dont Papius Celsus a voulu conserver le 
souvenir qui se rattachait à l’origine de sa maison. Pendant qu’Enée 
était occupé à bâtir Lavinium , par un prodige étonnant , Is feu prit de 
lui-même à la forêt voisine; un loup, portant dans sa gueule un mor- 
ceau de bois sec, le jeta dans le feu : un aigle parut alors, et du bat- 
tement de ses ailes Gt mine d’exciter la flamme ; un renard sur ces 
entrefaites trempa sa queue dans l’eau , et Gt scs efforts pour éteindre 
l’incendie. La victoire fut longtcnqis disputée de part et d’autre; mais 
enfin le loup et l’aigle remportèrent : le renard, contraint de céder, 
se retira. Énée réTlécbit sur ce prodige, et dit à ses compagnons que 
leur nouvelle colonie serait illustre; que ses voisins en concevraient de 
la jalousie, et s’opposeraient de toutes leurs forces à ses accroisse- 
ments; mais que leurs efforts seraient superflus; qu’appuyée sur la 
protection des dieux , clic L’emporterait sur l’envie de ses ennemis. 
Pour conserver la mémoire de ces prodiges , les Troyens mirent dans 
la place publique de Lavinium des statues d’airain de ces animaux qui 
y ont subsisté fort longtemps. 

Cavedoni émet l'opinion, tout en conservant des doutes, que la 

1. Ricc'iu décrit cette mcdaille comme quinaire. Je cruL qu'il est dans l'erreur. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPDBUQUE ROMAINE. 


tu 

première médaille a été frappée en 680 (74 av. J. C.). Quant aux six 
dernières , elles datent, selon lui , de l'année 708 à l’année 711 (de 46 
à 43 av. J. C.), et le mot TRIVMPVS, écrit d’après l’ancienne ortho- 
graphe latine, se rapporterait aux quatre triomphes de Jules César, 
en 708 (46), remportés sur les Gaules, l’Egypte , Pharnace et Juba. 

121. PAPIRIA. 

Famille plébéienoe. 


Tête laurée de Janus. 

|H( TVRD. {Turdits) ROMA. Proue de vaisseau ; à droite, I. G. B.. As. 

C. PI. Lxii. Papiria 1. _ . . 

(2) Tète laurée de Jupiter à droite. 

Même revers ; mais à droite, S. M.B. Serais. 8fr. PI. i.xii. Papiria 2. 

(3) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 12 fr. 

(4) Tête d’Herciile à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 1 

points. 

ri Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 12 fr. 

PI. Lxji. Papiria 3. 

(5) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; en haut, deux points. 

Il( Même revers; mais à droite, deux points. P.B. Sextans. 15 fr. 

(6) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant X; derrière, 

une branche de laurier. 

M. CARBO [^Marcus Carbo) ROMA. Jupiter dans un quadrige au 
galop à droite , lançant la foudre et tenant un sceptre. AR. C. 

PI. XXX. Papiria 1 . 

(7) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière , X. ' 

K CARB. {Cnrbd) ROMA. Jupiter dans un quadrige au galop à droite, 
lançant la foudre et tenant un sceptre. A R. C. PI. xxx. Papiria 2. 

(8) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière , S. 

Rf CARB. {Carbo) à l’exergue. Proue de vaisseau; en haut, S. et une 

31 


Digitized by Google 



DESCRIPTION Générale des monnaies 


S42 

étoile. P. B. Semis. (Cabinet des méd.) 25 fr. '. PI. lxii. Papi- 
ria h. 

(9) Téted’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 
r( Proue de vaisseau sur laquelle on lit CARBO ; à l’exergue , ROMA ; 
à droite, trois points; en liant, un foudre. P. B. Quadraiis. 6 fr. 
PI. LTii. Papiria 5. 

Éclaircissements. 

Les cinq premières médailles de cette famille furent frappées , selon 
Morell, en 512 (242 av. J. C.), par Quintus Papirius Turdus, qui fut 
tribun du peuple trois ans plus tard; mais d'après l’amoindrissement 
du poids de l’as , Riccio les croit frappées par son fils, tribun du peu- 
ple en 543 (21 1 av. J. C.). 

Les deux médailles d’argent datent, selon Cavedoni, d’environ l’an 
560 (194 av. .1. C.). La branche de laurier derrière la tête de Pallas 
du n* 6 se rapporte, suivant le meme auteur, à Papirius le premier 
censeur. 


122. PEDANIA. 

Ftmille pléhéicnoe. 


(1) M. BRVTVS IMP. COSTA LEG. (^Marcus Brutus imperator Costa 
legaïus). Tête nue de Marcus Brutus à droite; le tout, dans une 
couronne de chêne. 

sf L. BRVTVS PRIM. COS. {^Lucius Brutus primas consul). Tête nue 
de Lucius Junius Brutus ; le tout , dans une couronne de chêne. 
OR. (Cab. deM. Wigan, à Londres.) 1000 fr. PI. xxiv. JunialB. 

1. Riccio décrit un <emi$ d’après Eckhel et en donne le dessin. Or, Eckhel se 
contente de dire qu’il existe des semis et des quadrans avec le nom de CARBO sans 
en donner de description. Où donc Riccio , qui ne nomme qu’EcklicI , a-t-il vu le 
semis qu’il a fait graver et qui est tout k fait différent de celui-ci, qui se trouve dans 
Morell? Et pourquoi n’a-t-il pas donne celui de Morell qui existe au cabinet de 
France? Le sien a donc été invente d’après le quadrans qui est connu? L'ouvrage de 
M. Riccio est estimable sous bien des rapports; malheureusement, l'inexactitude de 
ses citations d’auteurs et celle des dessins de ses médailles (k part leur mauvaise exé- 
cution) est telle , qu’il est très-dangereux de se Ger k lui. 


Digitized by Google 


. DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. S(i3 

(2) COSTA LEG. {Costa legatus). Tête laurée de femme à droite ; le 
tout dans un grènetis radié. 

BRVTVS IMP. {Brutus imperator). Trophée, avec un bouclier et 
deux javelots. AR. 20 fr. PI. xxx. Pedania. 

Éclaircissements. 

Costa fut l’un des lieutenants de Brutus en Asie , comme nous l'ap- 
prennent ces deux médailles. I.e trophée d’armes barbares se rapporte 
à la victoire sur les Besses. 

Ces médailles ont été frappées de l'an 710 à l’an 712 (de 44 à 42 
av. J. C.). 

123. PETILLIA. 

Famille plébrtennc. 

(1) CAPITOLINVS. Tête laurée de Jupiter à droite. i 

H( PETILLIVS. Temple à six colonnes. AR. 6 fr. PI. xxx. Petillia I . 

(2) PETTU.rVS rAPlTOLINVS. Aigle éployé sur un foudre. 

8^ Temple à six colonnes orné de figures; quelquefois à gauche, S., 
et à droite, F. Beaucoup plus rarement à gauche, F., et à droite, S., 
AR. 6 fr. PI. xxx. Petillia 2. % . 

Éclaircissements. 

Petillius Capitolinus, qui a frappé ces deux médailles vers l’an 711 
(43 av. J. C.), n’est pas connu; on soupçonne que c’est le même que 
Petillius qui avait été l’ami et le camarade d'Horace depuis son en- 
fance. Quelle que soit la raison qui a fait représenter sur ces médailles 
la tête et le temple de Jupiter Capitolin , il est évident que c'est une 
allusion au surnom du monétaire. I.<es lettres S. F. nu F. S. n’ont pas 
encore été expliquées d’une manière satisfaisante. 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


tkk 


124. PETRONIA. 


FauiUle trè«*uicjenDe et plébéienne. 


(4) TVRPIUANVS III. VIR FERON. {Turpilianus triumvir . Feronid). 
Tête tourelée de la déesse Féronie à droite. 

CAESAR DIVI F. ARME. CAPT. {Caesar divi fîlius, Armenid captd). 
Femme à genoux à droite, couronnée de la tiare et tendant les 
mains. AR. 3U fr. Pl. xxx. Petronia ^ . 

(2) TVRPILIANVS III. VIR [Triumvir). Tête de Bacchus à droite, 
couronnée de lierre. 

s( Pareil au précédent. AR. 30 fr. Pl. xxx. Petronia 2. 

(3) P. PETRON. TVRPILIAN. III. VIR [PMius Petronius Turpilianus 

triumvir). Tête de Bacchus à droite , couronnée de lierre. 
l( Pareil aux deux précédents. AR. 50 fr. Pl. xxxi. Petronia 3. 

' (4) TVRPIUANVS III. VIR FERON. [Turpilianus triumvir. Feronia). 
Tête tourelée de la déesse Féronie à droite. 

Rf CAESAR AVGVSTVS SIGN. RECE. [Signis receptis). Parthe à ge- 
noux, présentant une enseigne militaire. AR. 5 fr. Pl. xxxi. Pe- 
tronia 4. 

s 

(5) TVRPILIANVS 111. VIR. Tête de Bacchus à droite, couronnée de 

lierre. 

jÿ Pareil au précédent. AR. 5 fr. Pl. xxxi. Petronia 5. 

(6) P. PETRON. TVRPIUAN. 111. VIR FERO. [Publius Petronius Titr- 
pilianus triumvir. Feronid). Tête tourelée de la déesse Féronie à 
droite. 

f( Pareil aux deux précédents. AR. (Cab. des méd.) 30 fr. Méd. iné- 
dite. Pl. XXXI. Petronia 6. 

(7) TVRPILIANVS III. VIR. Tête de Bacchus à droite, couronnée de 

lierre. 

b( AVGVSTO OB g. s. [Augusto ob cives servatos). Dans une couronne 
de chêne. OR. (Cab. des méd.) 300 fr. Pl. xxxi. Petronia 7. 


DIgitized 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. *49 

(8) TVRPILIANVS III. VIR FERON. Tête tourelée de la déesse Fé- 
ronie à droite. 

^ Pareil au précédent. OR. (Cab. des méd.) 300 fr. Pl. xxxi. Pe- 
tronia 9. 

(9) TVRPILIANVS III. VIR FERO. {Turpiltarms triurrwir. Feronia). 

Tête tourelée de la déesse Féronie à droite. 

AVGVSTVS. Couronne de chêne, dans laquelle on lit O. C. S. {Ob 
cii'cs scrvatos). OR. 300 fr. (Cab. Riccio'.) Pl. xxxi. Petronia 8. 

(10) P. PETRON.TVRPILI.AN. III. VIR. {Publias Petro/iius Turpilûinus 
triumvir). Tête de Bacclms à droite , couronnée de lierre. 

i< CAF.SAR AVGVSTVS S. C. (Senaliis consulto). Quadrige. AR. (Ca- 
binet Fontana.) 100 fr. Pl. xxxi. Petronia 10*. 

(11) Même tête et même légende. 

AVGVSTVS C.AF5AR. L’empereur dans un bige d'éléphants, à 
gauche, tenant une branche de laurier et un sceptre. AR. 50 fr. 
Pl. XXXI. Petronia 11. 

(12) PETRON. TVRPILIANVS III. VIR. Tête de la déesse Féronie à 
droite. 

lÿ Pareil au précédent. AR. (Cabinet des méd.) 60 fr. Pl. xxxi. Pe- 
tronia 12. 

(13) P. PETRON. TVRPILIANVS III. VIR FERO. {Publius Petronius 
Turpilianus triumvir. Feronia). Tête de la déesse Féronie à droite. 

Pareil aux deux précédents. AR. 50 fr. Pl. xxxi. Petronia 13. 

1 . Uorell donne une médaille un peu ditTérenle que je n’ai jamais vue nulle pan : 
la télé est celle de Dacclius avec la légende P. PETRON. TVRPILIAN. III. VIR. Le 
revers a de plus le noinCAESAR, et la couronne se trouve entre deux branches de 
laurier. L’exemplaire dont je donne la description et le dessin est pris d’après l’em- 
preinte électro-typique de la collection de M. Riccio ; il est possible que le nom CAESAR 
manque sur son exemplaire j il est possible aussi que la médaille de Morell soit tout à 
fait distincte. 

S. Vu la grande ressemblance qui existe entre les médailles frappées par les moné- 
taires Aquillius, Durmius et Petronius , il est |K>ssible que cette médaille du cabinet 
Fontana soit originale ; mais il est possible aussi qu’elle ne provienne que d'une er- 
reur du monétaire , le revers d’une de ces deux premières familles ayant été frappé 
avec la tète de la famille Petronia. 


Digitized by Google 



Di'SCRIPnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


0,6 

(■14) CAESAR AVGVSTV'S. Tète nue d’Auguste à droite. 
l( P. PETRON TVRPII.IAN. III. VIR. (Cette légende peut être dis- 
posée de diverses façons.) Sirène tenant deux flûtes. ,\R. 60 fr. 
Pl. XXXI. Petronia 14. 

(1.')) Même tête et même légende. 

B( P. PETRON. TVRPILIAN. III. VIR. Pégase. \R. 20 fr.'. Pl. xxxi. 
Petronia 1 5. 

(1 6) CAESAR AVTJVSTVS. Tête’ laurée d’Auguste à droite. 

s( TVRPIEIANVS III. VIR. Lyre. OR. (Cab. des méd., Musée bri- 
tanni(|ue et cab. de M. Wigaii à Londres.) 400 fr.’. Pl. xxxi. Pe- 
tronia 16. 

(17) CAESAR AV’GVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite. 

R( TVRPILIAN V’S III. VIR. Tarpeia écrasée par des boucliers, et le- 
vant les mains au ciel. AR. 20 fr. Pl. xxxi. Petronia 17. 
i 1 8) Même tête et même légende. 

H( TVRPILIANVS III. \TR. Astre sur un croissant. AR. 20 fr. PL xxxi. 
Petronia 18. 

(19) Même tête et même légende. 

b( P. PETRON. III. VIR. Pan nu, assis à terre. AR. 150 fr. Pl. xxxi. 
Petronia 19. 

(20) Même tête et même légende. 

B( P. PETRON. TVRPILIAN. III. VIR. Pan nu, debout, tenant le sy- 
rinx et le pedum. AR. (Cab. Riccio.) 250 fr. Unique. Pl. xxxi. 
Petronia 20. 

Eclaircissementt . 

Petronius fut triumvir monétaire d’Auguste en même temps que 
Durmius et Aquillius Florus , et les médailles pn'cédentes ont été 
frappées vers l’an 734 (20 av. .1. C.). Les treize premières sont tout à 

t. On trouve dans Morell ce revers avec la tète casquée de Mars ou d’Auguste; 
c'était prol>ablemcnt une médaille fourrée , dont la tète était celle de la famille Julia. 
Pl. XXIII. Méd. 67. 

i. Riccio cite k tort cette médaille en argent ; elle n’est connue qu’en or. 


Digitized by Google 


247 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 

fait , ou à très-peu de chose près , semblables par leurs revers aux 
médailles analogues des familles .\quillia et Durmia. Elles ont rapport 
à la dernière guerre des Partbes, terminée par la soumission de leur 
roi Pbraate et par la rcdditiuii volontaire des enseignes et des prison- 
niers romains, à la couronne civique et au char de triomphe que le 
Sénat décerna à Auguste. — 

La déesse Féroiiie, dont on voit la tete sur les médailles 4, 6, 8, 
9, 12 et 13, présidait aux forêts; était irès-véuérée des Sabins , et 
la ville de Fcroiiia, qui avait un culte particulier pour cette déesse, 
était située sur le mont Soractc. Du reste, la famille Petronia était 
d'origine Sabine, et c’est pour cette raison que le monétaire a repro- 
duit sur ses monnaies la tête de Féronie et le type de Tarpeia , dont 
l'histoire est connue, et dont je parler» plus longuement en décrivant 
les médailles de la famille Tituria. 

L’interprétation de tous les autres types de cette famille, tels que la 
sirène , Pégase , la lyre , etc. , est tout à fait inconnue , ou du moins 
tout à fait conjecturale chez les auteurs qui ont tenté de la donner. 

125. PINARIA. 

Famille patricienne. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

Hf NATTA ROMA. Victoire dans un bige au galop à droite , tenant un 
fouet. AR. 3 fr. PI. xxxi. Pinaria 1. 

(2) Meme tête. 

b( NAT. (AV/«a) ROMA. Victoire dans un bige au galop à droite, 
tenant un fouet. AR. C. PI. xxxi. Pinaria 2. 

(3) Tête laurée de Janus. 

NAT. {Natta) ROMA. Proue de vaisseau ; à droite , I. G. B. .As. C. 
PL Lxii. Pinaria 1. 

(4) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

Même revers ; mais à droite , S. M.B. Semis. 2 fr. 

(5) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , ijuatre points. 


Digitized by Google 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


ik» 

Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 10 fr. 
Pl. LXii. Pinaria 2. 

(6) Tête d'Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois 

points. 

Hf Même revers; mais à droite, trois points. P.B. Quadrans. 2 fr. 
Pl. LXii. Pinaria 3. 0 

(7) Tête de Mercure à droite, avec le pwtase ailé; en haut, deux 

points. ^ 

n[ Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sextans. 15 fr. 

(8) M. ANTO. COS. IMP. IIII. (Cette légende peut être diversement 

disposée.) [Marcus Antonius consul terlib , im/xrator quarth.') 
Tête de Jupiter- Ammon .à, droite. 

I^ ANTONIO AVG. SCARPVS IMP. [Antonio auguri Scarpus impe- 
rator'). Victoire passant, tenant une palme et une couronne. AB. 
12 fr.'. Pl. XXXII. Pinaria 3. 

(9) Même tête et même légende. 

I^ SCARPVS IMP. LEG. VUI. (Scarpus imperator legionis octavaè). 
Aigle entre deux enseignes militaires. AR. (Cab. de M. Bunburj, 
à Londres.) 200 fr. Pl. xxxii. Pinaria 4. 

(10) SCARPV.S IMP. (Scarpus imperator). Main ouverte. 

CAEISARI. DI VI F. Victoire debout, tenant une couronne et une 
palme. AR. 60 fr. Pl. xxxii. Pinaria 5. 

(11) La même. AR. Quinaire, mais avec la légende GAESAR DIVI F. 
60 fr. Pl. xxxii. Pinaria 6. 

(12) IMP. CAESARI SCARPVS IMP. (Imperatori Caesari Scarpus im- 
perator). Main ouverte. 

I . Eckhel décrit , d'après Aogeloni , la médaille suivante qui ofTre tous les carac- 
tères de rauthenlicité : 

M. ANTON. IMP. COS. DES. ITER. ET TER. ni. VIR R. P. C. (Marrus Ânta- 
nius im/jfralnr consul ilesignatus ittriim et tertib triunv'ir Reipublicar comti- 
iuendae]. Télés accolées de Marc Antoine et de Cléopâtre (Oclavie?). 

!.. PINAR. SCARPVS IMP. AF. Lucius Pinarius Scarpus imperator Africae). 
Galère èla voile. G. B. (Peut-être au lieu de AF. faudrait-il F.C. flari ruravit.) 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 2A0 

«f niVI F. .WG. PONT, {nivi filins augur poniife.v). Victoire delioiil 
à droite, sur un globe, tenant une couronne. \R. 60 fr. Pl. xsxii. 
Pinaria 7. 

i'13) IMP. CAES.\RI SC.\RP\'S IMP. {Imperatnri Caesnri Scarpus im- 
perator). Main ouverte. 

itf .WGV'STVS DIVI F. i^Àugustus Divi fîlius). Victoire debout sur 
un globe, tenant une couronne. AR. GO fr. Pl. xxxii. Pinaria 8. 

EclaircTssements. 

La famille Pinaria , très-ancienne , descendait de Pinus , fils de 
Numa. Les Pinarius et les Potiliils étaient désignés, dès les premiers 
temps de Rome , pour remplir les fonctions de prêtres d’Hercule. 

Les deux premières médailles d’argent datent de l’espace contenu 
entre la moitié du vr et le commencement du vu” siècle de Rome. Les 
cinq bronzes qui suivent sont à peu près de la même époque. 

Les numéros 8 et 9 ont été frappés en 723 (31 av. J. G.), et les 
quatre dernières médailles de cette famille , de l’an 724 à l’an 727 (de 
30 à 27 av. J. C.). Scarpus était commandant des lrouj)es de Marc 
Antoine (peut-être de sa biiitième légion , nommée sur la médaille 9) 
en Cyrénaïque et en Étbiopie. Après la bataille d’Actium , Marc An- 
toine s'enfuit auprès de lui; mais Scarpus ayant refusé de le recevoir, 
il fut obligé de se retirer. Après cette trahison , Scarpus se donna à 
Octave et , par son ordre, abandonna son armée à Cornélius Gallus, 
du vivant de Marc Antoine. C’est en Afrique qu’ont été frappées les 
médailles 8 et 9, comme le témoigne la tête de Jupiter-Ammon. I>es 
quatre suivantes , qui portent le nom d’Octave , confirment le trait 
d’bistoire que je viens de rapporter, et la défection de Pinarius 
Scarpus. 

Quant à la main ouverte, Orsino, et plusieurs antiquaires après lui, 
l’ont expliquée en prétendant qu’elle fait allusion au nom de Scarpus , 
cnrpere, voulant dire prendre ou saisir à pleines mains; ou encore 
parce que le mol grec xapiîô;, signifie la /Mutne de la main. 


Zi 


Digitized by Google 



1 


UO DESCBiniON GÉNÉKALE DES UOIWAIES 

126. PLAETORIA. 

Famille pl^béienoe. 


(1 ) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

Hf Q. PLAET. ROMA (Quintus Plaetorius lioma). Proue de vaisseau ; 
à droite, S. Semis. M.R. ^Riccio, du musée Trivuice à Milan.) 
20 fr. PI. Lxii. Plaetoria. 

(2) MONF.TA. Tête diadémécde Junou Moneta à droite; devant , S. C. 

(Senatiis consulta). 

fl( L. PLAETORI. L. F. Q. S. C. ’l Lm-ius Plaetorius Lucii filius quae- 
stor, Scnatûs consulta). Atiilète nu, courant, portant une palme et 
un ceste dénoué; le plus souvent, en dessous, un symbole. AR. 
30 fr. PI. xxxii. Plaetoria t. 

(3) Tête de Junon à droite, coiffée à la grecque; derrière, un co- 

quillage. 

ni Même reveis. AR.'. (Morell.) 

(4) Tête de Junon à droite , coiffée à la grecque ; derrière , un sym- 

bole. 

i)( M. PLAETORI. CEiST. EX S. C. {^Marcus Plaetorius Cestiarms ex 
Senatûs consulta). Caducée ailé. AR. 2 fr. PI. xxxii. Plaetoria 2. 

(5) Tête nue d'Apollon ou de Jupiter jeune à droite ; derrière , un 

symbole. 

lÿ Même revers. AR. 2 fr. PI. xxxii. Plaetoria 3. 

(6) Tète de Junon à droite, coiffée à la grecque ; derrière, un symbole. 
Kf M. PLAETORI. CEST. EX S. C. {Marcus Plaetorius Cestianus ex 

Senatûs consulta). (Celte légende peut être diversement disposée.) 
Praefericulum et torche. AR. 6 fr. Pl. xixii. Plaetoria 4 et 5. 

(7) MONETA. Tête diadémée de Junon Moneta à droite; devant, S. C. 
h( Même revers. AR. (Morell.)’. 

1. Cene mé<L>ille, si elle n’est pas fuurrée, parait être hybride; la tête appartient 
au n* 4. 

S, Même remarque; la tête appartient au n* 2 


Digitized by Google 


251 


DE LA RÉPOBLIQÜE ROMAIRK. 

(8) Tête de Sibylle à gauche ; derrière , un symbole qui varie. 

Bf M. PUETORI. ou M. PLAETORIVS CEST. {Marcus Plaetorius 

Cestianus). Fronton du temple de Préneste sur lequel on voit un 
géant. AR. 30 fr. PI xxxii. Plaeluria G. 

(9) Tête de femme à droite, coiffée en cheveux ; derrière, un symbole 

qui varie. 

■( M. PLAETORI. CEST. S. C. {Marcus Plaetorius Cestianus Senatils 
consulta). Buste d’un jeune homme de face sur une base, sur la- 
quelle on lit SORS. AR. 1 5 fr. PI. xxxii. Plaetoria 7. 

(10) CESTIANVS. Tête tourelée deCybèle à droite; devant, un globe; 
le tout dans un collier. 

Ff M. PLAETORIVS AED. CVR. EX S. C. {Marcus Plaetorius aeJilis 
rurulis ex Seriatds consulta). Chaise curule ; dans le champ , un 
symbole quelconque; le tout dans un collier. AR. 2 fr. PI. xxxii. 
Plaetoria 8. 

» ♦ 

(11) CESTIANVS. Buste de femme à droite , avec un casque à crinière 

lauré, portant un arc et un carquois; devant, S. C. {Senatûs 
consulta), et une corne d’abondance; le tout dans un collier. 

Il( M. PLAlETORIVS M.F. AED. CVR. {Marcus Plaetorius Marci filius 
^ aedilis curulis). Aigle éployé sur un foudre; le tout dans un col- 
- lier. AR. 3 fr. PI. xxxii. Plaetoria 9. , 

(42) h., PLAET. CEST. {Lucius Plaetorius Cestianus). Tête de femme 
à droite, voilée et laurée, avec un modiua sur la tête. . üw • 

Ff BRVT. IMP. {Brutus imperator). Simpule et bâche. AfL 20 fr, 

ii*ui<*jRetoria 10. VI . >- -.■♦.l 

(13) La même en OR. (Riocio, du musée Qlivieri de Pesaro.)^ 600 Ir. 

-A PJ. zun. Ibid. r‘^■' ’ '•* 

(14) BRVI.' IMP. L. PLAET. CEST. {Brutus imperator. Lucius Piaeto^ 
vte piuf Cestidhus)r Tête nue de Marcus Brutus à droite. 

ijFEn); MAR. {Kidus Martine). Bonnet entre deux poignarits. XR: 

? 350 (r. PI. xxiv; Junia 16. 

- . 


Digitized by Google 



DESCRIPnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


SSi 

Eclaircissements. 

A l'exception des trois dernières médailles de cette famille , il n’y 
en a pas une dont le type soit d’une interprétation claire. Borgliesi, 
pour exprimer cette obscurité, dit que de même que la goutte est 
l'opprobre des médecins , de même les médailles de la famille Plaetoria 
sont l'opprobre des numismates. Quoi qu'il en soit de cette compa- 
raison , apparemment très-spirituelle , Borgliesi a expliqué le sens du 
revers du n° 2 mieux que ne l'ont fait ses devanciers. L'bomme nu 
courant est, selon lui , un athlète qui a gagné le prix de la lutte, et 
qui porte une palme comme marque de sa victoire, et un ceste dé- 
noué ; lequel ceste fait allusion au surnom deCESTlANVS, qui appar- 
tenait à la famille Plaetoria par suite de son adoption dans la famille 
Cestia ; et ce surnom est sous-entendu sur cette seule médaille d'ai^ent, 
tandis qu’il se lit sur toutes les autres. Elle a été frappée vers l'an 683 
(71 av. J. C.), probablement par Lucius Plaetorius, père du Plaetorius 
qui fut lieutenant de Brutus. 

Toutes les monnaies suivantes , jusqu’aux trois dernières exclusi- 
vement , datent de trois ans plus tard, Marcus Plaetorius Cestianus 
ayant été édile curule en 686 (68 av. J. C.). Ce qu’il y a de plus re- 
marquable en elles , c'est d’abord sur le n* 9 le buste du Sort , divi- 
nité qui ne se trouve sur aucune autre médaille consulaire ; et ensuite 
le fronton du temple de Préneste représenté sur le n° 8. La Fortune 
avait un temple à Préneste et un à Antium, où l’on adorait la Fortune 
Prénestine et Antiate. 

Les médailles 12, 13 et 14 furent frappées de l’an 711 à l’an 712 
(43 à 42 av. J. C.), comme il a été déjà dit à la famille Junia, où la 
dernière a été expli(|uée. Cavedoni regarde la tête de femme des mé- 
dailles 12 et 13 comme celle de Junon , telle qu’elle était costumée en 
Épire , où Plaetorius soutenait le parti de Brutus , à cause de .sa res- 
semblance avec la tête de cette déesse sur les médailles de cette 
contrée. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPDBUQL'F. ROMAINE. 


SS3 


127. PLANCIA. 

FamiUr pl^b^ieone. 


(1) CN. PL\N(nVS AED. CVR. S. G. Télé de Diane Plancienne à 
droite , portant des boucles d’oreilles et un collier. 

Chèvre debout; devant elle, un carquois et un arc. AR. 3 fr. 
Pl. XXXII. Plancia. 

Éclaircissements . 

Cette médaille fut frappée par Cnaeus Plancius, édile curule en 700 
(54 av. J.C.). Ce Plancius était l’ami de Cicéron; accusé par Quintus 
Metellus Creticus, sous lequel il avait combattu, il fut absous; et c’est 
en souvenir de cette accusation qu'il plaça au rçvers de sa momiaie 
un carquois crétois et une chèvre sauvage. * 

La tête , d’après une inscription rapportée par Visconti , où on lit 
DIAiS.AE PL.ANCIANAE, a été reconnue pour être celle de Diane 
Plancienne ou Macédonienne ; le bonnet est semblable à celui que 
porte le génie de la Macédoine sur la médaille de Caius Antoine dé- 
crite à la famille Antonia, n* 32. 

128. PLAIJTIA, PLUTIA et PLOTIA. 

Famille plébéiense. 


(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

ROMA. Les Dioscures à cheval allant à droite; dessous, L. PL. H. 

[Lucius Plaulius Hypsaeus). AR. 5 fr. Pl. xxxn. Plaulia 1 . 

(2) Même tète. 

ff ROMA. Les Dioscures à cheval allant à droite; en haut, L. PL. H. 
[Lucius Plautius Hjrpsaeus). AR. 15 fr. Pl.xxxii. Plautia 2. 

(3) Tête laurée de Janus. 

L. PL. H. [Lucius Plautius Hjrpsaeus') ROMA. Proue de vaisseau. 
G. B. As. 10 fr. Pl. un. Plautia 1. 


Oigitized by Google 



«(4 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(4) TAte casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

Bf Même revers ; mais fi droite , quatre points. P. B. Triens. 1 5 fr. 

(5) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière , X. 

C. PLVTI. ROMA (Caius Plutius Roma). Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. 5 fr. Pl. xxxii. Plautia 3. 

(6) P. YPSAE. S. C. {Publhis Ypsaeiis Senatûs consulta). Tête de 
Neptune à droite ; derrière , un trident. 

Hf C. YPSAE. COS. PRIV. CEPIT {Caius Ypsaeus consul Privernum 
cepii). Jupiter dans un quadrige au galop à gauche , tenant un 
foudre; sous le quadrige, on voit fréquemment un scorpion. AR. 
3 fr. Pl. XXXII. Plautia 4. 

(7) P. YPSAE. S. C. {Publiut Ypsaeus Senatüs coaw«//o). Tête diadé- 
mée d’.Amphitrite à droite; derrière , un dauphin. 

b( c. YPSAE. cos, PRIV. CEPIT. {Caius Ypsaeus consul Privernum 
cepii). Jupiter dans un quadrige au galop à gauche, tenant un 
foudre; sous le quadrige, on voit quelquefois un scorpion. AR. 
3 fr. Pl. XXXIII. Plautia 5. 

(8) M. SCAVR. AED. CVR. ; à l’exergue, REX ARETAS; dans le 
champ, EX S. C. {Marcus Scaurus aedilis curulis. Rex Aretas, ex 
Senatûs consulta). Aretas à genoux , tenant un chameau par la 
bride et présentant une branche d’olivier. 

H( P. UYPSAE. ou HYPSAEV. ou HYPS.AEVS AED. CVR.; à l’exer- 
gue, C. HYPSAE. COS. PREIVE. ou PREIV. ou PREIVI. ou 
PREIVEIR. ; dans le champ , C Ain’. ou CAPTV ou CAPTVM {Pu- 
blias H ypsaeus aedilis curulis. Caius H ypsaeus consul Preivei-' 
nunx captum). Jupiter dans un quadrige au galop ù gauche, tenant 
un foudre ; sous le quadrige , le plus souvent on voit un scor- 
pion. AR. C. Pl. I. Aemilia 1. 

(9) La même médaille sans REX ARETAS du c6té d’ Aretas à genoux. 
AR. C. Pl. I. Aenâlia 2. 

(10) A. PLAVTIVS .AED. CVR. {Aldus Plautius aedilis curulis Senatâs 
consulta). Tête tourelée de Cybèle à droite. 

i^ BACCHIVS IVD.AEVS. Bacchius à genoux, tenant un chameau par 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUS ROMAINE. SSS 

ie frein el présentant une branche d’olivier. AR. 2 fr. PI. xxxiii. 
Plautia 6. 

I 

(H) L. PLAVTIVS Plautius). Masque de face, les cheveux 

•épars. (Quelquefois ce masque a un serpent de chaque côté de la 
figure ; d’autres fuis deux cornes de houe sur le front ; d’autres His 
il a la bouche ouverte et montre les dents.') 

R( PLA.NCVS. 1.’ Aurore volant dans les airs et conduisant les quatre 
chevaux du Soleil. AR. C. Pi. xxxiii. Plautia 7. 

(12) L. PL.AVTIVS. Masque de face, les cheveux épars, mélés de sei^ 
pents. 

s. C. {Seitatùs consulta). L’Aurore conduisant un ou deux chevaux 
et tenant une liaguette. OR. (.Musée de Vienue.) 300 fr. Médaille 
de fabrique barbare. PI. xxxiii. Plautia 8. 

(13) OR CIVIS SERV.ATOS. Couronne de chêne entre deux branches 
de laurier. 

t( C. PLOTIVS RVFVS 111. VIR A. A. A. F. F.; dans le cliamp, 
S. C. {Coins Plolius Rufus triumvir, aura, argenta, acre, flando, 
feriundo, Senatùs consulta). G.B. G fr. PI. lxxii. Plautia 2. 

(14) AVGVSTVSTRIBVMC. POïYSl.{ylugustus tribunicid i>otestate). 
Dans une couronne de chêne. 

r( Pareil au précédent. M.B. 2 fr. PI. lxii. Plautia 3. 

(16) CAESARAVGVSTVSTRIBVNIC. 9Cfï¥Sl.{Tribunicidpotestate). 

Tête nue d’Auguste à droite. 
r( Pareil à celui du n* 13. M.B. C.’. PI. LXtii. Plautia 4. 

(16) Le même eu G.B. (Cah. des méd.) .Médaille unique? PI. lxiii. 
Plautia 5. * 

Éclaircissements." 

C’est Borghesi qui le premier a expliqué le monogramme qu’on voit 
sur les quatre premières médailles de cette famille , qu’il attribue au 
père de Lucius Plautius Hypsaeus, préteur en 565 (189 av. J. C.). 

I. Je n’ai point jugé i propos de joindre aux médaitles de la famille Plautia l'as el 
ses divisions qni portent les initiales L. P. D. A. P. Rien ne prouve qu'ils appartiennent 
1 cette famille. Il en sera question aux incerlaioes. 


*56 


DESCRIPTIO.V GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Cavedoui en fixe la fabrication à une quarantaine d'annrns plus tôt , et 
donne pour date approximative à la cinquième médaille l’an 564 
(190). Cette médaille porte le nom de Plutius. On est généralement 
d’accord aujourd’lmi que les Plutius, les Plautius et les PIntius sont le 
même nom dont la prononciation a été changée successivement, ou, 
tout au plus , trois branches de la même famille. 

Publius Hypsaeus, qui frappa les médailles C, 7, 8 et 9, fut édile 
curule, en 696 (58 av. J. C.), conjointement avec Marcus Staurus : il 
rappela sur ces quatre pièces la gloire de son ancêtre le consul Caius 
Plautius Hypsaeus, qui prit Priverne en 413 (341 av. J. C.), et ob- 
tint les honneurs du triomphe. L’autre côté des médailles 8 et 9 , qui 
se rapporte à Marcus Scaurus, a été expliqué à la famille Aemilia. 

Bacchius , inconnu dans l'iiistoirc , est représenté sur la dixième mé- 
daille, frappée par l’édile curule Aulus Plautius en 700 (54 av. J. C.), 
dans la même posture que le roi Aretas sur les deux précédentes; d’où 
Eickhel a conclu qu’en même temps que Marcus Scaurus força Aretas , 
au nom de Pompée, à demander la paix (ce qui eut lieu en 692 ; 62 
av. J. C.), Aulus Plautius dicta ses lois à Bacchius, roi d’Arabie, de 
religion juive. La tête de Cybèle a rapport aux jeux mégalésiens qu’or- 
donnaient les édiles cuniles. 

Eckhcl a expliqué, de la manière la plus brillante, le sens de la 
onzième médaille ; c’est Ovide qui , dans le sixième livre de ses Fastes, 
lui a fourni cette interprétation que voici : 

Le censeur Appius Claudius Caecus s’était avisé de restreindre le 
nombre des joueurs de flûte qui avaient l’habitude de se faire entendre 
aux funérailles ; tous s’exilèrent et se réfugièrent à Tibur. Bientôt les 
Romains se plaignirent de la disparition de leurs musiciens favoris; 
alors Plautius, le collègue d’ Appius Claudius, les invita à un festin, 
les enivra et les fit revenir à Rome, au lever de l’aurore, par les Es- 
quilles, après leur avoir fait couvrir le visage d’un masque, afin que 
le sénat ne les reconnût pas. Cette médaille fut frappée en 710 (44 
av. J. C.). La douzième médaille, dont EIckhel dit qu’on découvrit 
trois exemplaires en Transylvanie en 1713, mêlés à d'autres médailles, 
n’est qu’une imitation barbare de la précédente. 

Les trois dernières ont été frappées sous Auguste , par le triumvir 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 


Î87 


monétaire Caiua Plotius Rufus , le même peut-être qui , suivant Sué- 
tone , conspira contre lui. 


' 129. POBLICIA. 

Famille plébéienne. ^ 

(1) C. MALLE. C. F. {Caii Malleoli Caii filit). Tête de Pallas à droite, 

avec le casque ailé ; derrière , X. 

l( L. LIG. CN. DOM. {Lucio Licinio, Cnaeo Domitio). Mars no , de- 
bout dans un bige au galop à droite , tenant un bouclier et un 
carnyx, et lançant un javelot. AR. G. Médaille dentelée. PI. xxxni. 
Poblicia i . 

I 

(2) Tète de Pallas à droite, avec un casque à crinière ; en haut, un 

marteau ; devant , X. 

Il( G. MAL. (Caitis Malleolus). Homme nu , portant le strophium , 
tenant une lance et appuyant le pied sur une armure ; devant lui, 
un trophée ; derrière, une proue de vaisseau. AR. 2 fr.‘. PI. xxxni. ' 
Poblicia 2. 

(3) Même tête. 

ri Même revers ; mais au lieu d'une proue de vaisseau derrière , on 
voit une enclume* sur laquelle on lit : q AR. 2 fr. PI. xxxju. Po- 
blicia 3. 

1 

(4) Même tête. 

Il( Homme nu, portant le strophium , tenant une lance et appuyant le 
pied sur une armure ; devant lui, un trophée ; derrière , une en- 
clume, sur laquelle on lit ; G. MAL.^Ca/uj Malleolus), et q AR. 

C fr. Pl. XXXIII. Poblicia 4. 

(5) Tête laurée d’Apollon à droite. 

Hf G. MALL. ROMA {Caius Malleolus Roma), Victoire debout , cou- 

1 . Il exUte des deniers , des as et des semis sans légende et arec un marteau et un 
apex pour tout symbole. Riccio les classe A la famille Poblicia ; aucune médaille de 
cette famille ne portant d'apex , on trouvera les médaillés en question parmi les in- 
certaines. . .* 

S. Cavedoni soutient que cette enclume est une tablette à deux compartiments. - ^ 
, _ 33 




^ - 




* * 

4 


K 


'Di^ized by Google 


XS8 DESCRIP'nOn GÉ>ÉRAL^ DES MONNAIES 

ronnant une figure assise à gauche sur des boucliers , et qi^i 
tient une liaste et un parazonium. AR. 2 fr. Pt. xxxiii. Pi.»- 
blicia 5. 

(6) Tête laurce d’Apollon à droite; dessous, ROMA ; derrière, une 

étoile. 

Kf RO.MA. Meme type que le revers précédent. AR. (Médaille inédite 
du Cabinet de M. Fénclon-Farez , à Douai.) 40 fr. PI. xxxi|i. 
Poblicia 6. 

(7) L. METEL. A. ALB. S. F. (^Lucius Metellus, Aldus Albimis Spurii 

/ilius). Tète laurée d’Apollon à droite; dessous, une étoile ou un 
croissant , ou , ou absence de marque. 
h( C. MALL. ROMA {Caiiis Malleolits Ronia). Même type que le re- 
vers du numéro 5. AR. 2 fr. PI. viii. Caecilia 4. 

♦ 

(8) ROMA. Tète de Pallas à droite, avec le casque orné de deux plumes ; 

en haut, ime lettre alphabétique. 

C. POBLICl. Q. F. (Caitts Poblicius Quinti fiUtts). Hercule étouf- 
iànt un lion ; dessous , une massue ; à droite , un arc et un 
carquois ; dans le champ , la même lettre alphabéti(|ue qu’à la 
tête. AR. C. PI. XXXIII. Poblicia 7. 

(9) M. POBLICl. LEG. PRO. PR. {.\farcus Poblicius legatus proprae- 

lor). Tète de Pallas à droite, avec un casque b crinière. 

CN. M\G^VS IMP. (^Cnneus Magnus ifnj>erutor). Pompée debout, 
le pied ajipuyé sur une proue de vaisseau , présentant une palme 
à une femme qui porte un bouclier et deux hastes. AR. 4 fr. 
Pl. XXXIII. Poblicia 8. 

9 

Éclaircissements. 

Il n’y a rien de certain sur les médailles de la famille Poblicia. 
Aussi Eckhel a-t-il eu raison de dire : « Voulez-vous des conjectures ? 
Repaissez-vous-en chez Ilavercamp.' » Borghesi, depuis lui, a tenté 
d’expliquer ces médailles ; mais il y a malheureusement peu réussi. 
Je me bornerai donc à quelques observations générales sur la date 
présumée de la plupart d’entre elles, cl à dire que le marteau qui parait 
sur les médailles 2, 3 et 4, est une allusion au nom de Malleolus. 


Digitized by Google 


UÉ LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. i,S# 

La premicre a ^lé frappt'e, selon Ecklicl, vers l’an GG2 (02 av. J. C.) 
par Gains Mallcolus, sous la censure ou la questure de Lucius Licinius 
Crasstis et de Cnacus Domilius Alienolrarbus; Cavedoni la croit plus 
ancienne d'une cinquantaine d'années. 

Borgliesi assigne pour date aux numéros 2, 3, 4, 5 et 7, de l’an 655 
à l’an GGl (99 à 93 av. J C.). Il les donne au triumvir monétaire 
Caius Pohlicius Mallcolus, qui mourut en G73 (81), en Cilicie, où il 
était questeur de Dolabella. ^ 

Les deux dernières médailles datent de l’an G79 h 681 (75 à 73 
av. J. C.). Caius l’oblicius était peut-être frère de Quintiis Poblicius, 
préteur en 68G (08), et Marcus Poblicius fut propréleur de Pompée, 
en Espagne , où la liuitièmc médaille a probablement été frappée. 
(Le revers, n’ayant rapport qu’à Pompée, sera explirpié dans la famille 
Pompeia). Telle est l’opinion de Cavedoni. Cependant, vu la grande 
ressemblance de ce type avec celui de la juemière médaille de la 
famille Minalia, il me parait bien plus naturel de suivre l'opinion 
d'Eckbcl , qui la rapporte à Pompée fils et la croit fraj)pée en même 
temps que celles de la famille Minatia, ce qui la placerait en l’anuée 
708 (46 av. J. C.). 

130. POMPEIA. 

Famille plelié'iêiuur. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, un vase; 

devant, X. 

SEX. PO. FOSTLVS ROM\ {Scjctus Pompeius Fostulus Romd). 
Romulus et Remus, allaités par une louve; derrière, le berger 
Faustulus debout ; plus loin, le figuier Ruminai avec trois oiseaux. 
AR. C. PI. XXXIII. Pompeia 1 . 

(2) Télé laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

b( SEX. POM. ROM A {Sextus Pom/ieias Ronia). Proue de vaisseau ; à 
droite. S.; en haut, un vase. M.B. Sem'is. 8 fr. 

(3) Tête laurée de Janus ; en liant, I. 

Hf L. PD.MP. ROMA (^Lucius Pompeius Romd). Proue de vaisseau ; à 
droite, L G. B. As. 3 fr. Pl. lxiii. Pompeia f . 


Digitized by Google 


MO 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


(4) Tête laurêe de Jupiter ;'à droite , S. 

Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 3 fr. PI. lxiii. Pom- 
pera 2. 

(5) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; en haut, quatre 

points*. 

r( Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 3 fr. 
PI. LXIII. Pompeia 3. 

(6) Tête d’Hercule , avec la peau de lion, à droite ; derrière, trois 

points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P.B. Quadrans. 3 fr. 
PI. LXIII. Pompeia 4. 

(7) Tête de Meioure à droite, avec le pêtase ailé; en haut, deux 

points. 

lÿ Même revers; mais à droite, deux points*. P.B. Sextans. 12 fr. 
Pl. LXIII. Pompeia 5. 

(8) Tête laurée de Janus. 

Rf CN. MAG. IMP. {Cnaeas Magnus imperaior)\ à droite, ROMA et I. 
Proue de vaisseau. G. B. As. 20 fr. Pl. lxiii. Pom|>eiaG. 

(9) Q. POMPEI. Q. F. RVFVS COS. {Quintus Pompeius Quinti filius, 

Rufus consul). Chaise curule entre une flèche et une branche de 
laurier. 

SVIXA COS. Q. POMPEI. RVF. {Sulla consul. Quintus Pompetus 
Rufus). Chaise curule entre le lituus et une couronne. AR. 5 fr. 
Pl. XV. Cornelia20. 

(10) RVFVS COS. Q. POM. RVFI {Ru/us consul, Quintus Pompeius 
Ru fi., sous-entendu filius). Tête nue de Pompeius Rufus, à 
droite. 

r( SVLLA cos. [Sulla consul). Tête nue de Sylla à droite. AR. G fr. 
Pl. XV. Cornelia 19. 

(11) MAGNVS. Tête de l’Afrique , à droite , entre le lituus et le 

1. L'exemplaire du Cabinet des médailles n’a que trois points de chaque côté. 

I. L’exemplaire du Cabinet des médailles a trois points. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPDBUQUE ROMAINE. 


161 


praefericulutn ; le (mit dans une couronne de laurier ou de 
myrte. 

lÿ PRO. COS. {Proconsul). Homme dans un quadrige au pas , à 
droite , tenant une palme et couronné par la Victoire ; sur l'un 
des chevaux est assis un conducteur, tenant une palme et un 
bâton; OR. (Musée de Bologne.) 800 fr. PI. xxxiii. Pompeia 2. 

(12) VARRO PRO. Q. {Varro proquaestor). Buste diadémé et barbu à 
droite de Jupiter en Terme. 

r( MAGN. PRO. COS. {Magnas proconsul). Sceptre entre un dau- 
phin et un aigle. AR. 12 Tr. PI. xxxix. Terentia 6. 

(1 3) CN. PISO PRO. Q. {Cnaeus Piso proquaestor). Tête diadémée de 
Numa Pompilius à droite; sur le diadème , on lit NVMA. 

MAGN. PRO. COS. {Magnus proconsul). Proue de vaisseau. AR. 
15 fr. PI. X. Calpurnia 25. 

(1 4) MAGNVS. Double tête de Pompée disposée comme celle de Janus. 
il( PIVS IMP. {Plus imperator). Proue de vaisseau. G. B. As. 6 fr. 

PI. Lxm. Pompeia 8. 

(15) MAGN. PIVS IMP. F. {Magnus pius imperator filins). Tète laurée 
de Jauus ; au milieu , un autel autour duquel est enlacé un 
serpent. 

■( EPPIVS LEG. {Eppius legatus). Proue de vaisseau. G. B. As. 25 fr. 
PI. LXin. Pompeia 7. 

(16) M. POBUa. LEG. PRO. PR. {Marcus Poblicius legatus pro- 
praetor). Tête de Pallas à droite, avec un casque à crinière. 

^ CN. MAGN. IMP. {Cnaeus Magnus imperator). Pompée debout , le 
pied appuyé sur une proue de vaisseau , jirésentant une palme à 
une femme qui porte un bouclier et deux hastes. AR. 4 fr. 
PI. xxxiii. Poblicia 8. 

(17) CN. MAGN. IMP. {Cnaeus Magnus imperator). Tête nue de Pom- 
pée à droite. 

M. MINAT. SABI. PR. Q. {Marcus Minatius Sabinus proquaestor). 
Pompée fils debout , entre une femme tourelée debout , et une 
femme tflurelée qui a un genou en terre. AR. 250 fr. PI. xiviii. 
Minatia 3. 


Digitized by Google 



DESCRIPTION ORNÉRAl.E DES MONNAIES 


Ui 

(18) Même té!c. 

H( M. MINAT. SABIN. PR. Q. (^ Yfarcus Minnlius Sabinus proqiiaestor). 
Pompée fils debout , entre une femme tourelée qui tient un ca- 
ducée , et une femme portant un trophée, qui le couronne. AR. 
300 fr. PL xsviii. Minalia 4. 

(19) SE.X. MAO. PIVS. IMP. {Sextus Magniis Pius i/»/>eralor). Tête 
nue de Pompée à droite. 

PIETAS. Femme debout, tenant un rameau et une baste posée trans- 
versalement. AR. 120 fr. PL XXXIII. Pompeia 3. 

(‘20) SEX. MAGN. IMP. S.\L. (Sexttis Magniis imperator salus?). 
Tète nue de Pompée à droite. 

Hf Pareil au précédent. AR. 120 fr. ’. PL xxxni. Pompeia 4. 

(21) NEl^TVNI. Tête nue de Pompée à droite; devant, un trident; 
(les.sous, un dauphin. 

B[ Q. (Quiritus) NASlUIVS. Galère à la voile avec des rameurs; dani 
le cliamp, une étoile. AR. 25 fr. Pi. xxii. Na.sidia 1 . 

(22) MAG. PIV.S. IMP. ITER. {Mtignits Ptus’ imperator ilert'im). Tête 
de Neptune à droite, avec un trident. 

«f^PRAEF. GLAS. ET ORAE. MARIT. EX S. C. {Praefectiu classis et 
orae maritimae ex Senatûs consulta) . Trophée naval. AR. 12 fr.*. 
PL xx.xiii. Pompeia 5. 

(23) MAG. PIVS lAIP. ITER. (^Magnas Pins imperator iteràm). Le 
phare de Messine sur une galère qui porte une aigle romaine ; siir 
le phare, la statue de Neptune avec un trident. 

i( PRAEF. GLAS. ET ORAE MARIT. EX S. G. (Praefectus classis et 
orae maritimae ex Senatth consallo). monstre Scylla , dont le 
corps est terminé par deux queues de poisson, et en dessous, 

(. Je supprime 1 dessein cette mfme médailte qui se trouve dans Morell avec la lüte 
de Poinjice à gauche. (Test sans doute une faute du graveur. En outre, je n'ai jamais 
vu la Icgeudc SEX. MAG. PIVS TMP. SAU, quoique donnée par tous les auteurs. 

2. Cette médaille n'est presque jamais complète. En exemplaire où rien ne manque 
vaut au moins kO fr. — Murell (et I\iccio après lui) donne, avec la tiHc de cette mé- 
daille, le revers IMP. TER. Trophée entre une proue de vaisseau cl un bouclier; c*est 
une erreur du monétaire, ou plutôt la médaille était fourrée. 


Digitized by Google 


DE LA HÉPI BUQUE ROMAI^E. 

trois cbiens, tient un gouvernail avec lequel il va porter un 
coup. AK. 12 Tr. ‘. PI. xxxiii. Pompeia 6. 

^24) M.VG. PIVS IMP. ITEK. {Magnus Pius imperator ilerùm). Le pliare 
de Messine sur une galère qui porte une aigle romaine ; sur le 
pliare , la statue de ^'eptune avec un trident. 

Bf PRAF.F. OR VE MARIT. ET CL.AS. S.C. [Pracfectus orae maritimae 
el clnssis Scnatûs consulta). Même type (|uc le revers précèdent. 
AR. 12 fr. PI. XXXIII. Pompeia 7. 

(25) MAG. PIVS IMP. ITER. {sflognus Plus imperator iterùm). Tête nue 
de Pompée à droite , entre le praeTericulum et le litiuis. 

(If PRAEF. GLAS. ET ORAE MARIT. EX S. G. [Pracfectus classis et 
orae maritimae ex Senatùs consullo). Anapus et Anipliiiiumc jxir- 
tant leurs pères sur leurs épaules pour les sauver de rincendie 
de Calane ; entre eux, Neptune, le pied appuyé sur une proue 
de vaisseau, el tenant racrostoliuin. AR. 15 fr. *. PI. xxxui. Puiu- 
peia 8. 

(26) Même tête. 

Bf PRAEF. ORAE MARIT. ET GLAS. EX S. G. (Sur l’exemplaire du 
Gab. des médailles ET GLAS. S. G.). Même type que le revers 
précédent. AR. 30 fr. Pl. xxxiti. Pompeia 9. 

(27) AIAG. PIVS IMP. ITER. [Mognus Plus imperator iterùni). Tête nue 
de Sextus Pompée à droite; le tout dans une couronne de cliêne. 

i< PRAEF. GLAS. ET ORAE MARIT. EX S. G. [Praefectus classis 'et 
orae maritimae ex Senattis cousulto]. Tête nue de Pompée père, 
et de Gnaeus Pompée fils en regard ; à gauche, le liluus; à droite, 
un trépied. OR. 600 fr.*. Pl. xxxiv. Pompeia 10. 

I. Il csl cxcessiveinenl rare de trouver celle médaille complùtf..Dnrs celle coD(|i- 
tion , elle vaut an iiiuins tiO fr. Il en est de même pour la suivaDle. 

i. Vu la grandeur nécessaire du flan, cette médaille n’est presque jamais entière. 
Complète, elle vaut de (lO à 30 francs. — La reslitution de Trajan vaut 500 fr. ; elle 
est unique (Cab. Gosselin). 

3. Biccio a commis deux graves erreurs à l'egard de celte médaille. La première 
est de l’avoir non-seulement citée, mais encore évaluée en argent, tandis qu’elle 
n'existe qu'en or. Il est vrai que sur le dessin de Morcll il }' a Alt. ; mais si llitxdu 
•'était donné la peine de lire le texte d’Hat ercamp , il aurait vu que c’est par une faute 


Digitized by Google 



t84 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


(28) S. POMP. (Sexlus Pomjjgius). Tête nue de Neptune à gauche ; 
derrière, un trident. 

t( S. C. {Senatûs consulta). Vaisseau avec la voile déployée ; dans le 
champ, la triquctra. OR. Module du quinaire. (Ecklicl, et Riccio, 
du musée Médicis à Florence.) 400 fr. PI. xxxiv. Pompeia 1 1 . 

Éclaircissements. 

La première médaille de cette famille offre un des revers les plus 
intéressants de la suite consulaire ; quoique le style en soit générale- 
ment mauvais , il y a beaucoup d’effet et de vérité dans l'attitude du 
berger Fausiulus, qui semble admirer le prodige de la louve qui allaite 
les deux jumeaux. Cavedoni assigne pour date approximative à cette 
pièce, l’an 570 (184 av. J. G.). Il n’y a aucune objection sérieuse à 
faire à cette date ; mais ce qui semble extraordinaire de la part de 
Cavedoni qui , le plus souvent , est si bon appréciateur de la ressem- 
blance de style entre des médailles différentes, c’est de lui voir faire 
rapprochement entre le style de celle-ci et celui de la médaille de la 
famille Renia. Que les amateurs les comparent ! 

Le numéro 2 parait appartenir au même monétaire .à cause du vase 
qui se voit sur les deux pièces. On ignore à quel Sextus Pompeius 
Faustulus l’une et l'autre .se rapportent. 

L’attribution des cinq médailles suivantes n'est pas très-certaine. 
On ne sait pas positivement si le nom abrégé doit se lire Lucius 
POMPEIVS ou PO.MPONIVS. A l’exception des numéros 9 et 10, qui 
se rapportent à Quiiitus Pompeius Rufus, petit-fils de Sylla , et qui ont 
été frappés en CGC (88 av. J. C.), et de l’as (numéro 8), frappé vers 
l’an GG5 (89) , toutes les médailles qui suivent concernent le grand 
Pompée ou ses fils. 

Les médailles 1 1 , 1 2 et 1 3, se rapportent à Pompée lorsqu'il était 

du graveur qn’i) y a AR. au lieu de AV. La seconde erreur est d'avoir inventé le dessin 
d*une médaille d'après la description incorrecte qui en a clé faite, et selon laquelle la 
tète du PAfrique remplacerait celle de Pompée. La pièce en question existe au Cabinet 
des médailles, et le fait est qu'elle a reçu un coup de pioche ou de hache, qui sépare 
d'une manière fort curieuse la partie supérieure du la tète de Pompée d'avec la 
partie inférieure , et la fait cfTectivernent ressembler assez à la tète de l'Afrique. 


Digitized by Google 


DE LA RIÜPL’BLIQDE ROMAINE. ’ 26.t 

proconsul. Varron et Pison, qui y sont nommés , le suivirent dans sa 
guerre contre les pirates. Elles furent frappées en 687 (67 av. J. C.). 
Les numéros 17 et 18 ont été déjà expliqués à la famille Minatia. 
Quant au numéro 16, si le type se rapporte à Pompée père, et si la 
médaille a été frappée de son vivant , le revers représente Pompée 
reçu par Sertorius, en Espagne ; mais si (ce qui est bien plus probable) 
ce type se rapporte à Pompée fils , son explication est la même que 
celle de la première médaille de la famille Minatia, où c’est la 
Bétique qui accueille Pompée 61s et lui offre son assistance pour 
continuer la guerre contre Jules César ; et , alors cette médaille , de 
même que les deux suivantes , daterait de l'an 708 (46 av. J. C.). 
Eckliel ajoute que Poblicius a pu cire prnpréteur de Cnaeus Pompée 
fils. ‘ 

Les numéros 19 et 20, quoique portant le nom de Sexte Pompée , 
représentent la tête de Pompée père, d’une fabrique assez barbare il 
est vrai. Le mot abrégé SÀL. n’a jamais été expliqué d’une manière 
satisfaisante. S’il ne signifie pas Salus , il est encore moins probable 
qu’il puisse signifier Salduha, ville d’Es|>agne. Le titre de MAGMJS 
appartenait à Sexte Pompée par droit d’héritage; et le surnom de 
Plus, ainsi que le type de la Piété, furent gravés sur ses monnaies, 
parce qu’il avait accueilli avec bonté les citoyens proscrits et fugitifs 
après la bataille de Philippes, et, en outre, parce qu’il s’exposait 
constamment aux plus grands dangers en cherchant à venger la mort 
de son père. La vingt-unième médaille a été expliquée à la famille 
Nasidia. 

Les types des médailles 22, 23 et 24 ont rapport à la mémorable 
défaite d’Octave, près de Messine, en 716 (38 av. J. C.) , lorsque sa 
flotte fut détruite par une tempête. C’est à cette époque que Sexte 
Pompée reçut le titre de général (^Imperalor) , pour la deuxième fois; 
celui de préfet maritime et commandant de la flotte lui avait été 
accordé par le sénat. Ce titre, qui lui fut enlevé d’abord par les trium- 
virs, lui fut rendu plus tard par Octave. Il est inutile de chercher à 
faire ressortir la beauté et la poésie des types qui représentent le phare 
de Messine et le monstre Scylla ; ils sont au nombre des plus magnifiques 
de toute la suite consulaire. 

3(i 


Digitized by Google 



t06 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

Les médailles 25 et 26 oflrent , avec la tête du grand Pompée , un 
revers qui fait encore allusion aux exploits maritimes du père et du 
fils. I.a vingt-septième médaille ajoute au mérite d’une grande rareté et 
d’un style superbe , celui d’étre le seul monument de toute l’antiquité 
qui donne le portrait de Sexte Pompée et de Cnaeus Pompée fils. Le 
lituus et le praefericulum des deux médailles précédentes , et le trépied 
de celle-ci , représentent les emblèmes de la dignité d’augure et de 
quindecimvir des rites sacrés, dont cette famille était revêtue dans la 
personne de Pompée père et de Cnaeus Pompée fils ; enfin , la cou- 
ronne civique entoure la tète de Sextus comme récompense de la bien- 
veillance qu’il avait témoignée aux proscrits. 

131. PO.MPONIA. 

Famine plébéienne. 

(1) L. POMPONI. CM. F. (Lucii Pomponü Cnaei filit)' Tête dePallas 

à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 
vi L. Lie. CN. DOM. (le D de DOM. est quelquefois à rebours) (Ijucio 
Ucinio, Cnaeo DomitioJ. Mars nu, debout dans un bige au galop 
à droite , tenant un bouclier et une trompette gauloise et lançant 
un javelot. AR. C. Médaille dentelée. PI. xxiiv. Pomponia 1 . 

(2) L. POMPON. MOLO {Imcîus Pomponius Molo). Tète laurée d'A- 

pollon à droite. 

NVMA POMPBL. (Awna Pompilius). Numa debout, prés d’un 
autel allumé, tenant le Utuus; devant, un victimaire qui amène 
une chèvre. AR. 12 fr. PI. xxxiv. Pomponia 2. 

(3) RVFVS. Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. C. (Serutdis 

cotisuUo). 

Q. POMPOM. (Quintus Pomponius). Aigle sur un sceptre, tenant 
une couronne dans ses serres ; dans le champ , un nombre et un 
symbole qui varient. AR. 50 fr. Pl. xxxrv. Pomponia 3. 

(4) Q. POMPONI. MVSA [Quintus Pomponius Musa). Tète diadéniée 

d'Apollon à droite. 

i. Voy., pour celle inlerpréuiion, les éclaircissemenis sur la famille Aurélia. 


Digitized by Google 


*87 


OK LA RÉPLBUQUE ROMAINE. 

■( HERCVLES MVSARVM. Hercule Musagète debout, nu, avec la 
peau de lion sur les épaules , jouant de la lyre ; à ses pieds , une 
massue. AR. 10 fr. PI. ixxiv. Pomponia 4. 

(5) Télé laurée de Muse à droite; derrière, une clef pour accorder la 

lyre. 

iÿ Q. POMPOM. MVSA (Quintus Pomponius Musa). (Cette légende 
peut être disposée diversement.) Calliope debout à droite , jouant 
de la lyre et appuyée sur une colonne. AR. 5 fr. PI. xxxiv. Pom- 
|K)nia 5. * 

(6) Tête laurée de Muse à droite; derrière , un livre. 

af Q. POMPNOl. MVSA. Clin debout à gauche , tenant un livre «et 
appuyée sur une colonne. AR. 5 fr. PI/ xxxiv. Pomponia 6. 

(7) Tête laurée de Muse à droite ; derrière, le plectrum? 

i( Q. POMPOM. MVSA. Éralo , debout de face , tenant sa lyre de la 
main gauche et en jouant de la main droite. AR. lOOfr. PI. xxxiv. 
Pomponia 7. 

(8) Tête laurée de Muse ; derrière , deux flûtes en sautoir. 

*( Q. POMI’OM. MVSA. Euterpe debout à droite , tenant deux flûtes 
et appuyée sur une colonne. AR. 5 fr. PI. xxxiv. Pomponia 8. 

v9) Tête laurée de Muse à droite ; derrière, un sceptre. 

*( Q. POMPONl. MVSA. Melpomène debout de face, tenant une 
massue et un masque, un parazoniumau côté. AR. 5 fr.'. PI. xxxrv. 
Pomponia 9. 

^10) Tête laurée de Muse à droite ; derrière , une couronne. 

n( Q. POMPOM. MVSA. (Cette légende peut être diversement dis- 
posée.) Polymnie debout de face , ceinte d’une couronne et 
enveloppée dans son manteau. AR. 5 fr. PI. xxxrv. Pom- 
ponia 10. 

(1 1 ) Tête laurée de Muse à droite ; derrière , le plectrum ou une 
tortue. ' t 

i. Murell donne ce revers avec la tdle du n* 3. t.a médaille était probablement 

fourrée. _ 


168 DESCRIPTION GÉNÉRALE UES MONNAIES 

b( Q. POMPONI. MVSA. (Cette légende peut être diverseuient di*- 
|K)sée , soit avec la tortue derrière la tête, soit avec le plectrum.) 
Terpsicliore debout à droite , jouant de la lyre et tenant le plec- 
trum. AR. 5 Tr. Pl. xxxiv. Pomponia 11 et 12- 

(1 2) Tête laurée de Muse à droite ; derrière , un brodequin. 

I^. Q. POMPONI. MVSA. (Cette légende peut être diversement dis- 
posée). Thalie debout à gauche , tenant un masque et appuyée 
sur une colonne. AR. 5 fr. Pl. xxxiv. Pomponia 13. 

(13) Tête laurée de Muse à droite ; derrière, un brodequin. 

q. POMPONI. MVSA. Tbalie debout à gauche, tenant un mas- 
• que , une boulette, et appuyée sur une colonne. AR. (Médaille 
inédite de ma collection.) 30 fr. Pl. xxxiv. Pomponia 14. 

(14) Tête laurée de Muse à droite ; derrière , une étoile. 

I^ Q. POMPO.NI. MVSA. Uranie debout à gauche, plaçant un globe 
sur un trépied à l’aide d’une baguette. AR. 5 fr. Pl. xxxiv. Pom- 
ponia 15. 

Éclaircissements. 

Numa Pompilius eut quatre fils, à ce que rapporte Plutarque : Pompo, 
Pinus , Calpus et Mamercus. La famille Pomponia descendait donc de 
ce roi ; et c’est pour rappeler le souvenir de sqn illustre ancêtre que Lucius 
Pomponius Molo , qui est inconnu , le représenta en habit de prêtre et 
sacrifiant. Cette médaille date environ de l’an C60 (94 av. J. C.). Quant 
à la première, on en pourra trouver le peu d’explication qu’il est 
possible d’en donner, aux familles Domitia et Licinia. 

Quintus Pomponius Rufus , dont le nom se trouve sur la médaille 3, 
n’est pas plus connu que Pomponius Molo. Cavedoni assigne environ 
l’an 683 (71 av. J. C.) à la fabrication de cette pièce. 

Quintus Pomponius Mu.sa est également inconnu ; ce qui n’empêche 
pas la série des monnaies qu’il a frappées d’être du plus haut intérêt. 
Ce monétaire , faisant allusion à son nom, a représenté les neuf Muses, 
chacune avec quelque attribut particulier qui la distingue. Tous les 
anciens numismates étaient unanimes d’opinion, que les neuf Muses se 
trouvent sur ces médailles; seulement ils ont varié sur la manière de 


Digitized by Google 


DE LA RÉPL'BLIQDE ROMAINE. 3K» 

les interpréter. Les attributions de Borghesi paraissent offrir le plus de 
probabilité, et comme d'ailleurs elles sont généralement adoptées au- 
jourd'h'ui , ce sont celles que j’ai suivies. La tête , qui est la inéiiie par- 
font, a semblé à Eckhel être celle de Mnémosyne , la mère des Muses. 
Quant au revers de la quatrième médaille , qui représente Hercule 
jouant de la lyre , il rappelle que Fulvius Nobilior avait érigé , dans le 
cirque de Flaminius, un temple à Hercule M usagé te , c’est-à-dire à 
Hercule qui accompagnait et conduisait le choeur des Muses. Toutes 
ces médailles datent environ de l’an 690 (64 av. J. G.). L’accent qui 
se trouve sur tous les V du nom MVSA pivjuve que ce noui se pronon- 
çait JUousa. Voyez à cet égard les éclaircissements sur la famille Furia. 

132. PORCIA. 

Famille plébéienne. 

(1) L. PORCI. LICI. {ImcH Porcii Licini). Tête de Pallas à droite, avec 
le casque ailé ; derrière, 

Il( L. LIG. CN. DOM. [Lucio licinio, Cnaeo Domitid). Mars nu, dans 
un quadrige à droite au galop, tenant un bouclier et une trom- 
pette gauloise , et lançant un javelot. ÂR. G. Médaille dentelée. 
PI. XXXIV. Porcia 1. 

(2) LAEGA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant, -X. 

»( M. PORC. ROMA {Marcus Porcins Rômd). La Liberté dans un qua- 
drige au galop à droite, tenant un bonnet et une haste et cou- 
ronnée par une Victoire qui vole. AR. G. PI. xxxiv. Porcia 2. 

(3) P. LAEGA ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé, 
devant, 

ni PROVOGO. Homme debout , vêtu du paludament, la main droite 
sur la tête d’un citoyen vêtu de la toge ; à côté , un licteur debout, 
avecAles verges. AR. 6 fr. PI. xxxiv. Porcia 3. 

(4) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé; derrière , X. 

Rf G. {Gains) CATO ROMA. Victoire dans un bige au galop à droite , 
tenant une couronne. AR. G. PI. xxxv. Porcia 4. 


Digitized by Google 



2-0 DESCRIPTION GÉNÉRALE UES MONNAIES 

^5) M. (^Marcus) CATO. Tête de Bacchus à droite, couronnée de lierre ; 
dessous , un symbole qui varie. 

4 VICTRIX. I..a Victoire assise à droite, tenant une palme et iine pa- 
tère. AR. Quinaire. C. PI. «xxv. Porcia 5. 

(6) M. CATO ROMA. Tête de la Liberté à droite, coifTée eu cheveux. 
Pareil au précédent. (On voit quelquefois sous la chaise sur laquelle 
la Victoire est assise les lettres S. T.) AR. C.'. PI. xxxv. Porcia 6. 

(7) M. CATO PRO. PR. (Marcus Calo propraetor'). Tête de la Liberté 
à droite, coiffée en cheveux. 

l(. VICTRIX. Type pareil au précédent, sans les lettres S.T. AR. 3 fr. 
PI. xxxv. Porcia 7. 

(8) M. CATO PRO. PR. (Marcus Calo propraetor). Tête de Bacchus à 
droite, couronnée de lierre. 

b( Même revers. AR. Quinaire. 2 fr. PI. xxxv. Porcia 8. 

(9) M. CATO PRO. PR. ROMA (Marcus Cato propraetor Homo). Tête 
de la Liberté à droite , coiffée en cheveux. 

n( VICTRIX. La Victoire assise à droite, tenant une palme et une 
patère; quelquefois une couronne. AR. 2 fr. PI. xxxv. Porcia 9. 

Éclaircissements, 

La date et l’interprétation de la première médaille de la famille Por- 
cia sont déjà consignées aux familles Domitia et Licinia. La médaille la 
plus remarquable de cette famille est la troisième ; le revers fait allu- 
sion à la loi Porcia (de provocatîone), qui défendit, sous les peines les 
plus sévères , à qui que ce fût de frapper un citoyen romain avec des 
verges. Provocare signifiant en appeler, le mot PROVOCO doit s’en- 
tendre : « J'en appelle à la loi Porcia. » Le magistrat qui proposa la loi 
Porcia est inconnu ; et je ne sais où Riccio a vn que 'Ae Live dit que 
Publius Laeca la proposa pendant son tribunal du peuple eu 554 (200 
av. J. C.). Tite Live ne parle de celte loi que dans le neuvième cha- 
pitre de son dixième livre , et n'en nomme pas l’auteur. Ëckhel croit 

t. Le BuUetino archeohgico de 1838| pa^e 100, cite cette médaïUe restituée par 
Xrajan. 


Digitized by Google 



DE LA REPUBLIQUE ROMAmE. 

que la Liberté représentée sur la deuxième médaille a rapport à cette 
loi. 

Les médailles 5 et 6 se rapportent au père de (^ton d’Utique. Elles 
ont été frappées ■vers l’an 660 (94 av. J. G.) , et les n“ 7, 8 et 9 datent 
environ de l’an 708 (46). Ce sont celles-là qui appartienuent à Caton 
d’Ulique. 11 en existe aussi de cette même époque frappées en Cyré- 
naïque; mais elles ne font plus partie de la suite consulaire. 


133. POSTÜMIA. 

patricicniM. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; devant, X; derrière, 

l’apex. 

L. POST, ALB. ROM.A {Imcîus Postumius Albinus Roma). Mars 
casqué et avec le paludamcnt , dans un quadrige au galop à 
droite, tenant un trophée, un bouclier et une haste. AR. 

PI. XXXV. Postumia 1. 

(2) ROMA. Buste de Diane à droite , avec arc et carquois. 

k( a. ALBINVS S. F. (Aultts Albinus Spurii filius). Trois soldats à 
cheval, armés de boucliers et de lances , poursuivant un fuyard ; 
dans le cliamp, on voit l'extrémité de deux enseignes. AR. 4 fr. 
PI. XXXV. Postumia 2. ' 

(3) Tête laurée d’Apollon à droite ; dessous , ROMA ; derrière , une 

étoile; 4pvant, X. 

il A. ALBINVS S. F. (Aulus Albinus Spurii filius). Les Dioscures de- 
bout, tenant leur haste, et faisant abreuver leurs chevaux ; dans' 
le champ, un croisant. AR. 6 fr. PI. ixxv. Postumia 3. 

(4) Tête la'jrée d’Apollon à droite ; dessous , R ; derrière , une étoile ; 

devant, X. 

Même revers. AR. (Ma collection.) fOfr. Médaille inédite. PI. xxxv. 
Postumia 4. 

(5) L. METEL. A. ALB. S. F. {Lucius MeUllus, Aulus Albinus Spurii 
filius). Tète. laurée d’Apollon à droite; dessous, K. 


Digitized by Google 



Î7i DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

M4LL. ROMA. (Caiiu Malleolus Roma). Victoire debout, cou- 
ronnant une rigure assise sur des boucliers, qui tient une haste et 
un parazonium. AR. 2 Tr. PI. vm. Caecilia 4. . 

(G) Buste de Diane à droite, avec arc et carquois; sur sa léte, une 
tête de bœuf. 

1^ A. POST. A. F. S. N. ALBIN. (Aulus Postiiniius .-/uli filius Spurü 
nepos .tlblnus). Sacrificateur sur une montagne, étendant une 
branche sur un taureau; entre eux, un autel allumé. AR. 3 fr. 
Médaille dentelée. PI. xxxv. Postuniia 5. 

,^7) HISP.\N. \Jlispania). Tête de femme à droite, voilée, les cheveux 
épars , et avec l’expression de la tristesse. 

Bf A. (à gauche); PO.ST. A. F. (à l’exergue); S. N. (à droite); AI.BIN. 
(au milieu du champ). {^.4uhis Postumius AuU filius Spurii nejtos 
Albinus). Homme en toge, debout, levant la main droite vers une 
aigle romaine; derrière , des faisceaux avec une hache. AR. 3 fr. 
Médaille dentelée. PI. xxxv. Postuinia 6. 

(8) Tête de Diane, les cheveux retroussés , à droite , avec arc et 

carquois. 

Bf C. POSTVMI. AT? ou TA? (Caius Postumius Ta ). Chien cou- 

rant ; dessous, une lance. AR. 2 fr. PI. xxxv. Postumia 7. 

(9) PIETAS. Tête nue de la Piété à droite. 

b( ALBINVS BRVTI F. (Filius). Deux mains jointes tenant un caducée 
ailé. AR. 4 fr. PI. xxxv. Postumia 8. 

(<0) C. PANSA (Caius Pansa). Masque de Pan à droite.^ 
b( Pareil au précédent. AR. 6 fr. PI. xli. Vibia 16. 

(11) Tête casquée de Mars à droite , avec une barbe naissante. 

Hf ALBINVS BRVn F. (Filius). Deux trompettes gauloises en sautoir. 
Entre elles en haut, un bouclier oblong; en bas, un bouclier 
rond. AR. 4 fr. PI. xxxv. Postumia 9. 

(12) A. POSTVMIVS COS. (Aulus Postumius consul). Tête nued’Aulus 
Postumius Albus Regillensis à droite. 

b( ALBINVS ou ALBINV. BRVTI F. (Filius), dans une couronne d’épis. 
AR. G fr. Pl. xxxv. Postumia 10. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 


*73 


Éclaircissements. 

Malgré le peu de certitude d'atiribiition de la première médaille, 
l’avis de Cavedoni est qu’elle a été frappée de l’an Cl 7 à l’an 620 (de 
137 à 134 av. J. C.), par Lucius Poslumius Albinus, fils aîné de Pos- 
tumius, qui fut consul en 600 (154). Les quatre suivantes datent de 
l’an 661 (93 av. J. G.). 

Le n° 2 fait allusion au stratagème employé par Aulus Postumius 
Albus, pendant la bataille qu'il livra aux Latins près du lac Régille. 
Voyant le combat incertain , il lança une enseigne au milieu des en- 
'nemis, afin que les Romains se précipitassent pour la reprendre, et fit 
Ater les freins des chevaux pour bâter l’impétuosité de leur course. 
Les n** 3 et 4 sont comme le complément de la médaille précédente. 
D'après la tradition, deux jeunes cavaliers, d’une taille plus majestueuse 
que celle des hommes, furent vus à la tète de la cavalerie romaine, 
renversant tout ce qui se présentait des Latins. Le même soir, ils pa- 
rurent sur la place publique de Rome couverts de sueur et de pous- 
sière ; ils mirent pied à terre , et firent désaltérer leurs chevaux à une 
fontaine qui se trouvait près du temple de Vcsia. On ne douta point 
que ce ne fût Castor et Polliix ; et pour reconnaître le bienfait de 
cette assistance, Rome leur érigea un temple. C'est en mémoire de ce 
miracle , que les Dioscurcs figurent si souvent sur les monnaies de la 
République romaine. Du reste, le portrait du dictateur Aulus Postu- 
mius Albus, qui transmit à ses descendants le surnom de Regillensis, 
se trouve sur la douzième médaille qui fut frappée avec les trois qui 
la précèdent, l'an 710 (44 «v. J.C.). Elles ont été décrites à la famille 
Junia , et se rattachent à la famille Postumia par l'adoption que fit 
Aulus Postumius Albinus de Dccimus Brutus, fils de Decimus Brutus, 
consul en 674 (80 av. J. C.), et qui, d’abord l’ami de Jules César, 
devint ensuite l’un de ses assassins. L’accent sur l’u de BRVTI prouve 
que ce nom sc prononçait Brouti. 

La médaille 5 a été expliquée à la famille Caecilia n* 20. 

Les médailles 6 , 7 et 8 datent environ de l’an 682 (72 av. J. C.). La 
sixième rappelle les jeux séculaires célébrés sur le mont ^ventin en 
l’honneur d'Apollon et de Diane par Aulus Postumius, quindecimvir 

38 


Digitized by Google 



Î74 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


des rites sacrés, en remplacement de Lucius Cornélius Lentulus, en 581 
(173 av. J. C.). Borglicsi y croit reconnaître la vaclie sabine immolée 
par le prêtre de Diane Aventiue ; c’est pour cela que sur le buste de 
celte déesse on voit une tête de boeuf, et non de cerf comme on l’avait 
cru avant Eckhel : quant à la branche ique tient le prêtre , Borghesi 
prétend que c’est une branche de laurier, d’olivier ou de sabine. 

La médaille 7 fait allusion au triomphe de Lucius l’ostumius Al- 
binos sur les Lusitaniens et les Vaccéens, en 576 (178 av. J, C.). La 
tête de femme représente l'Espagne en pleurs; les faisceaux indiquent 
la dignité du proconsul ; et l’aigle , la soumission de la Lusitanie à la 
puissance romaine. 

L’explication et l’attribution de la huitième médaille sont inconnues. 


134. PROCILIA. 

FaniUJc plébcicone. 

(1) Tête latiréc de Jupiter à droite; derrière, S. C. (Senaliis consulto). 
H( L. PROCILI. V.{^Lticius Procilius ftlitts?). Junon Sospita frappant 

de sa liastc avec la main droite, la gauche armée d'un bouclier; 
à ses pieds , un serpent. AR. 2 fr. PI. xxxv. Procilia 1 . 

(2) Tête de Junon Sosjiita à droite; derrière, S. C. (Senaliis consuito). 
L. PROCILL F. {fjiaiis Procilius filiusT). Junon Sospita dans un 

bigc au galop à droite, frappant de sa liaste et tenant un bouclier; 
sous le bige, un serpent. AR. 2 fr. Médaille dentelée. PI. xxxv. 
Procilia 2. 

Éclaircisse me n ts . 


Ces médailles datent de la fin du vu* siècle de Rome. 11 n’y a rien 
de certain sur le personnage qui y est nommé. Quant à Junon Sospita 
et à son culte , j’en parlerai à la famille Roscia. 


Digitized by Google 


DE LA rAPUBUQIIF. ROMAIMK. 


J7V 


135. PROCULEIA. 

Faminf* inconnue. ' 

(1 ) Tête diadémêe et barl)ue en Terme à droite ; derrière , KO. 

8f C. PROCVLEI. L. F. [C/iiiu Proculeius Lucii filius). Raie. M.8. 

40 fr. PI. Lxiii. Proculeia 1 . 

(2) Tête laurée et barbue à droite ; derrière , KO. 

R[ C. PROCVLEI. L. F. (Caius PnK'uleius Lucii filius'). Haclie à deux 
tranchants. P. R. 40 fr. PI.lxiii. Proculeia 2. 

Éclaircissemen tt . 

Ces médailles sont attribuéesà Caius Proculeius, ami d'Auguste; on 
n'en sait rien de plus. Le monogramme parait indujucr qu’elles ont 
été frappées à Corcyre ; en ce cas , leur place serait plutôt parmi les 
médailles de cette Ile ; du reste , ce serait le seul exemple de médailles 
latines frappée» à Corcyre. , 

136. QÜINÜTIA. 

Famille d'abord peUricieiuus «1 ensuite plébéicmts. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

Hf SX. Q. ROMA {Sexlus Quinclius ou Quinctilius Homa), Les Dios- 
cnres h cheval allant à droite. AR. 20 fr. PI. xxxv. Quinctia 1. 

(2) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, l’apex; de- 

vant, X. 

T. Q. (J’itus Quinclius) ROMA. Les Dioscures à cheval allant à 
droite; dessous, un bouclier macédonien. AR. 3 fr. PI. xxxv. 
Quinctia 2. 

'3) Tète laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 
i( T. Q. ROMA {Titus Quinclius Roma). Proue de vaisseau; adroite, 
S. M.B. Semis. 20 fr. PI. txiti. Quinctia 1. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

R( Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 20 fr. 


Digitized by Google 



176 DESCRIPTION GÉNÉRAL^ DES MONNAIES 

(5) Tête d’Hercule à droile, avec la peau de lion ; en haut , trois 

points. 

h( Même revers; mais à droile, trois points. P. B. Quadrans. 20 fr. 
PI. Lxiii. Quinctia 2. 

(6) Tête nue de Titus Quinctius Flatniniiius à droite. 

h( T. QVINCTI. {Titus Quinctius). Victoire debout, tenant une palme 
et une couronne. OR. (Cab. des méd.) 2000 fr. Peut-être unique. 
PI. XXXV. Quinctia 3. 

(7) Buste d’Hercule à gauche , avec la peau de lion et une massue. 

b( TI. Q. [Ti/jeriiis Quinctius). Cavalier conduisant deux chevaux à 
gauche ; dessous , un rat tounié à droite ou à gauche ; à l’exer- 
gue, cil lettres incuscs, D. S. S. (/>e Senatùs sententiif) \ dans le 
champ, une lettre alphabétique accompagnée d’un point. AR. 
3fr.'. PI. XXX VI. Quinctia 4. 

(8) OB CIVIS SERVATüS. Couronn”e de chêne entre deux branches de 

laurier. 

i( T. QV1NCTI\ S CRISPINVS III. VIR A. A. A. F. F.; dans le champ, S. 
C. {Titus Quinctius Crispinus triumvir, aura, argenta, acre, flando, 
feriundo, Senatùs consulta). G. B. 5 fr. PI. lxiv. Quinctia 3. 

(9) OB CIVIS SERVATOS. Couronne de chêne entre deux branches de 

laurier. 

T. QVINCTI. CRISPIN. SVLPI. ou T. QVINCTIVS CRISPIN. ou 
CRISPINVS SVEPIC. III. VIR A. A. A. F. F. {Titus Quinctius 
Crispinus Sulpicianus triumvir , aura, argenta , aere , flando, 
feriuntlo) ; le champ, S. C. {Senatùs consulta). G. B. 5 fr. 
PI. LXIV. Quinctia 4. 

1 0) OB CIVIS SERVATOS. Couronne de chêne entre deux branches 
<!e laurier. ■ " 

r( T. CRISPINVS T. F. SVLPICIAN. lll. VIR A. A. A. F. F.; dans le 
champ , S. C. {Titus Crispinus Titi filius Sulpicianus triumvir, 
aura, argenta, aere, flando, feriundo, Senatùs consulto). G. B. 
5 fr. 

I . Otle mc?<Uille a été mtitoée par Trajan (Musée britannique}. 400 fr. PI. xiv. 
Méd. 9. 


Digitized by Google 


DE LA HÉPDBUQtJE ROMAINE. • *77 

(H) AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST. {Tribunicid potestate), dans 
une couronne de cliéne. 

I( T. QVINCTIVS CRISP. ou CRISPINVS III. VIR A. A. A. F. F.; 
dans le champ, S. C. {Titus Quinctius Crispiuus tnlunvir, aura , 
argento , acre , flundo, feriurulo , Senalâs consulta). M.B. 2 fr. 

PI. Lxiv. Quinctia 5. 

(12) AVGV.STV.S TRIBVNIC. POTEST.; dans une couronne de chêne. 

I< T. CRISPINVS III. VIR A. A. A. F. F.; dans le champ, S. C. 

{Titus Crispinus triumvir, aura, argento, aere , flando, feriundo, 
Senalûs consulta). .M.B. 2 fr. PI. lxiv. Quinclia 6. 

(13) AVGVSTVS TRIBVNIC. POTEST., dans une couronne de chêne. 

T. CRISPINVS SVLPICIAN. ou SVLPICIANVS III. VIR A. A. A. 

F. F.; dans le champ, S. C. {Titus Crispinus Sulpicianus trium- 
vir, aura, argento, aere, flando, feriurulo, Senatûs consullo). M.B. 

2 fr. Pl. LXIV. Quinclia 7. 

Éclaircissements. 

Ni Sextus Quinctius (numéro 1), ni Titus Quinctius (numéros 2, 3, 

4, 5), ni Tiherius Quinctius (numéro T), ne sont connus. Cavedoni 
soupçonne même que la première médaille appartient plutôt à la fa- 
mille Quinctilia , aucun membre de la famille Quinctia n’éUint connu 
avec le prénom de Sextus. 

Les quatre suivantes appartiennent , selon Eckhel , à un Titus 
Quinctius Flamininus inconnu , rapex'*qui se voit derrière la tête 
faisant allusion au surnom de Flamininus. Le bouclier macédonien se 
rapporte, selon quelques-uns, .î Titus Quinctius Flamininus, qui vain- ' 
quit Pliilip|>e , roi de Macédoine. Quant à la sixième médaille , elle se 
rapporte évidemment à lui, puisqu’elle offre son portrait ; de plus, 
la fabrique, le type du revers et le poids, prouvent qu'elle a été frappée ^ 
en Macédoine’. 

Havercanip est d’opinion que la souris ou le rat qu'on voit au revers 

\ . I.C eabinei de France pouède la médaille en or ci*joinle. M. François Lenormant, 
qui l’attribue i la famille Quinclia et notamment à Titus Quinclus Flamininus a écrit 


Digitized by Google 


tT8 . DESCRlPnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 

de la septième médaille , indique qu’elle a été frappée par un Tiberius 
Quinctius Mus , sur lequel l'Iiisloire se tait. 

Titus Quinctius Crispious Sulpicianus , dont le nom se trouve sur 
les six dernières médailles de cette famille , était triumvir monétaire 
d'Auguste. 

137. RENIA. 

Famille inconnue. 

(t) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

C. I\ENI. RO.M.A (Ctt/us Renias Ronui). Juuon Moiieta ? dans un 
bige de chèvres à droite, tenant un sceptre et un fouet. AR. C. 
PI. XXXVI. Renia. 

Eclaircissements. 

* 

L’auteur de cette médaille est inconnu. Cavedonien fixe approxima- 
tivement la date à l’an 570 (184 av. J. C.), ce qui me parait beaucoup 
trop reculé , relativement au style qui est assez élégant. 

ROMILIA. 

I.es médailles attribuées par Riccio à cette famille se trouveront 
parmi les incertaines ; car le monogramme qui s'y voit me parait 
dilTicile pour ne pas dire impossible à expliquer par ROMIL. 

138. ROSCIA. 

PaatUle pléUleaDC. 

(1) L. ROSC3. [Lucii Roscii). Télé de Junon Sospita à droite ; derrière, 
un symbole , dont il existe une immense variété. 

S ce sujet , dans la Reoue numitmatii/ue de 18Si , une dissertation très levante ; j'en- 
gage les numismates i la lire. 



Digitized by Google 


t79 


DE LA HÉPUBUQl'E ROMAINE. 

ii( FABATI. Jeune fille donnant à manger à un serpent; derrière elle, 
un symbole qui a presque toujours un rapport plus ou moins 
direct avec celui de la tête. AR. 2 fr. Médaille dentelée. PI. xxxvi. 
Roscia. 

Eclaircissements. 

Ces médailles, qui ont été frappées de 688 à 695 (66 à 59 av. J. C.), 
sont attribuées à Lucius Roscius Fabatus, prêteur en 705 (40), qui 
fut tué en 71 1 ( 43), dans la guerre de Modène. La tête de Junon Sos- 
pita ou Lanu vienne indique que Roscius était originaire de Lanu- 
vium , qu'il ne faut pas confondre avec Lavinium , quoique cette 
erreur se trouve dans beaucoup d’auteurs anciens. 

Junon était adorée dans cette ville, où on la représentait la tête cou- 
verte d’une peau de ebevre et armée d'un bouclier échancré des deux 
c6tés et d’une haste. Voici ce que dit l'ropercc dans la septième élégie 
du quatrième livre. J'emprunte la traduction de Delungebamps pour 
ce qui a rapport au culte de cette déesse. 

a Sachez pour(|uoi mes voisins ont déserté cette nuit l'bumide 
quartier des Escpiilies, et se sont portés en foule dans mes champs, 
près de Lanuvium. De temps immémorial , cette ville est sous la garde 
d’un vieux dragon'; et l’on ne veut pas manquer l’instant de la céré- 
monie annuelle d’une descente religieuse et précipitée dans sa téné- 
breuse retraite. Tu as tout à craindre , jeune vierge chargée d’y 
pénétrer, lorsque le monstre affamé demande le tribut annuel de sa 
pâture, en silflant du fond delà caverne. Les jeunes filles dont le 
ministère périlleux est d’y descendre, pâlissent d’effroi à f ouverture 
de sa gueule enflammée. Il se saisit avidement de l’offrande et peu s’en 
faut que la corbeille n’écbappe de leurs mains tremblantes. Si elles sont 
chastes, elles retournent dans les bras paternels, et le cultivateur s’é- 
crie : Nous aurons une bonne récolte. » 

Du reste, Junon Sospita avait deux temples même à Rome, dont 
l’un lui fut dédié par Caius Cornélius Cetbegus. 

I. Le dragon est remplacé, sur les médailles, par un serpent. Les ser|<ents étaient si 
communs à LainuTium , qu'ils raisaimt leurs petits dans les foyers domestiques , tant ils 
s'y CToyaiem protégés. 


Digitized by Google 





t60 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MOEUIAIES 

t 

139. RÜBELLIA. 

Famille équeetre. 

(1) C. KVBELLIVS BLANDVS. Dans le champ S. G. (SetuUàs con- 
sulto). 

Hf ni. VIR A. A. A. F. F. [Triumvir, aura, argenta, aere, flando, fe- 
riuruio). Enclume. P. B. C. PI. lxiv. Rubellia. 

Éclaircissements. 

Rubellius Blandus fut monétaire sous Auguste. 

140. RÜBRIA. 

Famille plébéienne. 

(1) DOSSEN. [Dossenus). Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, 
un sceptre. 

L. RVBRI. [Lucius Rubrius). Gbar à droite, tiré par quatre chevaux; 
en haut, une Victoire volant; sur le char, un foudre. AR. 2 fr. '. 
PI. xxxvi. Rubria 1 . 

(2) DO.S. [Dossenus). Tête diadémée et voilée de Junon à droite; der- 

rière , un sceptre. 

b( L. RVBRI. [Lucius Rubrius). Char à droite, tiré par quatre che- 
vaux; en haut, une Victoire volant; sur le char, un paon? AR. 
.3 fr. *. PI. XXXVI. Rubria 2. 

1^3) DOS. Buste casqué de Pallas à droite, avec l’égide, 
üf L. RVBRI. [Lucius Rubrius). Char à droite, tiré par quatre che- 
vaux; en haut, un petit quadrige conduit par une Victoire; sur 
le char, une chouette? AR. 3 fr. '. PI. xxxvi. Rubria 3. 

1. Cette iiicdaiile a été restituée par Trajan. (Ma collection et cab. des méd.) PI. u.t, 
mcd. iO. 300 fr. 

2. Cette médaille a été restituée |«ar Trajan. (Cab. des mcd.) PI. xlt, méd. il. 300 fir. 

3. Cette iiiédaüie a été restituée par Trajan. (Cab. des méd.) PI. xtiV, mcd. f 2. 300 £r. 


Digitized by Google 


DE LA RrtPUBUQUE ROMAINE.’ 


281 


(4) DOSSEN. {Dossenus). Tête laurée de Neptune à droite, avec un 

trident. 

’L. RVBRI. {Lucias Rubrius). Victoire passant , tenant une longue 
palme et une couronne ; devant elle , un autel avec la cortine en- 
tourée d’un serpent. AR. Quinaire. 3 fr. PI. xxxvi. Rubria 4. 

(5) Tête laurée de 'Janus, avec un autel surmonté de la cortine et 

entouré d’un serpent. . 

L. RVBRI. -DOSSEN. {^Lucius Proue de vaisseau. 

M.B. As. 5 IV. PI. Lxiv. Rubria 1. 

(6) l'ête d’ilercule, avec la peau de lion , et tête de Mercure, avec le 
pétase ailé , attachées comme celles de Janus. (Sur le dessin de 
Riccio, on voit encore une massue et un caducée, mais .à tort.) 

L. RVBRI. DOSSEN. {Jjic.ius Rubrius J)osse nus i. Temple à deux 
colonnes, dans lequel est un autel entouré d’un serpent; à droite, ~ 
une prouede vaisseau. M.B. As. (Cab. des méd.) 60 fr. PI. -lxiv. 
Rubria 2. (Je soupçonne -que l’as décrit dans le catalogue de 
d'Ennery , avec la tète de Janus , était le même que celui-ci mai 
conservé , bien que Riccio eu donne le dessin.) 

(7) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

b( DOS. {Dossenus). Proue de vaisseau ; à droite , S. M.B, Semis. 3 fr. 

(8) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 

Il( L. RVBRI. {Lucius Rubrius). Proue de vaisseau; à droite, trois 

points. P.B. Quadrans. 12 fr. Pl. lxiv. Rubria 3. 

(9) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; en haut, deax points ; 
devant, un caducée. 

Il( L. RVBRI. (Lticioj Rubrius). Temple à deux colonnes, dans lequel est 
un autel entouré d’un seqient; à droite, une proue de vaisseau. 
P.B. Sextans. 40 fr. (Riccio, du miiséedeMilan.) Pl. lxiv, Rubria 4. 

Éclaircissemgn ts. 

Parmi les huit préfets que Jules César laissa à Rome avant son dé- 
part pour l’Elspagne , se trouvait un Rubrius à qui les anciens numis- 
mates attribuaient les médailles précédentes; mais leur fabrique est 
évidemment trop ancienne, et on ne pourrait les attribuer qu’au père 

• 36 


Digitized by Google 



48Ü 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


de ce préfet. Cavedoni présume que celles qui sont en argent datent 
de l’an 668-669 (86-85 av. J. C.). 

Les chars qui ne sont pas des quadriges , et qtn ne ressembleqfc'pas 
nou plus parfaitement à des chars de triomphé , paraissent être' les 
chars des trois divinités du Capitole, Jupiter, JutSen et Pallas.. 

1 

141. RUSTIA. 

- *. Famille inconooe. 

(1 j Tête casquée de Mars à droite ; derrière , S. C. {Senatûs consu/to); 
devant, X. 

r( L. RVSTl. (Lucius Rustius). Bélier. AR. 2 fr. PI. xxxvi. Rustia 1. 

(2) Q. RVSTIVS FORTVNAE ANTIAT. (Qumtus Rustius Fortunae An- 

tiates). Deux bustes de femmes accolés à droite, sur une base 
terminée de chaque càté par une tête de bouc ; l’une des femmes 
tient une patère. 

CAESARI A.VGVSTO. Autel sur lequel on lit FOR. RE. (Fortunae 
reduci) ; à l’exergue , EX S. C. (Ex Senatûs consulta). AR. \ 0 fr. 
PI. XXXVI. Rustia 2. 

(3) Q. RVSTIVS FORTVNAE. Deux têtes imberbes affrontées, l’une 
casquée d homme; l’autre diadémée de femme. (Description don- 
née par M. le marquis de Lagrange.) 

»( CAESARI AVGVSTO. Victoire volant, vêtue de la stola et du pé- 
plum , posant sur un cippe carré un bouclier sur lequel on lit 
S. C. (Senatûs consulta). OR. (Cab. de M. Wigan , à Londres. ' 
1000 fr. PI. XXXVI. Rustia 3'. 

Eclaircissements. 

La première médaille, sur laquelle Vaillant et Havercamp se sont 
abandonnés à des conjectures* à perte de vue, parait appartenir à 
Rustius, qui fit partie de l’armée de Crassus, en 701 (53 av. J. C.). 
D’après les dépôts de médailles où elle a été trouvée , elle doit être 
antérieure à l’an 683 (71). 

i . Le deuin de Ricdo avec les deux bustes accolés est tout à lait d’iuventioD. 


Digitized by Google 


DE LA RtPL'BUQUE ROMAINE. M3 

Les deux médailles suivantes ont été frappées vers l'an 735 (19 
av. J. C.), parle triumvir monétaire Quintus Rustius. Auguste, après 
sou heureux retour d’Asie, ne voulut rien accepter des honneurs qui 
lui étaient offerts, sauf la consécration d'un temple à Fortuna Redux 
(la Fortune qui ramène). La Fortune avait , comme je l’ai déjà dit à 
la famille Plaetoria , un temple à Antium. F.lle y était adorée sous 
.deux formes, comme l’indiquent ces médailles ; l’une était la Fortune 
heureuse; et l'autre, la Fortune valeureuse, représentée par le buste do _ • - 
femme cas<]uce. La réunion de ces deux divinités formaient les For- 
runae Antiales. 

142. RUTILIA. 

Fanulle plâiéleane. 

(1) FLAC. (Flaccus). Tète de Pailas à droite, avec le casque ailé. 
l( L. RVTILI. (Lucius Rutilius). Victoire dans un bige au galop à 
droite , tenant une couronne. AR. 3 fr. PI. xxxvi. Rulilia. 

Éclaircissements. 

La date de cette médaille est environ l’an 674 (80 av. J. C.). On 
présume qu’elle a été frappée par Lucius Rutilius, qui fut juge dans le 
procès d’Oppianicus , en 685 (69). 

143. SALVIA. 

F«mUl« plébéâenii^. 

(1) c. CAESAR III. VIR R. P. C. (Caius Caesar triumvir Reipublicae 

constituendaé). Tète nue d’Octave à droite. 
n( Q. SALVIVS IMP. COS. DEiSIG. ou DE3G. (Quintus Salvius impe- 
ratar consul designatus). Foudre ailé. (Quand la légende porte 
DESG. avec G dans le champ , la fabrique est très^ossière.) AR. 

3 fr. PI. XXXVI. Salvia. 

(2) CAESAR AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. (Caesar Au- 

gustus pontifes maximus tribunicid potestatd). Tète nue d’Auguste 
à droite. • 


Digitized by Google 



UESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


ts% 

!< M. SAI.VIVS OTHO III. VIR A. A. A. F. F.; dam le champ, S. C. 
[Marcus Sahius Olho triumvir, aura, argenta, aere, flando, fe~ 
riuiido, Senntiis consultai). M.B. 2 fr. Pl. Liiv. Salvia 1. 

(3) CAESAR AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. {Caesar du- 

gustus pontifex maximus tribunicid potestaté). Tête nue d’Auguste 
à gauche. 

Pareil au précédent. M.B. 2 fr. Pl. lxiv. Salvia 2. 

(4) CAESAR AVGVST. PONT. MAX. TRIBVNIC. POT. (Caesar Au- 

gustus pontifex maximus tribunicid potestaté). Tête laurée d'Au- 
guste à gauche ; derrière , une Victoire debout , tenant une corne 
d’abondance et lui attachant sa couronne. 

R[ Pareil au précédent. G. B. 100 fr. Pl. uiv, Salvia 3. 

(5) La même en M.B. 40 fr Pl. i.xrv. JbîJ. 

Eclaircissements. 

I.es savants attribuent la première médaille de cette famille à 
Quintus Salvidienus Rufiis, homme d’une naissance obscure. Pendant 
qu’il faisait paître ses troupeaux, il vit s'élever une flamme au-dessus 
de sa tête. A la suite de ce prodige qui annonçait sa grandeur future , 
Octave le prit en aflection et le fit designer consul , quoiqu’il n’eût 
jamais été sénateur. Plus tard, s’étant mis du côté de^Marc Antoine , 
Octave le fit mettre à mort. Havercamp regarde le foudre ailé comme 
faisant allusion au pouvoir souverain d’Octave. Cette médaille a été 
frappée en 713 (41 av. J. C.). 

Les trois dernières médailles ont été frappées par un triumvir moné- 
taire d’Augmle , grand-père de l’empereur Othon. 

144. SANQUmiA. 

Famille incoamie. 

(1) M. SANQVINIVS III. VIR (Marcus Sanquinius triumvir). Tête lau- 
rée jeune de Jules César à droite ; en haut, une comète. 
b( AVGVST. DIVI F. (Augustus Divi filius). Tête nue d’Auguste à 
droite. AR. 30 fr. Pl. xxxvi. Sanquinia 1 . 


» 


Digitized by Google 



DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. S8S 

(2) Même tête jeune laurêe. 

Bf AVGVST. DIVI F. LVIXDS SAEC. (^Àugustus Dwi fiUus ludos sae- 
culares , sous-entendu fecit). Prêtre salieti debout, vêtu de la 
stola , avec un casque omê de deux plumes , tenant un caducée 
ailé et un bouclier rond. AR. 35 fr. PI. xxxvi. Sanquinia 2. 

(3) OB CIVIS SERVATOS. Couronne de'cbêne entre deux branches de 

laurier. 

M. SANQVINIVS Q. F. III. VIR A. A. A. F. F.; dan» le chauqi, 
S. C. {^Marcus Sunquinius Quinti filius triumvir aura , argento, 
aere , flarulo , feriundo , Senatûs consulta). G. B. 6 fr. PI. lxv, 
Sanquinia 1 . 

(4) AVGVSTA^S TRIBVNIC. POTEiST. {Augustus tribuniciü potestate) , 

dans une couronne de chêua. 
lÿ Pareil au précédent. M.B. 3 fr. PI. txv. Sanquinia 2. 

(5) La même, d’un module entre le moyen et le petit bronze. 6 fr. 


Eclaircissements . 


La tête laurée , surmontée d’une comète , qui a partagé l’opinion de 
quelques numismates, est reconnue aujourd’hui pour être celle de 
Jules César divinisé. Le prêtre salien , représenté par le monétaire 
Sanquinius qui frappa ces médailles en 738 (16 av. J. C.), rappelle 
les jeux séculaires célébrés par Auguste. Du reste , Eckhel prétend que 
la figure en costume de prêtre est plutût le héraut qui annonçait au 
peuple la célébration des jeux qu’un prêtre. 

Les trois médailles de bronze sont d'un monétaire d’Auguste du 
même nom que le premier ; peut-être est-ce le même. 


145. SATRIENA, ou SATRIENUS comme surnom. 


(1) tête casquée de Mars à droite; derrière, un nombre qui varie. , 
l( ROMA P. SATRIENVS {^Publias Satrienus). Louve marchant à 
gaudie. AR. 2 fr. Pl. xxxvi. Satriêna- 




' '.Ait. 

/ r ’f 


Digitized by Google 



>86 


DESCRIPTION GltnÉRALR DES MONNAIES 


Éclaircissements. 

Cette famille (en supposant que SATRIENA soit un nom de famille) 
n’est connue que par les médailles ; mais l'iiistoire fait mention des 
Satrius, d’où proviendrait Satrienus, comme surnom d’adoption ; de 
même que Nasidicnus de Nasidius , Malienus de Malius , etc. Le sujet 
de cette médaille est inconnu. Le type a été imité par les Sotiates dans 
les Gaules. Elle a été frappée vers l’an 684 (70 av. J. C.). 

146. SAUFEIA. 

Famille plébéieniie. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

H[ L. SA VF. ROMA {Lucius Saufeius Romà). Victoire dans un bige 
au galop à droite, tenant un fouet. AR. C. PI. xxxvi. Saufeia. 

(2) Tête laurée de Janus. 

r( L. sa VF. ROMA {Lucius Saufeius Roma). Proue de vaisseau ; en 
haut, un croissant; à droite, I. G. B. As. C. PI. lxv. Saufeia 1. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière , S. 

Même revers; mais à droite, S. M.B. 3 fr. PI. lxv. Saufeia 2. 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut, quatre points. 

■( Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 3 fr. 
PI. LXV. Saufeia 3. 

(5) Tête d’Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 3 fr. 
Eclaircissements. 

L’auteur des médailles précédentes est inconnu. Cavedoni présume 
(jue la première a pu être frappée vers l’an 554 (20(J av. J. C.). D’après 
sa fabrique , j’avoue que j’ai peine à la croire aussi ancienne. Le 
croissant étant le symbole de cette famille, il est probable que la 
médaille consulaire incertaine en argent, au type des Dioscures, avec 


Digitized by Google 


DE I.A .RÈPÜBLIQÜE ROMAINE. J*7 

un croisant dans le champ, et que l'jif incertain avec im'çro’ssant au- 
dessus de la proue | lui apparliennenh! ' 


147. SCRIBONIA. 

KamUW plébéiemie. 


(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

R( C. SCR. ROM.4 (Caius Scribonius Roma). I />« DioGcurca à cheval 
allant à droite. AR. 2 fr.'. Pl. xxxvi. Scribonia 1 . 

(2) Tête laurée de Janus ; en haut , 1. 

r( C. SCR. ROMA {Caius Scribonius Ronm). Proue de vaissseau ; à 
droite, I. G. B. As. C. PI. lxv. Scribonia 1. 

(3) Tête laurêc de Jupiter à droite ; derrière , S. “ - _ — 

Hf Même revers; mais à droite , S. M.B. Semis. 10 fr. Pl. lxv. Scri- 
bonia 2. 

(4) Tête de Pallas casquée adroite; en haut, quatre points. 

l( Même revers; mais à droite, quatre points. P. B. Triens. 3 fr. 
Pl. LXV. Scribonia 3. 

(5) Tête d’Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

iÿ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 12 fir. 
Pl. LXV. Scribonia 4. 

(6) Tête de Mercure à droite , avec le pétase ailé ; en haut , deux ' 

points. 

B( Même revers ; mais adroite , deux points. P. B. Sextans. 18 fr. 

(7) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , un point. 

R[ Même revers; mais à droite; un point. P. B. Once. 25 fr. 

(8) PAVLLVS LEPIDVS CONCORD. {Concordia). Tête voilée de la 

Concorde à droite, avec un diadème. 

PVTEIAL SCRIBON. LIBO {Puteal Scribonium Libo, sous-entendu 
/losuit). Margelle de puits à ^cjuelle sont^ attachées une lyre et 

1. Riccio dit que Mionnet rapporte cette médaille rettitiiée par Trajan, tom. I, 
pag. 63 ; Miotmet n’a rien rapporté de semblable. 


Digitized by Google 


tgs DESCRIPTION GIÎtfÊRALE DES MONNAIES 

deux branches de lai^ricr;^ur le bas de- la margelle, un marteau, 
des tenâifKîs'oô ûii coin..((îê dernier symbole est assez rare.) AR. 
2 fr..Pl. I. Aemilia 9. 

(9) BON. EVENT. LIBO {^Bonus Eventus IJbo). Tête diadémée de 
Bonus Eventus. 

itf PVTEAL SCRIBON. {Puteal Scribonium). Margelle de puits à la- 
quelle sont attachées une lyre et deux branches de laurier ; sur le 
bas de la margelle, un marteau, {l^s tenailles ou un coin. (Ce 
dernier symbole est assez rare.) AR. -2 fr.'. PI. xxxvi. Scri- 
boiiia 2. 

Éclaircissements . 

Cavedoni présume que la première médaille a été frappée en .550 
(204 av. J. r.-), ot quo le personnage qui y est nommé fut préteur en 
561 (193). 

I..es deux dernières médailles de cette famille donnent la représen- 
tation du célèbre puits scribonien {Puteal Scribonium ou Scribonia- 
num). 

Festus relate, à ce sujet, que Scribonius, qui avait été chargé par le 
séuat du soin de rechercher les lieux sacrés qui avaient été frappés 
par la foudre , construisit le puteal devant l’atrium de Minerve , parce 
qu’il y avait eu dans cet endroit un temple atteint par la foudre, ce 
que l’on ignorait , et qu’il était défendu , quand on connaissait les 
endroits où la foudre était tombée , de les couvrir ; ces lieux devant 
toujours rester à ciel découvert. 

Bonus Eventus était une divinité adorée des Romains , dans le genre 
de la Fortune, de l’Espérance, etc. La véritable signification de Bonus 
Eventus est assez difficile à rendre. Eventus signiBant événement , ce 
qui arrive , on pourrait traduire Bonus Eventus par réussite ou heu- 
reux résultat. 

11 existait à Bénévent des monuments qui appartenaient aux Scribo- 
nius, d’où il paraîtrait que la famille Scribonia était originaire de cette 
ville; en outre, la ressemblance du nom de Béuévent et de la divinité 
Bonus Eventus favorisefait cette opinion. 

1. Cette iiicdaille a été restituée |>ar Trajao. (Cab. de M. Bunbur^.} 3S0 fr. 

U 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQL'K ROMAWE. 


18 » 


148. SEMPRONIA. 


FamUle en partie patricienne et en partie plébéienne 


(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailë ; derrière, 

•B( GR. ROMA. (Graccus ? Roma). Les Dioscures à cheval allant à 
- droite. AH. 15 fr. PI. xxxvi. Sempronia 1. 

■ (2) PITIO. Tête de Pallas à droite . avec le casque ailé ; devant, X. 

Bf L. SE.MP. ROMA. (^Luctits Sempronius Roma). Les Dioscures à cheval 
allant à droite. AR. C. Pl. xxxvi. Sempronia 2. 

(3) PITIO. Tête laurée de Janus. 

L. SEMP. ROMjV {Lucius Sempronius Roma). Proue de vaisseau. 
G. B. As. '. C. Pl. Lxv. Sciuprtnria 1 . — 

(а) Tête laurée de Jupiter à droile; derrière, S. 

Hf Même revers ; mais à droite, S. M.B. Semis. 3 fr. Pl. lxv. Sem- 
pronia 2. 

(5) Tête casquée de Pallas à droite; eu haut, quatre points. 

Bf Même revers; mais à droite, quatre points. M.B. Triens. 3 fr. 
Pl. Lxvi. Sempronia 3. 

(б) Tête d’Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 

b( Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 3 fr. 
Pl. IA VI. Sempronia 4. 

(7) Tête de Mercure à droite , avec le pétase ailé ; dessus, deux points. 
Bf Même revers; mais à droite, deux points. P.B. Sextans. 10 fr. 

(8) Tête laurée de Jules César à droite. 

^ TI. SEMPRONIVS GRACCVS Q. ÜESIG. ( Tiberius Sempronius 
Graccus quaeslor desigiuuus). Enseigne militaire , aigle , charrue 
et sceptre; dans le champ, S. C. {SenaUis consulio). AR. 12 fr. 

, Pl. xixvi. Sempronia 3. u j. . . S ' 

* • .‘Cf 

I I ’• '! ^ - 

1,. Riccio décrit le iDéme as sans la légende PITIO, et l'eetniia oommon. Je ne Pai 
jaoari vu. .»i . v .'V êü '\i4i 

37 


Digitized by -Jooglt 


ÏÜO DESCRIPnOH GÉNÉRALE DES MONNAJES 

(9) Tête laurée de Jules César à droite; dans le champ, S. C. {Senatüs 

consulta). 

bI Pareil au précédent, sans le S. C. AR. 12 fr. PI. xxxvii. Sempro- 
nia 6 (par erreur, au lieu de 4). 

(10) DI VI 1 VLI F. (D/V/ Juin filins). Tête nue barbue d’Oclave à droite. 
TI. .SEMPRON. GR.\CCVS llll. MR Q. ÜESIG. {Tiberius Sempro- 

nius Graccus qiuituorvir quaeslor desi^nalus). Enseigne militaire, 
aigle, charrue et sceptre. AR. 20 fr. PI. xxxvii. Seniprouia 7 (par 
erreur, au lieu de 5). 

(11) DI VI IVLI F. {OwiJulü /i/éttf). Tête nue barbue d’Octave à droite, 
«rri. SEMPRON. {JRACCVS IIII. VIR Q. D. {Tiberius Sempronius 

Graccus qualuorvir quaestor Jesignalus). La Fortune debout, te- 
nant lin gouvernail et une corne d'abnndauce. OR. (Cabinet des 
méd.) 300 fr, PI. xxxvii. Sempronia 8 (par erreur, au lieu de 6). 

(12) L. ATRATINVS AVGV'R. Tête imberbe de Janus. 

r( ANTONIVS IMP. {Imperator). Proue de vaisseau. .M.B, As. (Cab. de 
M. d’.AUIy.)30 fr. PI. lxvi. Sempronia 5. 

(13) M. ANT. IMP. TER. COS. DES. ITER. ET TER. III. VIR R. P. C. 
{Marcus Antonius imperator tertio consul dcsignatus iterùm et 
tertio triumvir Rcipublicae constituendae). Têtes en regard de 
Marc Antoine et d’Octavie. 

^ L. ATRATINVS AVGVR PRAEF. CIASS. F. C. {Lucius A trati nus 
augur praefectus classis (landum curavit). Un bomine et une 
femme debout d.ins un quadrige d'bippocampes ; dans le champ, 
HS. (marque du sesterce); sous le quadrige, un autel allumé , et 
a (LB. 100 fr. PI. lxvi. Sempronia 6. 

(14) Mêmes télés et même légende. 

R( L. ATRATINVS AVGVR COS. DES. {Lucius Atratinus augur consul 
designatus). Un homme et une femme debout dans un quadrige 
d’hippocampes; dans le champ, HS. (marque du sesterce). Sous 
le quadrige A, et un autel allumé. G. B. (Cabinet de M. Herpin.) 
100 fr. Médaille inédite. PI. lxvi. Sempronia 7. 

(1 5) Mêmes têtes et même légende. 

H L. ATR.ATINVS AVGVR PRAEF. CLASS. F. C. {Lucius Atratinus 


Digitized by Google 


DE LA RKPl'BUQliE R0^U1^F,. 


>91 


augur pratfectus clustii flandum curavit'. Deux ÿ;alères à U voile. 
G.B. lOOfr. PI. Lxvi. iMiuprojiia 8. . 

(16) Mêmes télés cl même légende. 

R(^ L. ATRATINVS AVGVR COS. DES. {^Lucius Àtratiiuis augur con- 
sul designatus). Deux galères à la voile. G.B. 100 fr. 

(17) OB CIVIS SERV.ATOS. Couronne de chêne entre deux branches 
de laurier. . 

Bf Tl.SEMPROMVSGRACCVSlII. VIR A. A A. F.F.; dans le champ, 
S. C. (Tiberius Sempronius Graccus triuiiii’ir, aura, argciito, 
aere, flundo, feriundo, Senatùs consulta). G.B. 6. fr. PI. lxvi. Sem- 
pronia 9. 

(18) AVGVSTVS TRIRVMC. POTE.ST. {.dugustus tribunicid potestate), 
dans une couronne de chêne. 

b(. Pareil au précédent. M. B. 3 fr. Pl. lxvi. Sempronia 10. 

:19) La même d’un module approchant du petit bronze. 5 fr. '. 

Eclaircissement.'!. 

* Borghesi donne la première médaille de cette famille à Tiberius 
Graccus, consul l’an 516 (238 av. J. C.) , ou à son fils, consul en 539 
(21 5). Il y a peu de certitude sur les six suivantes. 

Tiberius Sempronius Graccus , monétaire de Jules César et d’Octave, 
frappa les médailles 8, 9, 1 0 et 1 1 en 71 1 (43 av. J. C.) , jiar consé- 
quent après la mort de Jules César. Mais le monétaire du même nom 
qui frappa les médailles 17, 18 et 19 , doit être un autre personnage ; 
c’était probablement son fils. I.es médailles 12, 13, 14, 15 et 16 ont 
été frappées dans une ville d’Asie par un préfet de la flotte de Marc 
Antoine, nommé Atratinus. 

C’est à la famille Sempronia c|ue Cavedoui attribue la médaille citée 
dans la note de la famille Poblicia , et qui sera décrite parmi les incer- 
taines; il dit que l’apex et le maillet (tudes) (et non pas le marteau), 
font allusion au nom Tuditanus. 11 attribue encore l’incertaine où l’on 

4 . L« quinaire d'or de la ramille Sempronia , avec U >dte de Graccus et le mot 
ACiRARIK au revers, est un coin d'invenlion iiiudcrne. 


Digitized by Google 


ÎM2 


DESCRIPTIOiS GÉNÉRALE DES MONNAIES 


voit au revers une mouche sous le bigc de Diane, à Tiberius Sempro- 
nius Musca, quinquevir fmihus co^nosce/tdis , en 586 (168 av. J. C.). 


149. SENTIA. 

Famillf plébriconf. 

(1) ARG. PVB. (^drgento publicd). Tête de Pallas à droite, avec le cas- 
que aile. 

L. senti. C. F. (iMcius Sentius C-aü (Uius). Jupiter dans un qua- 
drige au galop à droite , tenant un foudre et un sceptre ; dans le 
champ , une lettre alphabétique qui varie. AR. C. PI. xxxvn. Sentia. 

(2) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 
Bf L. SENTI. C. F. RO^LA (^Lucius Sentius Caii fi/tus Jîonin'). Proue 

de vaisseau ; à droite, trois points. P.D. Quadrans. 15 fr. 

Eclaircissements. 


Au milieu de l’incertitude qui règne sur l’auteur de ces médailles , 
Borghesi les attribue à Lucius Sentius, qui régit la Macédoine en qualité 
de préteur, depuis l’an 665 jusqu’en 667 (de 89 à 87 av. J. C.). 


150. SEPULLIA. 

Famille inconaac. 


(1 ) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

Bf P. SEP. {Publias Sepullius). Proue de vaisseau ; à droite, S. Semis. 
M.R. 20 fr. 

(2) Buste ailé de la Victoire à droite. 

r( P. (Publius) SEPVLLIVS MACER. La Fortune debout, tenant un 
gouvernail et une corne d’abondance. AR. Quinaire. (Ma collec- 
tion.) 100 fr. '. PI. xixvii. Sepullia 1. 

1. Mionnel cite, d’apri-j d'Ennery, un quinaire i peu près semblable à celui-ci; 
toute la dilTcrcncc consiste en ce que la Fortune, au lieu d’un gouvernail, lient une 
patère. Je soupçonne fort le quinaire de d’Ennery d’avoir clé mal décrit. Quant aux 
lettres S. C. derrière la tète, mon exemplaire qui est i fleur de coin ne les a pas 


Digitized by Google 


263 


nr, LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

(3) Buste ail<? (Je la Victoire à droite; derrière, S. C. {Scnatüs con- 
sullo), 

b{ P. SKPVLLIVS MACER. Victoire marcliant, tenant une couronne 
et une palme. AR. Quinaire. (Borghesi.) 100 fr. Pl. xxxvii. Se- 
pullia 2. 

(4) Tête de Mercure à droite , avec le pétase ailé et un caducée. 

P. SEPV'LLIVS. Caducée ailé. AR. Sesterce. 30 fr. l’I. xxxvii. Se- 
pullia 3. (La légende peut être diversement disposée.) 

(5) CAES.VR IMP. {Caesar imfKrator). Tête laurée de Jules César à 

droite; derrière, une étoile. 

Bf P. SEPVLUVS M.ACER. Vénus debout à gauclie, tenant une Vic- 
toire et la haste pure, au lias de lacjuelle est une étoile. AR. 8 fr. 
Pl. XXXVII. Sepullia 4. 

(6) CAE.S.AR IMPER. {Caesar im/Krator'). Tête laurée de Jules Cé- 

sar à droite. 

r( P. SEPVLLIVS MACER. VVnus debout à gauche, tenant une Vic- 
toire et la haste pure, au bas de laquelle est une étoile. AR. 12 fr. 
Pl. XXXVII. Sepullia 5. 

(7) CAEiS.AR Dltrr. PERPETV^O (CrtCfflr di'crrt/or perjietiib}. Tète laurée 

de Jules (iésar à droite. 

Pareil au précédent. AR. 8 fr. Pl. xxxvii. Sepullia 6. 

(8) Même tête et même légende. 

P. SEPVLLIVS MACER. Vénus debout à gauche, tenant une Vic- 
toire et ,1a haste pure , au bas de laquelle est un bouclier. AR. 
8 fr. Pl. XXXVII. Sepullia 7. ^ 

(9) CAESAR DICT. VEKŸEïS O {Caesar dictator perpetub). Tête laurée 

et voilée de Jules César à droite. ' 

Pareil au précédent. AR. 8 fr. Pl. xxxvii. Sepullia 8. 

(1 U) CAESAR PARENS PATRIAE. Tête laurée et voilée de Jules César à 
droite, entre l’apex et le lituus. 

Bf P. SEPVLLIVS MACER. Cavalier en course, avec un bonnet, con- 
dui.sant deux chevaux à droite et tenant un fouet ; dans le champ, 


Digitized by Google 


DESCaiPTION GENÉ.IULK DES MONNAIES 


t9(i 

une couronne. AR. (Cab. des méd.) 50 fr. Médaille inédite'. 
PI. XXXVII. Sepullia 9. 

(H) (;LEME^TIAE C.AESARIS. Temple à quatre colonnes. 
b( Pareil au précédent. AR. 60 fr. PI. xxxvii. Sepullia 10. 

( 1 2) Tête voilée de Marc .\nloinc à droite , entre le praefericulum et 
le lituus. 

h( P. SEPVLLIVS MACER. Cavalier en course avec un bonnet, con- 
duisant deux chevaux à droite, et tcuant un fouet ; dans le 
champ, une couronne. AR. 10 fr. PI. xxxvn. Sepullia 11. 

Éclaircissements. 

La famille Sepullia n’est connue que par les médailles. Sauf la pre- 
mière, qui est d'une époque plus reculée, toutes les autres furent frap- 
pées en 7t0 (44 av. J.C.), par le triumvir monétaire Sepullius Macer. 
Après la mort de Jules César, il continua à frapper des monnaies pour 
Marc .Antoine, comme le prouve la douzième médaille qui le repré- 
sente avec la barbe, en signe de deuil, et avec les insignes de sa 
dignité. 


151. SERGIA. 

FaimUe patricienjic. 


(1) ROMA EX S. C. {Roma ex Senatits consulta). Tète de Pallas à 
droite , avec le casque ailé ; derrière , H. 

H( M. SERGE SILVS (^Marcus Sergius Silus)', dans le champ, Q. 
(Quaestor). Cavalier en course h gauche, casqué, tenant un 
bouclier de la main droite, et de la gauche, un glaive, et saisis- 
sant par les cheveux une tête humaine coupée. AR.2fr. PI. xxxvn. 
Sergia. 

I. Il est possible que ce soit une médaille hybride, appartenant par la tête à la 
ramillt Cossutia; c’est pour cela que je ne lui ai pas donné une évaluation élevée; 
ce|iendaDt elle est incontestablement en ar^^ent pur. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAITIR. 


(98 


Éclaircissements. 

Cette médaille, très-intéressante, représente probablement une statue 
équestre éles'ée à Marcus Sergius, homme d’un courage extraordinaire, 
qui se signala dans les guerres contre les Gaulois et contre Hannibal. 
Blessé vingt-trois fois dans deux batailles, il perdit la main droite dans 
la seconde. 11 se fit faire une main droite en fer, après avoir combattu 
quatre fois avec la main gauche seule. Aussi cette médaille le fait-elle 
voir tenant la tête d’un ennemi de la main gauche. 

Cette pièce a été frappée vers l’an 654(100 av.J.C.), par un ques- 
teur de la même famille , nommé Marcus Sergius Silus , inconnu 
d’ailleurs. 


152. SERVnJA. 

Famille patrîcîenn«> , maU avec deux branches plébéiennes. 

(1) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec 'le casque ailé; derrière, le 

lituus ; devant , H. 

r( C. SERVEIL. {Caitis Serceilius). Deux soldats à cheval , tenant 
chacun un bouclier et combattant ; l’un des deux est poursuivi 
et a son cheval à moitié terrassé; sur le bouclier du poursuivant, 
on voit M. AR. 2 fr. PI. xxivu. Servilia 1 . 

(2) ROMA. Tête laurée de la Liberté à droite; derrière, le lituus et 

B ; devant , 11. 

Pareil au précédent. AR. 6 fr. PI. xxxvii. Servilia 2. 

(3) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, une 

couronne et H. 

*1 C. SERVEILI. M. F. {Caius Serueilius Marci filius'). Les Dioscures 
à cheval allant en sens contraire. AR. 2fr.*. PI. xxxvn. Servilia 3. 

(4) Tète casquée de Pallas à droite ; en haut, quatre points. 

Proue de vaisseau sur laquelle on lit C. SERVEILI.; en haut, ROMA; 
A l’exergue, quatre points. P. B. Triens. 20 fr. 

1. La médaille semblable en or est fausse. 


. Digitized by Google 


*96 DESCRIFnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(51 Tète d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière', trois . 
points. 

Proue de vaisseau sur laquelle on lit C. SERVEILI. ; en haut, deux 
épis; à l’exergue, ROMA; à droite, trois points. (Quelquefois, 
les trois points sont à l’exergue, et RO.MA à droite.) P. B. Qua- 
drans. 20 fr. PI. lxvi. Servilia 1. 

(0) La même médaille sans le nom ROMA, et sans les épis. P.B. Qua- 
draus. 20 fr. 

(T) ROMA. Tête casquée de Pallas à droite ; en haut, qu.atre points. 

C. .SERVEILI. M.F. {Cdius Serveilitis Marci pliu.v). Proue de vais- 
seau ; en haut, une couronne. P.B. Trions. 20 fr. 

(8) Tète d'IIercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 

points ; dessous , ROMA. 

n( Même revers; mais à droite, trois points. P.B. Quadrans. 10 fri 
PI. I.XVI. Servilia 2. 

(9) ROMA. Tête de Mercure à droite, avec le petase aile; derrière, 

un caducée; en haut, deux points, 
jÿ Même revers, inab sans points. P.B. Sextans. 25 fr. 

(10) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, une lettre 
alphabétique. 

r[ M. SER'VEILI. c. F. [Marcus Scrceilius Caii fi/ius). Deux soldats 
conihallant à l’épée, tenant chacun un bouclier, et ayant à côté 
d’eux leurs chevaux; à l'exergue, une lettre alphabétique. AR. 

2 fr. PI. xxxvn. Servilia 4. 

(11) FIX)RAL. PRIMVS {Floralia primas, sDbs-entendu /êc/'r). Tête de 
Flore à droite, couronnée de fleurs; derrière, le lituus. 

n( C. SERVEIL. G. F. {Cuius Serceilius Caii filius). Deux soldats de- 
iKuit, annés d’une épée et d’un bouclier, et joignant leurs poi- 
gnards. AR. 3 fr.‘. PI. xxxvii. Servilia 5. 

(12) RVLLI. Buste casqué de Pallas à gauche, avec l’égide. 

P. SERVILI. M. F. {Publii Sercilii Marti plii). Victoire dans un 

1. Celte médaille acté restituée par Trajan. (Musee danois.) 330 fr. 


Digitized by Google 


DK L\ RKPÜBUQUE romaine. 


197 


bigc au galop à droite , tenant une palme ; sous le bige , P. 
AR. 2 fr. PI. XXXVIII. Servilia 6. 

(13) PISO CAEPIO Q. {Piso Cnepio quaes'ores). Tête latirée de Sa- 
turne à droite, avec une faux; dessous, un symbole qui varie. 

b( .\n FRV. EMV. E.\ S. C. (.-/(/ frumentum etnundum, ex Senatûs 
consu/io). I.es questeurs Pison et Céqiiuii, assis entre deux i^pis. 
AR. 3 fr. PI. X. Calpurnla 24. 

(14) AH.ALA. Tète nue d'Ahala à droite. 

B( BRVTVS. Tête nue de Lucius Junius Urutus à droite. AR. 4 fr. 
PI. XXIII. Junia 1 1 . 

(15) LElüERTAS. Tête nue de la Liberté à droite. 

b[ CAEPIO BRVTVS PRO. COS. {Caepio Rrutus proconsul). Lyre 
entre le pleclrum et un rameau. AR. 10 fr. PL xxxvm. Ser- 
vilia 7. 

(16) L. SESTI. PRO. Q. {üicius Sestius proquaeslor). Tête voilée de la 
Liberté à droite. 

Hf Q. CAEPIO BRVTVS PRO. COS. {Quintus Cnepio Bnitus pro- 
consul.) Trépied entre une hache et le simpule. AR. 25 fr. 
PI. xxxvm. Sestial. 

(17) C. FLAV. HEMIC. LEG. PRO. PR. (Caius Flavius Ilemic.... le- 
gatus propraetor). Tête nue d’Apollon à droite; devant, une 
lyre. 

a( Q. CAEP. BRVT. IMP. {Quintus Cnepio Brutus imperator). Vic- 
toire couronnant un trophée. AR. 60 fr. PI. xviii. Flavia. 

(18) Tête laurée d’Apollon à droite. 

Il( Q. CAEPIO BRVTVS LMP. {Quintus Cnepio Brutus imi>erator). 
Trophée entre deux captifs. AR. 100 fr.'. PI. iixviii. Servilia 8. 

1. Riccio a coramis une grave erreur dans la description et dans le dessin de celte 
médaille, en confondant complètement celle-ci avec la suivante. Ainsi, une seule mé- 
daille sert, dans son ouvrage, pour l’or et l’argent , tandis que, lorsque le trophée du 
revers est entre les deux captifs (ce qui n’existe que sur l’argent), la tète est sans lé- 
gende; et lorsque la tète porte la légende M. SERVILIVS LEG. (ce qui n’existe que 
sur l’or) , le trophée du revers n’a point de captifs au pied. 

38 


Digilized by Google 



*98 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(19) M. SERVILIVS LEG. {^Marcus Servilius legatus). Tète lauréede la 
Liberté à droite. 

b( Q. CAEIMÜ I5KVTVS IMF. (Çuintus Caepio Briitus imperalor). 
Trophée avec un bouclier et deux javelots. OR. (Cab. des méd.) 
400 fr. PI. xxxviii. Servilia 9. 

(20) C. CASSI. IMP. (Caius Cassias imperalor). Tête laurée de la Li- 
berté à droite. 

M. SERVUJVS {Jiiarcus Serrilius). AcrostoHum. OR. 200 fr. 
PI. XI. Cassia 12. 

(21) I-a meme en ARGENT. 120 fr. Pl. xi. Ibid. 

(22) BRVTVS IMl*. (^firutus imperalor). Tète nue de Marcus Brutus à 
droite ; le tout dans une couronne de chêne. 

r( CASCA LONGVS. Trophée entre deux proues de vaisseau et des 
armes. OR. (Cab. de M. Wigaii à Londres.) 1000 fr. Pl. xxiv. 
Junia 17. 

(23) CASCA LONGVS. Tète laurée de Neptune à droite; dessous , un 
.trident. 

r( BRVTV.S IMP. (lirulus imjKrnlor). Victoire marchant sur un 
sceptre brisé , tenant une palme et déchirant un diadème. AR. 
25 fr. Pl. xxxvm. Servilia 10. 

Éclaircissements. 

I.«s médailles de la famille Servilia sont nombreuses ; mais il n’y a 
que les dernières, à partir du numéro 13, ou peut-être du numéro 12, 
dont l’interprétation puisse aider à l’histoire , ou puisse être aidée par 
elle. Cependant , les deux premières peuvent avoir été frappées par 
Caius Servilius Augur (au nom de qui ferait allusion le lituus derrière 
la tête) , fds ou petit-fils de Marcus Servilius Pulex Geminus , consul 
en 552 (202 av. J. C.), et qui aurait rappelé sur le revers un combat 
où , suivant Plutarque , Servilius Geminus , étant à cheval , tua 
vingt-trois de ses ennemis , en se battant avec eux corps à corps. 

Cavedoni Axe approximativement la fabrication de la médaille 1 1 
à l’an 694 (GO av. J. C.). La légende nous apprend que Caius Ser- 
vilius institua le premier les jeux Aoraux , qui jouirent de tant de célé- 


Digitized by Google 


S99 


. DE LA RÉPUBUQUE ROMAU«£. 

brilé à Rome; c'est vers l’an 514 (240 av. J. C.) qu’ils doivent avoir 
commencé , quoique Varron les fasse remonter jusqu’au règne de 
Roiiiulus. La date de cette médaille oblige de rejeter la siq)pnsition 
des antiquaires qui ont prétendu que le revers représentait les deux 
frères Casca, qui voulurent décider, parle sort de l’épée, à qui devait 
échoir rhonnciir du meurtre de Jules César; Eckliel y voit simple- 
ment un acte d’alliance contracté par un des ancêtres de la famille 
Servilia. 

Sans pouvoir préciser à quel membre de celle famille appartient la - 
médaille 12, je me contenterai de dire, avec Eckliel, qu'il y eut un 
Publius Servilius Uullus, tribun du peuple, qui proposa la loi agraire 
combatue par Cicéron , et dont le père, au rapjiort de Pline, fit le 
premier paraître , dans les festins , un sanglier tout entier. 

Ia treizième médaille a été frappée par l’ison et Cépion , ques- 
teurs , en C54 (100 av. J. C.), qui acbetèreiit du blé, {lendant la 
guerre des esclaves en Sicile , pour être distribué au peuple romain. 

Le numéro 14 donne le portrait de Servilius Abala , qui tua de sa 
propre main Spurius Melius , accusé de vouloir aspirer à la royauté ; 
sa tête se trouve jointe à celle de Rrutus l’Ancien, parce que Marcus 
Bnitus, qui frappa celle mé-daille en 695 (59 av. J. C.), regardait sa 
mère comme une descendante de Servilius Abala. 

Toutes les médailles suivantes , jusqu’à la fin , ont été frappées de 
710 à 712 (44 à 42 av. J. C.). Celles qui portent le nom de Cépion 
appartiennent plutôt à la famille Junla ; Cépion était bien un surnom 
de la famille Servilia; mais ce nom devint la propriété de Brutus 
lorsqu’il fut adopté dans cette famille. Casca était l'un des assassins 
de Jules César et avait un frère qui , à ce que dit Plutarque , fut égale- 
ment au nombre de ses meurtriers ; il était uu des plus ardents amis 
de Brutus. Quant à Marcus Servilius , nommé sur les médailles 20 et 
21 , c’était un lieutenant de Cassius. 


■ Digitized by Google 



300 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


153. SESTIA. 


ramille patricîcone, rt plu» tard pléb^mne. 


(1) L. SESTI. PRO. Q. {Lucius Seslius proqiutestor). Tête voilée de la 

Liberté ;i dmitc. 

HÎ Q. CAEPIO BRVTVS PRO. COS. {Quintus Caepio Brutus procon- 
sul). Trépied entre une liaclic et un sinipule. AR. 25 fr. PI. xxxviii. 
Sestia 1 . 

(2) La même en OR. {Cab. des méd.) 800 fr. Pl. xxxvm. Ibid. 

(3) L. SESTI. PROQ. {Isicius Sestius proquaestor). Tête voilée de la 

Liberté à droite. 

Ff Q. CAEPIO BRVTVS PRO. COS. {Quintus Caepio Brutus procon- 
sul). Victoire debout , tenant une palme et une couronne. AR. 
Quinaire. 80 fr. Pl. xxxvm. Sestia 2. 

(4) L. SESTI. PRO. Q. {Lucius Sestius proquaestor). Cliaise ciirule, 

avec une b.asie; dessous, le modius. 

R[ q. caepio BRVTVS PRO. CO.S. {Quintus Caepio Brutus procon- 
sul). Trépied entre le simpule et l'apex. AR. Quinaire. 30 fr.'. 
Pl. xxxvm. Sestia 3. 


Eclaircissemen ts . 

Lucius Seslius , qui fut proquesleur de Brutus eu Asie, qui le suivit 
partout dans scs guerres , et qui avait un tel respect pour sa mémoire, 
qu’il le louait sans cesse et qu’il conservait précieusement son portrait, 
fut plus tard benoré de l'amitié d’Auguste, qui le fit nommer consul à 
sa place, en 731 (23 av. J. C.). 

Les médailles de cette famille , que l’on croit être la même que la 
famille Sextia, datent de 7I0-7H (44-43). Leurs revers appartiennent 
aux familles Junia et Servilia, où ils ont été expli(|ués. 

i. La lucüaille de cette famille avec la chaise curule et une haste, au revers de la 
tête de Jupiter^ dessinée |>ar Morcll , est une médaille hybride; U tête appartient h la 
Camille Veltia. 


Digitized by Google 


DE LA REPUBLIQUE ROMAINE. 


301 


154. SICINIA. 


Famille patricienne, et plij« tard pléH^ieniie. 


(1) FORT. P. R. [Forttuia PopttU tionia/ii). Tête «liadétnëe de la For- 

tune à droite. 

n( Q, SICINIVS (à l’exergue), III. VIR (dans le champ), (Quintus Si- 
ciniiLs triumfir). Palme ornée <le rubans et caducée ailé en sau- 
toir ; en haut , une courunne. AR. 4 fr. PI. xxxvin. Sicinia. 

(2) Q. SICINIVS III. VIR IQui/ilus Sicinius triunn'ir). Tête diadémée 

d'Apollon à droite ; dessous, une étoile. 

Rf C. COPONU'S PR. S. C. (Caius Coponius praetor, SenaCtis con- 
sulto). Massue couverte d’une peau de lion entre un arc et une 
flèche. AR. 3 fr. Pl. xiv. Coponia 1 . 

Éclaircissements. 

Tout ce qui a rapport à Sicinius a été dit à la famille Ca^ponia. J'y 
renvoie le lecteur. 

155. SILIA. 

Famille plébéienne. 

(4) Buste casqué de Pallas à gauche, armé d’une haste et d’un bouclier 
sur lequel est représente un cavalier en course; en haut, un 
croissant; devant, Jt. 

h( P. NERVA .Vm’a). L’enceinte des comices , .dans laquelle 

une figure présente une tablette à une autre , et une troisième 
jette une tablette dans un panier ; en haut , un symbole mal dé- 
fini , que Cavedoni croit être le banc des tribuns du peuple. AR. 

3 fr.'. Pl. xxxviii. Silia. 

(2) P. NERVA. Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

«( ROM A. Proue de vaisseau sur laquelle est une femme debout , ^ 


t . ta même médaille en or de la collection Pembrok eat lausae. 


Digitized by Google 



301 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

tenant une patère; à droite, S. M.B. Semis. 8 fr. PI. lxvi. 
Silia 1. 

!.'t) P. NERVA. Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre 
points ? 

Hf ROMA. Proue do vaisseau; à droite, quatre points. M.B. Triens. 
20 fr. (Quoique ce triens soit très-bien conservé , on ne voit rien 
sur la proue comme sur les autres médailles de la famille Silia. 
• — Méd. inédite du cab. de M. Fénelon-Farez.) PI. lxvi. Silia 2. 

(4) P. N'ERVA. Tête d'Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, 

trois points. 

Hf ROM.V. Proue de vaisseau sur laquelle est une chèvre; à droite, 
trois points. P. B. Quadrans. 5 fr. PI. lxvi. Silia 3. 

(5) SILIVS ANINIVS LAMIA. Deux mains jointes , tenant un caducée, 
nf III. VIR. A. A. A. F. F. Dans le champ, S. G. {Triumviri aura, 

argento , acre, flando , feriurido , Senatûs consulta). P. B. C. 
Pl. xLvi. Aelia 4. 

(6) SILIVS ANNIVS LAMI.A, Simpule et lituus. 

b( Pareil au précédent. P. B. C. Pl. xlvii. Annia. 

(7) SILIVS ANMVS LAMIA. Corne d'almndance ; dans le champ, S. C. 

(Senatûs consul to). 

Rf 111. V IR. A. A. A. F. F. (Triumviri aura, argento, aere, flando, 
feriundo). Enclume. P. B. C. Pl. lxvi. Silia 4. 

Éclaircissements. 

Vaillant a, le premier, retiré la médaille d’argent ci-dessus delà 
famille Licinia , pour la restituer à la famille Silia. Son opinion a été 
partagée depuis par tous les numismates , parce que le prénom de 
Publius n'est pas connu dans la famille Licinia. 

L'enceinte des comices représentée sur le numéro 1 et le banc des 
tribuns du peuple sont relatifs, selon Cavedoni, à un tribun du peuple 
nommé Silius Nerva, auteur d’une des lois Silia connues , ou à une loi 
Silia inconnue. Il regarde les deux lignes parallèles qui se trouvent 
derrière les trois personnes qui votent, comme deux cordes, tendues 


Digitized by Google 


DE REPLBUQUE ROMAINE. 30S 

pour séparer les tribus. Cette médaille , suivant le même auteur, date 
de l’an 650 (104 av. J. C.). 

Les trois petits bronzes qui terminent la liste des médailles de 
cette famille sont d’un triumvir monétaire d'Auguste , nommé 
SUius , qui exerça sa charge conjointement avec Anuius et Aelius 
Lamia. 

156. SOSIA. 

Famille ptébéieoDe. 

(1) IMP. {Imperator). Tête nue de Marc Antoine à droite. 

Rf C. SOSIVS Q. {Caius Sositis quaestor). Aigle sur un foudre ; devant, 
ZA. et un caducée. M.B. 100 fr. PI. lxvii. Sosia 1. 

(2) Tête nue de Marc Antoine à droite. 

C. SOSIVS I.MP. {Caius Sosius imperator). Trophée entre deux 
captifs. P. B. (Cab. des médailles.) 100 fr. PI. lxvii. Sosia 2. 

(3) Tête jeune à droite (de Bacchus?); derrière , Z V. 

lÿ C. SOSIVS COS. DELS. {Caius Sosius consul (lesignatus). Trépied. 
P. B. (Biccio, du patrice Molin.) 100 fr. Pl. lxvii. Sosia 3. 

(4) Tête diadémée de Neptune ? à droite ; derrière , ZA. 

Itf C. SOSIVS COS. {Caius Sosius consul). Dauphin et trident réunis. 
P. B. (Riccio du cab. Borghesi.) 100 fr. Pl. lxvii. Sosia 4. 

Éclaircissements . 

Caius Sosius fut questeur de Marc Antoine lors de sa domination en 
Égypte et dans l'Orient. Aussi, toutes ses médailles sont-elles de coin 
étranger. Les lettres ZA ont été expliquées comme abréviation de 
Zante , lie d’Ionie ; mais toutes les médailles de rionic sont eu langue 
grecque ; si l’on admet la possibilité d’une légende latine sur des mé- 
dailles frappées dans un pays où la langue grecque était usuelle, je pré- 
férerais lire l’abréviation de Zacjmthe ; d’autant plus que les médailles 
de cette île ont les lettres ZA , et qu'en outre il s’en rencontre dont 
le type est un trépied. 

Sosius est nommé général sur la seconde médaille. Le trophée rr- 


Digitized by Google 


304 


DESaUF^O^ GÉNÉRALE DES MONNAIES 


présente la Judée sous l’image d’une femme qui pleure, et le roi Anti- 
gone avee les mains liées derrière le dos. C’est la défaite de ce roi par 
Sosius, sous les ordres de Marc Anioine , en 716 (38 av. J. C.), qui lui 
fit probablement donner le titre de général. Flavius Josèphe blâme 
hautement la cruauté de Sosius, qui fit mourir Antigone après qu’Hé- 
rode eut pris possession de son royaume. 

Sosius fut désigné consul en 715 (39 av. J. C.), et exerça cette di- 
gnité en 722 (32) avec Doniitius Aheuobarbus. 


157. SPURILIA. 

Famillr peu connue. 

(1 ) Tète de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 
h( a. SPVRl. KOMA (^Aulus Spurilius Ronia). Diane dans un bige aii 
galop à droite, tenant une baguette. AR. 3 fr. PI. xxxviii. 
Spurilia. 

(2) Tcte casquée de Pallas à droite ; en baul , quatre points. 
b( a. SPVEU. RO.MA {ylulus Spurilius Routa). Proue de vaisseau ; à 
droite , quatre points. P. B. Triens. 18 fr. 

Éclaircissements. 


Ces médailles peuvent appartenir aussi bien à un Aulus Spurius 
inconnu qu’à un monétaire nommé Aulus Spurilius. Cavedoni 
assigne à la première la date approximative de l’an 557 (197av. J.C.). 


158. STATIA. 

Fâmille plébéimne. 

( 1 ) Tête de Neptune à droite; derrière, un trident. 

Ri MVRCVS IMP. (Jmjterator). Trophée ; à gauche , une femme à 
genoux , et à droite , un homme en toge , tenant un para7onium 
et lui tendant la main. AR. 400 fr. PI. xxxviii. Statia. (Cette 
médaille est toujours d’une fabrique grossière.) 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQDE ROMAINE. HO.’t 

(2) Télé de Vulcain à droite; derrière , des tenailles. 

Itf STATI. TREBO (Staiias Trel/omus). Victoire dans un quadrige au 
pas. P. B. (Cab. des méd.) 40 fr. PI. lxvu. Slatia. 

Éclaircissemen ts . 

Lucius Statius Murcus , lieutenant de Jules César ])endant la guerre 
civile , fut envoyé par lui en Syrie , comme proconsul , rannce même 
de sa mort. Après cet événement , il seconda les affaires d’Octave en 
Syrie ; mais bientôt il se mil du parti de Cassius , qui , sans se laisser 
influencer par son passé, lui confia le commandement de sa flotte, 
(la tête dp Neptune sur la première médaille fait allusion à ce fait), et 
il reçut le titre de général, sans qu'on sache en quelle occasion. 11 
défit Dolabella à Laodicée et l’obligea de demander la paix. Ensuite, il 
mil en déroule les Rliodiens et causa beaucoup d'inquiétude aux 
triumvirs; mais Brutus et Cassius ayant été vaincus, il s’enfuit en 
Sicile auprès de Sexte Pompée, qui, après l'avoir accueilli avec bien- 
veillance, le fit traîtreusement tuer plus tard. 

Les anciens numismates croyaient que le revers de la première 
médaille de cette famille représentait l’Asie demandant du secours ,à 
Cassius. Aujourd'hui on l'explique tout autrement , en en rapportant le 
sens à Murcus. On regarde donc la femme agenouillée comme la Syrie 
ou l'Asie opprimée par Dolabella; et la figure debout comme Statius 
Murcus, qui, après l’avoir vaincu et tué, tend la main à l’Asie pour la 
relever. Cette médaille a été frappée en 711 (43 av. J. C.), probable- 
ment à Laodicée. 

l.a seconde médaille a été frappée dans quelque province. On en 
ignore le sujet. 

159. STATILIA. 

FaDiUle ioconnue avant l'Empire. 

(l)TAVRVS RF.GVLVS PVLCHER. Simpule et lituus. 
h( III. VIR A. A. F. F. Dans le champ , S. C. {Tritimviri aura, ar- 
genta, acre, flando, feriunilo, SetuiUis consuito), P. B. C. PI. lxvii, 
Statilia. 

U» 


Digitized by Google 



soc DF^CRIPTION CÉNÉIULE DES MONNAIES 

(2) PVl/^HER TAVRVS REGVLVS. Deux mains jointes teuaut un 

caducée. 

Pareil au précédent. P. B. C. PI. lu. Claudia. 

(3) REGA LVS PVLCHER TAVRVS. Corne d’abondance ; dans le 

champ, S. C. {Senalûs consulta). 

Kl III VIR A. A. A. F. F. (^Triumi’iri aura , argento, aere , flando, fe- 
riutulo). Enclume. P. B. C. PI. Lvn. Livineia. 

Eclaircissements. 

Statilius Taurus fut monétaire d’Auguste, conjointement avec Li- 
vineius Regulus et Claudius Pulcher; c’est tout ce qu’on sait de lui. 


160. SULPICIA. 

Famille patricienne, arec de» br«ncbe« plâ>éieniie«. 

(1) D. P. P [pei Penates jiraestites). Têtes accolées des dieux Pénates 
laurés à gauche. 

C. SVLPICl. C. F. {Caius .ful/ticius Caii filins). Deux soldats debout 
tenant chacun une haste ; entre eux , une truie avec des petits ; 
dans le champ, une lettre alphabétique. AR. 2 fr. PI. xxxviii. 
Sulpicia 1 . 

(2) Tête laurée de Janus ; en haut, I. 

Kf C. SVLPI. {Caius Sulpicius) ROM.A. Proue de vaisseau; à droite, I, 
ou une branche de laurier. G. B. As. 15 fr. PI. lxvii. Sulpicia 1 . 

(3) Tète d’Hercule à droite ; derrière , trois points. 

Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 12 fr. 
PI. LXVII. Sulpicia 2. 

(4) S. C. {Senntüs consulta). Tête voilée de Vesta à droite. 

nf P. GALB. à l’exergue, AE. CVR. ou AED. CVR. dans le champ. 
{Publias Galba aedilis curulis). Simpule entre une hache et un 
couteau de sacrificateur. AR. 3 fr.‘. PI. xxxvin. Sulpicia 2. 


1. Cette mcdaitle a «lé restituée par Trijan (Musée britanuique). (lOO fr. Médaille 
iaédile. L'oique? PI. xlt. Médaille 13. 


Digitized by Google 


DK LA BÈPCBUQL'E ROMAINE. 


307 


(5) SER. SVLP. [Servius Sulpicius). Têle laur<fe d’Apollon ? à droite. 
■( Deux figures debout; l'une vêtue de la toge et l’autre nue, les 

bras liés derrière le dos ; entre elles, un trophée naval. AR. 25 fr. 
PI. XXXVIII. Sulpicia 3. 

(6) L. SERVI VS RVKVS. Têtes accolées des Diosciires à droite, avec 
les bonnets iaurés ; eu liant , deux étoiles. 

R( Murs d'une ville, sur la porte de laquelle on litTVSCVL. {Tuscu- 
luni). OR. (Cab. des mM.)600 fr. PI. xxxviii. Sulpicia 4. 

(7) L. SERVIVS RVFVS (^Lucius Servius Ru/us). Tête nue de Serviiu 

Sulpicius Rttfus à droite. 

Les Diosciires debout , nus, casqués, armés d’un parazonium et 
d’une haste. AR. 60 fr.‘. PI. xxxviii. Sulpicia 5. 

(8) CAESAR. AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite. 

Il( C. SVLPICIVS PLATORIN. {Coins Sulpicius Platorinus). Auguste et 
Agrippa assis; près d’eux, une liaste; sous leurs pieds, une es- 
trade avec trois proues de navire. AR. 30 fr. PI. xxxvtii. Sul- 
picia 6. 

(91 CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d'Auguste à droite. 

M. AGRIPPA PLATORINVS 111. VIR {Hlarcus Agrippa Platorinus 
triumvir). Tête nue d’ Agrippa à droite. .AR. 150 fr. PI. xxxviii. 
Sulpicia 7. 

(1 0) C.AESAR AVGVSTVS. Tête nue d’Augaste à droite. 

R( M. agrippa PLATORINVS III. VIR (^Marcus Agrippa Platorinus 
' triumvir). Tête d’Agrippa à droite, avec la couronne rtwtrale et 
murale. OR. (Cab. de M. Wigan à Londres.) 1500 fr. PL xxxvin. 
Sulpicia 8. 

Éclaircissements. 

La première médaille de cette famille fait alliision à l’origine de plu- 
sieurs de ses ancêtres qui étaient nés à Lavinium. Elle représente les 
têtes des dieux Pénates et ces mêmes dieux debout. Caton rapporte 

1 . Cette médaille a été restituée par Trajan (Cab, des méd.). 350 tr. PI. ut. Mé- 
daille IA. 




pigteed^by Ciiogle 

' jk 


30 » 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


qu’Éiiéc vit apparaître les images des dieux Pénales, qui lui or- 
donnèrent de fonder l^vinium dans l’endroit même où une truie 
avait mis bas Ironie pelils ; et Denvs d’ILalicarnasse ajoute qu’Enée 
leur immola la mère et les pelils. Cette médaille date du milieu du 
vu' siècle de Rome. I.a quatrième, qui est un peu plus récente, 
ii'olTre rien de remarquable que la beauté de la fabrique et le nom 
-de Galba; c’est, en effet, delà famille Sulpicia que rempereur Galba 
descendait. Quant à la ciiupiièine médaille, quoique Eckbel ait dit 
qu’il u’y avait que des conjectures sur l’inlerprélalion de son revers, 
Cavedoiii en a trouvé une fort belle, d'autant plus qu’clle^s’appuie de 
l’autorité de l’olybe. Il dit <|ue le type rappelle la défaite de la flotte 
d’Égine par l’ublius Sulpicius Galba , proconsul vers l'an 545 (200 
av. J. G.), à la suite de la<iuelle les malbeureux Eginèles furent pris 
et vendus comme esclaves, excepté ceux qui furent rachetés par les 
autres habitants de la Grèce; .Apollon, dont cette médaille offre la tête, 
était en grande vénération à Egine. Cavedoni prétend que cette mé- 
daille fut frappée vers COO (C4 av. J. G.), par Servius .Sul[iicius Galba, 
fils du consul de l’an G4G (108 av. J. G.), et bisaïeul de l’empereur 
Galba, qui, étant préteur eu 700 f54 av. J. C.), avait bien pu être 
triumvir monétaire dix ans auparavant. 

Les monnaies 6 et 7 ont été frappées vers l’an 70.5 (49 av. J. G.) , 
par Lucius Servius Sulpicius Rufus, fils du célèbre jurisconsulte, ami 
de Cicéron. Toutes deux rappellent Servius Sulpicius Rufus, tribun 
militaire en 1171 (383 av. J. G.), qui , trois ans après, délivra la ville 
de Titscqlum du siège qu’y avaient mis It» Latins ; la septième mé- 
daille repré'seiite son portrait. Eckbel a combattu celle interprétation 
en prétemlant tpie les Romains de cette époque reculée portaient la 
barbe beaucoup plus longue, tels ijue Rrulus cl Aliala; mais celle ob- 
servation n’est pas juste : car le premier Dotnitius .Abenobarbus porte 
très-peu de barl>e, et même Rrutiis l’Ancien n’en a presque pas sur 
ses médailles d’or. 

Sulpicius Platorinus n’est pas connu autrement (|uc comme triumvir 
monétaire. Les deux dernières méilaillcs de celle famille sont ornées 
de la télé d’Agrip[>a; la liuilième ne représente Agrippa? qu’assis à côté 
d’Auguste. Toutes les trois furent frappées Tan 736 (18 av. J. G.). 


Digitized by Google 


DE LA RitPUBUQUE ROMAINE. 


30 » . 


161. TARQÜITIA. 

Famille patnci<>nne et plébéienne. 

(1) C. A^!N1VS T. F. T. N. l’KO. COS. EX S. C. {Gains ^/nniu.t Titi 

p/ins Titi ne/ws proconsul ex Senatûs consulta). Tête de Junon 
Moneta ? ou d’Anna Percnna à droite. ’ 

C. TAKQVITI. P. F. {Gains Turrjuitius Pulflii plius)‘, dans le champ, 
Q. {Quaestor). V’icloirc dans un bige au galop à droite, (enaul 
une palme; en baul, dans le champ, un nombre variable. AR. 
20 fr. PI. xxxviii. Tarquilia. 

Eclaircissements. 

Caius Tarqiii^jus fut questeur en Espagne l’an 673 (81 av. J. C.). 11 
y accompagna le proconsul Gains .\nniiis ; du moins, c’est ce qui 
paraît de plus probable parmi les obscurités qui enveloppent cette 
médaille , ainsi que celles de la famille Annia n laquelle je renvoie 
le lecteur. 

162. TERENTIA, 

Fa mille plébéienne, 

(1 ) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière , X. 

R; VAR. ROMA {Varro Roma). Les Dioscures à cheval allant à droite. 
AR. G fr. PI. XXXIX. Terentia 1 

(2) Tète de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derrière, X. 

C. VAR. ROMA {Gains f'arro Roma). I.es Dioscures à cheval allant 
a droite. AR. 15 fr. PI. xxxix. Terentia 2. 

(3) La même. AR. Quinaire. (Riccio, de sa collection.) 50 fr. PI. xxxix. 

Terentia 3. 

(4) Tête laurée de Janus. 

VARO RO.MA. Proue de vaisseau; à droite, I. G B. As. C. Pl. utvii. 
Terentia 1 . 

(.5) Tète laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

Rf Même re^rs; mais à droite, S. M.B. Semis. 15 fr. 


Digitized by Google 


:H0 DESCaiPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(6) Tête casquée de Pallas à droite; en haut , quatre points. 

*( Même revers; mais à droite, quatre jioints. M.B. Tricns. 15 fr. 
PI. Lxvii. Terentia 2. 

(7) Tête dTIercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 

points. 

i<( Même revers; mais h droite, trois points. P. B. Quadrans. 15 l'r. 
PI. Lxvii. Terentia 3. 

(8) Tête de Mercure à droite , avec le pêtase ailé ; en haut , deux 

points. 

ii( Même revers; mais à droite , deux points. P. B. Sextans. 20 fr. 

(9) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , un point. 

*( Même revers; mais à droite , un point. P.B. Once. 25 fr. 

(1 0) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé ; derHère, une petite 
Victoire qui la couronne; derrière, X. 

*( C. TER. LVC. ROftLV {Caius Tereritius Lucanus lionia). Les Dios-’ 
cures à cheval allant à dioite. AR. C. PI. xxxix. Terentia 4. 

(11) Tête laurée de Janus; en haut, I. 

R( c. ter. LVC. ROMA {Caius Terenlius Lucanus Roma'). Proue de 
vaisseau; en haut, une Victoire volant, tenant une couronne. G. B. 
As. C. PI. Lxvii. Terentia 4. 

(12) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

Même revers; mais à droite, S. M.B. Serais. 2 fr. PI. lxtii. Te- • 
rentia 5. 

(13) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

h( Même revers; mais à droite , quatre points. P.B. Triens. 16 fr. 
PI. Lxvii. Terentia 6. 

(14) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion; derrière, trois 
points. 

Même revers ; mais à droite, trois points. P.B. Quadrans. 2 fr. 
PI. Lxvii. Terentia 7. 

(15) VARRO PRO. Q. {Varro proquaestor). Buste diadémé et barbu à 
droite de Jupiter Terminalis ou de Numa en Terme^ 


Digitized by Google 


■ DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


311 


a( VARRO l’RO. Q. (Varro proquaestor). Biisie diadétué et barbu à 
droite de Jupiter Terminalis ou de Numa en Terme. AR. (Ma col- 
lection.) 150 fr. PI. XXXIX. Terenlia 5. 

(16) V.VRRO PRO. Q. {P'arro proquaestor). Buste diadémé et barbu à 
droite de Jupiter Terminalis <m de Numa eu Terme. 

R[ M.VGN. PRO. COS. {Magnus proconsul). Sceptre entre un dauphin 
et un aigle. .\R. 12 fr. PI. xxxix. Terentia 6. 

(17) Tête laurée de Janus ; en haut , I. 

P. TE. {Puhlius Terentius ?) Louve allaitant Romulus et Rémus. 
M.B .As. 10 fr. PI. Lxvii. Terentia 8. 

(18) Tête casquée de l’allas à droite; en haut, quatre points. 

B( te. ROMA (Terentius Roma). Proue de vaisseau ; à droite, quatre 
points. P. B. Triens. 20 fr. 

Éclaircissements . 

Les neuf premières médailles appartiennent à Caius Terentius \'arron, 
consul en 538 (216 av. J. C.), rendu célèbre par la défaite qu'il subit à 
Cannes. Les cinq suivantes , de 10 à 14 , |>ourraieut, selon Cavedoni , 
avoir été frappées par un frère du sénateur Publius Terentius Lucanus, 
qui aflranchit le célèbre poète Térence, et le denier (numéro 1 0) aurait 
été frappé vers l’an 560 (194 av. J. C.). Le même auteur croit que 
Terentius Lucanus était originaire de la Lucanie , et que c’est à cause 
de son surnom qu’il a placé sur ses monnaies une Victoire , qui est le 
type de plusieurs médailles des Lucaniens. 

Marcus Terentius Varrou, qui, à cause de ses talents et de sa science, 
obtint l’honneur exceptionnel d'avoir son buste placé de son vivant 
dans la bibliothèque publique par Asinius Pollion , fut lieutenant de 
Pompée , dans la guerre contre les pirates ; ayant reçu l’onlre de 
défendre avec sa Hotte la mer Ionienne , il eut l’idée de-réunir par un 
pont le détroit qui sépare Hydronte, en Italie, d’Apollonie, en Illyrie. 
Ses brillants exploits lui valurent la couronne navale qu’il reçut de 
Pompée. Les médailles 1 5 et 1 6 qui piortent son nom datent de l’an 
687 de Rome (67 av. J. C.). Le buste en Terme peut être celui tle 
Jupiter Terminalis; mais il est hors de toute probabilité qu’il repré- 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


.112 

sente Romulns , comme l’ont prétendu les anciens numismates. Ro- 

mulus n’avait rien de commun avec le dieu Terme ; c’est Nunja 

' # 

Pompilius qui fit placer le premier des bornes dans les champs , pour 
séparer les diverses propriétés ; qui consacra ces bornes à .Tupiter Ter- 
niinalis et institua les fêtes appelées Terinirmlia, qui se célébraient le 
21 février, jour où l’on offrait au dieu des fruits et des libations de 
lait et de viu. Si ce buste n’est pas celui de Jupiter, c’est donc Numa 
qu’il représente ; d’autant plus qu’en le comparant avec la tête de 
Numa qui se trouve sur la médaille de la famille Calpumia , frappée 
par Cnaeus Caipuruius Pison, également proquesteur de Pompée, on 
sera frappé de la ressemblance qui existe entre eux. 

Les deux dernières médailles de celle famille n’offrent rien de cer- 
tain. Il n’est pas même sûr qu’elles lui appartiennent. 


163. THORIA. 

Patnilltr plrbéienne. 

(1) I. s, M. R. (Junoni Sospitae Magnae Reginae). Tête de Junon 
Sospita à droite. 

L. (^Lucius) THORIVS B.\LBVS. Taureau furieux courant ; dans le 
champ, une lettre alphabétique. AR. C. PI. xxxix. Thoria. 

Éclaircissements. 


Voici ce que dit Cicéron de Lucius Thorius Balbus, tribun du jkmi- 
ple en 647(107 av. J. C.). 

M Lucius Thorius Balbus était de Laniivium. Il était si amateur de 
plaisirs, qu’il n'y en eut pas de si exquis d’inventé , qu’il ne s’en 
procurât en abondance. 11 était ardent après les voluptés; il n’était pas 
superstitieux , car il se moquait de plusieurs des cérémonies religieuses 
de son pays ; H n’était pas timide en face de la mort , car il fut tué en 
combattant pour la République. » 

Cavedoni croit que ce Thorius est le même que celui qui fut défait 
par lürtuleius, eu Espagne, pendant la guerre avec Serlorius , vers 
67G (78 av. J. C.), et que celle médaille date de 646 à 650 (de lOS 
à 104 av. J. C.). 


Digitized by Google 


r)E La république romaine. :iu 

taureau furieux, courant , fait allusion au nom de Tliorius, parce 
(jue OoOpoî t)u {hpo; signifie impi’lueiix ; mais Thorius n’a aucun rap- 
port avec Taurus (taureau), dont l’orlliograplie est tonte différente. 

164. TITIA. 

Fiioville pl^icnnr. 

(I) Tête barbue à droite, avec un diadème ailé. 

R[ Q. TlTl. (Quintus Titiiis]. Pégase. AR. 2 fr.‘. Pl. xxxix. Tilia I. 
f2) Tête de Daccbanleà droite, couronnée de lierre. 
h( Q. TITI. (Çuintus Titius). Péga.se. AR. 2 fr. Pl. xxxix. Tilia 2. 

(T) Buste ailé de la Victoire il droite. 

h[ q. TlTl. [Quiriluj Titius). Pégase. AR. Quinaire. .5 fr. Pl. wxix. 
Titia 3. 

(4) Tête laurée de Janus. 

h( q. TlTl. (fiuinfus Titius). Proue de vaisseau. M.B. 1 fr H. lxviii. 
Titia 1 . 

(5) Tête laurée d'Apollon à droite; derrière , S. 

h( q. TITI. (Quintius Titius). Minerve casquée dans un quadrige à 
droite, tenant una. basle. P.B. Semis. 15 fr. (Riccio, du cabinet 
Borghesi.) Pl. lxviii. Titia 2. 

(0) Tête de Pan à droite ; derrière, trois points. 

B; Q. TlTl. (rétrograde). Gérés marchant et tenant deux torches; 
devant, un porc. P.B. Quadrans. 25 fr. (Riccio, du cab. Bor- 
gliesi.) Pl. LXVIII. Titia 3. 

(7) Tête barbue, avec un diadème ailé à droite ; derrière, trois points. * 
r( q. TlTl. Tête de Pan à droite. P.B. Quadrans. 25 fr. (Riccio, d'a- 
près Ramus.) Pl. lxviii. Tilia 4. 

1. Celte médaille a été restituée par Trajan (Cab. des méd. et ma colleclioii). Pl. xlt. 
Méd. 15. 300 Tr. — Le cavalier qui se trouve dans Morell paraît n'élre que le t^pe 
de Pégase dessiné d’après une médaille mal conservée. 


40 


Digitized by Google 



314 • 


OESCRirnON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Eclaircisserucnts. 

La tèlc barbue qui se trouve sur la première médaille a fort exercé 
et embarrassé les savants. Borgbesi a cru y reconnaître le Mercure 
adoré par les Gaulois (Mercure Teulatès). Visconti y a vu la tête du 
Sommeil, ou Mercure Cunéiforme. D’autres l’ont prise pour celle d’une 
divinité pantbée participant de Bacchus, de Mercure et de Phanès. Il 
existe encore d’autres opinions; mais, eu somme, tout est obscur et 
conjectural. 

D’après le.s <lépôts où ont été trouvées les médailles d’argent de celte 
famille, Cavedoni en fixe la fabrication vers l’an 660 (94 av. J. C.). 
QueUpies médailles de bronze ayant des types analogues à des mé- 
dailles de la famille Yibia, on en a conclu que la famille Titia , de 
même que celle-là , était originaire de la Campanie, d’Albe ou de 
Freulani. 


165. TITINIA. 


Famille pairictenne el plcUétcnoe. 


(1) Tête laurée de Janus; en liant, I. 

r( M. TITINI. ROMA (.l/«/’c/if Titinius Ronui). Proue de vaisseau; à 
droitç, I. G. B. As. 2 fr. PI. lxviii. Titinia 1. 

(2) Tète laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

r[ Même revers; mais à droite, S. M.B. Semis. 12fr. lxviii. Titinia 2. 

(3) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

b( Même revers; mais :i droite, quatre points. M.B. Triens. 12 fr. 

(4) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

rJ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 12 fr. 

(5) Tête de Mercure à droite, avec le {létaseailé; en haut, deux points. 
Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sextaiis. 18 fr. 

(R) Tête casquée de Rome à droite; derrière, un point. 

Même revers; mais à droite, un point. P. B. Once. 25 fr. 


Digitized by Google 


. 3<ti 


DE LA RÉPDBUQUE ROMAINE. 

(7) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, XVI. 
lÿ C. TITINI. ROMA {Caius Titinius Roma). Victoire dans un bige au 

galop à droite, tenant un fouet. A. R. 5 fr. PI. xxxix. Titinia. 

(8) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

C. TITINI. ROMA {Caius Titinius Roma). Proue de vaisseau; à 
droite, S. M.B. 6 fr. 

(9) Tête casquée de Pallas à droite; en haut, quatre points. 

Même revers; mais à droite , quatre points. P. B. Triens. 6 fr. 

Éclaircissements. 

On ne sait rien de positif ni sur Marcus Titinius ni sur Caius Titi- 
iiius. Mais Borghesi a fait une observation importante sur l’as de cette 
famille : c'est que Marcus Titinius est le premier qui ait placé son 
nom sur un as de deux onces, et que par conséquent ce moné- 
taire remonte à l’époque de là première réduction de l’as d’une 
livre au poids de deux onces ', c’est-à-dire vers l’an 500 de Rome (254 
av. J. C.). Riccio observe cependant qu’il a dû y avoir deux moné- 
taires de ce nom, puisqu’il possède un as de .Marcus Titinius du poids 
d'une once. 

Cavedoni fixe le denier de Caius Titinius environ à l’an 553 (201 av. 

J. C.). C’est sous la dictature de Quintus Fabius Maximus c{ue, pour 
remédier aux désastres occasionnés par les défaites des Romains sous 
Hannibal et pour suffire aux nombreuses armées qu’il fallait entretenir, 
la valeur du denier fut élevée de dix as à seize. 

166. TITÜRIA.’ iv .i ■ ! I. 1 

■ Famille de rang incertiiiii. ‘ lA ■ 

I"’’- '!> ) rnwAl' 

(1 ) S.ABIN. {Sabinus). Tête nue de Tatius à droite. 
f( L. TlTVRl. {Lucius Titurius). Victoire dans un bige au galop à 

• 

1 . Selon l’opinion généralemenl reçue , e( d’aprds la manière un peu superScielle 
dont Pline a parlé de la monnaie des anciens; car les as qui existent dans toutes les 
collections prouvent que ce n'est que graduellement que l'as est descendu de douxe* . 
onces i deux. Voy. ci-après les éclaircissements que je donne sur les as conlés. — : ' 


Digitized by Google 


3t6 DF^CHimON GÉNÉRALE DES MONNAIES 

clroile, tenant une couronne; à l’exergue, un nombre, ou un 
symbole. AR. C. l’I. xxxix. Tituria I. 

(2) SABIN. (Sabinus). Tète nuedeTatiusàdroite; devant, TA, {Tatius). 

I^ L. TITVRl. {Lucius Titurius). Deux soldats romains enlevant deux 

babines. AR. C. PI. xxxix. Tituria 2. 

(3) SABIN. {Sabinus). Tête nue de Taüus à droite; devant, une palme. , 
b[ Même revers. AR. C. PI. xxxix. Tituria 3. 

(4) SABIN. (^Sabiiius). Tête nue de Tatius à droite; devant, une palme 

et A. PV, (^rgeuto publico). 

I|[ Même revers. AR. C. Pl. xxxix. Tituria 4. 

(5) SABIN. {Sabinus). Tête nue de Tatius à droite ; devant, une palme. 

R( !.. TITVRl. {iMcitts Titurius'). Tar|>cia, les cheveux épars, levant 

les mains au ciel et à moitié écrasée par des boucliers , à gendbx 
entre deux soldats qui se préparent à jeter leurs boucliers sur 
' elle; en haut, un astre dans un croissant. AR. C. PI. xxxix. Ti- 
turia 5. 

(6) S.ABIN. {Sabinus). Tête nue de Tatius à droite; devant , une palme 

et A. PV. {Argento publico). 

Pareil au précédent. Pl. xxxix. Tituria 6. 

(7) Tête laurée de Janus. 

L. TITVRl. L. F. SABINVS Titurius Lucii filius Sabinus ',. 

Proue de vaisseau; à droite, une Victoire. M.B. As. 1 fr. Pl. lxviiI. 
Tituria. 

Éclaircissements. 

Le nom et le portrait de Tatius, et les types représentant l’enlève- 
ment des babines et la mort de Tarpeia, font assez voir que la famille 
Tituria était d’origine Sabine. Les faits rappelés sur les revers des mé- 
dailles de cette famille sont trop connus pour demander d'explication 
dans cet ouvrage. 

Cavedoni , qui regarde ces médailles comm^ frappées l’an 666 (88 
av. J. C.) , les donne à Lucius Titurius Sabinus, père de Quintus Ti- 
turius Sabinus, lieutenant de Jules César dans les Gaules, en 6*J6 
(58 av. J. C.). 


Digitized by Google 


« 

DE LA nif.PCBUQllE ROMATSE. ‘ 317 

TOniLLUS. (Siimom.) 

Tout en convenant avec Borgliesi que l’oiseau représenté au revers 
de certaines médailles en argent et en bronze , qui ont pour seule 
inscription TOD. ROMA, peut bien être le Tudus ou Todillus (Roitelet), 
il ne m’est pas plus possible d’admettre une famille Todillia, que je 
n’admettrais une famille f'itulin, s’il se trouvait sur un revers quel- 
conque un veau avec les lettres VTT., et que la famille à laquelU- le 
surnom de Vitulus appartient fût inconnue. 

En conséquence, jus(]u'à ce que, sur une médaille ou une inscrip- 
tion quelconque , il se rencontre un nom de famille avec le surnom 
de Todux, le seul rang que doivent occuper les médailles en question 
est parmi les incertaines, et c’est là qu’on les trouvera décrites et 
gravées. 

167. TREBANIA. 

Famille plébéienne. 

(1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

Rf L. TREBANl. ROMA. {Lucius Trebanius Roma). Jupiter dans un 
quadrige au gaîôp à' droite, tenant un sceptre et un foudre. AR. 
3 fr. PI. xxxix. Trebania. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, 

L. TREBANl. ROMA. (Lucius Trebanius Roma). Proue de vaisseau ; 
à droite, S. M.B. Semis. 2 fr. PI. lxviii. Trebania 1. 

(3) Tête de Pallas casquée à droite ; en haut ou derrière , quatre 

points. 

Hf Même revers; mais à droite, quatre points. P.B. Triens. 2 fr. 
PI. Lxvni. Trebania 2. 

(4) Tête d’Hercule ù droite, avec la peau de lion; derrière, trois points. 
Même revers; mais à droite, trois jmints. P.B. Quadrans. 2 fr. 

PI. Lxviii. Trebania 3. 

(5) Tête de Mercure à droite , avec le pétase ailé; derrière, un caducée 

et deux points. 

R,' Même revers; mais à droite, deux points. P.B. Sextans. 20 fr. 


Digitized by Google 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


31 K 


Éclaircissements. 

Lucius Trebanius est inconnu. Le style de ses médailles et la pe- 
titesse des divisions de l’as leur assignent une antiquité peu reculée. 
Cavedoni conjecture cependant que le denier date environ de l’an 600 
(154 av, J.C.). 

168. TULLIA. 

Famille partagée en patrideoa cf en plébéiens. 

(1) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé. 

M. TVl.LI. {Marcus Tullius). Victoire dans un quadrige au galop 
à droite , tenant une palme ; en haut , une couronne ; sous le 
quadrige , X. AR. 2 fr.‘. PI. xxxix. Tullia. 

Eclaircissements . 

Cette médaille, attribuée autrefois erronément au célèbre orateur 
Cicéron , est donnée avec un peu plus de probabilité par Cavedoni à 
Marcus Tullius Decula, consul en 673 (81 av. J. C.) : il croit même 
que la marque du denier ou dix as {decussis) , qui se trouve exception- 
nellement sur le revers, pourrait faire allusion au surnom Decula. En 
conséquence , la médaille aurait été frappée de l’an 657 à l’an 660 
(de 97 à 94 av. J. C.‘). 


169. TURILLIA. 

Famille inoonxioe. 


(1) Tête laurée de Janus. 

b( TVRIL. {Turillius). Proue de vaisseau; à droite, I. M.B. As. (Col- 
lection Riccio.) 10 fr. PI. Lxviii. Turillia. 

,^2) Quadrans de la collection Riccio , avec TVR en monogramme, 
ROMA et une proue de vaisseau ; indiqué, mais non décrit. 

1 . Cette médaille a été restituée par Trajan (Lebeau et Rothelin). 400 fr. — J’ai 
omis i dessein le médaillon Cistophore de Laodicée. Sa légende , en partie grecque , 
l'exclut de la série des médailles consulaires. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPDBLIQL'E ROMAINE. 


319 


P) M. ANTONIVS AVG. IMP. 1111. COS. TERT. 111. V.R. P.C. {Marcus 
Antonius augur imperalor quarto consul tertio triumvir Reipu- 
blicae constituendaé). Tète uue de Marc .Auloine à droite. 

Hf D. TVR. {üecimus Turillius). Victoire debout à gauche , tenant 
une |)alme et une couronne à laquelle sont attachés des rubans; 
le tout dans une couronne de laurier. AR. 50 fr. PI. xxxix. Tu- 
rillia. 

Eclaircissemen ts. 

La dernière médaille fut frappée en 723 (31 av. J. C.). Turillius, qui 
avait passé pour être parmi les meurtriers de Jules (^ésar, fut l’un des 
préfets de Marc Antoine. Ce dernier, voyant ses affaires dans un état 
désespéré , le livra à Octave qui le fit mourir. Dion Cassius ayant 
nommé ce préfet Publias Turillius , Havercamp présume que celui qui 
• frap{>a cette médaille, nommé Decimus , était son frère. 

Marc Antoine n’obtint jamais en réalité le troisième consulat énoncé 
sur cette médaille. Quant à son quatrième généralat, Borgliesi cn il 
qu'il l'obtint à l’occasion de sa conquête de l’Arménie. 

170. ÜRBINIA. 

Famille trèt-aiicienne. 

(1) Tète de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière, un symbole 

inconnu. 

T. ÜIANL. AP. CL. Q. VR. ( Titus Manlius, . ippius Glaudius, Quin- 
tus Urbinius). Victoire dans un trige à droite. AR. C. PI. il. l'r- 
binia i . 

I 

(2) Tète de Pallas à droite, avec le cas<|ue ailé; derrière, un symbole 

inconnu. 

»(’ AP. CL. T. MANL. Q. VR. {Appius Claudius, Titus Manlius, (Juin- 
bis Urbinius'). Victoire dans un trige à droite. AR. C. PI. .\L. Ur- 
binia 2. 




Digitized by Google 



DKSCRlPnO> GitNÉRALE DES M0.N>A1ES 
Éclaircissements . 


:I2U 



Les anciens numismates n'ont pas connu cette famille; les uns li- 
saient le monogramme de VR. comme s'il y avait MAR., et plaçaient 
ces médailles à la famille Marcia; les autres qui lisaient VR. expliquaient 
la légende ainsi ; « Titus Manlius, Appius Claudius, quaestores urbant.n 
Mais Rorghesi a saisi le vrai sens de ces trois noms , et en les mainte- 
nant comme ceux de trois triumvirs monétaires exerçant leurs fonc- 
tions en même temps, il a e.xpliqué VR. |iar Lrbinius. 11 a cité à l’ap- 
pui <le sa découverte et comme preuve de l’antiquité et de la célébrité 
de cette famille ; 1“ la vestale Urbinia, enterrée vive en 284 (470 av. 
.1. C.), selon Denys d'Halicarnasse; 2“ Caius Urbinius, questeur de 
Quintus Metellus Pius, en E.spagne, nommé par Macrobe; 3* Urbinius 
Ponapion, sénateur proscrit par les triumvirs, mentionné par Valère 
Maxime; et 4* l’opulente Urbinia , dont Quintilien raconte que les hé- 
ritiers furent défendus par Asinius Pollion. 

Os deux médailles ont été frappées de ü59 à663(de95à91 av. .I.C.). 


• 171. VALERIA. 

Fâinültr partagée cd patriciens et en plcbriens. 

;1) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 
h( C. val. C. F. (sous le bige) , FL.AC. (en baut), ROM.V(à l'exergue). 
Victoire dans un bige au galop à droite, tenant un fouet. AR. 
2 fr. PI. XL. Valeria 1. 

(2) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, XVL 

C. VAL. C. F. (sous le bige), FLAC. (en haut), ROMA (à l'exergue) 
(Caius l'alerius Caii filius Flaccus Homo). Victoire dans un bige 
au galop à droite, tenant un fouet. AR. 5 fr. PI. xl. Valeria 2. 

(3) Tête laurée de Janus. 

b( V.AL. ROM.A (Valerius Roma). Proue de vaisseau ; à droite, 1. G. B. 
As. C. PI. Lxviii. Valeria 1. 

(4) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière, S. 

Hf C. VAL. C. F. (Caius f'alerius Caii filius') ; dessous , ROMA? Pnuie 
de vnisiteau; à droite, S. M.B. Semis. (Riccio.) 


Digitized by Google 


O 


DF, LA RÉPUBLIQUE ROSIAUSE. 321 

(5) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

nf VAL. ROMA (J'alcriiis Rotna). Proue de vaisseau; à droite, S. M.B. 
Scfuis. 12 fr. 

(6) Tête casquée de Pallas à droite ; en liant, quatre points. 

Ff Même revers; niais à droite, quatre points. P. 15. Triens. 12 fr. 

(7) Tète d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 

. Hf Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 12 fr. 

(8) Tête de Mercure à droite , avec le pélase ailé ; en haut, deux points. 
Hf Même revers; mais à droite, deux points. l’.B. Sextans. 18 fr. 

PI. Lxviii. Valeria 2. 

(9) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , un point. 

. Hf Même revers; mais à droite, un p*>inl. P. B. Once. 25 fr. 

(10) Buste ailé de la Victoire à droite ; devant , X. 

Hf !.. VALERl. FLACCI (Lucii P’alerü l'iaccî). Mars debout, casqué, 
tenant une épée et un trophée; à gauche, l’apex; à droite, un 
épi. AR. 3 fr. PI. xt. Valeria 3. 

(11) Buste ailé du la Victoire à droite; dans le champ, une lettre ou 
un symbole; quelquefois les deux à la fois. 

Hf C. \'AL. FLA. IMPERAT. {Caius Faleriits Flaccus imperator). Ai- 
gle entre deux enseignes militaires; sur l’une, 11. (Jiastata)', sur 
l’autre, P. (Priiiceps)’, dans le champ, S. C. {Senatàs consulto). 
AR. 2 fr. '. PI. XL. Valeria 4. 

* 

(12) MESSAL. F. {Messalla ftHiis? ou fhn'it?). Buste casqué de Mars 
jeune à droite, vu par derrière, avec une hastc. 

Hf PATRE COS. {Pâtre consulé). Chaise curule ; dessous , un diadème 
autour d’un sceptre; dans le champ, S. C. {Sermtüs consulto). 
AR. 80 fr. PI. XL. Valeria 5. 

(13) .ACISCVLVS. Tête radiée d’Apollon à droite ; derrière, un marteau. 
Hf L. V.ALERIVS (Jmci'us Falerius). Diane dans un hige au galop à 

droite, tenant un fouet. AR. 3 fr. '. PI. xl. Valeria 6. 

I. Cette médaille a été restituée par Trajau. (Ua collection.) 390 fr. PI. uv. Mé- 
daillé 10. 

J. Cette médaille a été restituée par Trajan. (Morell.) 300 fr. 

1.1 


Digitized by Google 



DESCRIPIION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Jîâ 

(14) ACISCVLVS. Tête diadémée d’ApoUon adroite; au-dessus, une 
étoile; derrière , un marteau. 

h( L. VALERIVS {^Lucius Valerius). Europe sur un taureau, tenant 
une écliar|)e. AR. 5 fr. Pl. xi.. Valeria 7. 

(1 5) ACISCVXVS. Tête diadémée d’Apollon à droite ; au-dessus , une 
étoile; derrière, un marteau ; le tout dans une couronne de laurier. 

al L. VALERIVS (/.uc/uj Valerius). Europe sur un taureau, tenant 
' une écliarpe. AR. 6 fr. Pl. xl. V^aleria 8. 

(16) ACISC.VLVS. Tête diadémée d'Apollon à droite ; au-dessus , une 
étoile ; derrière, un marteau ; le tout dans une couronne de laurier. 

b[ L. VALEiUVS. Tête de Sibylle adroite; le tout dans une couronne 
de laurier. AR. 50 fr. Pl. xl. Valeria 9. 

(17) ACISCVLVS. Tête diadémée d’Apollon à droite; au-dessus, une 
étoile ; derrière , un marteau; le tout dans une couronne de laurier. 

a( Sans légende. Tête de Sibylle à droite ; le tout- dans une couronne 
de laurier. AR. (Cab. des méd.) 80 fr. Pl. xl. Valeria 10. 

(18) ACISCVLVS. Tête diadémée d’Apollon à droite; au-dessus, une 
étoile ; derrière, u u marteau ; le tout dans une couronne de laurier. 

il( L. VALERIVS. Oiseau à tête de femme casquée, armée de deux 
lances et d’un bouclier; le tout dans une couronne de laurier. (La 
légende peut être diversement disposée.) AR. 10 fr. Pl. xl. Va- 
leria 1 1 . 

(1 9) ACISCVLVS. Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, un mar- 
teau; le tout dans une couronne de laurier. 

h( L. VALERIVS. Géant dont le tronc est terminé par deux queues 
de poisson, la main droite appuyée sur la banclie et la gauche 
élevée au-dessus de la tête. AR. 100 fr. Pl. xl. Valeria 12. 

(20) Buste de la Victoire à droite. 

i( ACISCVI.VS. Marteau ; le tout dans une couronne de laurier. 
AR. Quinaire. 60 fr. Pl. xl. Valeria. 13. 

(21 ) Double corne d’abondance. 

n( ACISCVLVS. Marteau. AR. Sesterce. 100 fr. Pl. xl. Valeria 14. 
t . Cettv médaille a été restituée par Trajon. (Cab. des méd.) 3S0 fr. Pl. xlt. Héd. 1 7. 


Digitized by Google 


333 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 

(22) VOLVSVS VALER. MESSAL.; dans le champ, S. C. (y,tlerius 
MessaUa Volusus SenatCu consulto). 

nf III. VIR A. A. A. F. F. {Triumvir, miro, argenta , aere, flando, fe- 
riuntlo). Enclume. Module entre le moyen et le petit bronze. 3 fr. 

(23) CAESAR AVGVS. PONT. MAX. TRIRVMC. POl . {Cacsar Àugus- 
tus pontifex maximus tribunicià potestate'). Télé nue d’Auguste à 
droite. 

»( VOLVSVS VALER. MESSAL. III. VIR A. A. A. F. F.; dans le champ, 
S. C. {Volusus Valerius MessaUa triumvir aura, argenta, aere, 
flando, feriundo, Senatiis consulto). M.B. 3 fr. Pl.uix. ValeriaS. 

(24) MEvSS.ALLA APRONIVS III. VIR (Triumviri). Enclume. 

b( GALVS SISENN.A a. a. .a. F. F.; dans le champ, S. C. [Gains Si- 
sennn aura, argenta, aere, flando, feriundo, Senatiis consulto). 
P. B. C. PI. Lxix. Valeria 4. 

(25) MESS.ALL.A APROMV.S 111. VIR (Triumviri). Enclume. 

l( SISENNA GALVS A. A. A. F. F. ; dans le champ, S. C. (Aura, 
argento, aere, flando, feriundo, Senatiis consulto). P. B. (Cab. de 
M. d'Ailly.) 3 fr. 

(26) MESSALLA SISENNA 111. VIR. Enclume. 

GALVS APRONIVS A. A. A. F. F.; dans le champ, S. C. P B. 3 fr. 
PI. Lxix. A'aleria 5. 

(27) MESS.ALLA SISENNA III. VIR. Enclume. 

APRONIVS GALVS A. A. A. F. F.; dans le champ, S. C. P.B. 
(Cab. de M. d’Ailly.) 3 fr. 

(28) MESSALL.A GALVS III. VIR (Triumviri). Enclume. 

f( APRONIVS SISENNA A. A. A. F. F.; dans le champ, S. C. (dura, 
argento, aere, flando , feriundo , Senatiis consulto). P.B. (Cab. de 
M. d'Ailly.) 3 fr. 

(29) MESSALLA GALVS III. VIR (Triumviri). Enclume. 

SISENNA APRONIVS A. A. A. F. F.; dans le champ, S. C. 
(Sisenna Apronius , aura , argento , nere , flando , feriundo , 
Senatûs consulto). P.B. (Cab. de M. d’Ailly.) 3 fr. 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


3<(é 

(30) L. VALEFIIVS CATVLI.VS.; dans le champ, S. C. (Jjicius Vah- 
rius Catullus, Sena/iis consu/lo). 

R( III. VIR A. A. A. F. F, {Tritimi’iri , aura, argento ^ aere,flando, 
feriundu). Fnclumc. P. B. C. Pl. lxix. Valeria 6. 

Eclaircissements. 

En présence de l'incerlitiule qui règne sur les personnages nommés 
sur les onze premières médailles , ou qui les ont fait frapper, je me 
contenterai d'extraire quelques mots d’Eckliel. 

Cicéron fait mention d’un Valerius Flaccus qui fut général. Il est 
probable que ce général forma des légions qui furent nommées , d'a- 
près lui, t'alcriauae , et dont Tite Live , Salliistc et Dion Casslus font 
mention. Dion appelle même la vingtième légion, Valeria, ce que 
confirment les médailles de Victorin. C'est à ce Valerius Flaccus que 
se rapporte probablement la onzième médaille frappée , suivant Cave- 
doni, eu 638 (116 av. J. C.). L'apex qui parait sur la dixième mé- 
daille indique que Lucius Valerius était flamine ; il y eut deux flamines 
de ce nom. Le premier et le plus ancien fut consul en 623 (131 
av. J. C.) ; l’autre, étant préteur, aida Cicéron à dévoiler la conjuration 
de C.atilina , et, plus tard, il fut défendu par lui. Cavedoni place la 
fabrication de cette médaille en 671 (83 av. J. C.). 

La médaille 12 fut frappée l’an, 701 (53 av. J. C.), sous le consulat 
de Marcus Valerius Messalla Augur, par son fils, qui était peut-être 
son questeur. La chaise curule est l’emblème de la puissance consu- 
laire, qu’il avait obtenue avec beaucoup de difficulté, et le diadème 
avec le sceptre (et non un thyrse , comme a dit Mionnet) sont , selon 
Borghesi , une preuve de l'orgueil romain qui voulait faire voir que le 
consulat était au-dessus de la royauté. 

Les neuf médailles suivantes (de 13 à 21 ) ont toutes été frappées 
vers l’an 711 (43 av. J. C.), par un monétaire inconnu, du nom de 
Lucius Valerius Acisculus. Le mot acisculus signifiant marteau , le 
monétaire a voulu, par la représentation de ce symbole , faire allusion 
à son surnom. Quant aux revers de ces médailles , si intéressantes par 
la variété de leurs types , leur sens est tout à fait ou à peu près perdu 


Digitizcxl by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. • 3*5 

pour nous. Cavedoni et Borgbesi, dans le Bulletin archÂilogique 
<t Italie, de 1843 et de 1850, et M. de Witte, dans la Revue numis- 
matique, ont cs-sayé de les expliquer, ainsi que M. Lenormant. Je 
renvoie le lecteur à leurs écrits. 

Les neuf dernières médailles de cette famille ont été frappées par 
des monétaires d’.Vuguste inconnus, à l’exception de Volusus Valerius 
Messalla, qui était fds de Valerius Messalla Potitus, le barbare proconsul 
en Asie. Volusus n’est pas un prénom , mais le nom d’une brancbe 
de la famille Valeria , et Borgbesi a fait observer que , du temps 
d'Auguste , on avait l'babitude de mettre ce nom avant le nom de 
famille. 


172, VARGÜNTEIA. “ 

Famille incounur. 

(1) M. VARG. {^Marcus l'argunteius). Tête de Pallas à droite, avec le 

casque ailé ; devant , K. , 

lÿ. ROMA. Jupiter dans un quadrige au galop à droite, te’nant une 
palme et un foudre. AR. 2 fr. PI. zl. Vargunteia. 

(2) Tète laurée de Janus ; en haut , I. 

R{ m. VARG. {^larcus F argunteiai) ROMA. Proue de vaisseau ; à 
droite, I. G. B. As. 10 fr. 

(3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 

fÿ Même revers ; mais à droite , S. M.B. Semis. 1 fr. PI. lxix. Var- 
. gunteia 1 . 

(4) Tête casquée de Pallas à droite ; en baut , quatre points. 

Même revers; mais à droite,' quatre points. M.B. Triens. 3 fr. 

PI. LXIX. Vargunteia 2. 

(5) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

R[ Même revers; mais à droite, trois points. P. B. Quadrans. 1 fir. 

PI. LXIX. Vargunteia 3. 

(6) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé et un caducée ; der- 

rière , deux points. 


Digitized by Google 



DRSCRimON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


3tR 

Bf Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sestans. 15 fr. 
Pl. Lxix. Vargunteia 4. 

Éclaircissements . 

Vargunteius est totalement inconnu. Cavedoni croit que la médaille 
d'argent de cette famille a été frappée vers l’an 618 (138 av. J. C.). 

173. VENTIDIA. 

Famille de baft»e extnctiiM. 


(1) M. ANT. IMP. III. V. R. P. C. {Marcus Àntonius im/yeralor 
triumvir ReipubUcae constitucndac), Tctc nue de Marc Antoine 
droite; derrière, le lituus. 

>( P. VE^TIDI. PONT. IMP. {Publias VentuUus {tontifex imperator). 
Soldat debout , presque nu , tenant une hasie et une branche 
d’olivier. AR. 500 fr. Pl. xl. Ventidia. 

Éclaircissements. 

L’origine de Publius Ventidius Bassus était des plus infimes. Né 
dans le Picenum, il commença par être marchand de mulets. Elmmené 
par Jules César dans les Gaules , il fut créé tribun du peuple , pontife 
et préteur en 711 (43 av. J. C.). Enfin, il fut substitué au consul 
Pedius, mort dans l’année de sa magistrature. Envoyé par Marc An- 
toine en Syrie, il défit Labienus, qui avait déserté le parti des Romains 
pour venir en aide aux Parthes , et , bienlAt après , remporta sur eux 
une victoire signalée , qui coûta la vie à Pacorus , fils de leur roi 
Orode. A la suite de cette mémorable bataille , qui fut livrée le 8 juin 
716 (38 av. J. C.), il revint à Rome et obtint , le premier, les honneurs 
du triomphe sur les Parthes. 

C’est dans cette même année que fut frappée en Asie cette médaille 
de fabrique à demi barbare , mais que relève le mérite du plus haut 
degré de rareté. 


Digitized by Google 


DE LA HÉPUBUQUE ROMAINE. 


3*7 


174. VERGILIA. 

Famille pléb^eone. 

I 

(1) Tête laurëe de Jupiter jeune à droite ; dessous , un foudre. 

Hf VER. CAR. OCVL. {Fergilius , Carvilias? Oguinius). Jupiter dans 
un quadrige au galop à droite, lançant la foudre ; dans le champ, 
une lettre alphabétique. AR. 50 fr. Pl. xl. Vergilia. 

(2) Tête laurée de Janus. 

VER. GAR. OCVL. {Fergilius , Caniilius? Oguinius). Proue de 
vaisseau. M.B. As. 5 fr. Pl. lxix. Vergilia. 

Éclaircissements.' ' ~ “ 

Vergilius ayant été triumvir monétaire avec Oguinius et Carvilius , je 
renvoie aux familles Carvilia et Ogulnia pour tout ce qu’il peut y avoir 
à dire sur la famille Vergilia. 

175. VETTIA. 

Famille irèa-aDcieoDc. 

(1) Téte laurée de Jupiter à droite; derrière, une lettre alphabé- 

tique. 

Bf P. SABIN. (Puùlius Sabinus), Victoire couronnant un trophée ; à 
l’exergue , Q. (Quaestor)', dans le champ , une lettre alphabé- 
tique qui est la même que celle de la tête. AR. Quinaire. C. Pl. xl. 
Vettia 1. 

(2) S.ABINVS. Tête nue de Tatius à droite; devant, TA.; à droite, S. C. 

{Senalûs consulta). 

Itf T. {Titus). VETTIVS (à l’exergue), IVDEX (en haut). Homme en 
toge dans un bige au pas à gauche , tenant un sceptre et les renés 
des chevaux; derrière, un épi. AR. 12 fr. Médaille dentelée. 
Pl. XL. Vettia 2. 


Digitized by Google 



328 


DESCRIPTION' GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Eclaircissements. 

La première médaille ci-dessus, attribuée par tous les antiquaires 
jusqu’à lior^besi à la famille Tiluria , a été restituée par ce savant à la 
famille Vettia , par la raison très-plausible que le prénom de Publius , 
fréquent dans la famille Vettia , ne s’est pas encore rencontré dans la 
famille Tituria. Cavedoni fixe vers l’an 650 (104 av. J. C.) la date de 
cette médaille, et Borgliesi l’attribue au père de Publius Vettiiis , qui 
fut questeur de Verrès en Sicile, de 681 à 683 (73 à 71 av. J. C.). 

Orsino a attribué le numéro 2 à Titus Vettius, préteur ou édile en 
695 (59 av. J. C.). Cette opinion avait été abandonnée depuis ; mais 
les dépôts où cette médaille a été trouvée, joints à ceux où elle man- 
quait , ont lait revenir a l’ancienne attributian. Cavedoni la regarde 

comme ayant été frappée de 685 à 692 (de 69 à 62 av. .T. C.). L’épi 
fait croire que Vettius fut édile. La tête de Tatius annonce l’origine 
Sabine de cette famille , dont l'antiquité remonte très-haut, puisque 
Spurius Vettius fut entre-roi dans l’espace de temps qui sépara la mort 
de Romulus de l'avénement de Kuma Pompilius. 

176. VETURIA. 

Famille patricieooe. 

(1) TL VET. (Tiùerius Feturius). Buste de Mars, avec un casque orné 

d’une plume et d’une orinière. 

ROMA. Deux soldats debout, armés chacun d’une haste et d’un 
parazonium , touchant avec une baguette une truie que soutient 
un homme à genoux. AB. 3 fr.'. Pl. xli. Veturia. 

(2) Tête d’Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière , trois 

points. 

lÿ Tl. VET. B. (Tiberius Feturius Barras ?) ROMA. Strigile auquel 
est attachée une e.spècc de lanterne. P.B. Quadrans. 12fr. Pl. lxii. 
Veturia. 

t . Les médailles d’or attribuées autrefois à la famille Veturia, et dont le revers est 
semblable à celui-ci, sont aujourd'hui classées parmi les médailles de laCampanie, et re- 
gardées spécialement comme des médailles frap|iécs àCapoue sousia dominatinn romaine. 


Digitized by Google 


DE LA RltPinJLTQTIE BO.MAINE. 3Î9 

Éclaircissements. 

Il y a peu de cërlitude sur ces médailles ; ce n’est mémo guère que 
parce qu’il est question dans l’iiistoire d'un Tiberius Veturius Philo , 
prêtre de Mars , qu’elles ont été plutôt données à la famille Veturia 
qu’à la famille Vettia. Cependant, depuis lors, Cavedoni a cité un pas- 
sage de Festus malheureusement tronqué et incomplet , dans lequel il 
est question de Veturius et d’une alliance. Or, le revers de la première 
médaille représentant une alliance , sans qu’on puisse ccp>cndant pré- 
ciser à quelle occasion et entre qui elle eut lieu , il est indubitable que 
c’est à la famille Veturia qu’elle appartient. Elle a été frappée , selon 
Cavedoni , vers l’an 650 (104 av. J. C.) 


177. VIBIA. 

Famille pléb^one. 


(1) Tête laurée de Jupiter à droite. 

Bf Victoire couronnant un trophée; dans le champ, VIB?en monog. 
(yibius)\ à l’exergue, ROMA. AR. Victoriat. 3 fr. PI. xli. Vibia 1. 

(2) Tête laurée de Jupiter à droite. 

8[ Victoire couronnant un trophée; dans le champ, VTB? en monog. 
[Fibius)] à l’exergue, ROMA; à droite, S. AR. Quinaire. 10 fr. 
Vibia 2. 

(3) PANSA. Tête laurée d’Apollon à droite ; devant , un symbole ou 

une lettre. 

b( C. VIBIVS C. F. {Caius Fibius Caii ftlius). Pallas dans lui quadrige 
au galop à droite , portant un trophée et tenant une haste. AR. 
C. PI. xLi. Vibia 3. 

(4) PANSA. Tête laurée d’Apollon à droite, avec les cheveu.\ bouclés ; 

devant, un symbole. 

f( Pareil au précédent. AR. C. PI. xli. Vibia 4. 

(6) PANSA. Tête laurée d’Apollon adroite, avec les cheveux Laiiiclés; 
devant , un symbole. 

' i' vi 


Digitized by Google 



330 


DESCRiraON GÉNÉRALE DES MONNAIES 


lÿ C. VIBIVS C. F. {Caius f'ibius Caii filius). Pallas dans un quadrige 
au galop à gauche, portant un trophée et tenant une haste. AR. 
2 fr. PI. XLi. Vibia 5. * 

(6) PANSA. Pallas dans uii quadrige au galop à gauche, portant un 

trophée et tenant une haste. 

c. VIBIVS C. F. (Caius f'ibius Caii Jilius'). Pallas dans un quadrige 
au galop à droite , portant un trophée et tenant une haste. AR. 
6 fr. PI. xLi. Vibia 6. 

(7) PANSA. Tête laurée d’Apollon à droite, les cheveux bouclés. 

Hf C. VIBIVS C. F. (Caius Vibius Caii fitius). Cérès marchant, tenant 
deux torches et précédée d'une truie. AR. 10 fr. PI. xu. Vibia 7. 

(8) Même tête et même légende. 

Même revers ; mais le tout est entouré d’une couronne de laurier. 

’ AR. 10 fr. PI. XLi. Vibia 8. 

(9) PANSA. Masque de Silène à droite, barbu et couronné de berre; 

devant, un symbole. 

fÿ C. VIBIVS C. F. (Caius Vibius Caii filius). Masque de Pan à droite ; 
devant, un symbole. AR. 15 fr. PI. xu. Vibia 9. 

(10) PANSA. Masque de Pan à droite. 

e( c. VIBIVS C. F. (Caius Vibius Caii filius). Masque de Silène à 
droite , barbu et couronné de lierre. AR. 1 5 fr. Pl. xli. Vibia 10. 

(11) Tête laurée de Janus. 

ROMA C. PANSA. (Caius Pansa). Trois proues de vaisseau ; à 
droite, les têtes des Dioscures avec deux étoiles; à gauche, une 
branche de laurier. M.B. As. 2 fr. Pl. lxix. Vibia 1. 

' (12) Tête laurée de Janus. 

lÿ ROMA C. VIBI. PANS. (Caius Vibius Pansa). Trois proues de vais- 
seau ; à droite, I. M.B. As. 2 fr. Pl. lxix. Vibia 2. 

(13) Tête laurée de Janus; en haut, I. 

C. VIBIVS. Proue de vaisseau ; à droite , I. M.B. As. 3 fr. 

(14) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière , S. 

1^ C. VIBI. PAN. (Caius Vibius Pansa). Proue de vaisseau. M.B. .Se- 
mis. 1 8 fr. 


Digitized by Google 


331 


DE IJl RÉPUBLIQUE ROMAIKE. 

(15) Tète ailée de la Victoire à droite. ' 

if C. VIBI. {Caius Vibius). Proue de vaisseau; à droite, trois points. 

P.B. Quadraas. 18 fr. Pl. lxix. Vibia 3. 

(16) Tête ailée de la Victoire à droite. 

if Même revers; mais à droite, deux points. P. B. Sextansr 25 lir. 

(17) PANSA. Tête de Bacchus ou de Bacchante à droite, couronnée 
de lierre et de raisin. 

if C. VIBIVS C. F. C. N. [Caius f'ibius Caii filius Caü nepos). Cérès 
marchant, couronnée d’épis et tenant deux torches ; devant, un 
soc de charrue. AR. C. Pl. xli. Vibia 1 1 . 

( 18 ) Même tête et même légende. 

l( C. VIBIVS C. F. C. N. [Caius Vibius Caii filius Caii nepos). Cérès 
dans un bige de serpents, tenant une torche. (La légende peut 
être diversement disposée.) AR. 3 fr. Pl. xu. Vibia 12. 

(19) PANSA. Masque de Pan à droite; quelquefois avec le pedum der- 
rière. 

if C. VIBIVS C. F. C. N. lOVlS AXVR [Caius Vibius Caü filius Caii 
nepos Jouis /4xur). Jupiter Axur assis à gauebe , la tète radiée et 
tenant une patère et une haste. AR. 2 fr. PI. xu. Vibia 13. 

(20) Tête de Mercure à droite, avec le pétase ailé. 

if C. PANSA [Caius Pansa). Tortue et caducée. AR. Sesterra. (Musée 
britannique). 100 fr. Pi. xu. Vibia 14. 

(21) LIBERTATIS. Tête laurée de la Liberté à droite 

^f C. PANSA C. F. C. N. [Caius Pansa Caii filius Caii nepos). Rome 
assise sur des .boucliers, casquée, tenant un parazonium et ap- 
puyant l’un de ses pieds sur un globe; entre ses jambes, nne ar- 
mure; h sa droite, une Victoire qui la couronne. AR. Sfr. Pl. xu. 
Vibia 15. (Cavedoni, dans son RagguagUo, cite aussi cette même 
médaille sans légende au revers.) 

t^22) PANSA. Masque de Pan à droite. 

sf ALBINVS BRVTI F. [Filius). Deux mains jointes, tenant un caducée 
, ailé. AR. 6 fr. Pl. xu. Vibia 16. 

(23) Tête laurée d’HercuIe à droite. 


Digilized by Google 


331 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

Bf C. (Caîus), V'IBIVS VARVS. Pallas debout, tenant une baste «t 
une Victoire ; à ses pieds , un bouclier. AR. 3 fr. PI. xli. 
VibialT. 

(24) Tête de Racclitis à droite , couronnée de lierre et de raisin. 

C. VTRIVS VARVS. Panthère montant sur un autel sur lequel sont 
un masque de Fan et un thyrse. AR. 2 fr. Pi. xli. Vibia 18. 

(25) Buste de Pallas à gauche avec un bouclier et une haste. 

r( c. VIBIVS VARVS. Némésis ailée, debout , regardant son sein et, 
écartant de la main droite le vêtement qui le couvre. OR. (Cab. 
des méd.) 400 fr. PI. xli. Vibia 19. 

(26) Buste de Pallas à droite avec l’égide. 

üf C. VIBIVS V.VRVS. Hercule nu , debout, tenant une massue et la 
peau de lion. AR. 5 fr. PI. xlii. Vibia 20. 

(27) Tête laurée de Vénus à droite. 

c. VIBIVS VARVS. Vénus à moitié nue, debout près d'une co- 
lonne et sc regardant dans un miroir, qu’elle tient à la maiq. OR. 
(Cab. des méd.) 400 fr.'. PI. xlii. Vibia 21. 

(28) Tête nue de Marc Antoine barbu à droite. 

t( C. VIBIVS VARVS. Vénus debout, tenant une corne d’abondance 
et une Victoire. AR. 10 fr. PI. xlii. Vibia 22. 

(29) Tête nue d’Octave à droite. 

Kf C. VIBIVS V.ARV'S. Pallas debout, tenant une haste et une Vic- 
toire ; à ses pieds, un bouclier. AR. 60 fr. Pi. xui. Vibia 23. 

Eclaircissements. 

La première médaille de cette famille a été frappée vers l'an 530 de 
Rome (224 av. J. C.), et la seconde, environ un siècle plus tard. On 
ignore quels sont les monétaires qui les ont frappées. Il y a même des 
numismates qui mettent en doute si l’on doit lire le monogramme VB 
ou LB. Les huit médailles suivantes, de 3 à 10, paraissent, d’après les 
dépôts où elles ont été découvertes , avoir été frappées vers 668 (86 

1. Mionnet évalue la médaille semblable en argent 3 fr. , et Riccio 3 piastres. Je 
n’ai jamais vu cette médaille, qui en tout cas, si elle existe, est de la plus grande rareté. 


Digitized by Google 


333 


DE LA HÉPL’BUQUE ROMAINE. 

AT. J. C.), et appartenir à Caius Vibius Pansa , qui péril , enveIop[>é 
clans la proscription de Sylla, en G73 (81 av. J. C.), et qui fut père de 
Vibius Pansa, consul en 711 (43 av. J. C.). Les numéros 12, 13, 14, 
15 et IG, en bronze, sont de la même époque ou un peu plus récentes. 
Les six monnaies suivantes , jusqu’au numéro 22 , datent de l'an 711 
(43 av. J. C.), et celles qui ferment le catalogue des pièces de cetle 
famille furent frappées par le monétaire Caius Vibius Varus en 716 
(38av. J.C.). 

Malgré la grande variété et la beauté des types de œttc famille , il 
n'y en a que fort peu , ou même il n’y en a point que l’on puisse ex- 
pliquer absolument. I.e masque de Pan, qu’on rencontre souvent, fait 
allusion au surnom Pansa. 

178. VINICIA. . 

"■ EamiDe éqootrr, mais pléb^iniDr. 

(1) CO^CORDIAI ou C0NC08D1AE. Télé laurée de la Concorde à 

droite. 

L. VINIQ. {Luciiis Finicius). Victoire volant, tenant une longue 
palme, à laquelle sont attachées quatre oouronues. Ait. 20 fr. 
PI. Lxii. Vinicia 1 . ■ 

(2) Tête nue d'Auguste à droite. 

L. {iMciui) VINICIVS. Arc de triomphe orné de statues et d’un 
quadrige; sur le fronton, on lit : S. P. Q. R. IMP. CAS. {Senatus 
j)opulusque Romanus itnperalori Caesari). AR. 30 fr- PI. xlii. 
Vinicia 2. 

(3) AVGVSTVS TR. POT. VIL {Augustus iribuniciâ poteslate septimù). 

Tête nue d’Auguste à droite. < 

L. VINICIVS L. F. 111. VIR {Lucius Vinicius ljucii filius triumvir'). 
Cippe , sur lequel on lit : S. P. Q. R. IMP. CAE. QVOD V. M. 
S. EX EA P. Q. IS AD A. DE. {Senatus populusque Romanus im- 
peratori Caesari quinl viae munitae sunt ex ed pecunid quam is ad 
aerarium detulit ou qitae jussu Senatus ad aerarium delata est). 
AR. 30 fr. PI. XLii. Viuieia 3. 


Digilized by Google 


»a(i DEscaipnoN générale des monnaies 

(4) AV'GVSTVS TR. POT. VJII. (Augustus triùunicid polMlate ociauà). 

Tête nue d’Auguste à droite. 

Pareil au précédent. AR. 30 fr. PI. xui. Vinicia 4. 

(5) S. P. Q. R. IMF. CAES. (Senatus populusque Romanus impenxtori 

Caesarî), sur le piédestal d'une statue équestre, placée devant k* 
murs d'une ville. 

l( Pareil aux deux précédents. AR. 30 fr. PI. xlii. Vinicia 5. 
Éclaircissements. 

Lucius Vinicius, (|ui frappa la première médaille de cette famille, en 
693(61 av. J. C.), voulut rappeler, par le type de la Victoire, qui tient 
une palme à latjuelle sont attachées quatre couronnes, le triomphe 
de Pompée, le 29 et le 30 septembre de cette même année. Quant au 
croissant ou au C , que Cavedoiii prétend avoir vu sous le pied de la 
Victoire et qui dénoterait, ou le Pont (conune croissant)^'ti, comme 
C , l'initiale de Cappadoce , je ne vois rien qui y ressemble Aur les 
deux exemplaires à fleur de coins que je possède. La tête de la Con* 
corde pourrait se rapporter, selon le même auteur, à la concorde qui 
régnait alors entre Pompée, César et Crassus. Vinicius fut consul 
subrogé en 723 (31 av. J. C.). 

Les quatre dernières médailles, frappées en 738 et 739 (16 et 15 
av. J. C.), par le monétaire Lucius Vinicius , qui fut peut-être fils du 
précédent, célèbrent le rétablissement et la réparation de la voie fla- 
minienne ,, qui conduisait de Rome à Rimini , travail immense que fit 
faire Octave Auguste. 


179. VIPSANIA. 

Famille Ajucatn, M plua lard pléMicua. 

(1) DIVOS IVLIVS DIVl F. (Filius). Tête laurée de Jules César et tête 

nue d’Octave en regard. 

Il( M. AGRIPPA COS. DESIG. {Marcus Agrippa consul designatus), 
dans le champ. .AR. 80 fr. Pl. xui. Vipsania 1. 

(2) La même en OR ? (Vaillant , Morell.)' 


Digitized by Google 


33!» 


DF. LA RÉPIJBUQUE ROMAINE. 

(3) IMP. DIVl IVLÎ. F. TER. lll. VIR R. P. C. (Jmfterator Divi Julü 

filius tertià triumvir Reipublicae constituendae). Tête laurëe de 
Jules Cësar, jeune et divinisé , à droite ; en haut , une étoile. 

M. AGRIPPA COS. DESIG. {^Marcus Agrippa consul designntus'), 
dans le champ. OR. 300 fr. (Cab. des médailles.) PI. xr,ii. 
Vipsania 2. 

(4) IMP. CAESAR DIVI IVLI. F. {^Imperator Caesar Divi Julii filius'). 

Tête nue d’Octave à droite. 

»( Pareil au précédent. AR. 20 fr. PL xlii. Vipsania 3. 

(5) CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d'Auguste à droite. 

M. AGRIPPA PLATORINVS III. VIR {Marcus Agrippa Platorinus 
> triumvir). Télé nue d’Agrippa à droite. AR. 150 fr. PI. xxxviii. 
Salpicia 7. 

(6) CAESAR AVGVSTVS. Tête nue d’Auguste à droite. 

K M. AGRIPPA PLATORINVS III. VIR {Marcus Agrippa Platorinus' 
triumvir). Tête d’Agrippa à droite, avec la couronne rostrale et 
murale. OR. (Cab. de M. Wigan à Londres.) 1 500 fr.’pi. xxxvm. 
Sulpicia 8. 

(7) M. AGRIPPA COS. TER. COSSVS LENTVLVS {Marcus Agrippa 

consul tertià Cossus Lentulus). Tête d’Agrippa à droite, avec la 
couronne rostrale et murale. 

R AVGVSTVS COS. XL {Augustus consul undecimà). Tête laurée 
d’Auguste à droite. AR. 250 fr.'. PL xv. Cornelia 29. 

(8) M. AGRIPPA L. F. COS. III {Marcus Agrippa Lucii filins consul 

tertià). Tête d’Âgrippa à gauche avec une couronne rostrale. 
l( S. C. {Senatiis consulto). Neptune debout , nu , avec un manteau 
sur les épaules, tenant un trident et un dauphin. M.B. C.’. 
PL Lxix. Vipsania. 

Eclaircissements. 

L’histoire d’Agrippa (Marcus Vipsanius) est trop connue pour qu’il 
soit nécessaire de la rapporter ici. La couronne murale qui figure sur 

t. Celle »éd»ille«étcresiiiiiéep«rTraj»n. (C«b. des iuéd.)300fr. Pl.xtrr. Mcd.M. 
î. Celte médaille a été restituée par Titus et par Domiden. 10 fr. 


Digilized by Google 


336 


DESCRIPTION GÉN^.RALE DES MONNAIES 


]es médailles 6 et 7 n'est point mentionnée dans l'histoire ; quant à la 
couronne rostrale représentée sur les mêmes médailles , Octave la 
lui fit obtenir après la défaite de Sexte Pompée : on ajoute qu’elle 
était d’or. 

Borghcsi a prouvé que la troisième médaille a dù être frappée dam 
les trente-cinq derniers jours de l'année 716 (38 av. J. C.). 


180. VOCONIA. 

pAioiUc plébéienne» 


(1 ) Tête laurée de Jules César à droite. 

l( Q. VOCONIVS VITVLVS Q. DESIGN. {Quintus Voconiut Fitulut 
quaestor designatus). Veau marchant; dans le champ, S. C. 
{Senatxis consultô). AR. 12 fr. PI. xlii. Voconia 1. 

(2) DIVI IVLI. Tête laurée de Jules César à droite ; derrière , le 

lituus. 

Hf Q. {Quintus) VOCONIVS VITVLVS. Veau marchant. AR. 20 fr. 
PI., xLn. Voconia 2. 

(3) DIVI F. filius). Tête nue d’Octave à droite; devant, le 

lituus. 

Rf Q. VOCONIVS VITVLVS Q. DESIG. S. C. {Quintus Voconiut 
Fitulus quaestor designatus Senatiis consulto). Veau marchant. 
OR. (Cab. des méd.) 300 fr.‘. PI. xlii. Voconia 3. 

(4) DIVI IVLI F. {Divi Julii filius). Tête nue d’Octave à droite. 

l( Q. {Quintus) VOCONIVS VITVLVS. Veau marchant. OR. (Cab. 
des méd.) 300 fr. PI. xlii. Voconia 4. 

Éclaircissements. 

Les médailles de cette famille paraissent toutes avoir été frappées eu 
même temps , de l'an 711 à 712 (43 à 42 av. J. C.), quoique les unes 

1 . C’est par erreur que Ricciu a décrit et évalué cette médaille et la suivante en 
argent ; elles n’rxiitent qu’en or. Quant aux deux premières , voy. dans l’Introduction 
la dissertation sur les médailles de Jules César en or. 


Digitized by Google 


337 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 

soient à l'efGgie de Jules César et les autres à celle d’Octave. Mais la 

barbe d’Oclave, qui dénote qu’il était en deuil, prouve qu'elles ont 

dû être frappées peu de temps après la mort du dictateur, de même 

que la seconde médaille qui porte la légende DiVI IVLI. Quant à la 

première, quoique la tête de Jules César ne porte point de légende, i. 

elle a pu également avoir été frappée après sa mort ou quelques mois 

auparavant. Il est vrai qu'Octave passe pour n'avoir pris le titre de 

Divi filius , qu’après la mort de Marc Anfoine; mais il pourrait en 

être de même avec ce point d’histoire comme avec la diminution 

subite du poids de l'as, où les découvertes continuelles de ces » 

anciennes monnaies donnent un démenti direct à la tradition de 

Pline. 

Le veau fait allusion au surnom de Vitulus. 

181. VOLTEIA. 

Famille de rang üicrrtaio. 

(1) Tête laurée de Jupiter à droite. 

M. VOLTRI. M. F. {ifarcus Volteias Marci filius). Temple .à quatre 
colonnes j sur le fronton , un foudre. AR. 2 fr. PI. xlii. Volteia i. 

(2) Buste de Pallas à droite, avec un casque lauré ; derrière, un sym- 

bole. 

M. VOLTEI. M. F. {Marcus FoUeius Marci filius). Cybèle dans un 
bige de lions ; dans le champ , un nombre eu caractères grecs. 

AR. 2 fr. PI. xLii. Volteia 2. 

(3) Tête de Bacchus à droite, couronnée de lierre et de raisin. , 

M. VOLTEI. M. F. {Marcus VoUeius Marci filius). Cérès dans un 

bige de serpents, tenant deux torches ; dans le champ, un sym- 
bole qui varie. AR. 2 fr. PI. xlii. Volteia 3. 

(4) Tête imberbe d’Hercule à droite, revêtue de la peau de lion. 

r[ m. VOLTEI. M. F. {Marcus Folteius Marci filius). Sanglier d’Éry- . 
manthe. AR. 3 fr. PI. xLit. Volteia 4. 

(5) Tête laurée de femme à droite. 

(.3 . 


Digilized by Google 


338 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


Rf M. VOLTEl M. F. Trépied autour duquel est enlacé un serpent ; 
dans le champ, S. C. D. T. {Senntûs consulta donum tulit?). AR. 
80 fr. PI. XLii. Volteia 5. 

(6) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , une lettre. 

Ff L. VOL. ? L. F. STRAB. [Lucius Volteius Lucii filius Strubo). Eu- 
rope sur un taureau courant à gauche , tenant une écharpe ; à 
droite , un foudre ; dessous , une feuille de lierre. -AR. 30 fr. 
Médaille dentelée PI. ‘xLii. V'olteia 6. 

ÈcUiircissemen ts . 

Marcus Volteius n’est pas connu ; ce n'est que par conjecture que 
les cinq premières médailles ci-dessus ont été attribuées à un membre 
de cette famille plutôt qu’à un autre. Elles ont été frappées vers l’an 
674 (80 av. J. G.). Le temple représenté sur le n“ 1 est celui de Jupiter 
Capitolin , d’après un bas-relief conservé au Capitole , où l’on voit un 
temple à quatre colonnes avec trois portes, et l’image des trois divinités 
Capitolines. Le temple de Jupiter Capitolin était cependant à six co- 
lonnes , au dire d’Eekhel ; mais comme cette médaille est antérieure 
à l’an 685 (69 av. J.C.), où Quintus Catulus dédia le temple queSyüa 
fit construire après l’incendie qui le détruisit , on croit que celui-ci est 
l’ancien temple de Jupiter Capitolin, dédié par Marcus Horatius Pul- 
villus en 245 (509 av. J.C.). 

Le n" 2 offre le seul exemple de lettres numérales grecques sur les 
monnaies consulaires. 

Le n° 6 n’appartient à un Lucius Volteius Strabo, inconnu d’ailleurs, 
que si le monogramme peut s’e.\pliquer par VOL. , ce qui n’est pas 
certain. Cavedoni le croit frappé vers l’an 681 (73 av. J. C.). 

.MÉDAILLES CONSDLAIBES INCERTAINES. 

1” MÉDAllXBS EN AAGBST. 

Nota. En décrivant les médailles consulaires incertaines, je suivrai 
le même plan que j’ai déjà suivi pour toutes les familles où il se trouve 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAI>E. 


339 


des médailles qui ofTrent des variétés de s\ mboles , de lettres ou de 
nombres. Cependant, comme parmi les incertaines il se trouve des 
variétés, soit plus remarquables en elles-mêmes, soit qui puissent faire 
présumer qu'elles appartiennent probablement à des familles décrites 
dans le courant de cet ouvrage, j’aurai toujours soin de les indiquer 
séparément. 

(1) Téte de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, X. 

Bf ROM.\ (incuse). Les Dioscures à cbeval allant à droite. AR. 10 fr. 
(Cette médaille est ordinairement d’un plus grand module et d’uu 
poids plus fort que les autres deniers.) Pl. xliii. Méd. 1. 

(2) Même tête. 

b( ROMÂ (en relief). Les Dioscures à cbeval allant à droite. AR. C. 
Pl. XLiu. Méd. 2. 11 y a une grande variété de symboles sous 
les Dioscures ; les plus remarquables sont les suivants : 

1 * Un ebien (famille Antestia ?). 

2® Une chouette (famille Caedicia ?) de Caedicius IVoctua (chouette). 
3’ Une corne d’abondance (famille Cupiennia?). 

4® Un taureau courant (famille Tlioria?). 

5* Une roue (c’est la plus ancienne médaille dentelée connue). 

6® (En haut) un marteau et un apex (famille Poblicia ? ou Sempro- 
nia?). Pl. XLIII. Méd. 3. ' 

7* (En haut) un croissant. (Famille Saufeia ?). 

8® (En haut) une Victoire qui couronne les Dioscures. 

On voit encore des lettres isolées au lieu de symboles. Les médailles 
sur lesquelles ces lettres se trouvent sont de fort ancienne fabrique. 

(3) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, V. 

Il( ROMA. Les Dioscures à cbeval allant à droite. AR. Quinaire. C. 
Pl. XLIII. Méd. 4. 11 y a des variétés de lettres ou de symboles ; 
la variété la plus importante est la suivante : 

(4) Tête de Pallas à droite, avec le casque ailé; derrière, V. 

l( ROM.\. Les Dioscures à cbeval allant à droite; sous les Dioscures, 
un monogramme dans lequel Riccio a cru voir RO.MIL. , et dont 
il a fait la famille Romilia. AR. Quinaire. 5 fr. Pl. xliii. Méd. 5. 


Digitized by Coogle 


340 DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

(5) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé; derrière, IIS. 

Bf ROMA. Les Dioscures à cheval allant à droite. AR. Sestercet*-3 fr. 
Pl. xLiii. Med. 6. »’ 

(6) Même tête. 

Hf Même revers; sous les Dioscures, le monogramme interprété RO- 
MIL. par Riccio. AR. Sesterce. 1 5 fr. Pl. iliii. Méd. 7. 

(7) Tète de Pallas à droite , avec le casque ailé ; derrière , X. 

lÿ RO.ALA. Diane dans un Lige au galop à droite; sous le bige, un 
scorpion, une mouche ou un épi ; quelquefois le symbole manque. 
AR. G. Pl. xuii. Méd. 8. (Cette médaille est de la fabrique de 
l’Aiirelia 5 et de la Juventia 1 .) 

(8) Tête de Pallas à droite , avec le casque ailé; derrière , X. 

Bf ROMA. Diane dans un bige tenant un fouet; sous le bige, TOD., 
avec un oiseau sur le T. (Cette médaille a été attribuée à une 
prétendue famille TodUlia, inventée par Visconti.) AR. 10 fr. 
Pl. XLiii. Méd. 9. 

(9) Même _téte ; derrière, X. 

b( ROMA. Diane dans un bige de cerfs à droite, tenant une torche; 
dessous, un croissant. AR. C. Pi. xcm. Méd. 10. (La fabrique 
de cette médaille est semblable à celle de l’Aelia 3.) 

(10) Même tête; derrière, X. 

ROMA. Victoire dans un bige au galop à droite, tenant une ba- 
guette. AR. C. PL xuu. Méd. 11. 

(11) Tête de Pallas .à droite, avec un casque ailé ; derrière, X et un 
vase. 

ROMA. Jupiter dans un quadrige, tenant un foudre et un rameau. 
AR. 6 fr. (Riccio.) Pl. xliii. Méd. 12. 

(12) Tête de Pallas à droite , avec un casque ailé ; derrière, V. 

b[ ROMA. Diane dans un bige^tenant un fouet. AR. Quinaire. (Riccio.) 
10 fr. Pl. XLIII. Méd. 13. 

(13) ROMA. Tête de Pallas à droite, avec un casque ailé à crinière ; 
derrière , X. 

r( Rome casquée assise sur des boucliers et tenant une haste ; sous 


Digitized by Google 


DE IA RÉPUBUQUE ROMAINE. 341 

elle, un casque; de chaque côté, une colombe volant aulour 
d’elle; à ses pieds, la louve allaitant Romulus et Remus. AR. 
3 fr. Pl. xuii. Méd. 14. 

(1 4) Tête laurée de Jupiter à droite. » 

f( ROMA. Victoire couronnant un trophée ; dans le champ , on voit 
fréquemment un symbole , une lettre ou un monogramme. AR. 
Victoriat. C. Pl. xliii Méd. 15. 

Les variétés les plus remarquables sont les suivantes : 

1” Avec quatre flambeaux. 

2° Avec la lettre L archaïque (attribuée aux ateliers monétaires 
de Rome à Luceria). 

3” Avec le monogramme de IMP. ? (appartenant à la famille 
Caecilia?). 

(1 5) Tête laurée d’Apollon à droite. 

b( ROULV. Victoire couronnant un trophée ; dans le champ , le plus 
souvent, une lettre ou un nombre. AR. Quinaire. C. Pl. xlui. 
• Méd. 16. 

Éclaircissements. 

Les six premières médailles accusent l’antiquité la plus reculée , à 
cause de la forme des lettres dont l'A est toujours archaïque , et des 
figures en général. Tout annonce qu’elles datent du commencement 
du monnayage à Rome, sous le consulat de Quintus Ogulnius Gallus 
et de Caius Fabius Pictor, l’an 485 (269 av. J. G.). Le victoriat nu- 
méro 14 date environ de l'an 530 (224 av. J. C.). Les médailles 7 et 8 
paraissent un peu plus récentes ; l’.A perd sa forme archaïque. Cave- 
doni croit que le numéro 9 a été frappé à l’occasion de la victoire 
que remportèrent les consuls en 535 (219 av. J. G.), sur les lllyriens, 
à cause du type de Diane avec une torche, qui se retrouve constam- 
ment sur les médailles de Ballaeus, roi d’Illyrie; mais que la forme de 
l’A les reporte vers 577 ou 587 (177 ou 167 av. J.G.). Le type le plus 
intéressant parmi les incertaines est celui de la treizième médaille, qui 

1. Celle médaille a été restituée par Trajan. (Cab. des méd.) 300 fr. PI. xlt. Me- 
(iaille 18. 


Digitized by Google 


,3(ii DESCRIPTIOJI GÉ^ÉRALE DES MONNAIES 

représente, ù ce qu’on croit, i\ome consultant les augures. Cavedoni, 
d’après des raisons excessivement légères, l’attribue à la famille Ro- 
milia ; mais, quoi qu’il en soit, cette monnaie devait avoir beaucoup 
d’importance pour les Romains , puisque Trajan jugea à propos de la 
restituer. 

< 2° HèOAILLES EX BRONZE. 

Nota. Les médailles consulaires incertaines en bronze rentrent dans 
la série des as frappés , que l’on place à la suite tles as coulés (as pon- 
déraux) , comme étant j)lus récents. Cependant, parmi les as frappés, 
il s’en trouve qui ont des monogrammes, des inscriptions abrégées ou 
des symboles. J'aurai soin , comme aux consulaires incertaines en ar- 
gent, de décrire celles que l’on peut attribuer à des familles romaines; 
et quant aux autres, bien que je les sépare des as proprement dits, 
par la raison que tous les amateurs des médailles consulaires ne font 
pas la suite des as , j'en décrirai tous les différents types. 

(1) Tête laurée de Janus ; en haut, I. 

üj ROMA. Proue de vaisseau; en haut, I. G. B. As. C. PI. lxx. Mé- 
daille 1 . Il y a beaucoup de variétés de symboles et de lettres ; 
ceux qui pourraient les faire attribuer à des familles romaines 
sont les suivants : 

1* Un chien (fam'dle Antestia?); 

2* Un croissant (famille Saufeia?); 

3° Une corne d’abondance (famille Cupiennia?); 

4* Une Victoire debout , tenant une couronne (famille Cal- 
pumia?); 

5* Un marteau seul (famille Poblicia?). PI. lxx. Méd. 2. 

6* Un marteau et un apex (famille Poblicia? ou Sempronia?). 
PI. LXX. Méd. 3. 

7* Un o'tseau sur la première lettre de TOD. (prétendue famille 
Todillia); 

8* Un P archaïque, ou peut-être le monogramme de T.P. 
Pl. LXX. Méd. 4. 

9° Un bœuf et M. D. eu monogramme, attribué, par Borghesi, 
à la famille Duillia. Pl. lxx. Méd. 5. 


Digitized by Google 



DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 343 

1 0* Un monograinme de RO>L\ (attribué par Riccio à la faïuille 
Romilia). PI. lxx. Méd. 6. 

(2) Tête laurée de Janus; en haut, I. 

I|( L. P. D. A. P. (sans ROMA\ Proue de vaisseau à droite. G. B. As. 
5 fr. (Borghesi a attribué cet as à la famille Plautia, en l'interpré- 
tant de la manière suivante : Lucius Plautius Decianus aedilis plebis). 
• (3) Tête laurée de Jupiter à droite ; derrière , S. 
b( ROMA. Proue de vaisseau; adroite, S. G. B. ou M.B. Semis. C. 
PI. LXX. Méd. 7. Il y a beaucoup de variétés de lettres ou de sym- 
boles ; les plus remarquables sont les suivants : 

1° Un sphinx ; 

2* Un P arch.'iïque, ou peut-être le monogramme T. P. (comme 
aux as). PI. LXX. Méd. 8. ; 

3* Un lion; 

4* Une Victoire volant (famille Terentia ?) ; 

5* Un chien (comme aux as) ; 

6’ Un bœuf et M.D. en monogramme (comme aux as); 

7° Un oiseau sur la première lettre de TOD. (comme aux as); 
8* Le monogramme attribué par Riccio à la famille Romilia; 
9" Un marteau et un apex (comme aux as). 

(4) Tête laurée de Jupiter à droite; derrière, S. 

L. P. D. A. P. (sans RO>LA). Proue de vaisseau; à droite, S. M.B. 
Semis. 5 fr. (Comme aux as.) PI. lxx. Méd. 9. 

(5) Tête laurée d’Apollon à droite ; derrière , P. 

ROMA. Les Dioscures à cheval; à l’exergue, cinq points. M.B. 
Quincunx. 40 fr. (Cette pièce ne parait pas être de fabrique 
romaine.) PI. lxx. Méd. 10. 

(6) Tête casquée de Pallas à droite ; en haut , quatre points. 

RO.MA. Proue de vaisseau; à droite, quatre points. M.B. et P.B. 

Triens. C. PI. lxx. Méd. 1 1 . Il y a des variétés. Les plus remar- 
quables sont les suivantes : 

1° Au revers, un marteau et un apex (comme aux as). PI. lxx 
Méd. 12. 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


3Uk 

2* Au revers, un bœuf et M.D. en moDogramme (comme 
aux as). 

(7) Même tête. 

, ll( L. P. I). A. P. (sans ROM A). Proue de vaisseau; à droite, quatre 
points. P. B. Triens. 5 fr. (Ckimme aux as.) 

(8) Tête d'Hercule à droite , avec la peau de lion ; derrière, trois points. ‘ 

Rf ROMA. Proue de vaisseau; à droite, trois points. M.B. et P. B. 

Quadrans. G. PI. i.xx. Méd. 13. Il y a des variétés, les plus re- 
marquables sont les suivantes : 

1° Au revers, le prétendu monogramme de Romil. (comme aux . 
semis) ; 

2° Un oiseau sur la première lettre de TOD. (comme aux as). 

(9) Tête d’Hercule à droite, avec la peau de lion ; derrière, trois points. 
b( L. P. D. A. P. (sans ROMA). Proue de vaisseau; à droite, trois 

points. P. B. Quadrans. 5 fr. (Comme aux as.) 

(1 0) Tète de Mercure à droite , avec le pétase ailé ; en haut, deux points. 

Ri ROMA. Proue de vaisseau; à droite, deux points. M.B. et P.B. 

Sextans. C. PI. txx. .Méd. 14. Il y a des variétés; les plus remar-. ^ 
quables sont les suivantes : 

1° Le sextans sans les deux points d'aucun côté; 

2° Au revers, un bœuf et M.D. en monogramme (comme a us as). 

PI. Lxx. Méd. 15. 

(11) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , un point. 

üf RO.M.A. Proue de vaisseau ; dessous, un point. P.B. Once. C. PI. lxx. 
Méd. 16. 

' Éclaircissements. 

I.CS observations sur la forme des lettres sont les memes pour les 
médailles de bronze que pour les médailles d’argent. Le module des 
as, des semis, etc., est très-variable; cela dépend de l’antiquité de l'as , 
ou de sa division, qui pouvait appartenir à l'as du poids de deux onces, 
d’une once ou d’une demi-once , outre toutes les dilTérences intermé- 
diaires. Cette matière est très-difiieile à traiter et très-ingrate ; je m’y 
tendrai davantage 6n parlant des as coulés. 


Digitized by Googic 


DR LA RÉPUBUQUF, ROMAINE. 


3<i!i 

4 , , 

PREMIER APPENDICE. 

^ '■■■-■T- 

MÉDAILLES DE FABRIQUE CAMPANIF.NNE. 

(1) Tête casquée de Mars à droite; derrière , LX. 

i( ROMA. Aigle sur un foudre. OR. Soixante sesterces. fiO fr. Pl. xliii. 
Campanienne 1 . (H y a des variétés de symltoles.) 

(2) Tète casquée de Mars à droite; derrière, XXXX. 

b( ROM.A. Aigle sur un foudre. OR. Quarante sesterces. 200 fr. 

Pl. XLIII. Camp. 2. 

(3) Tête casquée de Mars à droite; derrière , XX. 

Bf ROAI.A. .Aigle sur un foudre. OR. Vingt sc.stcrces. .50 fr. Pl. xliii. 
Camp. 3. 

(4) Double tête imberbe , comme celle de Janus. 

bI Jupiter dans un quadrige au galop à droite, tenant un foudre et 
un sceptre; derrière lui, une Victoire. OR ou ELECTRÜM. 60 ou 
30 fr., suivant le métal. Pl. xliii. Camp. 4. 

(5) Double tête imberbe laurée. 

ROMA (incusc). Jupiter dans un quadrige au galop adroite, te- 
nant un foudre et un sceptre; derrière lui, une Victoire. AR. 
Petit médaillon. 10 fr. Pl. xliii. Camp. 5. 

(6) Même tête. 

Bf ROALV (en relief). Même type. AR. Médaillon d’un module moin- ‘ , 
dre que le précédent. 10 fr. Pl. xliii. Camp. 6. 

(7) Double tête imberbe laurée. 

l( ROMA. Jupiter dans un quadrige au galopa gauche, tenant un 
foudre et un sceptre; derrière lui , une Victoire. AR. Module du 
denier. 15 fr. Pl. xliii. Camp. 7. 

(8) Double tête imberbe laurée. 

if ROMA. Deux soldats debout, touchant avec des baguettes une 
truie que tient un homme à genoux. OR. 300 fr. (Médaille attri- 
buée à la famille Veturia.) Pl. xliv. Méd. 8. 

<• 1 . 


Digitized by Google 


3<>e ' DESCRIPTION GltNÉBAJ^E DES MONNAIES 

(9) Même tête. 

lÿ Même revers. OR. Celle médaille est du module du quinaire. 
250 fr. PI. xLiv. Méd. 9. 

(10) Double tête imberbe laurée; dessous, XXX. 

Pareil à celui du n“ 8. OR. Trente sesterces ? (Riccio , de la collec- 
tion de F. Sibilio , à Rome.) 400 fr. PI. xiiv. Méd. 10. 

(11) Tête virile casquée à droite; derrière, une massue. 

Bf ROMA. Cheval libre à droite; en haut, une massue. AR. 12 fr. 
Pl. XLIV. Méd. 1 1 . 

(12) I.a même, médaille, module du quinaire. AR. 12 fr. Pl. sliv. 
Méd. 12. 

(13) La même médaille. P. B. 2 fr. 

(14) Tête virile casquée , à droite. 

Bf ROMA. Buste de cheval à droite ; derrière, un strigile. AR. 12fr. 
Pl. XLIV. Méd. 13. 

(15) La môme médaille, module du quinaire. AR. 12 fr. Pl. xliv. 
Méd. 14. 

(16) La même médaille. P. B. 3 fr. 

(17) Tête laurée d'.4pollon à droite. 

ROMA. Cheval libre à gauche. AR. 12 fr. Pl. xliv. Méd. 15. 

(18) La même médaille en module du quinaire. AR. 12 fr. Pl. xliv. 
Méd. 16. 

(19) Tête laurée d’Apollon à droite. 

ROMA. Cheval bridé, à gauche. P.B. 3 fr. Pl. lxxi. Méd. 1. 

(20) Tête d’Hercule à droite , avec une massue. 

l( ROMA. Pégase à droite; dans le champ, une massue. P.B. 5 fr. 
Pl. LXXI. Méd. 2. 

(21 ) Tête diadémée de Junon à droite ; derrière , quatre points. 

Bf ROMA. Hercule combattant le centaure; devant, quatre points. 
BRONZE. Médaillon. Triens. 20 fr. Pl. lxxi. Méd. 3. 

(22) Tête de Junon Sospita à droite; derrière , trois points. 

ROMA. Taureau courant; dessous, un serpent; en haut, trois 
points. BRONZE. Médaillon. Quadrans. 12 fr. Pl. lxxi. Méd. 4. 


Digitized by Google 


DE LA RKPUBLIQUE ROMAINE. 


3(i7 

(23) La même en G. B. 10 fr. PI. lixi. Méd. 5. 

(24) Tête de Junon Sospita à droite ; derrière, trois points. 

b[ HOMA. Taureau courant; dessous, un serpent; en haut, trois 
points et un épi. M.B. et P.B. Quadrans. 8 fr. Pl. lxxi. Méd. 6 
et 7. 

(25) La louve allaitant Romulus et Remus ; à l’exergue , deux 
points. 

ROM A. Corbeau tenant une fleur dans son bec; dans le champ, 
deux points. G. B. Sextans. 3 fr. Pl. lxxi. Méd. 8. 

(26) Tête radiée du Soleil de face ; à gauche , un point. 

ROMA. Croissant et deux étoiles ; en haut, un point. M.B. Once. 
1 fr. Pl. LXXI. Méd. 9. 

(27) Tête tourelée de Cybèle à droite. 

r( ROyiA. Cavalier nu, à droite, tenant un fouet. P.B. Sfr. Pl. lxxi. 
Méd. 10. 

(28) Tète casquée de Vénus phrygienne , à droite. 

r( RO.MA. Chien à droite , la patte droite de devant levée. P.B. 3 fr. 
Pl. LXXI. Méd. 11. 

(29) ROMANO. Tête laurée d'Apiollon à gauche. 

Cheval libre à droite; dans le champ , une étoile. AR. 12 fr. 
Pl. xuv. Méd. 17. 

(30) Tête imberbe d'Hercule à droite , diadémée ; derrièi'e , une 
massue. 

if ROMANO. La louve allaitant Romulus et Remus. AR. 15 fr. 
Pl. xuv. .Méd. 18. 

(31) Tête barbue, cast|uée, de Mars, à gauche. 

l( Buste de cheval , à droite; sur une base , on lit : ROMANO ; der- 
rière, un épi. AR. 12 fr. Pl. xliv. Méd. 19. 

(32) Tête casquée de Pallas à gauche. 

RO.M.ANO. Buste de cheval à droite. P.B. 5 fr. Pl. lxxi. 
Méd. 12. 

(33) RO.MANO (rétrograde). Tête casquée de Pallas , à gauche. 
h( ROMANO (rétrograde). Buste de cheval adroite. P.B. 6fr. 


Digitized by Google 



84R ' 


•DESCRIPTION GÉNltRALE DES MONNAIES 


(34) R0M^^■0 (rétrograile). Tête casquée de Pallas à droite. 
RO.MANO (rétrograde). Buste de cheval à gauche. P.B. 6 fr. 

(35) Tête casquée de Vénus phrygienne à droite ; derrière , un sym- 
bole. 

ROM.ANO. Victoire debout , attachant une couronne à un pal- 
mier; dans le champ, des lettres grecques qui varient. AR. 12 fr. 
PI. XLiv. Méd. 20. 

(36) Tête de femme diadémée à droite. 

Itf ROMANO. Lion marchant ;i droite, et levant la patte droite de 
devant. M.B. 5 fr. 

(37) Tête de femme diadémée à gauche. 

Itf Pareil au précédent. M.B. 5 fr. PI. lxxi. .Méd. 13. 

MEDAILLES DE FABRIQUE PLUTOT CAMPANIENNE QUE RO.MAINE. 

(38) Tète de Mercure à droite, avec le pétase ailé ; en haut, deux points. 
b[ ROALA. Proue de vais.seau; dessous , deux points. G. B. Sexians. 

2 fr. PL Lxxi. Méd. 14. 

(39) Tête casquée de Pallas à gauche; derrière, un point. 

Itf ROMA. Proue de vais.scau ; dessous , un point. M.B. Once. 1 fr. 
Pl. Lxxi. Méd. 15. 

(40) Tête de Pallas à droite, avec un casque à crinière. 

r( R05IA. Corne d’abondance double. P.B. 5 fr. Pl. lxxi. Méd. 16. 

Éclaircissements . 

Toutes les médailles ci-dessus paraissent, d'après les recherches des 
savants, avoir été frappées à Capoue pendant la domination des 
Romains. Capoue fut vaincue l’an de Rome 543 (210 av. J. C.), et 
c’est aux trente premières années qui suivirent celte conquête qu'il 
faut probablement les rapporter. Comme il est question, dans le plus 
grand détail , des cinq médailles d’or , numéros 1,2,3, 8 et 9 , 
dans l’article qui traite de la valeur monétaire et du poids des mé- 
dailles consulaires , au commencement de cet ouvrage , j’y renvoie le 
lecteur. l.a plupart des médailles d’argent de fabrique campanienne , 
excepté les quinaires, passent pour des doubles deniers. En tout cas, 


Digitized by Google I 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 3I.B 

elles sont un peu légères, et ne mettralcut le denier qu’à environ 
3 gr. 70 c. 

Le sextans et l’once (médailles 38 et 39) sont d’un poids excep- 
tionnel, qui ne correspond à aucun as romain , ni même, à l'as auquel 
appartiennent le trions , n° 21 , et le quadrans , n° 22. 

DEUXIÈME APPENDICE. 

AS COULÉS ET LEURS DIVISIONS (Aesgrafe'). 

I. DECDSSIS. 

(1) Tête castfuée de Pallas à droite; derrière, X. 

Hf Proue de vaisseau; en haut, X. (Musée de Naples et Musée des 
R. P. Jésuites , à Rome.) 800 fr. PI. lxxii. Méd. 1 . (Zelada donne 
le poids de 38 onces romaines.) 

II. QUINCUSSIS et QLIADRL’SSIS '. 

(1) Trident. 

Hf Caducée. (I.’exemplaire du cabinet des médailles pèse 1680 gram- 
mes 15 centigrammes , ou 5 livres romaines. 1 once 7 gros envi- 
ron.) 500 fr. PI. Lxxni. 

t . Les as fondus ou coulés composant & eux seuls une suite spéciale trés-intéres- 
sante que tous les amateurs de médailles consulaires ne font pas , je me borne à don- 
ner la description des as et de leurs divisions qui ont la proue de vaisseau au revers. 
Ceux-là ont été certainement fabriques à Rome, comme le témoignent les as frappés 
qui leur sont absolument semblables, et sur lesquels on lit ROMA. Quant aux autres 
as fabriqués dans les environs de Rome, et qui ont été si admirablement décrits et 
classés dans le savant ouvrage de MM. Marchi et Tessieri , auquel je renvoie le Ice- 
teur, leur suite se confond insensiblement avec celle des as italiques qui font partie de 
la suite des villes. 

2. Je réunis le quadrussis et le quincussis, tous deux de forme carrée, et qui , j*en 
suis persuadé , ne sont pas plus de fabrique romaine l’un que l'autre. Le quadrussis, 
f>ar sa fabrique et |»r la ré|>élition du bœuf de chaque cété, décèle la même origine 
que l’as avec ses divisions où se trouve un type unique tourné d'un côte à droite , et 
de l’autre à gauche, et que MM. Marchi et Tessieri ont attribués aux Vnisques. Quant 
aux quincussis , ils n'appartiennent probablement qu’aux villes qui possédaient le quin- 


Digitized by Google 



DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


3!S0 

(2) Deux dauphins et deux tridents. 

h( Deux poulets et deux étoiles. (L’exemplaire du cabinet des mé- 
dailles pèse 1 525 grammes 50 centigrammes , ou environ 4 livres 
romaines 8 onces.) 500 fr. 

(3) Bœuf à droite. 

l( Bœuf à gauche. (L’exemplaire du cabinet des médailles pèse 
1385gr. 90 cent., ou 4 livres romaines 3 onces 24 grains environ.) 
500 fr. PI. Lxxiv. 

III. TRIPONDIIIS. 

(1j Tête casquée de Pallas à droite; derrière, III. 

Proue de vaisseau à gauche ; en haut , III. (L’exemplaire le plus 
lourd du cabinet des médailles pèse 254 gr. 50 ceutigr., ce qui 
met l’as à trois onces environ.) 300 fr. PI. nxii. Méd. 2. 

IV. DÜPONDIOS. 

(1) Tête casquée de Pallas à droite ; derrière , IL 

Proue de vaisseau à gauche ; en haut , H. (L’exemplaire de ma 
collection, qui est à fleur de coin , pèse 220 gr. 25 centigr., ce 
qui met l’as à quatre onces environ.) 200 fr. PI. lxxii. Méd. 3. 

cunx , genre de division de l’as dont les Romains ne se servaient pas , du moins au- 
tant qn’on en peut juger d'après ce qui nous reste d'as romains. 

En tout cas, d’après la forme des quincussis et des quadrussis, qui s’éloigne de 
celle de toutes les monnaies romaines qui existent (car je n’ai jamais vu les quadrussis 
de forme ronde dont parle Riocio) , il m'est impossible de les considérer autrement 
que comme des lingots, selon l’opinion de M. Lenormant, ou comme des poids, et 
même des poids de nature dilTèrente} car M. Bunbury possède le quadrussis du ca- 
binet Pembrok (appelé tjuinquessis dans le catalogue de ce cabinet) , qui , pesé avec le 
pins grand soin par M. Burgon, a donné le poids énorme de 27627 grains anglais, qui 
font enviion 1789 grammes ou près de S livres romaines et demie; et le quadrussis 
que Hiccio décrit avec la marque IIII , comme étant en sa possession , ne pèse que 
treize onces, et tous deux sont encore au type du boeuf. 

Il existe encore d’antres quincussis que je ne décris pas, parce que n’étant pas de 
fabrique romaine, du moins selon ma persuasion, les deux cités plus haut sulBsent 
pour les Caire connaître. Quant k ceux qui portent l'inscription ROMANOM , je suis 
loin d’affirmer qu’il n’en existe pas de vrais ; mais tous ceux que j’ai vus sont faux. Je 
n'ai pas cru devoir décrire le decussis d’Arrigoni avec le nom ROMA, pour la même 
raison. 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 351 

V. AS. 

(1) Tête (le Janus. 

ll[ Proue de vaisseau à droite ; en haut, I; de t2 fr. à 3 fr., selon le 
module'. PI. lxxv. Méd. 1. 

(2) Tête de Janus; dessous, — ■ 

Proue de vaisseau à droite; en haut, I. Grand module. 12 fr. 

(3) Tête de Janus. 

lÿ Proue de vaisseau à gauche ; en haut, I; de 12 fr. à 3 fr., selon le 
module. 

VI. SEMIS. 

(1) Tête de Jupiter il gauche ; dessous, S. 

Proue de vaisseau à droite; en haut, S. Grand module. 12 fr. 
PI. Lxxv. -Méd. 2. 

(2) Tête de Jupiter à gauche. 

b( Proue de vaisseau à gauclie ; en haut, S. Grand module. (Ma col- 
lection.) 30 fr. Module intermédiaire et grand bronze ; de 10 à 
3 fr. 

(3) Tête de Jupiter à droite ; derrière , S. 

»( Proue de vaisseau à gauche ; en haut , S. Grand bronze. 6 fr. 

VII. TRIER8. 

(1) Tête de Pallas à gauche; dessous, quatre points. 

Proue (le vaisseau à droite; dessous, quatre points. Grand module. 
6 fr. PI. Lxxv. Méd. 3. 

(2) Tête de Pallas à gauche. 

üf Proue de vaisseau à gauche; dessous, quatre points. Grand mo- 
dule et module intermédiaire. 1 0 fr. 

I. Je ne donne le dessin que d’une seule variété de chacune des divisions de l'as, 
ainsi que de l’as loi-méne, et toujours dans le grand module, qui est le plus intéres- 
sant. J’ai été obligé d'agir ainsi pour ne pas augmenter outre mesure le nombre de 
planches, d'autant plus que la dégradation du module, qui offre beaucoup de variétés, 
ne présente pas grand intérêt, et qn’il est facile, d’après les exemplaires dessinés, de 
se figurer une proue ou une tête è droite ou è gauche. 


Dîgitized by Google 


9S1 


DESCBIPTION GENItRALE DES MONNAIES 


(3) Tête de Pallas à droite. 

Proue de vaisseau à gauche ; dessous , quatre points. Grand mo- 
dule. 12 fr. 

VIII. QUADBAHS. 

(1) Téle d'HercuIe à gauclie, avec la peau de lion; derrière, trois 

points. 

Proue de vaisseau à droite ; dessous , trois points. Grand module. 
G fr. PI. Lxxv. Med. 4. 

(2) Tête d’IIercule à gauche , avec la peau de lion ; dessous , une 

massue. 

Kl Proue de vaisseau à gauche; dessous , trois points. Grand module. 
20 fr. 

(3) Tête d’HercuIe à gauche, avec la peau de lion; dessous, trois 

points. 

Proue de vaisseau à gauche; dessous, trois points. Module inter- 
médiaire. 20 fr. 

IX. SEXTAirS. 

(1) Tête de Mercure à gauche, avec le pétase ailé; dessous, deux 

points. 

Rf Proue de vaisseau à droite; dessous, deux points. Grand module. 
4 fr. PI. LXXV. Méd. 5. 

(2) Tête de Mercure à gauche , avec le pétase ailé. 

b [ Proue de vaisseau à gauche; dessous, deux points. Grand module. 
20 fr. 

X. ONCE. 

( 1 ) Tête de Pallas casquée à gauche ; derrière, un point, 
jÿ Proue de vaisseau ii droite; dessous, un point. Grand module. 3 fr. 
PI. LXXV. Méd. 6 


Digitized by GoogU 


DE LA RÉPUBLIQUE ROMAINE. 


3r>s 


Eclaircissenwn ts . 

La première monnaie des Romains fut en cuivre. Avant d’entrer en 
matière , je vais extraire le fameux passage de Pline qui a rapport à 
cette monnaie primitive et qui a tant exercé les savants’. 

a Populus Romanus ne ar^ento quidem signato , antè Pyrrhum 
regem devictum, usus est. Librales (undè eliam nunc libella dicitur et 

dupondiiis), adpcndel>antur asses. Quare aeris gravis pœna dicta 

Servius rex primus siguavit aes. Anteà rudi usos Romae Timaeus 
tradit. Signatum est notà peciidum : undè et pecuniaappellata. Maximus 

census CX. M. assium fuit illo rege : et ideo baec prima classis 

Librale autem pondus aeris imminutum bello Piinico primo , quum 
impensis Respublica non sufllceret : constitutumque ut asses sextan- 
tario pondéré ferirentur. Ità quinque partes factae lucri, dissolutuinque 
aes alienum. Nota aeris fuit ex altéra parte Janus geminus , ex alterjt 
rostrum navis : in trienle verô et quadrante rates. Quadrans anteà 
teruncius vocatiis à tribus unciis. Posteà Annibale urgente Marcum 
Minucium, Q. FabioMaximo dictature, asses unciales facti, etc. » 

« Le peuple romain n’eut pas même d’argent monnayé avant la dé- 
faite de Pyrrhus. L'as pesait une livre (d’où ou dit encore aujourd'hui 
libella et dupondius) , et se domiait au poids. De là on a dit l’amende 

en livre de poids Le roi Servius mit le premier une empreinte sur 

le cuivre. Timée nous dit que jusqu'alors les Romains s’étaient servis 
de cuivre uni et sans aucune marque. L'empreinte d'un des animaux 
qui paissent fit nommer la monnaie pecunia. Les plus grandes foi^ 
tunes sous ce roi furent de cent dix mille as; il en forma la première 
classe Le poids de l’as fut réduit jiendant la première guerre pu- 

nique , attendu que la République ne suffisait pas à ses dépenses , et 
on décida qu'il serait frappé des as de deux onces. Par là , elle gagna 
cinq sixièmes , et la dette fut liquidée. l>es pièces de cuivre portaient 
d'un côté la double tête de Janus , et au revers un éperon de navire ; 
et sur le triens et le quadrans on figura des radeaux. Auparavant on 
avait nommé le quadrans teruncius, parce qu'il pesait trois onces. 

I . Pline , livre XXXOI , chap. xiii. 

(■S 


Digitized by Google 


nESCniITION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


35(i 

f'iisuite, dans le temps des succès d'.Viinibal contre Marcus Mimicius 
sous la dictature de Q. l'ublus Maxiiuus, on Ht des as d’une once, etc. « 

Je ne cliercherai point à soulever le voile impénétrable qui couvre 
l’époque à laquelle les as coulés furent fabriqués. .MM. Marcbi cl Tes- <. 
sieri ' les font remonter jusqu’au temps des rois ; M. Lenorinant ne 
les croit pas antérieurs à la prise de Home par les Gaulois ’ ; c’est aux 
savants à choisir entre ces deux opinions , et à décider, s’ils pensent 
qu’une décision soit possible. Le seul but que je me pro|iose est d’exa- 
miner le texte de Pline, et de tâcher de le faire concorder avec les 
monuments existants. 

Premüre difficiiluL 

Si le poids delà livre romaine était de Gl 44 grains, comme l’a 
avancé de La Nauze, et comme Cagnazzi l’a confirmé depuis, à très-peu 
de chose près , en calculant que l’once romaine était de 27 grammes 
1 5 centigrammes , il est certain (ju’il ne nous est parvenu aucun as de 
fabrique romaine pesant la livre pleine. J’en possède un des plus 
lourds; il pèse 292 grammes 35 cenUg. , ce qui ne ferait que 10 onces 
40 grains; mais en admettant qu’il en existe de près de onze onces 
(puisque Passer! en cite un de onze onces et demie), on voit qu'en 
faisant d’un côté la part de l’usure ou de l’oxydation, et de l’autre, 
celle de l’irrégularité qu’on rencontre dans le poids de toutes les mon- 
naies romaines sans exception , on peut dire, à la rigueur, qu’il existe 
de véritables asses libralei. 

Deuxieme difficulté, 

Ia première empreinte de la monnaie de cuivre lut une bête qui 
paît (yw«j); mais aucune de ces monnaies n’existe aujourd’hui, à l'ex- 
ception du quadrussis qui, comme je l’ai déjà dit, me fait plutôt l’effet 
d’avoir été un poids ou un lingot, et qui d’ailleurs n’est ni de la 
première anti(|uité, ni probablement de fabrique romaine. Toutes 
les monnaies primitives sont-elles perdues? ou Pline n’a-t-il fait que 

i. L’aes del Muse<> Kircheriano. 

î. Introduclion à l'élude des vases pcinb j partie I , page 35. 


Digilized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 


3SIS 

répéter d'anciennes traditions fondées sur la ressemblance des mots 
pecus et pecunia , sans se donner la peine de les examiner ? Les deux 
cas sont également possibles. En attendant , il est pennis d’espérer 
qu’un jour, un hasard heureux fera découvrir quelques-unes de ces 
monnaies primitives pour décider la question. 

Troisième difficulté. 

Pline dit que, pendant la première guerre punique , la République 
ne pouvant suffire à ses déjieuses, on fut forcé de diminuer le poids 
de l’as, et qu’il fut réduit à deux onces. Or, la grande quantité d’as 
avec leurs divisions que l’on rencontre , et qui sout d’un poids inter- 
médiaire, tel que de quatre onces, de trois onces, etc., prouve jusqu’à 
l’évidence que cette réduction ne fut pas immédiate. Comment donc 
concilier l’existence de ces monnaies avec les paroles si précises de 
Pline? .l’ose hasarder une conjecture que voici. En supposant qu’un 
seul mot du texte de cet auteur ait été oublié dans run des premiers 
manuscrits qui ont servi à la rédaction de ceux qui nous sont 
restés, tout peut s’expliquer; et ce mot d’une importance si grande 
pour l'illustration des faits, est si insignifiant par lui-même , qu’il n’est 
pas étonnant qu’il ait pu être omis sans que les anciens s’en soient 
aperçus , d’autant plus qu’à ceux qui ne s’occupaient pas spécialement 
d’antiquités ou de monnayage , la présence ou l’absence de ce mot 
ne pouvait être d’aucun intérêt. C’est le mot mox , /josteii , ou 
deinceps. Et en l’ajoutant , Voici comme la phrase se lirait : ii Librale 
autem pondus aeris imminutum bello Punico primo, quum impensis 
Respublica non sufliceret ; constitutumque deinceps ut as.ses sexlan- 
tario pondéré ferirentur. » a Le poids_ de l’as fut réduit pendant la 
première guerre punique , attendu ([ue la République ne suffisait pas 
à ses dépenses : et on décida ensitile <ju’il serait frappé des as de deux 
onces. » Par là tout sc concilie, et l’on s’explique l’existence des as dont 
le poids se trouve entre douze et deux onces par la diminution succes- 
sive et rapide du poids primitif pendant cette guerre, puisque la fabri- 
que de tous les as de poids intermédiaire est semblable. Si ma conjec- 
ture n’est point acceptée , il ne me reste plus qu’à faire observer que 


Digitized by Google 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 


SM 

Pline i^crivait souvent plus en homme du monde très-instruit qu’en 
savant exact , et que dans cette circonstance il a pu confondre deux 
faits différents. 

Quatrième difficulté. 

Il se présente encore une quatrième difficulté; mais celle-là , je ne 
vois aucun moyen de l’expliquer. C’est la différence que fait Pline 
entre le type de l’as et celui du triens et du quadrans, entre le ro- 
strumnavût et les rates. En effet, depuis le decussis jusqu’à fonce dans 
les as coulés; et dans les as frappés, depuis l’as également jusqu’à 
fonce , le type du revers est exactement uniforme ; c’est toujours une 
proue; la seule variété qu’on y observe, c’est qu’elle est tournée tantôt 
à droite , tantôt à gauche. La remarque de Pline parait d'autant plus 
incompréhensible, que les monnaies de cuivre de la République de- 
vaient être très-fréquentes de son temps, et que pendant sa jeunesse 
elles avaient peut-être encore eu cours. 


YîP^C-r 


Digitized by Google 


DE LA RÉPUBUQUE ROMAINE. 


35T 


SUPPLÉMENT. 


Depuis l'impression de l’ouvrage, U m’est venu les deux médailles 
suivantes, inédites l'iine et l’autre. 

CALPLRNIA. 

Buste diadémé d'Apollou à droite , avec arc et carquois. 
n( C. PISO L. F. FRV. Cavalier en course à droite; dans le champ, 
une lettre. AR. 10 fr. 

Cette médaille devra se classer entre les médailles 27 et 28 de la 
famille (^pumia. 


FDRIA. 

Tête laurée de Janus. 

Rf CRASSIPES dans une couronne de laurier. P. B. As frappé proba- 
blement à Païenne. (Cab. de M. Bunbury.) 30 fr. 




FIN. 


Digitized by Google 



TABLE DES MATIÈRES 


PaéFAcn Page T 

IrrmoDCCTio?*. — Première disseriatioD. Sur la valeur roonétairc et le poids des 

incdaillcs consulaires. tu 

Deuxième dissertation. Sur les triumvirs et quatuorvirs monétaires... xiii 

Troisième dissertation. Sur les médailles fourrées xvn 

Quatrième dissertation. Sur les médailles en or de Jules César xx 

Des médailles restituées xxvii 

Des médailles dentelées xxxvii 

Des médailles contre-marquées xxxvm 

Des médailles consulaires en plomb xxxix 

Table des surnoms xi. 

Observations sur les prix éAblis dans cet ouvrage.. xux 

DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

DB LA BÉPUBLIQUB BOMAIKB. 


DESCRIPTION GÉNÉRALE DES MONNAIES 

DB LA BÉPÜBLIQUB BOMAIBB. 


Ahuria Page 

1 

Axia 


Considia 


Accoleia. 

3 

Baebia 

56 

Coponia 


Aeiha . . 1 U 

IlBrltatia 

5« 

iCordia 

108 

Ai'lià. 

6 

Retiliena 

59 

'Comelia. 


Aemllia 

il 

Ge.cilia 

6Ô 

Comuficta 


Afrania 

1 k 

Caecina 

flfi 

Cosconia 


Alliena 

15 

Cacsia 

67 

CoMUtia 


' Annia. 

IC 

Calidia 

68 

f^Crepereia 


Aiitestia ou AntisUa . • . 

17 

Calpumia 

68 

Crepusia 



a 

Canidia 

7b 

Criionia 


Aritonia . . . . 

23 

Caninia 

75 

Ciqiiennia 


Appuleia 

40 

Carina 

76 

Cnriatia. ...... 


Apronia 

41 

Carvilia 

ÎÔ 

Curlia 


. Aqmllia 

i4Ï 

Cassia 

81 

Decla 


Arria 


Çestia 

85 

Uecimia 


Asinîa 

4(> 

Cipia 

86 

Uidia 



4» 

Claudia ou Clodia. . . 

87 

Uoroitia 




Atilia 


Clovia 

82 

muiiu 


AuRdia 

51 

CIftulia 

93 

Dumiia 


Aurélia 

51 

Cocceia 


Kgnatia 


Auimnia 

54 

Coelia 


kgnatuleia 



Digitized by 



TABLE DES MATIÈRES. ' 3S9 


Eppia Page 1 HO 

Fabia i3i 

Mcülia 213 

Mellia 213 

Salvia 28^ 

Sanqiiinia 284 

Fannia 130 

Mioucia 21^ 

Saufeia 286 

Flaminia 137 

Munatii. » , . a . • • a . . • 221 

Sempronia 289 


>aevia 223 


FuÜa 143 

Nasidia • 226 

Sergia 294 

ServUia 295 




Furia ik\ 

’Gallia Ikl 

GellU 148 

Herennia 1^9 

‘ Hirtia ISO 

Horatia 131 

Hosidia 1 52 

Hostilia 133 

Ida 154 

■julia 15.3 

Norbana 229 

Numitoria 231 

Numonia 232 

Ogulnia 233 

Opcimia 234 

Oppia 23G 

Papia 239 

Papîria 241 

Pedania... 24*2 

PedlUa 243 

Sicinia 301 

Silia 301 

Sosia 303 

Spurilia 304 

Slatia 304 

Stalilia 305 

Sulpicia 306 

Tai*quiüa 309 

Terentia. 309 

Thoria 312 


Petronia. 244 

Tida 313 

Juvenda 180 

Licinia 181 

Pinaria 247 

Plaetorla 250 

Plancia 253 

Titinia 3l4 

Tituria 3*15 

Todillus 3i7 

Livineia 187 

■ Lollia 190 

Lucilia 191 

Lucreda 191 

Lnria 192 

Lutatia. 193* 

Maecilia 194 

Haenia 195 

Maiania 190 

Plautia,PludactPlotia. 25'3 

Poblicia 257 

Pompeia 2N9 

Pomponia 266 

Porcia 269 

Postiimia 271 

Procilia 274 

Proculcia 2iS 

Quineda 275 

Renia 278 

Trobania 3^7 

Ttillia 318 

Tiirillia 3f8 

ürbinia 319 

Valeria 320 

Vargunteia 325 

Venddia 326 

Vergilia 347 

Vettia 327 

Vetnria 328 


Rotnilia 278 

Vibia 329 

Marda 201 

Roücia 278 

Riibellia 280 

Vinicia 333 

Malia 209 

Rubria.. 2^0 

Voconia 336 

Mescinia, 213 

Rutiita 283 



Mkoaillis consuLAnss nfcKRTAiNEs. 1* McdaÜles en argent. 338 

î* Médailles en bronze 

PtEMisE ApronicB. Médailles de fabrique campaniame 3(i5 

Dmoxiim ÀFRirDics. As coulés et leurs divisions 3^9 

rin ÜB LA TABLE OIS MATlillS. 


1 


Digitized by Google 


ERRATA. 


Pige xn, dernière ligne, au lUu de .* 3, S! , ^ec .* 3, Si . 

— > 7, ligne 33, au lieu Je : Aelia 3, Usez .* AelU 3. 

— 7, — 37, ea /<eM de .* Aelia 3, /iee« .* AeUa 4. 

— 17, ■— 10, cm A‘«u Je t Aelia 3, litex : Aelta 4, 

— 49, — 34, au lieu Je : (Riccio), lUtx : (Cab, de M, Fcnelon-Farex). PI. xtrui. AtüU 3. 

— 40, — 37, eu lieu Jet (Cab. de M. FÎ^elon-Farex). PI. LXTnt, Aiilia 3, l'uet t (RiodoJ. 

— Rt, — au lieu Jeeti trais pointtf l'uez t Sx» 

_ 108. — il, «« /«eu de ; dan« le champ quatre étoUet, /(/«£.* dana le cbgmptrrâ on qnntr* 
étoiles. 

— lis, denûère ligne, les mou /a UNI* sont de trop. 

— 130, ligne 30, eu lieu Je : Potnpeia 8, lisez ; Pompeia 7. 

333. 1 et 3, au lieu de : Faierius Mestalla Folsuus^ lisea : VeAutu* Faleriste Mestaüa, 

344, dernière ligne, au lieu Je : teodreî , lises : étendrai. 



Cb. Labure, imprimeur du Sénat et de la Goor de Gaatalioa, 
me d« Viogirard , » , près de TOd^n. 


Digitized by Google 



MEDAILLKS CONSLH.AIHK.S KN OH F.T ï.\ AHOKNT 


ACrOLKIA 


ABTRIA 




.-i?. ^ V 




Z' 


w. OR AR 


Digitized by Google 





fe’, ” A.i 


Digitized by Google 

























■y 


Digitized by Coogle 




Digitized by GoogI' 











Wf-ÜÏF- 


Digitized by Google 








f 







Digitized by Google 









HlâdiB 


IF'’'^#^b 

|B^r^ 


^K9L2Li29^^I 

Bv- :.%MÊÆ 










Mi^%i 





Digitized by Google 







\SSÊÊS^^ÊSÊÊt 








AR Vnv^KVci 




triso Ut 









^nu ; i 

KlL^iU^^HfllI 















V? 

l ^ » 1 

M 

X 

P 

! 

1 


^ \*rV\T^ •'" xAi; 

r<“ ' 
1 

__i 


t, , 

Digitized 

i by Google 









Digitized by Google 









üK Air 


.MKÜAIULF.S CO^SULMKFS KN oh KT KN AHGK?iT 


<ÿc> 


' i&Ss, 


«■ 



Digitized by Google 



Digilized by GoogI 


MÉDAÏU.K.S (’0SSn.AllU;.S »:N oh KT t.N AHOKNT’ 


AI 



FAH r 


1 1 * 



. / , IM 

1 













Digitized by GoogI 



MÉn.MM.KS CONSIM.AIRK.S F.S OR KT FN AROK.N’T 


/JŸUAtOï 


Digitized by Google 








mm 



a.q ^ 





'' 1 

1 >-^' 

'nimi 




nÇV. By •' 











Digitized by Google 



MÉn.\ii,tKS rnNsn..<iHKs en or et e.\ ahc.em 


Digitized by Google 








MKDAll.l.KS CONSri.AlHKS K.N OK KT KN AUC.K.NT 












BælSM 








CS«i H|A^y^B^H^H 1 




^VKI 





>lTo, 


« Ihél4* 




H MIAMA 


L 


Digitized by Google 
















Digitized by 


le 





Digilized by Goo^le 







WrtiMEP^ 




IèIIHb 


ifiSL-SmW 





1 

1 





^vc£||râ91l^^l 








^■^9%V>SBfiKlèW 



DigitiàPd by.Goüglÿ 



AIKinil.l.KS CO.NSn.AlHK.S K\ <)K KT K.-\ AIUÎKNT 







MSi^ 




|rV4l|XM^H| 


Sj^ll 


Hww 

l^wnj 


|9 

m 

Sa^shh 





Digitized by Googli 



IMF eut 




Digitized by Google 







1 



Digitized by Google 



MK.IIAII.U'.S l'n\Sn..\llU'.S K.N (IH KT b'.\ MU'.KNT 


, Auvtto 

J 


Aitvrxa 


«ECVPTa 


( oüOffT 




HMw 

IH^KSvSnM 







s 



Digilized by Google 




MKIKII.l.KS CONSn.AlHKS KN (Ht IT KN Altf.KNT 








y 

Vf” 


Digitized by Google 



UKIIAILLKS Ctl,\SVI.AIHK.S KS OK KT K\ .AUr.KNT 



^Hv 














Digitized by Google 


I 






Digitized by Google 












Digitized by Google 







I • • L. 

f 


Digitized by Google 




7 


/•s.- ''-N 

' ; ‘-l'tvA •'-1 

- - '7 


Digitized by Google 



s** 






/J/i\MSBBrl 











■Bg^^^W 






I 




Digitized by Google 





Digitized by Googlej 




Mr.imu.F.s roNsn.'.iHKs kn oh et rx .muient 






Digitized by Google 



VIKIlAII.I.KS KN' l»R KT KN AUC.f.NT 


^ V 


/Irtf CASiAltl \ 


inrcACURI 


f'ur.T0Hi\ 




►WTwry 


4 4-:>^ 


Digitized by Google 







Digitized by GoogI 



Digilized by Google 











ilÉS'ü 


1 

1 

1 


\0^m 

!»4t:ÀJitfl] 

K'I 




* 


' 

• 




MKD.UU.KS COXSri.AlHKS K> 

c nu ET E 

^ AKf.EST 


WMll 

- T 1 






Digitized by Google 


MKI)-\I1.1,KS ro^Sri.AlUK.S V.N OK KT KN AHGKNT 



PO^POMA 


PlIMPtllA 


AH XjîfOWOW»/ 


POKCIA 




Â'9l 

narv^ 




H|9V||I 















Digitized by Google 










f 


Digitized by GoogI( 


■ I 


dï'l' 


HKI)AU.U:S roNSlLAlHKS KN OR KT KN AHOKNT. 


X.\XV. 



wsti:mm 




^flXCTIA 









||HwfV|B 


■MnïiMn 


Digitized by Google | 








Ml'.DAll.l.KS (’ON.snUIKKS KN OU KT K.N AKÜKNT 


Digitized by Google 


WÊM 

iill 

■■ 

m 

■B 

|B| 







m 

m 

m 

H 


■ 


^KKSiSSëi! 






■jim 


mÊÊÊ 

HH 

^H 

■HIH 

IH9 



■■■llrMjRJI 1^1 






■ 










j5^9rî^K7.i 







1 

1 


Éj 

1 


H 

H 


■os^^ËnH 

H 




l|H| 

hs^M 

WÊSk 







1^ 

m 



bbI 

mi 











j 


Digitized by 



xxxva 


r . 

; '• • «l'IMlU.KS fONSIJl.MKK.S KA OH KT KN ARI'.KNT 



.IF.VPROMA 


Digitized by Google 




î«%'|gv 

/ V- V w / 


■flHjjiji 

3 1 1 oaiKi 1 










\ 



0 


Digitized by Google 



MF.DAll.LKS rO.NSrUIUr.S OR ET EX ARGENT 


V 

-■/VAtAM /Zmw/<4. 




XVËrrPf/ 










vi^vT^iiîBB^^KKSLjÉ 



Bov iiTirrS^I 








MKDM1.I.KS rONSn.AIHKS OH HT KN ARGKST 



l>n^PO!«U 


AU Vè?ôMr#Wl/ 




EKI 




Siü 


|v y 9 



SÜ^SB 






[5TS1>] 


SEP 








•4 


« 




r 


Digitized by Google 





\»;IIUU.KS nWSl'I.AIRKS OR KT KN AHC.JAT. 


,V.\XV. 



POSTIHI* 








9*^ SSfl 





H^n 






Digitized by Googlc 



Mt'.DAlU.KS rONSlfLAIRKS ÏS OU KT F.N AlUiKNT 


i^»risrTu 




SALVI.A 




Digitized by Google 








ISmma 


■rus 





wm^m 











KvSi^I*iS^Sm 



ipijl 


m^m 




l^iil 









v" > /• 


î 



Digilized by Goog 







VAIUILNTKIA 


WJ 




/•TM /WoM r 








Digitized by Google 



Digitized by Google 





IP^ 



|A i>^H 







IBwfffim 



■it^M 

[ I- -J 



1 l •■ ^BÊ' 'lé’" i 1 



G 

1 

^ 


' AR 







Digitized by Google 


MKlUH.l.K.S C'ON.Sri.AlKKS i;S OU KT f'.N AKOKNT 



V1R1.A 

30 


(mACWn*ACOî', y 


. DESIC 


. /j/WiMTACO; 

yA. HSiG 


^y(KOHrvi\ 


»^s iMftAl "C- A 

(ifS'tn.ï sy 6%5ï'H 

,2 
l C, 

iJmx ri 1 ; J 

tel' /' 

Ci 

KmKM' 

Msr> 

P“ 


VI> 








Digitized by Google 
-, 



Digitized by Google 

















Digitized by Google 







Digitized by Google 




Digitized by Google 










Digilized by Google 



jyF.I).\II.U;S (’ONSL'I.AIUKS f..\ HUONZK 






Digitized by Google 







Digilized by Google 






Digitized by Google 


I 



MKIJAlUr.S C(TNSi;UIHf:S f;.N ItUOXZE 













1 ^ 


Digilized by Google 






ÏK.II.UUK.S CO.NSrUIHKS KN BRONZE 





i^SMI 



ÆjaWH 





;02j32?‘j 









■■ra 







I 






MÉDAlMi:* TOSSUUIUKS EK BROKZE 


tÎiivmk 

MTIItTj 


CUUUU 


CIPU 




K 

r' 


' 4 î 


Jl0l^ ÂÊ^ A0irr*tL^MmÊfétm 


. > 


K • 


. 1 


■ J •* 


* , Digitizéd'yy G^KJgle 

■ - - 



Digitized by Google 



Mt'.DAll.l.K.S CO.NSI'LAIKKS K\ IIMONZK 






Digitized by Google 







Digitized by Google 




UtoAll.l.KS COKSCI4IRES 


Eît 


rcpitîrxu 


nrwATU 


■ < 


l 


BKONZE 


Digitized by Google 






MKDAIIXKS CÜNSI'UIHF.S UN HROXXK 


GALLU 



4 



Digitized by Google 




MMIAIU.KS CUNSn.AlUKS K, N liKONZK 


Digilized by Google 






Digitized by Google 

















-1 

- b./ 


DigitiZed by 


Goog 


» 8 > 






Digitized by Google 



KAEVIA 




,\ 


Digitized by Google 










'Digitized by Cg o^Ie 








Digitized by Google 



MKKAII.l.KS roNSrI.MliKS C.V IIIHI\/K 


lAIII 


l'l.Al TH 


- ^ f , 

( ur-^. ^ 


Digitized by Google 




A' 

[<■ . - ■ \i . <i 

t 






Digiti^ed by Goog[e 



.MKUAIUKS rONSUl.AIHKS KK BROSZf. 





pta 





mimm 





Digitized by 


Google 


• • 



SAÜVL'I!«IA 






r.;.lîüï'''^i!«,M 


SrRlBIlKU 




MF.DAII.I.KS LONSI'I.AIUKS K\ lUtONZK 


Digitized by Google 




Digitized by Google 



JfF.IIAIl.r.K.S CONSrLMHKS O HR(I^2K 


■.■ISluil'Vfrtt; 





RB^w 


















MKÜAIl.l.KS CONSULURKS KN RRONZK 


TÏRr.TTlA 


srificiA 


Digilized by Google 



aK.jM 



WPliSSüwwi 





iim 















V'<oak- •’.iAil^^H 














Digitizèd by Google 







V 



Digitizeil by Google 



SK.DAII.I.KS fOiSSrl.AlHKS IM'KKTMNf'.S 
(AS KHAt'l'KS) 








Digitized by Gxjogle 







IRAm 






R^T^HH^R 

HB^St 




A|^^rH| 





S^B^lKzS&nl 



I 



Digitized by Google 




AS COOltS 






rURlLUi 


» V V •’Ç ,V • > . 

•* * *•• ^kua^lm consulaires en bronze 


. - -DigitiHeé-ëy-Geogk 



MKD.MM.):S CONSULAIRES EN URÜNZK. 


I..XI.V 



Digitized by Google 




• - . 

• • « 
♦ 

a a 

a 

• 



- 

!•" -' ''••■ X;' 

• 

*■' tï \ / V' 


1 

Digitizéd by Google 



SKDAIM.KS CONSrl.AlK»:S nCKHTAlSKS 
(AS KKAHI’KSt 











w 



Digitized by Go'(''îlç 



y.KWmy I-AMPAÎÜKNN»: 


Apoo^ 


Digitized by Google 












Digitired by Google 



Digitized by Google 






• Digitizêd by Google 



HKDAIU.KS CONSrUlHKS IM'KHTMNKS 
(AS KHAHl'KSI 






Digitized by Google 


cco 



llKDAIl.LKS’ Dr. FABRIÇDE CAIIPAmENÎiK 




Qigjfiz;ed by, 






X 



Digitized by Google 









•J 





Digitized Google 


I 





Digitized by Google 


Digilized by Googli 




Digitized by 



Digitized by Google 


GRAZI/..-. /sNTüN.O 

LEGaTORIA DI LIB' I 
Via d*i Filipplfll N. 7 - HOMA 

¥ 


Digitized by Google